Adieu le RSI!
Du 20 janvier au 17 février, les pharmaciens titulaires seront progressivement rattachés au régime général (CPAM ou CGSS en outre-mer) pour ce qui concerne le versement des prestations santé (maladie, maternité, paternité, adoption).
Les cotisations doivent toujours être versées à l’URSSAF. La CAVP reste compétente, tant en matière de versement des prestations que de recouvrement des cotisations, pour ce qui concerne la retraite de base (sur délégation de la CNAVPL), la retraite complémentaire et les risques invalidité et décès.
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Dermocorticoïdes et soleil un malentendu chez les pharmaciens
A lire et à faire lire à nos équipes officinales
La crainte des dermocorticoïdes, de la part des patients ou de certains professionnels de santé, est bien souvent un frein à leur prescription et donc un obstacle à l’amélioration rapide de l’état cutané.
Une crainte souvent relayée concerne le caractère photosensibilisant des corticoïdes cutanés, pourtant non confirmé par les études cliniques et les monographies médicamenteuses.
S’il est avéré que telles croyances sont répandues parmi le grand public on aurait pu penser qu’il n’en allait pas de même dans les équipes officinales chargées de délivrer ces produits, notamment en période estivale.
Tel n’est semble-t-il pas le cas si l’on en croit les résultats d’une étude présentée par un groupe de pharmaciens et de pédiatres universitaires.
A Sacko et coll. ont testé sur des groupes Facebook les réactions de 126 membres d’équipes officinales (48,4 % de pharmaciens, 40,5 % de préparateurs et 10,3 % d’étudiants) face à une prescription de dermocorticoïdes pour dermatite atopique en période estivale. Parmi eux une grande majorité étaient réticents devant cette ordonnance, soit en raison d’une méfiance générale vis-à-vis de cette classe thérapeutique (12 %), soit du fait de la crainte supplémentaire d’une photosensiblisation (36 %) ; 51 % des sujets interrogés n’étaient pas particulièrement circonspects mais estimaient cependant que les dermocorticoïdes étaient photosensibilisants.
Fait essentiel, ces opinions de membres de l’équipe officinale se sont traduites par des conseils allant à l’encontre de la prescription (arrêt durant l’exposition solaire dans 28 % des cas, arrêt ou limitation du traitement en dehors de toute exposition solaire dans 43 % des cas). Les risques évoqués par les participants étaient ceux des rayons ultraviolets en général, celui de troubles de la pigmentation ou celui d’une aggravation de la dermatite atopique.
Sans déterminer la cause de ces craintes infondées, les auteurs concluent que ces croyances fausses « sont bien ancrées chez les pharmaciens » et induisent des conseils erronés aux patients.
On peut cependant moduler cette interprétation en instant sur un biais méthodologique de cette étude qui a recruté ses participants sur des groupes Facebook qui, on l’espère, ne sont pas nécessairement représentatifs de l’ensemble de la population officinale, les réseaux sociaux concentrant à l’envie les opinions négatives. Facebook est donc peut-être tout autant en cause que les potards.
Dr Nicolas Chabert
Référence: Sacko A et coll.: Dermocorticoïdes et soleil un malentendu chez les pharmaciens. Journées Dermatologiques de Paris, 3-7 décembre 2019.
FIF-PL : critères de prise en charge 2020
Les thèmes et plafonds de prise en charge, pour l’année 2020, des formations suivies par les pharmaciens titulaires d’officine par le Fonds interprofessionnel de formation des professionnels libéraux (FIF-PL) sont téléchargeables en cliquant ici.
Ces thèmes et plafonds de prise en charge 2020 sont inchangés par rapport à l’année précédente.
Nous vous incitons à utiliser les budgets mis à votre disposition. Pour télécharger des formulaires de demande préalable de prise en charge d’une action de formation ou effectuer une demande de prise en charge en ligne, vous pouvez consulter le site internet du FIF-PL : www.fifpl.fr.
Enfin, conformément aux indications figurant sur le site internet du FIF-PL, toute demande préalable de prise en charge doit impérativement être saisie en ligne, au plus tard dans les 10 jours calendaires suivant le premier jour de formation. Passé ce délai, la demande de prise en charge est refusée.
Une économie officinale qui stagne
En cumul mobile annuel arrêté à novembre, l’activité du réseau est en hausse de 1,8 %, comme le mois précédent. Cette évolution s’explique majoritairement par la dynamique du marché remboursable (+ 2,4 % pour les médicaments et + 3,3 % pour les dispositifs médicaux) et, dans une moindre mesure, par celui de la parapharmacie (+ 1,5 %).
La situation des médicaments non remboursables continue à être préoccupante, avec un chiffre d’affaires en baisse de 6,5 %. Cette baisse d’activité n’est, qu’en partie, compensée par un transfert vers les dispositifs médicaux non remboursables, ce dernier marché affichant une croissance qui reste faible.
L’effet structure persiste, mais son ampleur semble décroître : si les volumes des médicaments remboursables, dans leur ensemble, chutent de 1,5 % sur les onze premiers mois de 2019, les ventes de médicaments onéreux enregistrent une hausse de 34 %. Cependant en cumul mobile annuel, la hausse du chiffre d’affaires industriel est de 2,5 % alors qu’il atteignait 3,2 % en 2018. La sortie de l’hôpital de ces médicaments chers, rendu possible par l’introduction d’une rémunération maximale prévue par l’avenant conventionnel n°5 signée par la seule Fédération, commence à se tarir.
L’apport financier de l’effet structure n’en reste pas moins non négligeable pour le réseau (19,4 millions d’euros sur les onze mois de 2019). Le vieillissement de la population génère quant à lui un apport de 6 millions d’euros. L’extension de la liste des spécialités dits spécifiques obtenue par la Fédération représente 62,5 millions d’euros.
En d’autres termes, en l’absence de ces trois effets, l’avenant n°11 à la convention n’aurait pas induit un gain de 82,39 millions d’euros pour le réseau, mais généré une perte de 5,51 millions d’euros.
Ces chiffres confirment ce que la Fédération avait anticipé depuis le début des négociations conventionnelles : la philosophie de l’avenant n°11 est bonne, mais son enveloppe financière largement insuffisante. La suppression de la ROSP RPPS, la baisse de l’honoraire HC (contestée par la FSPF car pas encore publiée officiellement) ou la création d’une nouvelle ROSP sur la dispensation adaptée ne feront que rendre la situation financière des officines, en particulier celles de proximité, de plus en plus délicate.
Confraternellement,
Président