Coup de gueule:

Pour faire des économies de santé :

Baisser le prix des TAG c’est une option,

ACTIVER LA VACCINATION EN OFFICINE, c’est MIEUX

Epuisées par un an de COVID, une longue année à guetter des directives qui se contredisent ou s’entrecroisent, à courir après des SHA, GHA, masques, Tests, vaccins…Une longue année où à un quotidien déjà chargé se rajoutent de plus en plus de patients à livrer, de patients anxieux, de patients agités par des opinions de tous ordres qu’il faut gérer au comptoir, des équipes touchées par le COVID, des dates d’ordonnance dépassées, des posologies extravagantes adoptées pour une situation inédite…

Nous pensons qu’il est temps pour nos tutelles, pour nos responsables politiques de reconnaître ce que nous avons fait, ce que nous avons donné, ce que nous avons subi… Même si l’on ne sait pas quand cela va s’arrêter, même si l’on sait que l’on va devoir continuer à nous adapter, à motiver nos équipes à apporter toujours plus de services peu ou mal rémunérés à des patients que la crise sanitaire à affaiblis, rendus plus vulnérables, plus irritables, plus angoissés, plus égoïstes.

Nous pensons qu’a ce moment de la crise, nous avons besoin de RECONNAISSANCE pour prendre un nouveau souffle, ce fameux deuxième souffle qui permet aux sportifs de terminer la compétition !

Nous avons besoin que nos équipes soient VALORISEES, nos actes RECONNUS, nos bons soins REMERCIES.

Y’en a assez d’être ceux qui sont là, toujours présents ; d’être ceux qui font que le système fonctionne sans que l’on s’en aperçoive. D’être ceux qui ne sont jamais remerciés, mais dont les rares faux pas sont largement et injustement réprimandés ! Ceux qui semblent coûter mais dont l’absence paralyserait tout…

Alors, disons-le, demandons-le, exigeons-le ! Les échéances politiques qui arrivent sont peut-être le moment de revendiquer, des remerciements pour notre courage, des félicitations pour notre ténacité, de la reconnaissance pour notre investissement, des encouragements pour la suite.

Messieurs, Mesdames, les politiques, les représentants des tutelles,

Plutôt que de ne penser qu’à baisser le prix des TAG pour faire des économies, ne vaudrait-il pas mieux approvisionner et donner les moyens à ces 21 000 espaces de santé ou tous patients, sans avoir des kilomètres à faire, pourront être vacciné, dans un environnement qui leur est familier, ou on les connait bien : leur pharmacie.

Plutôt que de ne penser qu’à baisser le prix des TAG pour faire des économies, ne vaudrait-il pas mieux, pour vacciner la population et en finir avec ce satané virus, soutenir ces 21 000 espaces de santé où il n’y a pas de frais logistiques exorbitants pour la location de gymnases, de salles, de stades…, où il n’y a pas besoin d’embaucher des hôtesses d’accueil, des agents administratifs, des personnels soignants, des agents d’entretien etc…

RECONNAISSEZ, VALORISEZ les équipes officinales au lieu de les BRIMER sans CESSE, nous n’en pouvons plus !

CONFIEZ-LEUR LA VACCINATION en la rémunérant justement pour l’expertise et le temps passé

Les patients et l’économie ne s’en porteront que mieux !

Félicia FERRERA, présidente de l’URPS PACA et Valérie de LECLUSE, Présidente du Syndicat général des Pharmaciens des Bouches du Rhône

Epuisées,

Mais encore combattives !!!

Les Pharmaciens du Sud

GRATUIT
VOIR