L’UNAPL, qui représente 1 million d’entreprises libérales, essentiellement des TPE dans les secteurs de la Santé, du Droit, des Techniques et du Cadre de vie, s’associe au mouvement général des représentants patronaux pour soutenir la nécessité de la mise en œuvre d’un plan d’urgence ambitieux pour l’Emploi.
La CPAM 13 vérifie et fait des indus sur des tarifications de LPP concernant les locations. Des confrères s’en plaignent et d’autres nous signalent des abus de tarification chez leurs voisins.
Après enquête, nous avons remarqué que ces « surfacturations » étaient liées à une méconnaissance de la complexité de la tarification du LPP en location et livraison et non à une volonté de fraude.
Pour faciliter votre travail, nous vous transmettons un lien hypertexte qui vous donne accès à la remarquable
Plus les négociations sur la ROSP 2016 avancent et plus la proposition de l’assurance maladie s’avère ambigüe…
En effet, l’assurance maladie annonce une enveloppe budgétaire de 140 millions d’euros, mais assortit tellement de critères et d’objectifs très difficiles à atteindre, que la rémunération devient de plus en plus hypothétique…. Par exemple, elle prévoit une augmentation de 3 points de l’objectif de substitution en 2016 et en 2017 ! Il sera d’ailleurs impossible de fixer un objectif supérieur après 2017, ce qui signifiera certainement la fin de la ROSP génériques… La proposition prévoit également que l’objectif de stabilité passe de 12 à 19 molécules, ce qui augmente le risque de ruptures d’approvisionnement.
De la même façon, les entretiens pharmaceutiques (accompagnement des patients sous AVK, asthmatiques…), destinés à compenser les pertes de rémunération des pharmaciens, sont chronophages et ne représentent au final que 200 à 300 euros par pharmacie en moyenne. Cela ne permettra pas de sauver le réseau !
N’est-il pas risqué, dans ce cas, d’accepter de nouvelles tâches chronophages (renseignement du Numéro RPPS pour les prescripteurs hospitaliers), une dépendance plus grande à l’assurance maladie en contrepartie d’une rémunération toujours plus faible et sans garantie pour l’avenir ?
Les pouvoirs publics demandent toujours plus aux pharmaciens (plus de tâches au comptoir, plus de substitution…) en échange d’une rémunération toujours plus faible et dans un contexte économique de plus en plus tendu (baisses tarifaires), sans jamais prendre en compte les économies réalisées par les pharmaciens pour la collectivité (substitution des génériques).
Enfin, l’UNPF s’étonne de la récente annonce du gouvernement de passer le Clopidogrel sous TFR (tarif forfaitaire de responsabilité) à partir de janvier 2017. Pourquoi, après avoir lourdement condamné Sanofi pour entrave à la prescription et à la délivrance des génériques du Plavix et après avoir imposé aux pharmaciens des objectifs de substitution, retirer cette molécule du répertoire des génériques ? C’est encore un signal négatif envoyé aux pharmaciens.
NDLR: Votre syndicat du 13 n’est pas adhérent à l’UNPF mais bien à la FSPF. Toutefois un bon communiqué de presse de la profession mérite d’être diffusé.
Les Laboratoires Hoescht sous contrôle américain en 1946.
En 1938, les Drs Max Bockmül et Gustav Elrhart, qui travaillaient sur ce projet, finirent par créer un opiacé synthétique et qui portait à l’époque le numéro de série « Hoescht 10820» et l’appellation de « Polamidon ». Les scientifiques de Hoescht firent quelques essais qui montrèrent que c’était bien un analgésique, plus puissant que la péthidine (L’ancien Dolosal® en France), avant d’en déposer le brevet le 25 septembre 1941, et ensuite de le tester sous secret militaire sous le nom de code « Amidon ».
Il semble que les essais cliniques n’aient pas été concluants, soit parce que les doses étaient inappropriées, soit parce que les effets secondaires furent jugés trop importants, soit parce que la proximité de la fin de la guerre empêcha tout développement. Quoi qu’il en fut, les recherches continuèrent et il n’y eu pas de production commerciale ni de marque déposée du produit « Hoescht 10820 » alors qu’en 1944 la production de péthidine atteignit 1600 kilos par an.
Après la guerre, toutes les marques et brevets allemands furent réquisitionnés par les alliés et la firme Hoescht tomba dans le secteur américain qui prit le contrôle de la production. La formule du n°10820 (Polamidon) et tous les produits de la frime furent distribués un peu partout dans le monde et commercialisés par de nombreuses sociétés pharmaceutiques. Cette diffusion eut pour conséquence d’arrêter toutes les recherches en cours ainsi que la production de péthidine après la guerre. D’ ailleurs celle-ci fut remplacée par une production de pénicilline.
Après 1945, les entreprises qui reçurent la formule gratuitement purent exploiter la molécule sous l’appellation commerciale de leur choix. Ainsi la compagnie pharmaceutique américaine Eli-Lilly créa la marque déposée Dolophine ®, non en souvenir d’Adolph (Hitler) comme la légende le dit mais plus probablement à la suite de l’association de deux termes français « douleur » et « fin ».
Dolophine®
En 1947, des chercheurs commencèrent des expérimentations avec la Dolophine® (méthadone) sur des patients et des animaux. Ils donnèrent à des volontaires jusqu’à 200mg de méthadone 4 fois par jour et constatèrent que ces patients développaient rapidement tolérance et euphorie. Ils furent donc obligés de diminuer les doses d’autant plus que les effets secondaires étaient sévères (signes de toxicité, inflammation de la peau, profonde narcose), mais ils observèrent ainsi que les morphinomanes y répondaient très positivement.
Ils en conclurent, en toute logique médicale, que la méthadone avait un potentiel d’accoutumance et de toxicité très élevés et mirent les autorités en garde contre la production non contrôlée de la « méthadon », telle qu’on la nommait à l’époque.
De nombreuses recherches furent effectuées entre 1945 et 1950, et toutes reconnurent ses puissants effets analgésiques. Cependant leurs conclusions montrèrent toujours que la méthadone avait peu d’avantages sur d’autres préparations disponibles et beaucoup de désavantages : nausées, dépression respiratoire, potentiel de dépendance, etc. En conséquence, elle fut peu utilisée en médecine jusqu’en 1964, date à laquelle Vincent Dole et Marie Nyswander qui recherchaient un opiacé de synthèse efficace par voie orale dans le traitement des héroïnomanes, découvrirent la méthadone dans la littérature scientifique.
La méthadone devint ainsi rapidement un enjeu économique puis politique. Durant l’année 1964, les Etats-Unis en consommèrent plus d’une dizaine de tonnes et aujourd’hui, la méthadone est l’opiacé de synthèse le plus utilisé pour le traitement des personnes dépendantes à l’héroïne, aux Etats-Unis comme en Europe et dans beaucoup d’autres pays.
Extrait tiré du livre « Les drogues dans l’histoire: entre remède et poison: archéologie d’un savoir … Par Michel Rosenzweig