Le rythme des baisses de prix des médicaments liées à l’application des plans successifs d’économies s’est accéléré, provoquant une perte de ressources qui déstabilise le réseau. Dans le même temps, la mise en œuvre des honoraires de dispensation a non seulement été retardée, mais fractionnée en deux étapes, si bien que leur niveau ne permet pas de compenser les baisses de prix. Or, c’est précisément l’un des objectifs principaux des honoraires de dispensation.La perspective du nouveau plan d’économies sur le médicament pour 2016 contenu dans le PLFSS représente près de la moitié du montant total des 3,4 milliards d’euros d’économies programmées pour respecter l’ONDAM. Il s’appliquera dès le 1er janvier, à défaut de mesures compensatoires et contribuera à aggraver la situation des officines déjà fragilisées.
Les honoraires de dispensation visent à déconnecter la rémunération des prix et des volumes. Il est logique d’établir une corrélation entre les impacts de baisses de prix et le niveau des honoraires et cela de façon anticipée pour éviter la mise en difficulté des officines.
Compte tenu de la dégradation du réseau officinal, les présidents des syndicats départementaux adhérents à la FSPF réunis en assemblée générale ordinaire le 24 novembre 2015 :
- demandent la mise en œuvre rapide de l’extension de l’honoraire HC (ordonnance complexe) aux dispensations de médicaments aux patients chroniques en affection de longue durée et sa revalorisation à 1 € avec une majoration adaptée aux DOM, pour compenser le plan d’économies 2016 ;
- demandent l’ouverture urgente d’une négociation débouchant sur une revalorisation des honoraires de dispensation. Cette revalorisation est indispensable sur le plan économique et nécessaire pour restaurer la confiance entre les Pouvoirs publics et la profession ;
- autorisent, en conséquence, le président de la FSPF à demander l’ouverture immédiate de négociations conventionnelles sur les honoraires de dispensation.