Le médicament Bicafres 1000 mg, comprimé gastro-résistant (bicarbonate de sodium), indiqué dans l’acidose métabolique liée à l’insuffisance rénale chronique, est en rupture de stock pour plusieurs mois. Pour assurer la continuité des traitements, les pharmaciens peuvent dispenser une préparation magistrale en gélules non gastro-résistantes sans nouvelle ordonnance.

Bicafres 1000 mg (bicarbonate de sodium), comprimé gastro-résistant est indiqué pour le traitement de l’acidose métabolique (une augmentation de l’acidité du sang) chez les adultes et les adolescents âgés de 14 ans et plus présentant une insuffisance rénale chronique.

Le laboratoire Théradial nous a informés d’une rupture de stock de ce médicament et estime sa remise à disposition à début avril 2027.

Afin de permettre aux patients de poursuivre leur traitement, nous publions une recommandation de remplacement. Celle-ci autorise les pharmaciens, en cas d’indisponibilité du médicament initialement prescrit, à dispenser directement aux patients, à titre exceptionnel et temporaire, une préparation magistrale sous forme de gélules de bicarbonate de sodium dosées à 500 ou 1000 mg non gastro-résistantes, sans qu’une nouvelle ordonnance soit nécessaire.

D’autres mesures, telles que des importations de médicaments équivalents au Bicafres 1000 mg, comprimé gastro-résistant, sont à l’étude.

  • En cas d’indisponibilité de Bicafres 1000 mg, vous pouvez dispenser une préparation magistrale de bicarbonate de sodium en gélules (500 ou 1000 mg) sans nouvelle ordonnance, conformément à la recommandation de l’ANSM ;
  • Informez le patient de ce remplacement et des éventuelles différences de forme galénique (gélule non gastro-résistante vs. comprimé gastro-résistant) ; remettez au patient la fiche d’utilisation ci-dessous (500 ou 1000 mg) ;
  • Informez sans délai le médecin prescripteur du changement pour qu’il puisse mettre en place le suivi biologique nécessaire dans les deux semaines après l’instauration du remplacement et si besoin adapter la posologie ;
  • Conseillez au patient de consulter son médecin en cas d’effet indésirable ou de symptôme inhabituel qui pourrait être lié à ce changement de médicament. 

source ANSM

Facturation électronique : derniers jours pour choisir votre plateforme agréée

A compter du 1er septembre 2026, toutes les entreprises françaises assujetties à la TVA, quelle que soit leur taille, devront être en mesure de recevoir des factures électroniques. Les officines de pharmacie sont pleinement concernées par cette obligation. Pour y répondre, chaque entreprise doit désigner une plateforme agréée (PA) par l’administration fiscale. La FSPF invite ses adhérents qui n’auraient pas encore effectué ce choix à le faire sans tarder.

Ce qui change au 1er septembre 2026

La réforme de la facturation électronique modifie en profondeur les modalités d’échange des factures entre entreprises. Une facture électronique n’est ni une facture papier scannée, ni un simple PDF adressé par courriel : il s’agit d’un document structuré, répondant à un format normé, comportant les mentions obligatoires dans des champs dédiés, et transmis au destinataire par l’intermédiaire d’une plateforme agréée par l’administration. À compter du 1er septembre prochain, les échanges dématérialisés tels que nous les pratiquons aujourd’hui ne seront donc plus conformes à la réglementation.

Concrètement, à cette échéance, toute officine devra être capable de recevoir les factures électroniques émises par ses fournisseurs, ce qui suppose d’avoir préalablement désigné sa plateforme agréée. À défaut, les factures adressées par vos grossistes-répartiteurs, laboratoires et autres fournisseurs risquent de ne pouvoir vous parvenir en pleine conformité avec la réglementation en vigueur.

Quatre nouvelles mentions obligatoires devront par ailleurs figurer sur les factures à compter de cette même date :

  • le numéro SIREN du client,
  • la catégorie de l’opération facturée,
  • la mention relative à l’option de paiement de la TVA sur les débits le cas échéant,
  • l’adresse complète de livraison lorsqu’elle diffère de l’adresse de facturation.

C’est pour cette raison que certains de vos fournisseurs peuvent vous solliciter directement, en amont de la mise en place de cette réforme. Nous avons déjà eu plusieurs alertes du terrain à ce sujet.

Si des amendes peuvent s’appliquer en cas d’omission de recourir à une plateforme agréée, d’émission de factures non-conformes ou en cas de non-respect des obligations relatives à la transmission des données de transaction et de paiement, l’administration a indiqué que cette phase de démarrage s’inscrirait dans une approche de tolérance et de bienveillance à l’égard des entreprises rencontrant des difficultés au 1er septembre. Cette souplesse annoncée ne saurait toutefois dispenser les officines d’anticiper : le choix d’une plateforme, son paramétrage et l’articulation avec les outils de gestion existants demandent du temps.

Un guide pratique publié par l’administration

À quelques semaines de l’entrée en vigueur de la réforme, la Direction générale des finances publiques a publié un guide pratique destiné à répondre aux questions des entreprises concernées. Ce document, librement accessible, détaille les conditions de mise en œuvre de la réforme, les obligations de chacun et les démarches à accomplir.

La FSPF vous invite à en prendre connaissance : guide_facturation_électronique.pdf.

Liste des plateformes agréées

La liste actualisée des plateformes agréées immatriculées par l’administration est également publiée et régulièrement mise à jour sur impots.gouv.fr. Un numéro national d’assistance, le 0 806 807 807, répond par ailleurs à l’ensemble des questions relatives à la réforme.

Vérifiez d’abord vos solutions existantes

Avant toute démarche, il convient de vérifier si vous ne disposez pas déjà d’une solution répondant à cette obligation. Votre éditeur de logiciel, votre groupement ou votre expert-comptable entre autres, proposent peut-être déjà un service de facturation électronique inclus dans votre offre ou pris en charge, en tout ou partie, dans le cadre de votre contrat. Un tel service vous dispenserait d’une souscription supplémentaire. Nous vous invitons donc à interroger ces différents interlocuteurs avant d’engager toute nouvelle dépense.

L’offre négociée par la FSPF pour ses adhérents

Si vous ne bénéficiez d’aucune de ces solutions, sachez que la FSPF a conclu depuis plus de trois ans un partenariat avec DIGIPHARMACIE, proposant un service de plateforme agréée pour la gestion des factures électroniques (DigiPA), afin de permettre à ses adhérents d’accéder à ce service à des conditions tarifaires préférentielles, par l’intermédiaire de FSPF Services.

Les modalités de cette offre et les tarifs négociés ont fait l’objet d’une communication détaillée publiée le 9 janvier dernier dans l’espace adhérents du site de la Fédération : DIGIPHARMACIE : évolution de l’offre et du partenariat FSPF – Fédération des Pharmaciens de France.

Nous vous invitons à vous y reporter pour connaître le détail des formules proposées et les démarches à accomplir pour bénéficier de ces conditions. Il va de soi que ce partenariat ne constitue en rien une recommandation exclusive : le choix de la plateforme agréée relève de la libre appréciation de chaque titulaire, en fonction de son organisation, de ses outils et de ses besoins propres. La liste complète des plateformes immatriculées demeure consultable sur le site de l’administration fiscale.

Soyez vigilants sur les services proposés

En vue de l’entrée en vigueur de la réforme, certaines sociétés démarchent des professionnels pour leur proposer des services payants de mise en conformité de la facturation électronique ou solliciter la communication de données comptables sous prétexte de garantir la continuité de la facturation.

Si ces sollicitations peuvent, dans certains cas, concerner des prestations utiles et légitimes, ce démarchage peut parfois couvrir des pratiques commerciales trompeuses ou des manœuvres visant à collecter des informations en vue d’une escroquerie ou d’une attaque informatique.

Les professionnels de santé libéraux, dont les pharmaciens d’officine, sont particulièrement visés par ces pratiques. Arguant de la non-conformité de la facturation électronique réalisés à l’officine, certaines entreprises garantissent aux pharmaciens d’officine la mise aux normes ou la clôture d’un contrôle prétendument ouvert par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) ou la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), afin de leur soutirer des sommes d’argent.

Afin d’aider les entreprises à anticiper la mise en œuvre de la réforme, la DGCCRF a publié une foire aux questions (FAQ) dédiée à la facturation électronique.

A titre de bonnes pratiques, nous vous recommandons de :

  • demander des informations sur l’identité de l’entreprise démarcheuse. Contrairement à ce que certaines entreprises peuvent prétendre, aucune société n’est mandatée par les pouvoirs publics pour proposer à titre onéreux des prestations de mise en conformité avec la réforme de la facturation électronique. De plus, la CNIL et la DGCCRF ne demandent jamais le règlement immédiat d’une somme d’argent dans le cadre d’un contrôle ;
  • se méfier de communications prenant les formes d’une information officielle émanant d’un service public (par exemple, reprenant le drapeau tricolore ou le drapeau européen) ;
  • ne payer aucune somme d’argent au motif qu’elle stopperait une éventuelle action contentieuse ;
  • lire attentivement les dispositions contractuelles ou précontractuelles et prendre le temps de la réflexion et de l’analyse de l’offre. La mise en conformité avec la facturation électronique nécessite plus qu’une simple transmission d’informations et suppose un accompagnement par un professionnel qualifié et agréé ;
  • diffuser ces conseils de vigilance auprès de votre personnel appelé à traiter ce type de demandes et alerter votre réseau ;

Si vous avez déjà versé une somme d’argent pour une fausse prestation de mise en conformité avec la réforme de la facturation électronique, vous pouvez déposer une plainte pénale auprès des services de police ou de la gendarmerie, puis procéder à un signalement auprès de la CNIL et de la DGCCRF.

En cas de doute, nous vous invitons à vous rapprocher de votre expert-comptable et de votre fournisseur de solution de gestion et de facturation.

A cet effet, un numéro national d’assistance 0 806 807 807 est également mis en place pour répondre à toutes les questions relatives à la réforme de la facturation électronique.

Ne différez pas votre choix

L’échéance du 1er septembre 2026 approche et les délais de souscription, de paramétrage et de prise en main d’une plateforme ne sont pas négligeables. La FSPF appelle donc ses adhérents à engager cette démarche dès à présent, afin d’aborder cette étape dans les meilleures conditions. Enfin, nous appelons d’ores et déjà votre attention sur le fait que les petites entreprises seront tenues d’émettre électroniquement leurs factures au 1er septembre 2027.

Vos syndicats départementaux et la Fédération restent naturellement à votre disposition pour toute question relative à cette réforme.

Arnaque au faux conseiller bancaire (spoofing) : comment la repérer et réagir ?

En quoi consiste l’arnaque au faux conseiller bancaire ?

Aussi appelée spoofing, cette fraude consiste pour les escrocs à se faire passer pour un conseiller bancaire. L’objectif : duper la personne au bout du fil pour récupérer ses informations confidentielles et réaliser des opérations frauduleuses.

Le mode opératoire est souvent le même :

  1. Vous recevez un appel d’une personne se faisant passer pour un conseiller bancaire, ou alors travaillant pour le service de lutte contre la fraude de votre banque.
  2. Elle indique que des transactions frauduleuses ont lieu sur votre compte, qui est la raison de son appel.
  3. Vous devez suivre ses instructions pour stopper les opérations frauduleuses. La personne vous demande alors de lui communiquer des informations personnelles et confidentielles (identifiant et mot de passe, code de validation par exemple) ou encore de lui transmettre le code reçu par SMS. En réalité, les informations transmises ou les actions que vous faites vont lui permettre de faire des paiements frauduleux.
  4. Une fois l’appel terminé et les informations transmises, vous constatez que des sommes ont été prélevées sur votre compte.

D’autres modes opératoires, qui peuvent être complémentaires, peuvent être utilisés par les fraudeurs :

Vous recevez un SMS ou un mail de votre banque vous demandant de valider une opération ou mettre à jour votre profil en cliquant sur un lien : il s’agit dans ce cas de phishing (aussi appelé hameçonnage). Ce SMS ou courriel peut précéder l’appel d’un faux conseiller, puisqu’il va permettre aux cybercriminels de récupérer des informations personnelles utiles pour vous arnaquer.

L’arnaque au coursier : lors de son appel, le faux conseiller bancaire peut vous proposer de remettre la carte soi-disant piratée à un coursier, en échange de l’envoi d’une nouvelle carte. Le but ? Récupérer votre carte avec votre accord, pour pouvoir l’utiliser par la suite.

Comment repérer l’arnaque au faux conseiller bancaire ? 

Voici quelques pistes pour vous aider à identifier les cas de fraudes :

Soyez vigilant lorsque vous recevez un appel d’un conseiller qui évoque une fraude sur votre compte : les arnaqueurs jouent sur l’urgence et la peur pour vous faire agir rapidement. Dans ce contexte, les victimes baissent leur vigilance.

Les arnaqueurs savent se montrer très convaincants, avec un discours élaboré pour rassurer la personne au bout du fil. Pour donner de la crédibilité à leur appel, ils peuvent aussi vous donner des informations obtenues au préalable à la suite de phishing ou d’une fuite de données. Elle peut même aller jusqu’à usurper le numéro de téléphone de votre banque.

Comment vous protéger ?

Quelques informations à retenir pour ne pas tomber dans le piège :

  • Soyez méfiant envers des demandes inhabituelles.
  • Dans tous les cas, un conseiller bancaire ne vous demandera jamais de transmettre des informations confidentielles telles que :
    • votre mot de passe vous permettant de vous connecter à votre compte, 
    • votre code confidentiel vous permettant de valider une opération, 
    • ou encore le code de sécurité que vous recevez par message pour valider une opération. Ces informations sont strictement confidentielles.
  • De la même manière, votre banque ne vous enverra jamais de coursier pour récupérer votre carte
  • Une validation de votre part ne permet en aucun cas de bloquer ou annuler une opération sur votre compte.
  • Enfin, sachez que votre banque ne vous demandera pas non plus de faire un virement vers un compte soi-disant sécurisé.

Au moindre doute, raccrochez. 

Contactez votre banque au plus vite en composant le numéro habituel pour les informer de cette tentative de fraude. Il peut être conseillé de changer votre mot de passe vous permettant d’accéder à votre compte en ligne et/ou faire opposition sur votre carte. 

Comment réagir si vous avez été victime de cette arnaque ?

Contactez votre banque pour faire opposition au plus vite. Vous devrez également changer votre mot de passe vous permettant d’accéder à votre espace en ligne.

Ensuite, vous devez déposer une plainte auprès de la police ou de la gendarmerie. Pensez à bien garder toutes les preuves.

En cas de fraude sur votre carte bancaire, faites un signalement sur la plateforme Perceval.

À savoir

La plateforme Info Escroqueries du ministère de l’Intérieur peut vous accompagner et vous orienter dans vos démarches. Le service est ouvert de 9h à 18h30 du lundi au vendredi au 0 805 805 817 (appel et service gratuits).

source Bercy infos

Communication de notre présidente sur les indus LPP lors d’hospitalisation du patient:

Chers confrères,

Plusieurs d’entre vous ont interpellé le syndicat car ils ont reçu des indus sur la facturation de forfait de location hebdomadaire ( lit médical) alors que le patient est hospitalisé. Même si, sur le principe, la CPAM a le droit de réclamer ces sommes, je vous invite à répondre (si c’est le cas) que l’hôpital ne vous a pas averti qu’il prenait en charge votre patient.

Vous trouverez ci dessous un extrait du courrier envoyé au contrôle médical de la CPAM 13.

Nous comprenons la problématique mais vous rappelons que nous ne sommes pas au domicile du patient. Si la famille ou l’infirmière ne nous informent pas , nous pouvons éventuellement nous en douter au constat de non renouvellement mensuel des traitements quand il y en a. L’hôpital qui accueille le patient est le seul à pouvoir avertir tous les patriciens de ville. D’ailleurs, le pharmacien de ville est appelé quand le service hospitalier fait un bilan de médication face à une personne qu’il ne connait pas. A cet effet , ils trouvent bien notre numéro de téléphone !!??Je rappelle que le projet du  » pharmacien correspondant » pourrait régler cette problématique et bien d’autres.

D’autre part , il y a le sujet forfait de livraison qui englobe l’installation et le retrait. Cas de la personne âgée hospitalisée 15 jours ou 1 mois puis retour à domicile, peut on remettre un forfait de livraison ? Car personne ne livrera gratuitement ( ni le pharmacien ni la société de matériel médical).

Nous ferons un point à la rentrée mais il semble que le montant de l’indu ait déjà été revu à la baisse pour certains.

Bien confraternellement,

Valérie OLLIER

Présidente SGPBdR

Jean-Pierre CALISSI: Une figure régionale de la profession nous a quitté

Jean-Pierre CALISSI est décédé à l’âge de 75 ans. Beaucoup d’entre vous l’ont connu et ont apprécié autant sa compétence que sa jovialité.

Je l’ai connu à l’hôpital Michel Lévy de Marseille en 1977 lorsqu’il était interne en pharmacie hospitalière à l’APHM dans le service du Pr Guy Balansard. De grands moments de rire mais toujours avec une compétence extrême.

Après l’internat, il a travaillé aux laboratoires SIBOURG puis, en tant que directeur salarié, a créé MIDI-OXYGENE avec Patrick Brémond, société reprise par la suite par Air Liquide.

Les confrères l’ont surtout connu en 2008 comme pharmacien responsable au « Comptoir Pharmaceutique » et comme directeur de l’OCP Marseille ou il a su gérer les intérêts de l’OCP tout en préservant ceux de ses clients officinaux régionaux.

Par la suite, il a connu le métier de pharmacien d’officine pendant quelques années tout en continuant à enseigner comme professeur associé à la faculté de pharmacie de Marseille. Il a aussi été administrateur de notre Centre de formation des apprentis (IFMP).

Le Conseil d’administration adresse ses plus sincères condoléances à sa famille et particulièrement à son fils Bruno, pharmacien à Marseille.

P.L

Les Pharmaciens du 13

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