La certification périodique

Selon l’ordonnance n° 2021-961 du 19 juillet 2021, la certification est une obligation applicable aux sept professions de santé dotées d’un ordre, dont celle de pharmacien. Ce dispositif vise à garantir le maintien des compétences, la qualité des pratiques ainsi que l’actualisation et le niveau des connaissances des pharmaciens inscrits à l’Ordre. L’ordonnance précise que ce dispositif s’applique dès le 1er janvier 2023, toutefois plusieurs textes d’application n’étant pas encore publiés à ce jour, le dispositif n’est pas pleinement opérationnel.

Périodes de certification

La certification devra être validée tous les six ans, à compter de la date d’inscription à l’Ordre. À titre dérogatoire pour les professionnels inscrits à l’Ordre avant le 1er janvier 2023, la première période de certification sera de 9 ans. La période de certification se terminera si le professionnel interrompt son activité pour une durée cumulée supérieure à trois ans.

Lorsqu’un professionnel de santé change de profession de santé, une nouvelle période de six ans commencera.

S’il change d’activité au sein de la même profession au cours des six ans, il devra mettre en œuvre les actions restant à réaliser en tenant compte du référentiel de sa nouvelle activité, si elles n’avaient pas été réalisées dans son ancien référentiel.

Référentiels

Après avis du Conseil national professionnel compétent, le ministre chargé de la santé arrête le référentiel de chaque profession ou spécialité (en attente de publication au Journal Officiel pour les pharmaciens et les biologistes médicaux).

Les référentiels proposeront des actions pour chacun des 4 axes de la certification périodique :

  • Axe 1 – actualiser les connaissances et les compétences
  • Axe 2 – renforcer la qualité des pratiques professionnelles
  • Axe 3 – améliorer les relations avec leurs patients
  • Axe 4 – mieux prendre en compte sa santé personnelle

Pour satisfaire leur obligation de certification, les professionnels de santé concernés devront réaliser, pour chaque période, des actions dans chacun des axes (au minimum deux par axe), selon les préconisations des référentiels à paraître.

Cas d’exonération

Certains professionnels pourront être exonérés de certains axes selon les modalités décrites aux articles R. 4022-12 et R. 4022-13 du CSP.

Les professionnels soumis à des formations obligatoires spécifiques conditionnant l’exercice de leur pratique seront exonérés de l’axe 2 : “Renforcer la qualité de leurs pratiques professionnelles”.

Les professionnels n’exerçant pas d’activités de soin directement auprès des patients seront exonérés de l’axe 3 : “Améliorer la relation avec leurs patients”.

Les modalités de mise en place de ces exonérations seront précisées dans une prochaine instruction.

Contrôle

Les ordres professionnels compétents devront s’assurer du bon déroulement général de la procédure de certification périodique, et seront chargés de contrôler le respect par les professionnels de santé de leur obligation de certification périodique. Les instances ordinales pourront, si elles constatent un risque de non-réalisation de la certification, alerter le professionnel intéressé et son employeur.

Dans un délai de six mois à compter de l’échéance de la période de certification du professionnel, l’Ordre contrôle la réalisation du programme minimal d’actions.

Si le professionnel a réalisé son obligation de certification périodique, l’instance ordinale compétente le lui fait savoir. À l’inverse, si son obligation n’est pas satisfaite, l’Ordre communique au pharmacien  tous les éléments utiles fondant son appréciation, le met à même de présenter ses observations écrites sur la mise en œuvre de son obligation et organise un entretien visant à identifier les conditions selon lesquelles l’intéressé pourrait satisfaire à son obligation dans les plus brefs délais.

Le fait pour un professionnel de santé de ne pas satisfaire à cette obligation constitue une faute susceptible d’entraîner une sanction disciplinaire. La procédure disciplinaire peut être engagée par l’instance ordinale, ou par d’autres autorités habilitées à saisir la juridiction disciplinaire. Une procédure disciplinaire ne fait pas obstacle à l’application, le cas échéant, de la procédure de suspension temporaire d’exercice pour insuffisance professionnelle (Art. L. 4022-9  et Art. R. 4022-18 à R. 4022-21 du CSP).

source Ordre National des Pharmaciens

La FSPF et la DSS passent en revue les chantiers 2026

Reçue par la Direction de la Sécurité sociale le 24 février, la FSPF a mis sur la table l’ensemble des dossiers en attente d’arbitrage.

Des vaccins antigrippaux à la représentation professionnelle, en passant par la négociation conventionnelle ou encore le très attendu rapport Igas-IGF, les sujets qui nécessitent un arbitrage, des précisions ou encore un texte d’application ont été au cœur des discussions entre l’organisation professionnelle et l’une des trois directions attachées au ministère de la Santé. Rappelant que la Direction de la Sécurité sociale (DSS) est notamment « habilitée à préparer le projet de loi de financement de la Sécurité sociale » chaque année et n’est autre que « la tutelle des caisses de retraite et de la Caisse nationale de l’Assurance maladie », le président de la FSPF, Philippe Besset, est revenu, lors de son Live hebdomadaire, sur les thèmes abordés durant cette réunion qui s’est tenue le 23 février.

Vaccins antigrippaux

Si les réponses obtenues concernant les vaccins contre la grippe manquent de précision, la FSPF peut néanmoins lever un doute quant à leur mise à disposition chez d’autres professionnels de santé. Celle-ci, prévue par la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) 2026, ne sera pas encore en application à l’automne prochain. Autrement dit, « cela ne doit pas être un frein pour la campagne 2026-2027. Les confrères doivent donc commander les vaccins contre la grippe car on va en avoir besoin et sans quoi nous risquons des pénuries », prévient Philippe Besset.
En revanche, le syndicat n’a pas obtenu d’informations nouvelles sur le projet du gouvernement d’égaliser les marges des vaccins antigrippaux. « Il n’y a pas encore eu l’arbitrage du ministère, mais je rappelle que nous y sommes très défavorables et je le ferai savoir lundi 2 mars, à l’occasion d’un rendez-vous au cabinet de la ministre de la Santé », ajoute son président.

Biosimilaires et hybrides

Les dernières mesures gouvernementales en faveur du déploiement des biosimilaires et des hybrides sont « d’application directe », rappelle Philippe Besset. Cela signifie qu’elles ne nécessitent aucun arrêté ou décret d’application pour entrer en vigueur. « Nous allons nous rapprocher de l’Assurance maladie pour nous assurer qu’il n’y ait pas des adaptations à faire pour certains dispositifs, par exemple pour l’encadrement de la mention « Non substituable » ». D’après la FSPF, l’entrée en vigueur de ces nouvelles mesures, en particulier du tiers payant contre biosimilaires, sera donc effective au 1er septembre 2026.

Négociations conventionnelles

C’est devenu une antienne pour la profession : les prochaines négociations conventionnelles doivent se mettre en place rapidement, dès le printemps, qu’elles aboutissent à un avenant conventionnel ou à une nouvelle convention pharmaceutique. « J’ai eu confirmation que le rapport Igas-IGF sur le modèle de rémunération de l’officine est bien sur le bureau des ministres. Je vais donc faire le siège du ministère de la Santé pour l’obtenir au plus vite et pouvoir démarrer les négociations avec l’Assurance maladie », annonce Philippe Besset. Mais, remarque-t-il, le gouvernement ne s’est toujours pas positionné sur la date de l’entrée en négociations, et rien ne permet de penser qu’il va soutenir la demande de la FSPF. Toutefois, le syndicat se félicite d’avoir obtenu l’assurance qu’un « avenant flash dévolu aux pharmacies fragiles » sera négocié en mars.

Représentativité syndicale

Rappelant que les élections aux URPS initialement prévues cette année ont été annulées après la décision de s’orienter vers une nouvelle manière de légitimer les représentants syndicaux professionnels, Philippe Besset indique que les futures élections par scrutin départemental se tiendront à l’automne 2027. « Une proposition de loi doit être présentée au Sénat en mars de façon à fixer les modalités de cette élection. Ce scrutin est important pour réasseoir notre légitimité à représenter nos confrères », précise-t-il.

Expérimentation Osys

Le succès du dispositif Orientation dans le système de soins (Osys) lui ouvre la voie de la généralisation. L’expérimentation est ainsi entrée dans une période transitoire d’un an au 1er janvier 2026, qui permet, rappelle la FSPF, aux « officines déjà incluses dans l’expérimentation de poursuivre leurs activités d’orientation et de prise en charge des pathologies », mais pas d’étendre le dispositif « ni à de nouvelles régions, ni à de nouvelles pharmacies ». Or, reconnaît Philippe Besset, « nous piaffons d’impatience ! » L’article 63 de la LFSS 2026 « nous donne une habilitation à faire bien plus large que l’expérimentation Osys », ce qui devrait permettre d’avancer plus rapidement sur ce dossier et surtout « d’aller plus loin ». Un dossier qui fera pleinement partie des négociations conventionnelles à venir, promet-il.

Marge réglementée des dispositifs médicaux

Prévue par l’article 58 de la LFSS 2023, la mise en place d’une marge réglementée pour les dispositifs médicaux (DM) n’est toujours pas devenue réalité. « Les textes réglementaires sont sur le bureau ministériel, en attente de publication », indique le président de la FSPF. Si Philippe Besset ne cache pas qu’une marge réglementée et fixe permettrait enfin de ne plus avoir à négocier les prix produit par produit avec le CEPS, il aimerait néanmoins être éclairé sur le ou les taux de marge envisagé(s). Pour l’heure, rien n’a filtré.

par Mélanie Mazière – Le Pharmacien de France

Le 27 février 2026

Plateforme de souscription ouverte du 2 au 31 mars 2026

La Fédération a choisi DASTRI pour la collecte des déchets perforants issus de l’activité de vaccination des pharmacies d’officine. Ce dispositif est accessible à tous les pharmaciens d’officine, adhérents ou non à la Fédération

Ce circuit économique (une éco-participation de 50 € HT vous sera demandée) est également écologique et pratique, puisque vous jetez vos aiguilles dans les mêmes boites jaunes que celles distribuées aux patients en auto traitement, puis DASTRI collecte lors d’un même passage les cartons DASRI PAT et DASRI PRO.

La plateforme de souscription sera ouverte du 2 au 31 mars 2026. La souscription est annuelle, doit être renouvelée chaque année et s’effectue directement sur le site de DASTRI qui est votre unique contact.

Pour rappel, éliminer les déchets perforants issus de la vaccination est obligatoire, sous peine de lourdes sanctions pénales. Vous pouvez souscrire à DASRI PRO ou faire appel à un autre opérateur de votre choix recensé sur le site de votre agence régionale de santé. Souscrire à DASRI PRO suffit à répondre à vos obligations et il n’est pas nécessaire de répondre aux sollicitations d’autres entreprises.

Comment souscrire à la solution DASRI PRO ? 

1- Connectez-vous sur le site de DASTRISi vous avez souscrit à la solution DASTRI l’année dernière, déclarez vos quantités 2025 et téléchargez directement votre attestation de prise en charge des déchets. Une fois l’attestation téléchargée, vous serez en conformité et pourrez présenter le document en cas de contrôle de l’ARS.

2- Souscrivez pour l’année 2026 et imprimez votre reçu de paiement. Votre facture sera disponible sur le site de commande de DASTRI. Attention ! seul le paiement par carte bancaire est possible. Les chèques et les virements bancaires ne sont pas acceptés.

3- Triez et stockez vos déchets dans l’attente du passage de l’opérateur de collecte pour les donner. Utilisez les boîtes jaunes fournies par DASTRI pour vos seringues usagées et stockez vos boîtes pleines avec les boîtes rapportées par les patients.

Je télécharge mon attestation 2025 et souscris pour 2026

Des questions ?

Consultez notre page DASRI PRO

Consultez la page dédiée aux pharmacies sur le site de DASTRI

En cas de doute sur le fonctionnement de la collecte des déchets perforants, contactez DASTRI via leur formulaire de contact ou par téléphone au 09 72 47 82 08 (standard ouvert du lundi au vendredi de 9h à 12h, et de 14h à 18h).

OSyS : vers la généralisation du dispositif

Publié au Journal official du 28 décembre 2025, un arrêté ouvre une période transitoire pour le dispositif « Orientation dans le système de soins » (OSyS) d’une durée d’un an à compter du 1er janvier 2026, prolongeable jusqu’à dix-huit mois.

Expérimenté dans les régions Bretagne, Centre-Val de Loire, Corse et Occitanie, le dispositif OSyS a pour objectif de remédier aux difficultés d’accès à un médecin généraliste en permettant au pharmacien d’officine de prendre en charge les affections bénignes de premiers recours telles que les plaies simples, les piqûres de tiques, les conjonctivites, les brûlures du premier degré, les douleurs pharyngées et les cystites. Ces deux dernières affections étant à présent inscrites dans le droit commun, l’expérimentation se concentre donc sur les quatre prises en charge restantes.

Fruit du travail de l’association Pharma Santé Qualité (PhSQ) et des URPS pharmaciens des régions expérimentatrices, en premier lieu celle de Bretagne, l’expérimentation OSyS contribue à la montée en compétence du pharmacien d’officine dans le parcours de soins et favorise l’ancrage de notre profession dans les politiques de santé territoriales.

Au cours de la période transitoire, les pharmacies d’officine déjà incluses dans l’expérimentation pourront poursuivre leurs activités d’orientation et de prise en charge des pathologies, dans les conditions prévues par le cahier des charges publié sur le site internet du ministère de la Santé.

Si cette période transitoire ne permet malheureusement pas d’étendre l’expérimentation à de nouvelles régions, ni à de nouvelles pharmacies d’officine (sauf en cas de retrait d’une pharmacie d’officine du dispositif), la FSPF se félicite de la mise en œuvre de cette période transitoire pour le dispositif OSyS, laquelle constitue une nouvelle étape vers l’inscription dans le droit commun des quatre prises en charge en cours d’expérimentation. La FSPF estime toutefois qu’OSyS demeure perfectible au regard du rapport final d’évaluation.

L’ouverture de la période transitoire présente l’avantage de maintenir l’expérimentation en conditions opérationnelles jusqu’à l’entrée en vigueur de l’évaluation et de la prise en charge des situations cliniques par les pharmaciens d’officine, prévus l’article 63 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, que la FSPF a porté auprès des pouvoirs publics.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :

– Arrêté du 24 décembre 2025 relatif à l’ouverture d’une période transitoire pour l’innovation « Orientation dans le système de soins (OSyS) » ;

– Cahier des charges période transitoire post-expérimentation « Orientation dans le système de soins (OSyS) » ;

 Avis du Comité technique de l’innovation en santé sur l’ouverture d’une période transitoire de l’expérimentation « Orientation dans le système de soins (OSyS) » ;

– Avis du Comité technique et du Comité stratégique de l’innovation en santé sur l’opportunité de généraliser l’expérimentation « Orientation dans le système de soins (OSyS) » portant sur la restructuration du parcours de soins et la dispensation pharmaceutique encadrée ;

– OSyS -Orientation dans le Système de Soins – Rapport final d’évaluation.

source FSPF

Préservatifs pris en charge pour les moins de 26 ans : une boîte par dispensation

Un décret du 18 février 2026 confirme le nombre et les catégories de préservatifs internes et externes délivrés par les pharmaciens d’officine et pris en charge par l’Assurance Maladie, pour les assurés de moins de 26 ans.

Pris en application de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2024, l’accès à titre gratuit et sans ordonnance de préservatifs pour les moins de 26 ans s’inscrit dans les politiques publiques de prévention en santé sexuelle et de renforcement de l’accès à la contraception.

Ce que disent les textes

Gratuité pour les moins de 26 ans : la suppression de la participation du patient est assurée pour ces produits, dans ce cadre spécifique.

Encadrement des produits concernés : seuls les préservatifs internes et externes inscrits sur la liste des produits remboursables (pages 737 à 746) peuvent bénéficier de la prise en charge.

Limitation par délivrance : la prise en charge est limitée à un conditionnement par délivrance et par assuré.

Modalités de délivrance

Pour rappel, afin d’en bénéficier, la personne doit être un assuré social et présenter sa carte Vitale ou une attestation de droits (ou à défaut, sa pièce d’identité). Les titulaires de l’aide médicale d’État (AME) peuvent également en bénéficier, en présentant leur carte AME, de même que les ressortissants de l’Union européenne en présentant leur carte européenne d’assurance maladie.

Pour les personnes mineures, une simple déclaration sur l’honneur suffit à justifier l’âge de la personne et sa qualité d’assuré social (ou de bénéficiaire de l’AME). Si la personne mineure le demande, le secret de la facturation peut être mis en place (utilisation du NIR fictif).

En savoir plus :

source Ordre National des Pharmaciens

Les Pharmaciens du Sud

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