PREVOYANCE DES SALARIES NON-CADRES Liberté du choix de l’assureur au 1er janvier 2016

logo FSPFCher Confrère,

La désignation de KLESIA PREVOYANCE en qualité d’organisme assureur des régimes de prévoyance et de frais de soins de santé des salariés non-cadres de la Pharmacie d’officine arrivera à son terme le 31 décembre 2015[1].

Compte-tenu des nombreuses sollicitations dont font actuellement l’objet les pharmaciens titulaires par divers assureurs, la présente circulaire fait le point sur la situation et expose les changements qui interviendront, à compter du 1er janvier 2016, dans le choix de l’organisme assureur du personnel non-cadre de la Pharmacie d’officine.

I – Rappel du contexte : l’interdiction des clauses de désignation au profit des clauses de recommandation

A la suite de la décision du 13 juin 2013 du Conseil constitutionnel invalidant les dispositions de l’article L. 912-1 du code de la sécurité sociale, le législateur a substitué aux clauses de désignation un dispositif de recommandation autorisant les partenaires sociaux à conclure, après réalisation d’un appel à la concurrence organisé dans des conditions et modalités fixées par décret, un accord de branche ayant pour objet de recommander un ou plusieurs assureurs aux entreprises d’une branche professionnelle.

Contrairement à la désignation, la recommandation n’a pas de force obligatoire pour les entreprises, qui conservent la liberté de s’assurer auprès de l’organisme assureur de leur choix, qu’il s’agisse ou non d’un organisme recommandé.

La recommandation présente toutefois l’intérêt, une fois fixée par accord de branche, de permettre aux entreprises d’une branche professionnelle couvertes par un ou plusieurs assureurs recommandés de bénéficier, avec l’ensemble des entreprises qui suivront cette recommandation, d’un système de mutualisation des risques piloté par les partenaires sociaux, avec, à ce titre, une certaine sécurité juridique et financière.

Ce faisant, il s’agit de favoriser, par la garantie d’une mutualisation assise sur un volume significatif d’entreprises, le respect par le ou les assureurs recommandés des niveaux de couverture prévus par la convention collective, de cotisations identiques d’une entreprise à l’autre et de leur interdire de sélectionner les entreprises en fonction de leur profil, voire de résilier le contrat les liant aux entreprises adhérentes en cas de hausse de leur sinistralité.

En toute hypothèse, les niveaux de prestations restent définis par la convention collective nationale et le ou les assureurs recommandés ne peuvent suspendre le versement des prestations en cas de non-paiement des cotisations. Le financement de prestations telles que la portabilité des garanties ou les dispositifs de maintien des garanties à l’égard des salariés retraités est assuré par les cotisations des actifs ou les excédents dégagés par mutualisation lorsque ceux-ci le permettent. Les entreprises ayant choisi d’adhérer à des organismes assureurs non recommandés ne bénéficient pas de ce dispositif tout en restant assujetties aux obligations légales et conventionnelles (portabilité notamment).

Les partenaires sociaux ont également la possibilité de ne recommander aucun organisme assureur, à charge pour les entreprises de la branche concernée de s’assurer auprès de l’organisme de leur choix. Elles veillent alors à ce que les cotisations et les prestations proposées soient conformes aux dispositions de la convention collective, l’employeur étant, le cas échéant, tenu de financer à ses frais tout différentiel éventuel de prestations à ses salariés, sans possibilité de bénéficier de la protection liée à un régime mutualisé géré par les partenaires sociaux.

Si le dispositif de la recommandation ne garantit pas une mutualisation aussi performante que celui de la désignation, compte-tenu de l’absence d’obligation pour les entreprises de s’assurer auprès des organismes recommandés, il convient toutefois de rappeler qu’il est actuellement le seul dispositif autorisé par la loi. Au surplus, il est, au vu des éléments rappelés précédemment, celui qui se rapproche le plus de la conception que les employeurs et les salariés ont d’un « régime collectif de branche ».

II – Le choix des partenaires sociaux de la Pharmacie d’officine : pas de recommandation

Si le Conseil d’administration de la FSPF a, lors de sa réunion du 4 mars 2015, donné son accord à l’unanimité pour que soit proposée aux partenaires sociaux la mise en œuvre d’un appel à la concurrence préalable à la conclusion d’un accord collectif national de recommandation, cette solution n’est toutefois envisageable qu’à la condition que plusieurs organisations syndicales de salariés s’associent à cette démarche.

Or, à ce jour, une seule organisation syndicale de salariés s’est, aux côtés de la FSPF, prononcée en faveur de l’organisation d’un appel d’offres préalable à la mise en œuvre d’une recommandation. Compte-tenu des règles relatives aux conditions de validité des accords collectifs de travail, qui subordonnent notamment la validité d’un accord à sa signature par une ou plusieurs organisations syndicales de salariés représentant au moins 30 % des salariés de la branche, la mise en œuvre de cette solution est donc, pour le moment, impossible.

III – Au 1er janvier 2016, le libre choix de l’assureur par les pharmaciens d’officine

Les pharmaciens titulaires pourront, à compter du 1er janvier 2016, s’assurer auprès de l’organisme de leur choix s’agissant des régimes de prévoyance et de frais de soins de santé des salariés non-cadres de la Pharmacie d’officine.

Ce choix s’articulera autour des options suivantes :

  • rester chez leur assureur actuel (KLESIA PREVOYANCE) ;
  • ou s’assurer auprès d’un nouvel organisme, sous réserve, dans ce cas, de respecter le délai de résiliation de leur contrat actuel souscrit auprès de KLESIA PREVOYANCE, soit une résiliation notifiée par lettre recommandée avec demande d’avis de réception avant le 31 octobre 2015. Dans cette hypothèse, et comme indiqué précédemment, l’employeur devra veiller à ce que les prestations (y compris périodes de maintien gratuit des garanties, régime proposé aux retraités…) et les cotisations, s’agissant surtout de la quote-part salariée, ne soient pas moins favorables que celles fixées par la convention collective de la Pharmacie d’officine.

Veuillez croire, Cher Confrère, à l’assurance de mes sentiments confraternels les meilleurs.

denry-2znPhilippe DENRY

Président de la Commission Relations sociales et Formation professionnelle FSPF

[1] Pour les régimes de prévoyance et de frais de soins de santé des salariés cadres et assimilés de la Pharmacie d’officine, la désignation de KLESIA PREVOYANCE arrivera, quant à elle, à son terme le 31 décembre 2017.

Communiqué de presse: Honoraire de dispensation sur les médicaments à prescription facultative : la FSPF dénonce un véritable harcèlement administratif

 

logo FSPFAlors que, dans l’information aux patients qu’il publie sur son propre site (http://www.sante.gouv.fr/mise-en-place-d-honoraires-de-disp…), le ministère de la Santé rappelle que l’honoraire de dispensation s’applique, depuis le 1er janvier 2015, à l’ensemble des médicaments remboursables, qu’ils aient été prescrits ou non, quelques pharmaciens d’officine se voient actuellement reprocher par des agents de la DGCCRF la facturation de ces honoraires lors de la dispensation de médicaments remboursables à prescription facultative.
Pour la FSPF, de telles observations sont sans objet et relèvent du harcèlement administratif.

La FSPF rappelle que dans le cadre de l’avenant n° 5 à la convention nationale pharmaceutique mettant en oeuvre l’honoraire de dispensation, l’Etat a approuvé la demande de mise en cohérence des textes réglementaires exprimée par les partenaires conventionnels. Les évolutions attendues doivent appliquer l’honoraire de dispensation aux médicaments remboursables de prescription médicale facultative dans les cas où ils ne font pas l’objet d’une prescription.

C’est la raison pour laquelle le Gouvernement a préparé, en lien avec la FSPF, un amendement au projet de loi de modernisation de notre système de santé.

Pour la FSPF, qui entend faire respecter l’accord conventionnel, la situation est claire et simple :
– une bonne fois pour toutes, les pharmaciens ont la possibilité d’appeler un honoraire de dispensation sur l’ensemble des médicaments remboursables, prescrits ou non, comme l’indique le ministère de la Santé lui-même dans sa propre communication ;
– une bonne fois pour toutes, la nécessité de compléter les textes existants n’a d’autre but que d’écarter tout risque d’interprétation erronée, ce qui n’est en rien contradictoire avec l’application de l’honoraire, y compris en cas de dispensation de médicaments remboursables non prescrits ;
– une bonne fois pour toutes, il faut informer les patients par voie d’affichage sur le prix des médicaments, remboursables ou non, et la FSPF rappelle aux officines qui ne l’auraient pas encore fait, qu’elles sont dans l’obligation de le faire, conformément à la réglementation en vigueur.

Rappel sur l’honoraire de dispensation

Depuis le 1er janvier 2015, l’acte de dispensation du pharmacien d’officine est rémunéré de deux manières :

  • L’honoraire de dispensation par boîte

Pour chaque boîte de médicament remboursable délivrée, le pharmacien perçoit un honoraire de 0,82 € TTC, que ce médicament ait fait l’objet d’une prescription ou non. (Cas particuliers : dans le cas de la délivrance d’un grand conditionnement contenant un traitement pour 3 mois, l’honoraire est majoré à 2,21€ TTC.

Le taux de prise en charge de cet honoraire par l’assurance maladie est identique au taux de prise en charge de la boîte de médicament délivrée.

Et, le cas échéant :

  • L’honoraire pour ordonnance complexe

Cet honoraire, qui s’ajoute à l’honoraire de dispensation par boîte, valorise la dispensation des ordonnances complexes, c’est-à-dire des ordonnances prescrivant au moins 5 médicaments remboursables différents, le pharmacien proposant au patient de lui éditer un plan de posologie. Cet honoraire s’élève à 0,51 €TTC par dispensation et est pris en charge à 100 % par l’assurance maladie.

source www.sante.gouv.fr

NDLR: L’honoraire de dispensation a été établi par la CNAM et le Ministère de la Santé. En contrepartie, la marge obtenue entre le prix public et le prix d’achat a été recalculée en fonction de l’honoraire de dispensation.  

Communiqué de presse – 24 septembre 2015 PLFSS 2016 La FSPF alerte le Gouvernement sur la « casse officinale ».

 

logo FSPFLors de la Commission des Comptes de la Sécurité sociale, à laquelle la FSPF participait, le Gouvernement a présenté les orientations du projet de budget 2016 pour l’assurance maladie.

Avec une progression historiquement basse de la croissance de l’ONDAM, ramenée à 1,75 %, les mesures d’économies envisagées pour 2016 se traduisent par une aggravation inédite de la pression sur le médicament appelé à contribuer à hauteur de 1,7 milliard d’euros. Entre 2010 et 2016, le montant des économies sur ce seul poste a été triplé.

La FSPF déplore que l’officine se retrouve écrasée entre les besoins de ressources des hôpitaux et ceux des soins de ville, le médicament devenant la variable d’ajustement du budget de l’assurance maladie. Le réseau officinal est la victime collatérale de cette politique qui menace l’accès au médicament.

Pour la FSPF, ce scenario répété qui impose des coupes brutales dans les ressources des officines est contraire à toute logique d’entreprise et se traduit concrètement par une « casse officinale » pour les patients. Désormais une officine disparaît tous les deux jours.

La déstabilisation du réseau officinal plongerait notre pays dans une impasse sanitaire dont le coût serait très lourd pour la collectivité.

Appliquée avec un an de retard, la réforme de la rémunération ne suffit pas à compenser l’impact du plan d’économies de 900 millions d’euros contenu dans la LFSS 2015, même si elle en limite l’impact.

Dans la course menée pour déconnecter la rémunération des prix et des volumes, la FSPF constate que le Gouvernement repousse sans cesse la ligne d’arrivée en imposant de nouvelles mesures d’économies toujours plus lourdes.

C’est pourquoi la FSPF a non seulement alerté le Gouvernement sur le caractère insoutenable du plan médicament 2016, mais surtout réclamé des mesures concrètes et immédiates pour redonner de l’oxygène au réseau et soutenir les officines les plus fragilisées. La profession, qui s’est fortement mobilisée pour la maîtrise des dépenses, aspire désormais au rétablissement de l’équité budgétaire.

L’officine a engagé un effort de modernisation qui doit être accompagné et soutenu.

La FSPF demande donc au Gouvernement la compensation de l’impact sur l’officine des nouvelles baisses de prix. La mise en oeuvre du plan d’urgence dont la FSPF est porteuse est également une nécessité impérieuse pour soulager les officines les plus fragilisées et consolider le réseau officinal.

Enfin, l’accélération de la mise en oeuvre de la nouvelle rémunération s’impose comme une priorité.

source FSPF

Changements de prix et TFR

Mises sous TFR
Au 1er octobre 2015
BISOPROLOL (HEMIFUMARATE DE) 5 mg – CARDENSIEL
DOXAZOSINE 4 mg – ZOXAN LP 4 mg
DOXAZOSINE 8 mg – ZOXAN LP 8 mg
LATANOPROST 0,005 % – XALATAN 0,005 %,
LATANOPROST 0,005 % – XALATAN 0,005 %,
TIMOLOL 5 mg/ml – XALACOM 50 microgrammes/ml + 5 mg/ml, collyre en solution
TIMOLOL 5 mg/ml – XALACOM 50 microgrammes/ml + 5 mg/ml, collyre en solution

Au 2 janvier 2016
ANASTROZOLE 1 mg-ARIMIDEX
LETROZOLE 2,5 mg-FEMARA
RILUZOLE 50 mg-RILUTEK

 

Changements de prix : Sur Abilify, Enbrel, Cymbalta, et Valsartan, ces nouveaux prix entreront en vigueur le 1er septembre et seront donc applicables au 21 octobre

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