Assurance Maladie : Substitution des spécialités Bosulif®, Sprycel®, Inlyta®, Sprycel®, Truvada®, Liptruzet®, Firdapse® et Fampyra®

Docteur,

L’Assurance Maladie a mené une étude portant sur la substitution des spécialités Bosulif® et Sprycel® pour les assurés adultes des régions PACA et Corse.
Sur la période du 1er décembre 2024 au 30 novembre 2025, les taux de substitution relevés dans les régions PACA et Corse étaient les suivants

ClasseMoléculeSpécialitéTaux de substitution
ANTINÉOPLASIQUESAxitinibInlyta®38,0 %*
BosutinibBosulif®54,4 %
DasatinibSprycel®83,4 %
ANTIRÉTROVIRAUXEmtricitabine + Tenofovir disoproxilTruvada®92,7 %
ClasseMoléculeSpécialitéTaux de substitution
HYPOLIPIDÉMIANTSÉzétimibe + AtorvastatineLiptruzet®85,9 %
NEUROLOGIEAmifampridineFirdapse®52,6 %
FampridineFampyra®32,5 %**

 * % évalué à partir de la commercialisation effective des premiers génériques d’Inlyta® (03/07/2025)
** % évalué à partir de la commercialisation effective des premiers génériques de Fampyra® (15/06/2025)

Si l’ensemble de ces spécialités avait été substitué, l’économie aurait été de plus de 3 millions d’euros.

Il a été constaté l’utilisation de mentions CIF, MTE et MTE-PH non justifiées, ces molécules ne faisant pas partie de la liste opposable de molécules concernées par les mentions citées dans l’arrêté du 12/11/19et évoquées dans l’article L.5125-23 du Code de la Santé Publique.

Par ailleurs, certaines pharmacies ont délivré des princeps, en faisant bénéficier leurs patients du tiers-payant, alors que les ordonnances jointes ne comportaient pas de mention s’opposant à la substitution ou étaient libellées en DCI, que ces spécialités ne sont pas soumises à TFR et que les prix de leurs génériques sont inférieurs.

Conformément aux articles L.162-16 et L.162-16-7 du Code de la Sécurité Sociale, le pharmacien doit délivrer la spécialité générique.

  • En cas de refus du patient (motif de substitution « N – refus ») :
    • le patient ne peut pas bénéficier du tiers payant,
    • la prise en charge s’effectue sur une base de remboursement minorée, c’est-à-dire limitée à celle du médicament générique le plus cher de son groupe.

Toutefois, la limitation de la base de remboursement ne s’applique qu’à compter de deux ans suivant la publication officielle du prix de la première spécialité générique (ce délai passera à un an au 1er septembre 2026).

  • Si le pharmacien ne dispose pas du médicament générique et qu’il est obligé de délivrer un médicament princeps malgré l’absence d’une mention non-substituable (motif de substitution « U-urgence ») ainsi :
    • le patient pourra bénéficier du tiers payant,
    • il sera remboursé sur la base du prix du médicament princeps.

 Pour votre parfaite information, une communication sur l’usage de mentions excluant la substitution a été adressée aux prescripteurs concernés ainsi qu’aux assurés.

L’économie générée par la substitution est un levier significatif et non négligeable pour assurer la pérennité de notre système de santé.

Vous remerciant de l’attention que vous porterez à cette information,

Votre correspondant de l’Assurance Maladie

Rapport IGAS-IGF : un état des lieux implacable préalable à une évolution urgente de notre modèle de rémunération


Vendredi 27 mars, la mission IGAS-IGF, chargée de la rédaction d’un rapport relatif à l’évolution du modèle de rémunération pour la distribution pharmaceutique, a présenté ses principales conclusions aux deux syndicats représentatifs de la profession.

Au terme d’une étude des composantes et de l’évolution de la rémunération des pharmaciens, la mission constate une dégradation de la rentabilité de l’économie officinale depuis la fin de la crise de l’épidémie de covid-19. S’il ne fallait retenir qu’un seul des diagrammes présentés par l’IGAS-IGF, ce serait celui qui fait état d’une baisse, sur les dix dernières années, de 11 points de l’excédent brut d’exploitation et de 10 points du taux de marge. Il valide malheureusement les analyses de la FSPF.

Les pouvoirs publics semblent donc, enfin, entendre nos alertes et prendre conscience du péril qui pèse sur nos officines et sur l’accès aux soins.

La mission a également reconnu le caractère vital pour les pharmacies, particulièrement les officines des territoires ruraux, des remises commerciales sur les médicaments génériques.

A l’issue de cette présentation, nous renouvelons notre demande de communication du rapport dans son intégralité afin de connaître le détail des recommandations formulées par l’IGAS-IGF.

Sans attendre, j’ai immédiatement adressé une demande de rendez-vous à Stéphanie RIST, ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées afin de m’entretenir avec elle des suites qu’elle entend réserver aux conclusions de ce rapport. L’objectif de la FSPF reste inchangé : bâtir un modèle protecteur du réseau officinal, préservant chaque pharmacie et assurant l’avenir de la profession, dans le cadre d’une trajectoire économique pluriannuelle négociée avec l’Assurance maladie.

Démarches frauduleuses > Certification périodique

Docteurs, chères consoeurs, chers confrères,

La DGOS a informé l’Ordre de l’existence de sites internet frauduleux ainsi que, plus largement, de démarches commerciales particulièrement agressives visant à proposer aux professionnels de santé la réalisation de leur parcours de certification périodique moyennant une contrepartie financière.

Certaines de ces initiatives vont jusqu’à détourner l’appellation  » Ma Certif Pro Santé », ou à en prendre les codes visuels et terminologiques, usurpant ainsi l’identité du dispositif officiel de certification périodique. Elles reproduisent de manière fallacieuse son architecture réglementaire, laissant croire, à tort, qu’il s’agirait d’un site officiel, d’une démarche reconnue, voire exigée par les autorités compétentes.

J’attire en conséquence votre attention sur la multiplication de ces pratiques et sur la nécessité de renforcer votre vigilance à leur égard. il importe en particulier de rappeler que ni le ministère, ni les ordres professionnels, ni les conseils nationaux professionnels n’ont mandaté de prestataires privés pour proposer des parcours ou des accompagnements payants au titre de la certification périodique.

La DGOS analyse actuellement la possibilité d’agir en justice contre les auteurs de ces méfaits.

https://www.ordre.pharmacien.fr/les-communications/focus-sur/les-actualites/demarches-frauduleuses-en-matiere-de-certification-periodique-soyez-vigilants

Comptant sur votre vigilance.

Bien confraternellement,

Dr Stéphane PICHON

Président du CROP Paca-CorseLe Grand Prado – 

20 Allées Turcat Méry – 13008 MARSEILLETel : 04 96 10 13 60 – Fax : 04 96 10 13 61 – Courriel : crop-paca-corse@ordre.pharmacien.fr

RAPPEL: Évolution des modalités de renouvellement des produits à usage ophtalmique


Deux arrêtés publiés au Journal officiel du 12 février 2026
 ont modifié les modalités de renouvellement des deux produits à usage ophtalmique suivants :

  • HYLOVIS GEL MULTI, commercialisé par la société TRB CHEMEDICA ;
  • VISMED GEL MULTI, commercialisé par la société HORUS PHARMA.

Pour ces produits, une première prescription doit obligatoirement être établie par un médecin ophtalmologiste, à l’issue d’un diagnostic préalable. Cette prescription initiale ne peut excéder une durée maximale de six mois.

À l’issue de cette période, le renouvellement pourra désormais être effectué par tout médecin, sous réserve qu’il procède préalablement à une évaluation de l’état du patient. En conséquence, le renouvellement de ces produits n’est plus réservé au seul médecin ophtalmologiste.

Deux arrêtés publiés en octobre 2025 appliquent les mêmes conditions à NEOVIS TOTAL MULTI (flacon de 10 ml), commercialisé par la société HORUS PHARMA et HYLOVIS LIPO MULTI, commercialisé par la société TRB CHEMEDICA.

Les Pharmaciens du 13

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