Intervention de la FSPF à la Commission des Comptes de la Sécurité sociale

La Commission des Comptes de la Sécurité sociale s’est réunie hier. A la suite de la présentation du PLFSS pour 2020 par Agnès BUZYN, ministre des Solidarités et de la Santé et Gérald DARMANIN, ministre de l’Action et des Comptes publics, la FSPF présente à cette réunion a adressé la contribution suivante :

En 2019 comme en 2018, c’est environ 1 milliard d’euros d’économies qui a été réalisé uniquement par l’effet des mesures tarifaires sur les médicaments. Les économies de l’année à venir ne dérogent pas à la règle avec une nouvelle baisse de 920 millions d’euros, sans compter les effets des mesures de maîtrise médicalisée. 

En 2019, l’impact de ces mesures tarifaires sur l’économie des officines est de 125 millions d’euros. En 2018, il était de 175 millions d’euros. Les mêmes causes produiront les mêmes effets alarmants : le nombre de fermetures d’officines augmente continuellement. 217 pharmacies ont ainsi fermé leurs portes au cours des douze derniers mois, soit plus de 500 postes de travail supprimés. Les petites pharmacies, acteurs essentiels de l’accès aux soins dans de nombreux territoires, sont les premières victimes, d’autant que les mauvaises nouvelles s’accumulent. 

Plusieurs sources, jusqu’alors stables et sûres, de la rémunération des pharmaciens d’officine se tarissent, en raison, notamment, des baisses de prix successives des princeps, ou bien encore de la mesure prévue par l’article 66 de la LFSS pour 2019. L’économie du générique dans son ensemble est en danger. La rémunération sur objectifs de santé publique pour la substitution de génériques est, elle aussi, en forte baisse. 

La convention pharmaceutique et son avenant n°11 devaient apporter une réponse à ces baisses de prix en transformant la rémunération du pharmacien. Mais ce que l’Etat donne d’une main, environ 300 millions d’euros sur trois ans, il le reprend de l’autre : sur la même période, les mesures tarifaires ont réduit la rémunération règlementée de 500 millions d’euros. Le solde est donc largement négatif pour l’économie de l’officine, la rémunération totale du réseau étant amputée de 200 millions d’euros. Les craintes qui ont poussé la FSPF à ne pas signer cet avenant n°11 se sont donc avérées fondées. 

La loi relative à l’organisation et à la transformation du système de santé, promulguée en juillet dernier, confie de nouvelles missions au pharmacien d’officine : vaccination antigrippale, dépistage de l’angine bactérienne, dispensation protocolisée… Ceci dans le respect d’une nécessaire coordination des soins avec nos confrères médecins et infirmiers.  Autant de missions susceptibles de diversifier le mode de rémunération du pharmacien et de renforcer son rôle de professionnel de santé. Mais leur mise en pratique ne peut intervenir qu’après des investissements préalables, indispensables pour de nombreuses officines. En outre, le temps officinal étant précieux, se pose également la question des ressources humaines. De nombreux pharmaciens auront besoin des services d’un adjoint pour maintenir leur activité traditionnelle de dispensation tout en répondant aux nouvelles demandes des patients. Une évolution de la formation des préparateurs devient urgente. 

Ces nouvelles inquiétantes pour la profession le sont donc aussi pour les patients. Oui, les baisses de prix des médicaments leur sont, dans un premier temps, bénéfiques, autant qu’elles le sont pour les comptes de la Sécurité sociale. Mais le modèle français de la pharmacie d’officine en souffre. 

Ce sont autant d’effets, plus ou moins directs, que nous ne pouvons souvent constater qu’a posteriori. Il est pourtant indispensable, tant pour le maintien de l’équilibre d’un pan entier de notre économie que pour la pertinence des politiques de santé publique, de connaître ces effets précisément et préalablement. C’est une nécessité pour notre profession comme pour les ministres qui décident de ces baisses de prix, pour les députés et sénateurs qui les votent, et surtout pour le système conventionnel avec l’assurance maladie qui a la charge déléguée par le législateur de suivre l’économie de l’officine. Pour ce faire, et offrir aux acteurs cette indispensable visibilité, il est nécessaire que les prochains projets de loi de financement de la sécurité sociale intègrent une étude d’impact des mesures relatives aux prix des médicaments sur les pharmacies et leur économie. Seules des prévisions fiables nous permettront d’anticiper ces effets à venir et de prendre les bonnes décisions avec les administrations compétentes, et avec l’UNCAM, au bénéfice des 150 000 professionnels du secteur, des patients et des comptes sociaux.

Cordialement, 

Philippe BESSET

Président de la FSPF

Maison médicale à la Timone:

L’Agence régionale de santé Provence-Alpes-Côte d’Azur nous informe de l’ouverture de la Maison Médicale de Garde de la Timone, à compter du lundi 30 septembre 2019, à 20h.

Cette maison médicale de garde, positionnée à proximité du service des urgences adultes de l’hôpital de la Timone, sera ouverte :

–          Tous les soirs de semaine de 20h à 24h,

–          Le samedi de 12h à 24h

–          Les dimanches et jours fériés de 8h à 24h

La population marseillaise pourra bénéficier dans cette maison médicale de garde, de consultations de médecine générale non programmées, dans le respect du secteur conventionné.

Cette nouvelle offre de santé complète le maillage des maisons médicales de garde sur l’agglomération marseillaise, au côté des MMG de l’Hôpital Nord et de l’Hôpital Laveran. Elle est portée par l’Association pour la permanence des soins Timone. Elle a été rendue possible par une étroite collaboration entre les équipes de l’APHM et l’URPS médecins. L’ARS les remercie chaleureusement des solutions qu’ils ont su construire ensemble.

Une communication institutionnelle et partenariale sera réalisée dans les prochains jours avec l’APHM et l’URPS Médecins. Nous souhaitions dès à présent porter à votre connaissance cette information.

P.L

Dysfonctionnement des stylos EMERADE Remplacement de la spécialité prescrite

Pour la première fois, l’ANSM met en œuvre la mesure introduite par la loi de santé publiée cet été, permettant au pharmacien, en cas de rupture de stock d’un médicament d’intérêt thérapeutique majeur et sur recommandation de l’ANSM, de remplacer le médicament prescrit par un autre médicament, sans consultation préalable du prescripteur. Cette mesure renforce la reconnaissance du pharmacien d’officine en tant que spécialiste du médicament.

L’Agence précise que :

A la suite de l’observation d’un dysfonctionnement des stylos d’adrénaline injectable EMERADE, le laboratoire a décidé de suspendre la production de cette spécialité : les pharmaciens d’officine ne recevront plus ce médicament durant les prochains mois.

Compte-tenu de la faible quantité d’alternatives en stock dans les officines, aucun rappel de lot des stylos EMERADE ne sera organisé.

Conduite à tenir par les pharmaciens

L’ANSM recommande par conséquent aux pharmaciens de dispenser à la place de l’EMERADE prochainement indisponible, à titre exceptionnel et temporaire, les spécialités suivantes :

  • ANAPEN 150 µg, EPIPEN1 0,15 mg ou JEXT 150 µg à la place d’EMERADE 150 µg
  • ANAPEN 300 µg, EPIPEN1 0,3 mg ou JEXT 300 µg à la place d’EMERADE 300 µg
  • Seule la spécialité EMERADE dispose d’un dosage à 500 µg : vous devez donc la remplacer, si besoin, par deux stylos à 300 µg d’une autre spécialité. Vous devrez indiquer aux patients qu’en l’absence d’amélioration clinique après l’utilisation d’un stylo à 300 µg, une seconde injection avec le deuxième stylo présent dans la boîte peut être nécessaire 5 à 15 minutes après la première injection.

Lorsque vous procédez au remplacement du médicament prescrit, vous devez inscrire le nom du médicament délivré sur l’ordonnance et informer le prescripteur de ce remplacement. 

Lorsque les patients ont utilisé un seul des deux stylos EMERADE et se présentent à l’officine munis de leur ordonnance, vous devez, selon l’ANSM, leur délivrer une nouvelle boîte de deux stylos d’adrénaline. Interrogée par la FSPF, l’assurance maladie a confirmé que cette boîte ferait l’objet d’une prise en charge. Vous pouvez donc accorder le tiers payant aux patients se présentant dans ce cadre, y compris lorsque l’ordonnance présentée, déjà exécutée, ne prévoit pas de renouvellement.

(1) La spécialité EMERADE est un générique de l’EPIPEN, les dosages 150 µg et 300 µg peuvent donc être substitués selon la procédure de substitution classique au sein d’un même groupe générique.

Lire les recommandations de l’ANSM en cliquant ici.

Cordialement,

Philippe BESSET

Président de la FSPF

Vaccination à l’officine – Guide de déclaration à l’ARS

Pour vacciner vos patients, il convient au préalable de déclarer votre activité de vaccination, ainsi que celle de vos adjoints, à l’ARS-PACA. L’activité de vaccination pourra débuter dès confirmation de la réception de cette déclaration.

La campagne de vaccination contre la grippe saisonnière débutera le 15 octobre prochain et s’achèvera le 31 janvier 2020.

La déclaration doit être adressée au directeur général de votre ARS, par tout moyen donnant date certaine à la réception de la déclaration, par exemple par courrier recommandé avec accusé de réception ou encore par courriel avec accusé de réception.

La déclaration doit mentionner l’ensemble des pharmaciens titulaires et adjoints autorisés à vacciner dans l’officine ==> Téléchargez le modèle de déclaration à compléter en cliquant ici.

A cette déclaration doivent être joints :

Une attestation de conformité au cahier des charges relatif aux conditions techniques à respecter pour exercer l’activité de vaccination à l’officine ==> Téléchargez le modèle d’attestation à compléter en cliquant ici.

Une copie de l’attestation de formation qui vous a été remise par votre organisme de formation. Les pharmaciens ayant suivi un enseignement relatif à la vaccination dans le cadre de leur formation initiale doivent fournir une attestation de leur faculté de pharmacie.

Toute modification de l’un des éléments de la déclaration doit être signalée selon la même procédure au directeur général de l’ARS.

Afin de faciliter vos démarches, l’ ARS PACA met à votre disposition sur leur site internet les informations utiles pour mettre en place l’activité de vaccination dans votre officine : conditions à remplir, démarches à accomplir, adresses postale ou courriel auxquelles adresser votre déclaration.

Vous trouverez les liens vers ces informations ci-dessous:

Provence-Alpes-Côte-d’Azur

Les Pharmaciens du 13

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