Élargissement du droit de prescription des masseurs-kinésithérapeutes

Un arrêté publié au Journal officiel le 16 septembre 2026 élargit de manière significative la liste des produits de santé que les masseurs-kinésithérapeutes sont autorisés à prescrire et qui ouvriront droit à un remboursement par l’Assurance maladie.

Jusqu’à présent, le droit de prescription des masseurs-kinésithérapeutes concernait principalement certains dispositifs médicaux, notamment des aides à la mobilité, des orthèses, des dispositifs de contention ou certains matériels nécessaires à la rééducation. Ce nouvel arrêté élargit la liste à des dispositifs médicaux supplémentaires mais surtout aux catégories de médicaments suivantes :

  • Mucolytiques,
  • Antiseptiques locaux hors produits à composés iodés,
  • Myorelaxants à l’exclusion des formes injectables,
  • Antalgiques de palier 1 selon la classification de l’OMS (à l’exclusion des formes injectables).

L’arrêté précise également que les masseurs-kinésithérapeutes, peuvent s’approvisionner, dans le cadre de commandes à usage professionnel, en antiseptiques locaux hors produits à composés iodés.

Pour vous aider à vous repérer, nous mettons à votre disposition un tableau récapitulatif des produits de santé que les masseurs-kinésithérapeutes sont habilités à prescrire à leurs patients.

Cette extension du droit de prescription des masseurs-kinésithérapeutes constitue une évolution favorable, notamment pour améliorer l’accès aux soins dans les territoires confrontés à une faible densité médicale.

Dans cette même logique, la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 a prévu de permettre aux pharmaciens d’officine de contribuer à l’évaluation et à la prise en charge de certaines situations cliniques. Afin de renforcer l’efficacité de cette mesure et de répondre aux besoins des patients, la FSPF est prête à travailler avec le ministère de la Santé pour que cette prise en charge ne se limite pas à la prescription de médicaments à prescription médicale facultative.

Immunisation des nourrissons contre le VRS : tableau récapitulatif


Comme annoncé dans le DGS-Urgent n°2026-10 publié le 10 août 2026, la campagne de vaccination des femmes enceintes et d’immunisation des nourrissons contre les infections à virus respiratoire syncytial (VRS) a débuté le 14 septembre 2026 en France métropolitaine et se poursuivra jusqu’au 28 février 2027.

TÉLÉCHARGER LE TABLEAU RÉCAPITULATIF

1. Calendrier de la campagne 2026/2027

Pour la saison 2026-2027, les dates de campagne sont adaptées à la situation épidémiologique de chaque territoire :

2. Stratégie d’immunisation

Pour protéger le nourrisson d’une forme grave de bronchiolite liée au VRS, deux stratégies sont possibles :

  • la vaccination de la femme enceinte ;
  • ou l’immunisation du nouveau-né ou nourrisson par un anticorps monoclonal.

a) Vaccination de la femme enceinte

La vaccination de la femme enceinte repose sur l’administration d’une dose du vaccin Abrysvo entre la 32ᵉ et la 36ᵉ semaine d’aménorrhée.

A noter :

  • En complément de la vaccination de la femme enceinte, une immunisation du nouveau-né par anticorps monoclonal est recommandée lorsque la naissance intervient moins de 14 jours après la vaccination maternelle, ou en cas de naissance prématurée.
  • Chez les femmes enceintes immunodéprimées ainsi qu’en cas de nouvelle grossesse chez une femme ayant déjà été vaccinée contre le VRS au cours d’une grossesse précédente, l’immunisation du nouveau-né est également privilégiée.

b) Immunisation du nourrisson par anticorps monoclonal

La seconde stratégie repose sur l’immunisation du nourrisson par un anticorps monoclonal. Pour la campagne 2026-2027, trois spécialités sont disponibles : Beyfortus, Enflonsia et Synagis.

Beyfortus et Enflonsia

Enflonsia et Beyfortus peuvent être administrés dès le début de la campagne d’immunisation :

  • Aux enfants nés pendant cette campagne (idéalement avant la sortie de la maternité) dont la mère n’a pas été vaccinée au cours de la grossesse ou a été vaccinée contre le VRS lors d’une précédente grossesse.
  • Aux enfants de moins de 1 an, nés hors période épidémique.

Attention : Beyfortus peut être administré aux enfants jusqu’à l’âge de 24 mois qui restent vulnérables à une infection due au VRS au cours de leur seconde saison de circulation du virus.

L’immunisation est réalisée dès la naissance, idéalement avant la sortie de maternité, pour les enfants nés pendant la campagne. Pour les enfants nés en dehors de la période de campagne, elle est réalisée idéalement avant le début de leur saison d’exposition au VRS.

Synagis réservé aux nourrissons fragiles

Le Synagis reste réservé aux nourrissons nés prématurément et/ou présentant un risque élevé d’infection sévère à VRS. Sont concernés :

  • les enfants nés à 35 semaines d’âge gestationnel ou moins et âgés de moins de 6 mois au début de l’épidémie ;
  • certains enfants de moins de 2 ans présentant une dysplasie bronchopulmonaire ou une cardiopathie congénitale avec retentissement hémodynamique.

Synagis est uniquement disponible en établissement de santé.

Le choix entre les deux stratégies revient aux parents, après information et échange avec un professionnel de santé, afin de déterminer la solution la plus adaptée à la situation de l’enfant.

3. Doses recommandées

Pour Beyfortus, la dose recommandée, lors de la première saison de circulation du VRS, est de 50 mg pour les nourrissons pesant moins de 5 kg et de 100 mg pour ceux pesant 5 kg ou plus. Chez certains enfants vulnérables exposés à leur deuxième saison de VRS, une dose de 200 mg administrée en deux injections de 100 mg est recommandée.

Pour Enflonsia, la dose recommandée lors de la première saison de circulation du VRS est de 105 mg en une injection intramusculaire.

4. Disponibilité et prise en charge

Abrysvo, Beyfortus et Enflonsia sont disponibles en ville, selon les circuits habituels d’approvisionnement, donc chez les grossistes répartiteurs. Les spécialités sont également disponibles dans les établissements de santé.

La date de prise en charge de ces traitements coïncide avec les calendriers de démarrage de la campagne pour la campagne 2026/2027.

Fabrice Camaioni, le nouveau président FSPF?

Président de son syndicat départemental durant vingt ans, Fabrice Camaioni devrait succéder à Philippe Besset à la tête de la FSPF après le vote de l’assemblée générale extraordinaire du 25 septembre 2026.
Depuis septembre 2026 : président de la FSPF par intérim.
Depuis 2022 : vice-président de la FSPF.
Depuis 2020 : vice-président de l’Union nationale des
professionnels de santé (UNPS).
De 2016 à 2022 : président de l’Union nationale des prestataires
de dispositifs médicaux (UNPDM).
De 2015 à 2021 : élu de l’URPS Grand Est.
Depuis 2013 : membre du Bureau national de la FSPF.
De 2010 à 2015 : secrétaire de l’URPS pharmaciens de Champagne-Ardenne.
De 2005 à 2026 : président du syndicat des pharmaciens des Ardennes.
1989 : diplôme d’État de docteur en pharmacie obtenu à la faculté de Nancy

Quels sont les grands axes de votre programme ?

Tout d’abord, il y a la convention qui nous lie à l’Assurance maladie et la négociation de l’avenant n° 3, dont nous attendons l’ouverture sous peu. Elle fait évoluer notre métier avec, notamment, une importance accrue de notre rôle de professionnel de santé de premier recours. C’est également elle qui fixe la rémunération d’une très grosse partie de notre activité. C’est donc un axe prioritaire. Aujourd’hui, la vie conventionnelle ne se passe pas trop mal grâce à nos partenaires qui misent sur la pharmacie. Je suis toujours positivement étonné de voir que les rapports Charges et Produits de l’Assurance maladie proposent, de plus en plus, des actions et des missions qui étendent les compétences des pharmaciens. C’est par exemple le cas de la délivrance d’antibiotiques dans certaines situations, ce qui était encore inenvisageable il y a peu. Le fait que, d’un côté, les médecins soient débordés et que des zones importantes du territoire soient sous-dotées en offre médicale et que, de l’autre, le maillage pharmaceutique demeure pour le moment satisfaisant, offre de nouvelles opportunités à notre profession. La Cnam ne s’est pas trompée sur ce constat et elle envoie les bons signaux. Bien évidemment, le champ conventionnel nous amènera aussi à parler d’autres missions, mais je ne peux pas passer sous silence un problème fondamental qui retient particulièrement mon attention : la simplification de notre exercice professionnel.

Que demandez-vous précisément à ce sujet ?

Les pharmaciens en ont assez de devoir passer énormément de temps à vérifier que la prescription est conforme et respecte des critères stricts, notamment qu’elle est bien assortie des documents à fournir par le médecin, lequel n’est pas au courant parce que la mesure est nouvelle ou refuse de le faire en alléguant une surcharge administrative que je peux comprendre. Mais à la fin, celui qui est impacté, c’est le pharmacien. Il perd du temps, risque des indus et a devant lui un patient mécontent. Cette simplification est fondamentale et j’ai bon espoir de pouvoir faire des propositions en ce sens à l’Assurance maladie.

La structure conventionnelle est-elle à revoir ?

Nous sommes sous un régime de conventions monoprofessionnelles et d’accords conventionnels interprofessionnels (ACI) qui portent sur des structures comme les CPTS ou les MSP. Mais ce dont nous avons réellement besoin, ce sont des conventions ou des ACI thématiques, qui pourraient mettre autour de la table plusieurs professions de santé. Aujourd’hui, nous travaillons en silo et un exemple l’illustre très bien : les médecins ont, dans leur convention, un axe sur la déprescription et les pharmaciens en ont un sur les bilans de médication. Les premiers se plaignent que les officinaux ne réalisent pas assez de bilans et les seconds affirment que les médecins ne tiennent pas compte de ceux qu’ils leur envoient. Chacun reste campé sur ses positions alors qu’il y a de vraies coopérations à nouer sur des thèmes majeurs, comme celui de l’observance. Nous avons, par ailleurs, un autre problème de fond : la convention dure cinq ans et coïncide avec l’élection présidentielle et les périodes d’immobilisme qui l’encadrent. Il est vraiment crucial que nous puissions déterminer, comme le souhaitait déjà Philippe Besset, que la convention soit pérenne tout en étant remise en question, très régulièrement, sur des points bien particuliers. C’est également ce que j’appelle de mes vœux, car notre métier évolue tellement vite que ce qui est pertinent aujourd’hui ne le sera plus dans cinq ans. Mon autre sujet de préoccupation est de maintenir les pharmacies dans les territoires.

« Nous n’accepterons pas
que nos partenaires
viennent les mains vides. »

Aujourd’hui, la perte d’officines est sur un tendanciel annuel qui n’est jamais remis en question. Si l’on regarde de près, ce ne sont pas uniquement des pharmacies rurales et isolées qui disparaissent. L’enquête que nous sommes en train de mener commence à le montrer. Beaucoup de pharmacies ferment dans les villes, où il y a une surdensité historique. Il faut donc repenser le modèle de la répartition, mais on ne peut pas, avec des dispositifs qui sont expérimentaux et que beaucoup voudraient voir entrer dans le droit commun, comme les antennes, redistribuer les cartes efficacement et surtout équitablement.

Qu’attendez-vous de cette négociation ?

La lettre de cadrage de la ministre de la Santé contient à peu près tout ce qui nous préoccupe actuellement. Elle prévoit deux chantiers, dont le premier correspond à l’avenant n° 3 à la convention actuelle qui comprend trois axes. Tout d’abord l’expérimentation Osys transposée dans le droit commun. Dans les faits, il s’agit de cadrer et de rémunérer ce que nous faisons déjà tous les jours. Le deuxième axe de travail s’articule autour de la prise de la tension artérielle par les pharmaciens, autorisée par la loi Neuder, que nous souhaitons voir assortie d’un suivi, par le pharmacien, des patients traités pour hypertension artérielle. Le dernier porte sur l’entretien avec les patients diabétiques de type 2, qui a déjà été discuté durant dix-huit mois en comité paritaire national des programmes d’action (CPN-PA). Globalement, et compte tenu des travaux préparatoires menés en amont, il ne reste plus qu’à négocier les tarifs. Cet avenant n° 3 devrait donc aller rapidement à sa conclusion. En revanche, le chantier de la réforme de la rémunération de l’officine est plus complexe et prendra plus de temps. Quoi qu’il en soit, nous n’accepterons pas que nos partenaires viennent les mains vides en nous expliquant que les compteurs seront remis à zéro car, pendant ce temps-là, des pharmacies continuent de mettre la clé sous la porte. Nous ne voulons pas d’un nouveau pansement qui finira, comme les autres, par se décoller. Il faut absolument mettre en place une rémunération de notre cœur de métier qui permette de donner de l’oxygène aux pharmaciens pendant un certain nombre d’années.

Quid de la financiarisation ?

Il est désormais admis qu’elle existe, alors que faire ? Soit on estime que cela va permettre d’aider un certain nombre de jeunes à s’installer puisque les fonds coûtent cher. Ou alors, on se dit qu’on ne va pas fermer les yeux sur une situation qui aboutit à une perte d’indépendance des professionnels de santé. Certes, notre profession est réglementée, mais je veux pouvoir organiser mon exercice en fonction de mes convictions et de mes obligations et ne pas laisser un fonds d’investissement, dont l’intérêt premier n’est pas la santé publique, dicter ma conduite.

« Il faut que nos tutelles
cessent de penser que
nous sommes des nantis. »

Si nous nous sommes battus pour devenir des professionnels de santé reconnus comme tels, ce n’est pas pour abandonner notre indépendance à des acteurs économiques envers lesquels nous serions redevables et qui nous pousseraient à n’être que des commerçants. Cela équivaudrait à un violent retour en arrière. Pour contrer cela, nous devons pouvoir travailler de concert avec l’Ordre qui a la légitimité d’analyser juridiquement tous les contrats. Il faut également agir à l’université, en intégrant systématiquement au cursus des pharmaciens un module de formation sur les risques de la financiarisation.

Faut-il modifier la loi pour que les pharmaciens récupèrent les marges captées par les groupements ?

Les groupements sont les seuls acteurs qui ne soient pas réglementés. Je pense cependant que leur existence est nécessaire et même indispensable pour certaines typologies de pharmacies. Le rapport Igas/IGF estime que 400 à 500 millions d’euros seraient captés par ces structures, mais le flou persiste. Un gros travail d’éclaircissement doit donc être réalisé, car nous avons tous besoin de transparence pour avancer dans la bonne direction. Donc oui à l’entrée dans le Code de la santé publique d’un statut de groupement qui devra se soumettre à des règles strictes, comme c’est le cas pour les pharmaciens.

Quelle sera votre méthode à la tête de la FSPF ?

Si l’agitation n’est pas ma marque de fabrique, je suis capable d’être très remonté lorsqu’il s’agit de défendre la profession contre les attaques injustes qu’elle peut subir. Je me méfie des polémiques stériles sur les réseaux sociaux qui, bien souvent, donnent une mauvaise image de ceux qui y participent. En revanche, je n’ai pas peur de dire les choses et je ne supporte pas d’entendre des critiques fondées sur des images d’un autre temps. Il faut que nos tutelles cessent de penser que nous sommes des nantis. Aujourd’hui, les pharmaciens ont plus que prouvé qu’ils étaient incontournables pour le système de santé. Nous avons relevé le défi des génériques, celui de la Covid-19 avec les dépistages et la vaccination, et désormais celui de la prévention. Nous prenons un virage stratégique pour défendre le réseau officinal qu’il est, plus que jamais, primordial de préserver

source Le Pharmacien de France

Le 13:45 FSPF du 18 septembre

Le programme:

00:00 – Introduction

00:19 – Sommaire

00:42 – J-7 avant le Congrès national des pharmaciens à Nantes

03:37 – Commission paritaire de branche « spéciale salaires » du 15 septembre

06:09 – Réforme de la rémunération : honoraires, marge, forfait structure… on vous explique !

11:30 – La question vidéo

12:57 – Les questions des internautes

13:45 – Conclusion

Que faire des médicaments en cas de rupture de la chaîne du froid (HUG, dernière révision 12/02/2025)

Voici l’excellente fiche éditée par les Hôpitaux Universitaires de Genève qui vous permet de gérer vos stocks de médicaments requérant le respect de la chaine du froid (+2 à +8 degrés).

N’hésitez pas à la communiquer à votre équipe officinale.

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Les Pharmaciens du 13

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