Les contrats d’apprentissage doivent dorénavant être déposés auprès de l’opérateur de compétences dont relève l’employeur dans les 5 jours ouvrables qui suivent le début de leur exécution.
Les formalités à accomplir lors de la conclusion d’un contrat d’apprentissage ont été modifiées depuis le 1er janvier 2020.
Ainsi, l’employeur doit désormais déposer ses contrats d’apprentissage auprès de son opérateur de compétences (ex-OPCA) et non plus auprès de la chambre consulaire dont il relève (CCI, par exemple). Un dépôt qui doit intervenir au plus tard dans les 5 jours ouvrables qui suivent le début d’exécution du contrat.
Précision : l’employeur doit joindre au contrat la convention conclue avec l’organisme qui dispense la formation.
Une fois le contrat d’apprentissage réceptionné, l’opérateur de compétences dispose d’un délai de 20 jours pour se prononcer sur sa prise en charge financière. Sachant que l’absence de réponse de l’organisme dans le délai imparti vaut refus de la prise en charge financière du contrat d’apprentissage.
Enfin, l’employeur doit transmettre à son opérateur de compétences les avenants au contrat d’apprentissage qui viendraient à être signés, mais aussi l’informer, le cas échéant, de la rupture anticipée du contrat.
Dans le cadre du passage des assurés du RSI le 24 janvier 2020 (dont nous faisons parti), des problèmes surgissent;
Erreurs de date de naissance, ALD qui disparaissent sur des dossiers quelquefois très onéreux… entraînent des traitements administratifs compliqués et chronophages avec avance de trésorerie de la part du pharmacien.
N’hésitez pas à nous signaler tous les rejets que vous rencontrez sur notre messagerie fspf.sud@gmail.com.
P.L
NDLR: Mettez vos propres cartes vitale à jour et vérifiez si les renseignements vous concernant sont corrects.
Du 20 janvier au 17 février, les pharmaciens titulaires seront progressivement rattachés au régime général (CPAM ou CGSS en outre-mer) pour ce qui concerne le versement des prestations santé (maladie, maternité, paternité, adoption).
Les cotisations doivent toujours être versées à l’URSSAF. La CAVP reste compétente, tant en matière de versement des prestations que de recouvrement des cotisations, pour ce qui concerne la retraite de base (sur délégation de la CNAVPL), la retraite complémentaire et les risques invalidité et décès.
La crainte des dermocorticoïdes, de la part des patients ou de certains professionnels de santé, est bien souvent un frein à leur prescription et donc un obstacle à l’amélioration rapide de l’état cutané.
Une crainte souvent relayée concerne le caractère photosensibilisant des corticoïdes cutanés, pourtant non confirmé par les études cliniques et les monographies médicamenteuses.
S’il est avéré que telles croyances sont répandues parmi le grand public on aurait pu penser qu’il n’en allait pas de même dans les équipes officinales chargées de délivrer ces produits, notamment en période estivale.
Tel n’est semble-t-il pas le cas si l’on en croit les résultats d’une étude présentée par un groupe de pharmaciens et de pédiatres universitaires.
A Sacko et coll. ont testé sur des groupes Facebook les réactions de 126 membres d’équipes officinales (48,4 % de pharmaciens, 40,5 % de préparateurs et 10,3 % d’étudiants) face à une prescription de dermocorticoïdes pour dermatite atopique en période estivale. Parmi eux une grande majorité étaient réticents devant cette ordonnance, soit en raison d’une méfiance générale vis-à-vis de cette classe thérapeutique (12 %), soit du fait de la crainte supplémentaire d’une photosensiblisation (36 %) ; 51 % des sujets interrogés n’étaient pas particulièrement circonspects mais estimaient cependant que les dermocorticoïdes étaient photosensibilisants.
Fait essentiel, ces opinions de membres de l’équipe officinale se sont traduites par des conseils allant à l’encontre de la prescription (arrêt durant l’exposition solaire dans 28 % des cas, arrêt ou limitation du traitement en dehors de toute exposition solaire dans 43 % des cas). Les risques évoqués par les participants étaient ceux des rayons ultraviolets en général, celui de troubles de la pigmentation ou celui d’une aggravation de la dermatite atopique.
Sans déterminer la cause de ces craintes infondées, les auteurs concluent que ces croyances fausses « sont bien ancrées chez les pharmaciens » et induisent des conseils erronés aux patients.
On peut cependant moduler cette interprétation en instant sur un biais méthodologique de cette étude qui a recruté ses participants sur des groupes Facebook qui, on l’espère, ne sont pas nécessairement représentatifs de l’ensemble de la population officinale, les réseaux sociaux concentrant à l’envie les opinions négatives. Facebook est donc peut-être tout autant en cause que les potards.
Dr Nicolas Chabert
Référence: Sacko A et coll.: Dermocorticoïdes et soleil un malentendu chez les pharmaciens. Journées Dermatologiques de Paris, 3-7 décembre 2019.