ACS : Aide à la Complémentaire Santé applicable au 1er juillet En pratique pour les pharmaciens ?

=> La FSPF a fait part à plusieurs reprises à la CNAM du manque d’information et les délais trop tardifs de communication de ces éléments auprès des professionnels de santé.
Elle a également souligné les problèmes techniques qui risquent de se poser en pratique au comptoir pour les pharmaciens.

En attendant les supports d’information de la CNAM, nous souhaitions cependant vous communiquer quelques éléments d’information même succincts

=> N’hésitez pas à nous faire remonter vos questions, et les problèmes rencontrés au quotidien.

 

 ACS – Qu’est ce que c’est ? :
L’aide pour une complémentaire santé (ACS) est une aide financière pour permettre aux patients de payer une complémentaire santé (mutuelle).
Elle est destinée aux personnes dont les ressources sont faibles mais supérieures à celles ouvrant droit à la couverture maladie universelle (CMU) complémentaire.

Cette aide se traduit par une attestation-chèque (pour chaque membre du foyer) à faire valoir auprès d’une mutuelle agréé pour réduire le montant de la cotisation.
l’Etat a agréé 10 organismes (cf liste en bas de la lettre)

Vis-à-vis de la complémentaire, un bénéficiaire de l’ACS peut se trouver dans trois situations :
• Il n’a pas choisi de complémentaire
• Il a choisi un contrat complémentaire non encadré (il est bien bénéficiaire de l’ACS, au sens des droits AMO, mais ne le met pas à profit dans l’acquisition de sa complémentaire)
• Il a choisi un contrat complémentaire encadré et bénéficie de ce fait des droits liés à ces contrats.

 En pratique pour le pharmacien :

 Tiers-payant sur la partie Obligatoire – RO
Lorsqu’une personne bénéficie de l’ACS, l’AMO lui remet une attestation de droit « ACS TP Social AMO». Cette attestation lui permet de bénéficier du tiers-payant sur la part AMO par tous les prestataires de soins conventionnés.

 Tiers-payant sur la partie Complémentaire – RC Avec l’attestation de droit le bénéficiaire de l’ACS peut se présenter auprès d’un organisme complémentaire référencé pour choisir son contrat complémentaire.La dispensation d’avance de frais sur la part complémentaire suit les règles suivantes :

* Si le bénéficiaire de l’ACS a souscrit un contrat complémentaire « NON ENCADRE », le tiers-payantpeut-être proposé selon le contexte conventionnel existant avec la complémentaire (mais pas au titre de l’ACS).

* SI le bénéficiaire de l’ACS a souscrit un contrat complémentaire « ENCADRE », le tiers-payant est obligatoire

 Attestations et carte vitale :

Lorsqu’un bénéficiaire a choisi un contrat ACS (trois contrats-types possibles : A, B et C) auprès d’un organisme complémentaire référencé, il est doté :

– D’une attestation de tiers-payant délivrée par sa complémentaire (attestation similaire à celles existantes avec les réelles garanties du contrat complémentaire)

– D’une attestation de droit « Tiers-Payant Intégral – Aide pour une complémentaire santé (ACS) » délivrée par l’AMO. S’il met à jour sa carte Vitale, un numéro de mutuelle correspondant au contrat complémentaire choisi est inscrit en carte.
 Facturation :
En théorie 2 options sont possibles pour la facturation – LE CHOIX EST REALISE LORS DE L’INSTALLATION DU LOGICIEL PROFESSIONNEL

Option 1 : La facturation et le paiement sont coordonnés par le Régime Obligatoire (1 facturation)

Option 2 : La facturation est éclatée en RO et RC
avantage =>
* plus lisible pour le pharmacien – en cas de réclamation chaque régime est bien distinct.
Les médicaments PH2 (vignette orange à 15%) ne peuvent pas faire l’objet d’une facturation dans l’option 1

Nous vous conseillons d’opter pour l’option 2 = tiers payant standard (séparation des parts AMO et AMC) sur la base des droits à tiers payant du support AMC. C’est Résopharma qui effectuera l’éclatement des flux entre RO et RC.

=> Vous utilisez la carte Vitale (part AMO) et l’attestation complémentaire du patient (Celle délivrée par la complémentaire) et pratiquez le tiers-payant comme aujourd’hui, sur la base des droits complémentaires à tiers-payant écrits sur son attestation complémentaire (numéro d’organisme figurant sur l’attestation dans la facture et type de contrat à 99).

Vous devez demander la carte vitale et l’attestation complémentaire du patient

 Liste des 10 offres complémentaires sante labellisés ACS :
• Offre « Pacifica », filiale de Crédit Agricole Assurances,
• Offre « ASACS » (Association solidaire pour l’aide à la complémentaire santé, créée par Unalis Mutuelles – Intégrance, GRM, Micils, Miel Mutuelle et 9 autres mutuelles),
• Offre « Pôle santé prévoyance du groupe MACIF »,
• Offre « Assureurs complémentaires solidaires »,
• Offre « Atout Cœur Santé », groupe mutualiste Intériale,
• Offre « Klésia Mutuelle », groupe Klésia,
• Offre « Oui Santé »,
• Offre « Accès Santé »,
• Offre « MTRL », commercialisée par la mutuelle lyonnaise MTRL, filiale du groupe ACM (Assurances du Crédit Mutuel),
• Offre « Proxime Santé », portée par la Fédération nationale indépendante des mutuelles (FNIM), regroupant 35 mutuelles via l’UGM-ACS.

La Cellule de l’InVS PACA CORSE communique:

aedes_albopictusMadame, Monsieur,

Dans le cadre de votre activité professionnelle, vous êtes probablement interrogé par vos clients concernant les moyens pour se protéger contre les piqûres de moustiques que ce soit comme nuisant ou au titre de vecteur de maladies (chikungunya et dengue notamment pour Aedes albopictus).

Afin de faciliter le conseil de votre clientèle dans ce domaine, nous vous proposons en pièce jointe un résumé des recommandations actuelles applicables pour les résidents de la région comme pour les voyageurs à destination de zones tropicales.

Vous trouverez également ci-joint la plaquette « Protection anti moustique » destinée à votre clientèle que vous pouvez imprimer à la demande.

Nous espérons que ces éléments vous apporteront une aide dans votre pratique quotidienne.

Vous pourrez trouver :

–      des informations complémentaires pour les voyageurs sur : http://www.invs.sante.fr/beh/2014/reco/index.html

–      d’autres informations sur Aedes albopictus, le chikungunya et la dengue sur : http://www.ars.paca.sante.fr/Surveillance-epidemiologique-d.141674.0.html

Cordialement.

Florian FRANKE

Epidémiologiste

INSTITUT DE VEILLE SANITAIRE

Département Coordination des Alertes et des Régions

Cellule de l’InVS en Régions Paca et Corse

ARS de Provence-Alpes-Côte d’Azur

132 boulevard de Paris, CS 50039 – 13331 MARSEILLE cedex 03

Tél. : 33 (0)4 13 55 83 19 – Fax : 33 (0)4 13 55 83 47

florian.franke@ars.sante.fr

 

Les documents importants:

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resume_recommandations

 

Editorial: Alerte rouge!

pcf3Les communistes attaquent la pharmacie d’officine!!! Il faut sauver le soldat Lénine.

L’article de l’Humanité qui est le parfait exemple d’un mauvais article journalistique est la conséquence de la politique de peur et d’affolement du Président de l’USPO, Gilles BONNEFOND.

Il faut espérer que cela soit corrigé par la très bonne réponse d’Isabelle ADENOT. (Voir plus bas)

A force de crier au loup en prenant l' »honoraire à la boite » de 0,80 euro comme explication à tous nos maux, en dénigrant constamment cet honoraire qui est un des éléments de la rémunération de nos actes pharmaceutiques avec la marge, l’honoraire à l’ordonnance complexe  , en citant constamment le Doliprane alors que cet honoraire est fixé sur toutes les boites de médicament et, qu’en compensation, un équilibrage a été fait sur la marge, équilibrage qui, hélas, nous a été favorable qu’un court instant en 2015, Gilles BONNEFOND a réussi à créer un focus sur cet honoraire à la boite auprès de la presse non spécialisée qui, alimentée par des journalistes souvent incompétents, ont utilisé les propos maladroits de Gilles BONNEFOND dans un article de presse nuisible pur notre image.

Il serait temps que les adhérents, les administrateurs et le bureau de l’USPO, s’ils existent, s’ils ont un esprit critique, signalent à leur « leader » qu’une abondance de communication en vue des élections URPS du 7 décembre 2015 risque de nuire à la profession tout entière. Il serait temps de lui dire qu’il est le moment d’acter une fois pour toute les bases de la nouvelle rémunération (honoraire-boite, honoraire-ordonnance, marge, ROSP, indemnité sur FSE) et de s’unir entre syndicats nationaux avant d’aller rencontrer les ministères et la CNAM pour négocier chacun des éléments que j’ai cité dans la parenthèse car l’ONDAM se met en place, le PLFSS 2016 arrive menaçant et la seule certitude que j’ai est que, si, par malheur, l’USPO continue cette politique de dénigrement systématique de la FSPF via l’honoraire par boite, tout le monde y laissera des plumes: en premier, les syndicats mais la profession tout entière et tout particulièrement les pharmacies économiquement fragiles.

Philippe LANCE

Président du Syndicat Général des Pharmaciens des Bouches du Rhône

 


 

Article de l’Humanité: L’Humanité: revelation-un-nouveau-racket-sur-le-dos-des-malades


 

Réponse d’Isabelle ADENOT, Présidente du CNOP:

La comédie a assez duré !
Les médias doivent donner dans le sensationnel. C’est devenu la règle. Bien triste règle. Rien de tel pour déformer l’information ! « Un nouveau racket sur le dos des malades » tel est le titre accrocheur d’un récent article relatif à la rémunération des pharmaciens d’officine d’un quotidien national.
Sans remettre en cause de quelque manière que ce soit le principe vital de la liberté de la presse, l’ordre des pharmaciens en charge d’assurer la défense de l’honneur de la profession ne peut laisser passer une affirmation aussi fausse que calomnieuse. Faire passer les pharmaciens pour des professionnels de santé qui « extorquent l’argent -des malades- par intimidation, chantage ou violence », définition du mot racket, est intolérable.
Les évolutions du métier de pharmacien d’officine s’accélèrent, technologiquement, juridiquement et économiquement. Les pharmaciens sont résolument inscrits dans une dynamique d’innovation et de progrès qui bénéficie aux patients. L’intérêt de santé est leur vocation. Ils ont une délégation de service public dans le domaine sanitaire. Ils en portent la responsabilité et ont une somme de devoirs professionnels. L’Ordre est là pour le rappeler si besoin.
Il est normal que le secteur de la santé fasse débat. Mais le débat caricaturé, pollué par la volonté délibérée de biaiser les arguments pour atteindre des objectifs idéologiques prédéfinis, ne fait pas honneur aux professionnels soucieux de se donner comme objectif ambitieux d’expliquer au public les grandes mutations actuelles.
En matière de prix des médicaments, le législateur, représentant du peuple français, les autorités sanitaires et économiques ont fait un choix. Tout journaliste peut accéder aux explications sur le site :sante.gouv.fr/mise-en-place-d-honoraires-de-dispensation-en… .
L’ordre des pharmaciens n’a ni la mission ni la compétence de prendre part aux discussions entre l’assurance maladie et les syndicats représentatifs de la profession. Je ne commenterai donc pas ces changements de mode de rémunération, qui font débat au sein de la profession. Mais l’ordre des pharmaciens a une mission. Celle de faire respecter la déontologie professionnelle. N’en déplaise à ceux qui tronquent la vérité, cette déontologie est destinée à protéger les patients, non à laisser les pharmaciens agir au détriment des malades.
Le service des pharmaciens français est envié dans nombre de pays par sa qualité, sa sécurité, sa célérité et sa disponibilité. Ce service a un coût. S’il disparaissait, à ce jour une pharmacie ferme tous les trois (presque deux) jours, tous crieraient à l’inégalité d’accès aux médicaments sur l’ensemble du territoire.
Rendre compte de la réalité de l’officine sans débats biaisés, est de la responsabilité des journalistes. Toutes leurs chartes de déontologie insistent sur la vérification des faits. Certes des prix de médicaments remboursables ( fixés , faut- il le rappeler par l’Etat et non les pharmaciens) augmentent, mais d’autres baissent. Toute approche partiale participe à une désinformation non éthique qui ne représente pas cette belle profession, à laquelle tous les français, dont les pharmaciens et leur ordre, ont montré encore récemment leur fort attachement.
Isabelle Adenot, Président du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens

Les comptes de l’entreprise

Le dépôt des comptes annuels est obligatoire pour :
–    toutes les sociétés anonymes (SA, SAS, SASU, SCA) ;

–    toutes les sociétés à responsabilité limitée (SARL, EURL) ;

–    les sociétés en nom collectif (SNC) dont les associés sont des SARL ou des SA ;

–    les sociétés d’exercice libéral (SELAS, SELURL, SELASU) ;

–    les coopératives agricoles ou unions coopératives agricoles dont le chiffre d’affaires est supérieur à 75 000 euros ;

–    et les EIRL.

Le dépôt des comptes annuels s’effectue au greffe du Tribunal de commerce où est situé leur siège social.
Les comptes annuels comprennent le bilan, le compte de résultat et l’annexe.

Ce dépôt doit être effectué dans un délai d’un mois à compter de leur approbation par l’Assemblée Générale ordinaire, soit 7 mois maximum après la date de clôture de leur exercice. En cas de non-dépôt, l’entreprise en infraction est passible d’une amende. Ce délai est prolongé d’un mois en cas de dépôt en ligne sur www.infogreffe.fr.

Isotrétinoïne et acitrétine: Délivrance par les pharmacies trop laxistes?

LE CHIFFRE: Plus de 200 IVG à cause de l’isotrétinoine en 2014!

 

figure5Malgré les renforcements successifs des recommandations concernant la prescription et la délivrance de l’isotrétinoïne chez la femme en âge de procréer, il est clair que toutes les grossesses survenant chez les femmes traitées par isotrétinoïne ne peuvent pas être évitées.

Le manque d’efficacité des différents programmes mis en place pour prévenir ces grossesses est souvent souligné. Ce ne sont pas les programmes qu’il faut remettre en cause, mais leur application. 

En effet, la plupart des grossesses exposées en raison de l’absence de contraception ou de la non-réalisation du test de grossesse avant le début du traitement auraient été évitées si le programme avait été appliqué par les professionnels de santé et les patientes. 

Ces insuffisances portent autant sur la prescription (absence de contraception ou de prescription du test de grossesse), sur l’information incomplète ou non comprise donnée à la patiente, que sur la délivrance de l’isotrétinoïne qui ne devrait pas avoir lieu lorsque les conditions de prescription ne sont pas toutes respectées. 

La mise en place du carnet patiente aurait dû permettre de corriger ces insuffisances, mais ce dernier n’est pas distribué systématiquement à tout médecin, alors que tout médecin peut prescrire de l’isotrétinoïne.

Si l’on veut éviter la survenue de grossesses à risque tératogène élevé et « évitables », il semble indispensable de restreindre la prescription initiale de l’isotrétinoïne aux dermatologues, qui disposent du carnet patiente et qui connaissent mieux les contraintes de sa prescription.

Il semble également nécessaire de conditionner de façon plus stricte la délivrance de l’isotrétinoïne au respect des modalités de prescription définies par l’AMM. 

Source © 2014 Société Française de Pharmacologie et de Thérapeutique

 

NDLR: N’hésitons pas à rappeler à nos équipes les modalités de délivrance de l’isotrétinoïne.

 

CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE

Liste I.

Médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement.

Pour les femmes en âge de procréer:

· la prescription nécessite préalablement le recueil de l’accord de soins et de contraception de la patiente et la remise d’un carnet-patiente complété;

· la prescription est limitée à un mois de traitement dont la poursuite nécessite une nouvelle prescription; elle est subordonnée à l’obtention d’un résultat négatif de test de grossesse, qui doit être réalisé tous les mois, dans les 3 jours précédant la prescription; la date et le résultat du test de grossesse doivent être mentionnés dans le carnet-patiente;

· la délivrance doit être effectuée au plus tard 7 jours après la prescription.

· la délivrance ne peut se faire qu’après avoir vérifié que toutes les mentions obligatoires suivantes figurent dans le carnet-patiente:

o lors de la première prescription:
Signature de l’accord de soins et de contraception
Mise en place d’au moins une méthode de contraception efficace depuis au moins un mois
Evaluation du niveau de compréhension de la patiente
Date du test de grossesse (hCG plasmatiques)

o lors des prescriptions suivantes:
Poursuite d’une contraception efficace
Evaluation du niveau de compréhension de la patiente
Date du test de grossesse (hCG plasmatiques)

· la date de délivrance doit être mentionnée dans le carnet-patiente.

source: http://base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr/

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