La Cellule de l’InVS PACA CORSE communique:

aedes_albopictusMadame, Monsieur,

Dans le cadre de votre activité professionnelle, vous êtes probablement interrogé par vos clients concernant les moyens pour se protéger contre les piqûres de moustiques que ce soit comme nuisant ou au titre de vecteur de maladies (chikungunya et dengue notamment pour Aedes albopictus).

Afin de faciliter le conseil de votre clientèle dans ce domaine, nous vous proposons en pièce jointe un résumé des recommandations actuelles applicables pour les résidents de la région comme pour les voyageurs à destination de zones tropicales.

Vous trouverez également ci-joint la plaquette « Protection anti moustique » destinée à votre clientèle que vous pouvez imprimer à la demande.

Nous espérons que ces éléments vous apporteront une aide dans votre pratique quotidienne.

Vous pourrez trouver :

–      des informations complémentaires pour les voyageurs sur : http://www.invs.sante.fr/beh/2014/reco/index.html

–      d’autres informations sur Aedes albopictus, le chikungunya et la dengue sur : http://www.ars.paca.sante.fr/Surveillance-epidemiologique-d.141674.0.html

Cordialement.

Florian FRANKE

Epidémiologiste

INSTITUT DE VEILLE SANITAIRE

Département Coordination des Alertes et des Régions

Cellule de l’InVS en Régions Paca et Corse

ARS de Provence-Alpes-Côte d’Azur

132 boulevard de Paris, CS 50039 – 13331 MARSEILLE cedex 03

Tél. : 33 (0)4 13 55 83 19 – Fax : 33 (0)4 13 55 83 47

florian.franke@ars.sante.fr

 

Les documents importants:

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resume_recommandations

 

Editorial: Alerte rouge!

pcf3Les communistes attaquent la pharmacie d’officine!!! Il faut sauver le soldat Lénine.

L’article de l’Humanité qui est le parfait exemple d’un mauvais article journalistique est la conséquence de la politique de peur et d’affolement du Président de l’USPO, Gilles BONNEFOND.

Il faut espérer que cela soit corrigé par la très bonne réponse d’Isabelle ADENOT. (Voir plus bas)

A force de crier au loup en prenant l' »honoraire à la boite » de 0,80 euro comme explication à tous nos maux, en dénigrant constamment cet honoraire qui est un des éléments de la rémunération de nos actes pharmaceutiques avec la marge, l’honoraire à l’ordonnance complexe  , en citant constamment le Doliprane alors que cet honoraire est fixé sur toutes les boites de médicament et, qu’en compensation, un équilibrage a été fait sur la marge, équilibrage qui, hélas, nous a été favorable qu’un court instant en 2015, Gilles BONNEFOND a réussi à créer un focus sur cet honoraire à la boite auprès de la presse non spécialisée qui, alimentée par des journalistes souvent incompétents, ont utilisé les propos maladroits de Gilles BONNEFOND dans un article de presse nuisible pur notre image.

Il serait temps que les adhérents, les administrateurs et le bureau de l’USPO, s’ils existent, s’ils ont un esprit critique, signalent à leur « leader » qu’une abondance de communication en vue des élections URPS du 7 décembre 2015 risque de nuire à la profession tout entière. Il serait temps de lui dire qu’il est le moment d’acter une fois pour toute les bases de la nouvelle rémunération (honoraire-boite, honoraire-ordonnance, marge, ROSP, indemnité sur FSE) et de s’unir entre syndicats nationaux avant d’aller rencontrer les ministères et la CNAM pour négocier chacun des éléments que j’ai cité dans la parenthèse car l’ONDAM se met en place, le PLFSS 2016 arrive menaçant et la seule certitude que j’ai est que, si, par malheur, l’USPO continue cette politique de dénigrement systématique de la FSPF via l’honoraire par boite, tout le monde y laissera des plumes: en premier, les syndicats mais la profession tout entière et tout particulièrement les pharmacies économiquement fragiles.

Philippe LANCE

Président du Syndicat Général des Pharmaciens des Bouches du Rhône

 


 

Article de l’Humanité: L’Humanité: revelation-un-nouveau-racket-sur-le-dos-des-malades


 

Réponse d’Isabelle ADENOT, Présidente du CNOP:

La comédie a assez duré !
Les médias doivent donner dans le sensationnel. C’est devenu la règle. Bien triste règle. Rien de tel pour déformer l’information ! « Un nouveau racket sur le dos des malades » tel est le titre accrocheur d’un récent article relatif à la rémunération des pharmaciens d’officine d’un quotidien national.
Sans remettre en cause de quelque manière que ce soit le principe vital de la liberté de la presse, l’ordre des pharmaciens en charge d’assurer la défense de l’honneur de la profession ne peut laisser passer une affirmation aussi fausse que calomnieuse. Faire passer les pharmaciens pour des professionnels de santé qui « extorquent l’argent -des malades- par intimidation, chantage ou violence », définition du mot racket, est intolérable.
Les évolutions du métier de pharmacien d’officine s’accélèrent, technologiquement, juridiquement et économiquement. Les pharmaciens sont résolument inscrits dans une dynamique d’innovation et de progrès qui bénéficie aux patients. L’intérêt de santé est leur vocation. Ils ont une délégation de service public dans le domaine sanitaire. Ils en portent la responsabilité et ont une somme de devoirs professionnels. L’Ordre est là pour le rappeler si besoin.
Il est normal que le secteur de la santé fasse débat. Mais le débat caricaturé, pollué par la volonté délibérée de biaiser les arguments pour atteindre des objectifs idéologiques prédéfinis, ne fait pas honneur aux professionnels soucieux de se donner comme objectif ambitieux d’expliquer au public les grandes mutations actuelles.
En matière de prix des médicaments, le législateur, représentant du peuple français, les autorités sanitaires et économiques ont fait un choix. Tout journaliste peut accéder aux explications sur le site :sante.gouv.fr/mise-en-place-d-honoraires-de-dispensation-en… .
L’ordre des pharmaciens n’a ni la mission ni la compétence de prendre part aux discussions entre l’assurance maladie et les syndicats représentatifs de la profession. Je ne commenterai donc pas ces changements de mode de rémunération, qui font débat au sein de la profession. Mais l’ordre des pharmaciens a une mission. Celle de faire respecter la déontologie professionnelle. N’en déplaise à ceux qui tronquent la vérité, cette déontologie est destinée à protéger les patients, non à laisser les pharmaciens agir au détriment des malades.
Le service des pharmaciens français est envié dans nombre de pays par sa qualité, sa sécurité, sa célérité et sa disponibilité. Ce service a un coût. S’il disparaissait, à ce jour une pharmacie ferme tous les trois (presque deux) jours, tous crieraient à l’inégalité d’accès aux médicaments sur l’ensemble du territoire.
Rendre compte de la réalité de l’officine sans débats biaisés, est de la responsabilité des journalistes. Toutes leurs chartes de déontologie insistent sur la vérification des faits. Certes des prix de médicaments remboursables ( fixés , faut- il le rappeler par l’Etat et non les pharmaciens) augmentent, mais d’autres baissent. Toute approche partiale participe à une désinformation non éthique qui ne représente pas cette belle profession, à laquelle tous les français, dont les pharmaciens et leur ordre, ont montré encore récemment leur fort attachement.
Isabelle Adenot, Président du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens

Les comptes de l’entreprise

Le dépôt des comptes annuels est obligatoire pour :
–    toutes les sociétés anonymes (SA, SAS, SASU, SCA) ;

–    toutes les sociétés à responsabilité limitée (SARL, EURL) ;

–    les sociétés en nom collectif (SNC) dont les associés sont des SARL ou des SA ;

–    les sociétés d’exercice libéral (SELAS, SELURL, SELASU) ;

–    les coopératives agricoles ou unions coopératives agricoles dont le chiffre d’affaires est supérieur à 75 000 euros ;

–    et les EIRL.

Le dépôt des comptes annuels s’effectue au greffe du Tribunal de commerce où est situé leur siège social.
Les comptes annuels comprennent le bilan, le compte de résultat et l’annexe.

Ce dépôt doit être effectué dans un délai d’un mois à compter de leur approbation par l’Assemblée Générale ordinaire, soit 7 mois maximum après la date de clôture de leur exercice. En cas de non-dépôt, l’entreprise en infraction est passible d’une amende. Ce délai est prolongé d’un mois en cas de dépôt en ligne sur www.infogreffe.fr.

Isotrétinoïne et acitrétine: Délivrance par les pharmacies trop laxistes?

LE CHIFFRE: Plus de 200 IVG à cause de l’isotrétinoine en 2014!

 

figure5Malgré les renforcements successifs des recommandations concernant la prescription et la délivrance de l’isotrétinoïne chez la femme en âge de procréer, il est clair que toutes les grossesses survenant chez les femmes traitées par isotrétinoïne ne peuvent pas être évitées.

Le manque d’efficacité des différents programmes mis en place pour prévenir ces grossesses est souvent souligné. Ce ne sont pas les programmes qu’il faut remettre en cause, mais leur application. 

En effet, la plupart des grossesses exposées en raison de l’absence de contraception ou de la non-réalisation du test de grossesse avant le début du traitement auraient été évitées si le programme avait été appliqué par les professionnels de santé et les patientes. 

Ces insuffisances portent autant sur la prescription (absence de contraception ou de prescription du test de grossesse), sur l’information incomplète ou non comprise donnée à la patiente, que sur la délivrance de l’isotrétinoïne qui ne devrait pas avoir lieu lorsque les conditions de prescription ne sont pas toutes respectées. 

La mise en place du carnet patiente aurait dû permettre de corriger ces insuffisances, mais ce dernier n’est pas distribué systématiquement à tout médecin, alors que tout médecin peut prescrire de l’isotrétinoïne.

Si l’on veut éviter la survenue de grossesses à risque tératogène élevé et « évitables », il semble indispensable de restreindre la prescription initiale de l’isotrétinoïne aux dermatologues, qui disposent du carnet patiente et qui connaissent mieux les contraintes de sa prescription.

Il semble également nécessaire de conditionner de façon plus stricte la délivrance de l’isotrétinoïne au respect des modalités de prescription définies par l’AMM. 

Source © 2014 Société Française de Pharmacologie et de Thérapeutique

 

NDLR: N’hésitons pas à rappeler à nos équipes les modalités de délivrance de l’isotrétinoïne.

 

CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE

Liste I.

Médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement.

Pour les femmes en âge de procréer:

· la prescription nécessite préalablement le recueil de l’accord de soins et de contraception de la patiente et la remise d’un carnet-patiente complété;

· la prescription est limitée à un mois de traitement dont la poursuite nécessite une nouvelle prescription; elle est subordonnée à l’obtention d’un résultat négatif de test de grossesse, qui doit être réalisé tous les mois, dans les 3 jours précédant la prescription; la date et le résultat du test de grossesse doivent être mentionnés dans le carnet-patiente;

· la délivrance doit être effectuée au plus tard 7 jours après la prescription.

· la délivrance ne peut se faire qu’après avoir vérifié que toutes les mentions obligatoires suivantes figurent dans le carnet-patiente:

o lors de la première prescription:
Signature de l’accord de soins et de contraception
Mise en place d’au moins une méthode de contraception efficace depuis au moins un mois
Evaluation du niveau de compréhension de la patiente
Date du test de grossesse (hCG plasmatiques)

o lors des prescriptions suivantes:
Poursuite d’une contraception efficace
Evaluation du niveau de compréhension de la patiente
Date du test de grossesse (hCG plasmatiques)

· la date de délivrance doit être mentionnée dans le carnet-patiente.

source: http://base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr/

Conférence d’histoire de la médecine

Honoré de Valbelle, un curieux et étrange apothicaire marseillais sous François Ier.
Conférencier : Philippe Lance, pharmacien.
Drôle de bonhomme que cet Honoré de Valbelle. Apothicaire de son état, il aurait pu tenir un journal sur la bataille entre apothicaires et épiciers ou décrire les épidémies de peste qui touchaient la Provence et alentours. Non, ce qui intéressait Honoré à cette époque, c’étaient les faits d’actualité : un peu de nouvelles nationales, régionales et surtout locales.
Honoré de Valbelle a tenu un journal au début du XVIème siècle et curieusement, il ne parle jamais de son métier, très peu de ses activités municipales personnelles mais s’intéresse à la météo, aux terribles campagnes d’Italie, et aux faits divers. Il va aussi devenir le témoin privilégié et presque unique de notre belle ville de Marseille et tout particulièrement du siège que la cité a subi en 1524 de la part du Duc Charles de Bourbon aidé par les espagnols.

Les Pharmaciens du Sud

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