Vendredi 27 mars, la mission IGAS-IGF, chargée de la rédaction d’un rapport relatif à l’évolution du modèle de rémunération pour la distribution pharmaceutique, a présenté ses principales conclusions aux deux syndicats représentatifs de la profession.
Au terme d’une étude des composantes et de l’évolution de la rémunération des pharmaciens, la mission constate une dégradation de la rentabilité de l’économie officinale depuis la fin de la crise de l’épidémie de covid-19. S’il ne fallait retenir qu’un seul des diagrammes présentés par l’IGAS-IGF, ce serait celui qui fait état d’une baisse, sur les dix dernières années, de 11 points de l’excédent brut d’exploitation et de 10 points du taux de marge. Il valide malheureusement les analyses de la FSPF.

Les pouvoirs publics semblent donc, enfin, entendre nos alertes et prendre conscience du péril qui pèse sur nos officines et sur l’accès aux soins.
La mission a également reconnu le caractère vital pour les pharmacies, particulièrement les officines des territoires ruraux, des remises commerciales sur les médicaments génériques.
A l’issue de cette présentation, nous renouvelons notre demande de communication du rapport dans son intégralité afin de connaître le détail des recommandations formulées par l’IGAS-IGF.
Sans attendre, j’ai immédiatement adressé une demande de rendez-vous à Stéphanie RIST, ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées afin de m’entretenir avec elle des suites qu’elle entend réserver aux conclusions de ce rapport. L’objectif de la FSPF reste inchangé : bâtir un modèle protecteur du réseau officinal, préservant chaque pharmacie et assurant l’avenir de la profession, dans le cadre d’une trajectoire économique pluriannuelle négociée avec l’Assurance maladie.