Communication vaccination variole en pharmacie pour la région PACA

Chers amis, 


Face à la menace de l’épidémie de variole du singe qui s’étend en France ( et ailleurs aussi), les associations de patients ont demandé au ministère que la vaccination puisse être effectuée en pharmacie. Il est à noter que nos patients en ont bien pris l’habitude !!

Le Ministre de la Santé s’est prononcé favorablement à une expérimentation sur le mois d’aout pour développer plus largement l’accès à la première vaccination pour une population cible de 250 000 personnes environ. Pour des raisons de logistique ( vaccin conservé à -80°C) , les régions IDF et PACA ont été retenues avec 2 pharmacies dans chaque région.

L’ARS PACA a validé la Pharmacie de Lodi à Marseille 13006 MARSEILLE et la Grande Pharmacie de Tassigny 83600 FREJUS.

Les rdv se prennent par DOCTOLIB VACCIN VARIOLE sur ces 2 pharmacies.

La CNAM prend en charge l’acte vaccinal a hauteur de 9,61 euros. Il n’y a pas d’ordonnance préalable car le pharmacien est prescripteur et dispensateur et le patient fait une auto déclaration certifiant qu’il est éligible.  L’ARS met en place la logistique livraison pharmacie. Les pharmacies s’engagent à faire un retour/bilan vaccination.


Encore une fois, la pharmacie est appelée en renfort et c’est bien. Je remercie les pharmaciens qui se prêtent à l’expérimentation car il a fallu tout mettre en place en 3 jours mais nous y sommes arrivés avec l’aide de URPS et ARS.

Il est important que nous soyons tous informés pour envoyer les personnes cherchant à se faire vacciner vers ces pharmacies et en précisant bien que l’inscription n’est possible que par DOCTOLIB. 

Merci de diffuser ce message à l’équipe officinale.

Dr Valérie Ollier de Lécluse

Présidente Syndicat des Pharmaciens 13

Présidente Fédération Méditerranéenne Pharmaciens FSPF

DGS-Urgent n°2022_70: Monkeypox/Variole du singe – Renforcement de la vaccination

Mesdames, Messieurs,

Le 23 juillet 2022, l’OMS a classé l’épidémie de Monkeypox comme urgence de santé publique de portée internationale (USPPI) et appelé tous les pays à mettre en œuvre l’ensemble des mesures visant à freiner les contaminations. Avec la prévention, l’OMS invite les pays à renforcer la vaccination des personnes à haut risque de contamination.

En raison d’une forte progression de la vaccination sur le territoire national depuis le lancement de la campagne de vaccination préventive le 11 juillet dernier, afin de garantir au plus grand nombre de personnes à risque l’accès à la vaccination dans les délais les plus brefs sur cette période estivale et assurer ainsi une meilleure protection collective, le Ministère de la santé et de la prévention a donc recommandé le 1er août 2022, dans un objectif de santé publique et conformément à l’avis de l’Haute Autorité de santé (HAS)[1], aux ARS et aux sites de vaccination d’allonger l’espacement entre la 1ère et la 2nde dose, pour les personnes non immunodéprimées.

Les patients, dont la 2nde dose serait évaluée comme prioritaire par un médecin pour des raisons de santé (personnes immunodéprimées, et notamment les patients vivant avec le VIH (PVVIH) avec un taux de CD4 inférieur à 500/mm3, la perte d’immunogénicité pouvant s’avérer importante), d’un traitement ou d’une exposition particulièrement à risque (travailleurs du sexe notamment) doivent pouvoir bénéficier des rendez-vous pour la 2nde dose (voire la 3ème dose pour les personnes immunodéprimées, et notamment les PVVIH avec un taux de CD4 inférieur à 200/mm3).

Dans ce contexte, les rendez-vous de 2nde dose déjà programmés ne doivent pas être annulés. Les rendez-vous de 2nde dose non programmés à ce jour seront à programmer plus tard dans l’avancement de la campagne de vaccination. En effet, le délai nécessaire après l’administration des doses du vaccin pour obtenir un niveau de protection optimal est à ce jour mal connu et un point sur l’état des connaissances et la couverture vaccinale de la population cible sera réalisé en septembre pour préciser le calendrier de programmation de ces rendez-vous de 2nde dose. La HAS sera également saisie à nouveau dès que les données scientifiques sur l’efficacité en vie réelle de la vaccination face à l’épidémie actuelle seront suffisantes pour pouvoir définir le délai qui doit séparer les 2 doses. De plus, pour améliorer les connaissances autour de la vaccination et affiner la stratégie vaccinale, la France a lancé deux études de cohorte : une cohorte existante de l’ANRS-MIE chez les personnes sous PrEP qui va intégrer les données de la vaccination contre le virus Monkeypox et une cohorte de novo mise en place par l’ANRS-MIE et l’APHP qui a été lancée début juillet.

Avec cette stratégie, la France s’inscrit dans une approche de santé publique, partagée par plusieurs pays en Europe ou en Amérique du Nord avec pour objectif de renforcer rapidement la vaccination des personnes à haut risque de contamination.

Il est néanmoins important de rappeler que quelle que soit l’efficacité du vaccin après 1 ou 2 doses, celle-ci ne sera jamais de 100%. Les mesures de prévention et de réduction des risques d’infection à Monkeypox durant la période active de l’épidémie actuelle doivent donc être poursuivies avec la mise en place de la vaccination. Les personnes les plus exposées, qu’elles soient vaccinées ou non, doivent être informées :

  • Des mesures de prévention (connaissance des modalités de transmission et auto-examen régulier, y compris en zone génitale et anale) ;
  • De la nécessité d’être réactif en cas d’apparition de symptômes (s’isoler, contacter son médecin ou son CeGIDD (cf. notamment la fiche du Collège de médecine générale ci-dessous) et appeler ses contacts pour les prévenir) ;
  • D’éviter tout contact physique avec une personne malade (port du masque, pas de partage de la vaisselle, du linge…) ;
  • De l’importance de se préoccuper de sa santé sexuelle (« safer sex » et réalisation d’un dépistage des IST).

Par ailleurs, pour accompagner l’effort de vaccination en cette période estivale, en plus des médecins et des infirmiers sur prescription médicale, l’arrêté du 26 juillet 2022 modifiant l’arrêté du 9 juillet 2022 relatif à la vaccination contre le virus Monkeypox permet désormais aux médecins retraités de prescrire et administrer les vaccins contre le virus Monkeypox et aux infirmiers retraités de les administrer sur prescription médicale. Les étudiants en santé suivants, sous réserve d’avoir bénéficié des enseignements relatifs à la vaccination dans le cadre de leur cursus ou d’une formation spécifique à la vaccination contre le virus Monkeypox, peuvent administrer les vaccins en présence d’un médecin ou d’un infirmier : les étudiants de troisième cycle des études de médecine, les étudiants de deuxième cycle des études de médecine, les étudiants de deuxième et troisième années du premier cycle des études de médecine et les étudiants en soins infirmiers ayant validé leur première année de formation. L’arrêté précise les conditions de rémunération des professionnels de santé concernés.

Nous vous remercions de votre mobilisation dans la lutte contre cette épidémie.

Dr Grégory EMERY

Directeur Général adjoint de la Santé

Liens utiles :

Site du Ministère de la santé et de la prévention (regroupant toute la documentation relative au virus Monkeypox) :

https://solidarites-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-infectieuses/monkeypox/

Site de Santé publique France (point épidémiologique, définitions de cas et conduite à tenir, documents de prévention) :

https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/maladies-transmissibles-de-l-animal-a-l-homme/monkeypox ; Sexosafe : https://www.sexosafe.fr/

Fiches repère de la mission nationale COREB :

https://www.coreb.infectiologie.com/fr/prendre-en-charge-les-patients-fiches-pratiques.html

Fiche d’aide au diagnostic dermatologique de la Société française de Dermatologie :

https://www.sfdermato.org/upload/news/groupemonkeypeauxfinal-1.pdf

Fiche pratique du Collège de médecine générale :

https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/mkp_fiche_cmg_pour_medecins_generalistes_aout_2022_vdef.pdf

Avis de la Société Française de Lutte contre le Sida concernant le seuil de CD4 en dessous duquel les patients vivant avec le VIH qui souhaitent se faire vacciner contre le Monkeypox doivent bénéficier d’un schéma à 3 doses :

http://sfls.fr/actualites/dernieres-actus/

Avis du 7 juillet 2022 de la Haute Autorité de santé relatif à la vaccination contre le virus Monkeypox en préexposition des personnes à haut risque d’exposition :

https://www.has-sante.fr/jcms/p_3351308/fr/avis-n2022-0039/

Fiche pratique du Ministère relative à la stratégie diagnostique :

https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/fiche_de_synthese_diagnostic_mkp_-_4-08-22.pdf



[1] La Haute Autorité de Santé (HAS) avait stipulé dans son avis du 7 juillet 2022 que « la priorité soit donnée à la vaccination en post-exposition des personnes contacts à risque et estime que l’administration de la seconde dose pourra être différée de plusieurs semaines en cas de besoin ». Interrogée par la Direction générale de la santé (DGS), la HAS a confirmé le 27 juillet 2022, comme « c’est le cas de façon générale en vaccinologie, qu’il n’y a pas de limite maximum pour réaliser le rappel vaccinal contre le virus Monkeypox ».

Adoption du projet de loi mettant fin aux régimes d’exception créés pour lutter contre l’épidémie liée à la covid-19

Les mesures exceptionnelles de lutte contre la covid-19 continuent jusqu’au 31 décembre. Plus d’informations ci-dessous et la semaine prochaine.


Le projet de loi mettant fin aux régimes d’exception créés pour lutter contre l’épidémie liée à la covid-191 a été définitivement adopté par le Parlement. ll prévoit la fin de l’ensemble des régimes d’exception créés depuis le début de la pandémie (état d’urgence sanitaire, régime de sortie de l’état d’urgence sanitaire, gestion de la sortie de crise sanitaire, etc.). Sa publication au Journal officiel interviendra dans les prochains jours, à l’issue du contrôle opéré par le Conseil constitutionnel.

  • Retour au régime commun de gestion des menaces sanitaires

La conséquence première est la fin d’un certain nombre de mesures exceptionnelles prises lors de l’épidémie de covid-19 telles que la possibilité de mettre en œuvre des confinements généraux, un passe sanitaire ou un passe vaccinal.

Le futur régime de gestion des crises sanitaires sera défini dans les conditions de droit commun, plus favorables au dialogue avec le Parlement.

Le retour au régime commun ne signifie toutefois pas l’impossibilité pour le Gouvernement de prendre, en cas de menace sanitaire grave et par arrêté du ministre de la santé, des mesures particulières concernant l’organisation du système de santé ou l’isolement de personnes définies.

La FSPF a interrogé le ministère de la Santé sur le devenir des mesures dérogatoires liées au Covid-19 et qui concernent l’exercice officinal, à compter du 1er août prochain (autorisation de vacciner, réalisation des tests, délivrance des vaccins, tests et masques…). Bien que nous soyons à ce jour dans l’attente d’une réponse détaillée et définitive, le ministère nous a indiqué que ces mesures restaient applicables jusqu’au 31 décembre 2022.

  • Maintien des dispositifs SI-DEP et Contact Covid

Le Gouvernement et le Parlement ont choisi de laisser en place les systèmes de recueil des données de santé que sont SI-DEP et Contact Covid, pour gérer l’afflux actuel de cas de covid-19.

SI-DEP et Contact Covid sont donc maintenus dans leur forme actuelle jusqu’au 31 janvier 2023. A compter de cette date, Contact Covid sera supprimé mais la mise en œuvre de SI-DEP sera poursuivie jusqu’au 30 juin 2023 pour permettre aux personnes testées de conserver et d’utiliser les certificats qui leur sont adressés.

  • Maintien de la possibilité d’exiger un test négatif aux frontières

Est également maintenue, jusqu’au 31 janvier 2023 et en cas d’apparition d’un nouveau variant de la covid-19 susceptible de constituer une menace sanitaire grave, la possibilité d’exiger la présentation d’un test de dépistage négatif pour les personnes entrant sur le territoire depuis un pays étranger ou un territoire d’outre-mer. Un tel test pourra également être demandé pour les voyages depuis la métropole vers un territoire d’outre-mer en cas de risque de saturation du système de santé dans ce dernier.

  • Possibilité de réintégrer les soignants non-vaccinés

Le projet de loi autorise le Gouvernement à suspendre, par décret, l’obligation vaccinale des soignants et de leur personnel instituée par la loi du 5 août 2021.

Cette possibilité est toutefois subordonnée à la remise par la Haute autorité de santé (HAS) d’un avis constatant que l’obligation vaccinale n’est plus justifiée au regard de l’évolution de la situation épidémiologique ou des connaissances médicales et scientifiques.

Sur ce point, précisons que dans un avis rendu 21 juillet 20222, la HAS s’est prononcée en faveur du maintien de l’obligation vaccinale des soignants. A ce jour, et jusqu’à nouvel ordre, le personnel des officines ne justifiant pas d’un schéma vaccinal complet se trouve donc toujours en situation d’interdiction d’exercice et ne peut pas être réintégré au sein des équipes officinales.


1Projet de loi mettant fin aux régimes d’exception créés pour lutter contre l’épidémie liée à la covid-19
2https://has-sante.fr/jcms/p_3356224/fr/avis-n2022-0044/ac/sespev-du-21-juillet-2022-du-college-de-la-haute-autorite-de-sante-relatif-a-l-obligation-de-vaccination-contre-la-covid-19-des-professionnels-des-secteurs-sanitaire-et-medico-social

Covid 19 – Ouverture du deuxième rappel aux professionnels de santé, incidence sur l’obligation vaccinale et autres nouveautés

Le DGS-Urgent du 26 juillet élargit le deuxième rappel de vaccin anti-Covid à :

  • tous les professionnels de santé, quel que soit leur âge ou leur état de santé ;
  • l’ensemble des salariés du secteur de la santé et du secteur médico-social, aux aides à domicile intervenant auprès de personnes vulnérables, aux professionnels du transport sanitaire, ainsi qu’aux pompiers, quel que soit leur âge, leur mode d’exercice et leur état de santé.

Les pharmaciens et les préparateurs en pharmacie sont donc éligibles à la deuxième dose de rappel.

A noter : ce DGS-Urgent précise que ce deuxième rappel ne rentre pas dans le champ de l’obligation vaccinale. Les préparateurs en pharmacie et les pharmaciens adjoints ne sont donc pas tenus de justifier d’une seconde dose de rappel pour pouvoir continuer à exercer leur activité professionnelle.

Téléchargez notre foire aux questions actualisée en cliquant ici.

  • Information sur les vaccins

Le ministère de la Santé a par ailleurs annoncé, lors d’une réunion qui s’est tenue le 26 juillet, qu’un flacon de Moderna de cinq doses devrait être disponible en septembre et que deux nouveaux vaccins (ceux des laboratoires Sanofi et Hipra) devraient arriver à l’automne.

Il a été précisé qu’il n’est toujours pas prévu, à ce jour, de rappel avec le vaccin Nuvaxovid.

Enfin, le ministère a également annoncé qu’une réflexion était en cours pour permettre la vaccination contre le Monkeypox en officine.

  • Mesures dérogatoires Covid-19

Durant cette réunion, la FSPF a de nouveau interrogé le ministère de la Santé sur le devenir des mesures dérogatoires liées au Covid-19 à compter du 1er août prochain (autorisation de vacciner, réalisation des tests, délivrance des vaccins, tests et masques…). Bien que nous soyons à ce jour dans l’attente de sa réponse officielle, les échanges que nous avons eus avec ses équipes et la demande des pouvoirs publics de maintenir une offre vaccinale sur le territoire durant la période estivale vont dans le sens d’une prolongation de ces mesures.

Vaccination Covid – Ouverture du deuxième rappel à certaines catégories de populations

Compte tenu de la situation sanitaire actuelle, les pouvoirs publics ont décidé d’étendre dès à présent le deuxième rappel vaccinal aux personnes âgées de moins de 60 ans, présentant des risques de forme grave de Covid-19, aux femmes enceintes et aux personnes vivant dans l’entourage des personnes fragiles.

Les pouvoirs publics demandent également que la vaccination en deuxième rappel des personnes éligibles soit effectuée sans attendre la campagne vaccinale concomitante grippe-Covid qui interviendra à l’automne.

Ils appellent au maintien d’une offre de vaccination minimale durant toute la période estivale dans chaque territoire, en particulier dans les zones moins urbanisées, ainsi que dans les zones touristiques. Dès lors, les commandes de vaccins doivent prendre en compte l’afflux potentiel de touristes.

Pour la bonne gestion des approvisionnements, le ministère de la Santé demande aux professionnels de santé de commander les deux vaccins à ARNm (Pfizer et Moderna) de manière équilibrée.

  • A ce jour, qui peut bénéficier d’un deuxième rappel de vaccination anti-Covid et dans quel délai ?

*A noter : la règle « une infection = une injection » ne s’applique plus. Il est désormais possible de procéder au deuxième rappel, malgré une infection survenue après la première dose de rappel.

Téléchargez notre foire aux questions actualisée en cliquant ici.

DGS-Urgent n°2022-68 : Extension du deuxième rappel de vaccination contre le Covid-19 aux professionnels du secteur de la santé et du médico-social

Mesdames, Messieurs,

Dans le contexte actuel caractérisé par une circulation épidémique qui demeure forte et suivant les avis du Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale (COSV) des 31 mars [1] et 1er juillet [2] derniers, le deuxième rappel de vaccination contre le Covid-19 est étendu :

  • à tous les professionnels de santé, quel que soit leur âge ou leur état de santé (liste en annexe) ;
  • à l’ensemble des salariés du secteur de la santé et du secteur médico-social, aux aides à domicile intervenant auprès de personnes vulnérables, aux professionnels du transport sanitaire, ainsi qu’aux pompiers, quel que soit leur âge, leur mode d’exercice et leur état de santé.

Ce deuxième rappel est ouvert aux professionnels qui le souhaitent. Il ne rentre pas dans le champ de l’obligation vaccinale.

Ce deuxième rappel est à administrer à partir de 6 mois après le premier rappel, en respectant un délai de 3 mois après l’infection en cas d’infection survenue après le premier rappel.

Nous vous remercions sincèrement pour votre mobilisation.

                                 Bernard CELLI                                                                Dr. Grégory EMERY

           Responsable de la Task Force Vaccination                               Directeur général adjoint de la santé


[1]cosv_-_addendum_du_31_mars_2022_a_l_avis_du_19_janvier_2022_-_extension_de_l_eligibilite_au_deuxieme_rappel.pdf (solidarites-sante.gouv.fr)
[2]https://solidarites-sante.gouv.fr/grands-dossiers/vaccin-covid-19/covid-19-conseil-d-orientation-de-la-strategie-vaccinale/article/les-avis-du-conseil-d-orientation-de-la-strategie-vaccinale
[3] Regev-Yochay G. et al, Efficacy of a fourth dose of Covid-19 mRNA Vaccine against Omicron, NEJM, March 18, 2022. DOI: 10.1056/NEJMc2202542


[COVID-19] ANNEXE du DGS-Urgent n°2022-68 : Extension du deuxième rappel de vaccination contre le Covid-19 aux professionnels du secteur de la santé et du médico-social

Liste des professions de santé concernées

Il s’agit des professions de santé définies par le code de la santé publique :

–          Les professions médicales

o   médecin,

o   chirurgien-dentiste ou odontologiste,

o   sage-femme

–          Les professions de la pharmacie et de la physique médicale

o   pharmacien,

o   préparateur en pharmacie et préparateur en pharmacie hospitalière,

o   physicien médical

–          Les auxiliaires médicaux, aides-soignants, auxiliaires de puériculture et ambulanciers

o   infirmier de soins généraux ou spécialisé, infirmier ou infirmière en pratique avancée,

o   masseur-kinésithérapeute,

o   pédicure-podologue,

o   ergothérapeute et de psychomotricien,

o   orthophoniste,

o   orthoptiste,

o   manipulateur d’électroradiologie médicale,

o   technicien de laboratoire médical,

o   audioprothésiste,

o   opticien-lunetier,

o   prothésiste et orthésiste pour l’appareillage des personnes handicapées,

o   diététicien, aide-soignant,

o   auxiliaire de puériculture,

o   ambulancier,

o   assistant dentaire.

–          Les conseillers en génétique

–          Les biologistes médicaux

–          Les professions à usage de titre

o   ostéopathes,

o   chiropracteurs,

o   psychologues,

o   psychothérapeutes.


Les messages « dgs-urgent » sont émis depuis une boîte à lettres DGS-URGENT@diffusion.dgs-urgent.sante.gouv.fr ou dgs-urgent@dgs.mssante.fr​.
Pour vérifier qu’ils ont bien été émis par une personne autorisée du ministère de la santé, consultez la liste des messages disponible sur le site Internet du ministère.Source : DGS / Mission de l’information et de la communication / Sous-direction Veille et sécurité sanitaire (VSS)

Protocoles de coopération : ouverture exceptionnelle aux CPTS 

Afin d’accroître l’offre de soins non programmés durant l’été, un arrêté du 11 juillet 2022 prévoit des modalités allégées d’adhésion des professionnels de santé aux protocoles de coopération interprofessionnelle, et ce jusqu’au 30 septembre 2022.

Les protocoles nationaux pouvant être mis en œuvre à l’officine concernent :

  • la prise en charge de la pollakiurie et de la brûlure mictionnelle chez la femme de 16 à 65 ans ;
  • la prise en charge de l’odynophagie ;
  • la prise en charge chez l’enfant de 12 mois à 12 ans de l’éruption cutanée vésiculeuse prurigineuse ;
  • le renouvellement du traitement de la rhino-conjonctivite allergique saisonnière pour les patients de 15 à 50 ans.

Dans le cadre de ces protocoles, les pharmaciens d’officine seront appelés à réaliser un diagnostic et à prescrire des médicaments, incluant des médicaments listés, sur délégation médicale. Ces nouvelles missions nécessitent une formation et une coopération avec un médecin.

Jusque-là réservés aux centres de santé (CDS) et aux maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP), ces protocoles peuvent désormais, pendant la période estivale, être mis en œuvre par des professionnels de santé libéraux exerçant dans le cadre d’une communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) ayant conclu l’accord type défini par l’accord conventionnel interprofessionnel (ACI) ou dont le projet de santé a été approuvé par le directeur général de l’ARS. Pour connaître l’état d’avancement de votre CPTS, nous vous invitons à contacter votre ARS ou votre CPAM.

→ Pour vous aider à y voir plus clair, la FSPF a élaboré un mode d’emploi, disponible en cliquant ici. Modalités d’adhésion au protocole, de mise en œuvre, rémunération, etc. : vous y trouverez toutes les informations utiles pour vous approprier ces quatre protocoles.

La FSPF n’a pas manqué de relever auprès du ministère de la Santé le caractère restrictif de ce dispositif. En effet, tous les pharmaciens ne sont pas éligibles et seule une partie de la population est couverte. Les modalités de mise en œuvre restent en outre complexes.

Pour autant, nous y voyons l’opportunité d’expérimenter largement les protocoles de coopération, encore peu utilisés. Le ministère de la Santé a au demeurant indiqué que « des textes réglementaires rendront pérenne cette mesure pour le protocole « cystite » et « odynophagie ». » Nous invitons donc l’ensemble des pharmaciens éligibles à les mettre en œuvre dans leur officine, afin de favoriser l’accès aux soins des patients et d’apporter une réponse aux besoins en soins non programmés.

La prise en charge d’un patient dans le cadre des protocoles est rémunérée 25 euros, partagés librement entre le médecin délégant et le pharmacien délégué. Pour la FSPF, la clé de répartition de ce montant, décidée conjointement par les deux professionnels de santé, doit tenir compte du travail réalisé par chacun, du temps investi et des tâches associées. Celle-ci pourrait par exemple être de 20 % pour le médecin délégant et de 80 % pour le pharmacien délégué.

ADHERER A LA FSPF

Message de la CPAM – Médicaments biosimilaires : substitution en pharmacie

Madame, Monsieur,

En tant que pharmacien d’officine, vous êtes désormais autorisé à substituer certains médicaments biologiques de référence par un médicament biosimilaire. Cette substitution est possible pour deux groupes biologiques similaires : FILGRASTIM et PEGFILGRASTIM.

Au préalable, vous devez :

     – Informer le patient de cette substitution,
     – Indiquer sur l’ordonnance le nom du médicament délivré, de façon à limiter le risque de confusion par le patient,
     – Procéder à l’enregistrement du nom du médicament délivré et du numéro de lot et informer le prescripteur de cette substitution.

L’Assurance Maladie s’engage à vous accompagner au mieux dans cette démarche d’efficience, en mettant en ligne sur ameli.fr la liste des médicaments biologiques concernés par cette substitution.

Nous vous remercions de votre implication dans ce dispositif, générateur d’une économie nécessaire à la pérennité de notre système de santé.

Cordialement,
Votre correspondant de l’Assurance Maladie

DGS-Urgent n°2022_67 : Deuxième rappel vaccinal contre le COVID-19 : élargissement de l’éligibilité et maintien de la mobilisation durant la période estivale

Mesdames, Messieurs,

Dans le contexte actuel caractérisé par une circulation épidémique qui demeure forte, il est nécessaire de poursuivre activement la campagne de deuxième rappel, afin de permettre une augmentation rapide de la protection vaccinale des publics fragiles. Au-delà des personnes âgées de plus de 60 ans, des résidents d’EHPAD et d’USLD ainsi que des personnes immunodéprimées actuellement éligibles, le présent message « DGS Urgent » vise à étendre l’éligibilité à la deuxième dose de rappel, ainsi qu’à rappeler l’importance du maintien d’une offre vaccinale durant toute la période estivale, sur l’ensemble du territoire.

I. Extension du deuxième rappel aux personnes âgées de moins de 60 ans, présentant des risques de forme grave de Covid-19, aux femmes enceintes et aux personnes vivant dans l’entourage des personnes fragiles

Le deuxième rappel est étendu, dès à présent :

– aux adultes âgés de 18 à 60 ans identifiés comme étant à risque de forme grave de Covid-19 ;

– aux femmes enceintes, dès le 1er trimestre de grossesse ;

– aux personnes vivant dans l’entourage ou au contact régulier de personnes vulnérables ou immunodéprimées, dans une stratégie de cocooning.

La deuxième dose de rappel doit être administrée :

– dès 3 mois après le premier rappel pour les personnes âgées de 80 ans et plus, ainsi que pour les résidents en EHPAD et en USLD et les personnes sévèrement immunodéprimées, quel que soit leur âge ;

– dès 6 mois après le premier rappel pour les autres personnes éligibles.

En cas d’infection Covid intercurrente, c’est-à-dire survenue entre la dernière injection et la date prévue du rappel, il est recommandé de respecter un délai minimal de trois mois après l’infection. Pour les personnes éligibles à un deuxième rappel six mois après le premier, en cas d’infection Covid intercurrente, le deuxième rappel est recommandé dès trois mois après l’infection, en respectant un délai minimal de 6 mois après l’injection.

Compte tenu de ces clarifications, les personnes qui n’étaient jusqu’alors pas éligibles, car ayant été infectées plus de 3 mois après leur premier rappel, vont pouvoir prétendre à une deuxième dose de rappel afin d’être bien protégées.

L’ensemble de ces recommandations est fondé sur les avis du Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale [1] des 1er et 12 juillet derniers et de la Haute Autorité de santé du 12 juillet dernier.

II. Maintien de la mobilisation durant toute la période estivale

Compte tenu de la circulation épidémique qui demeure importante, les taux de couverture des personnes éligibles au deuxième rappel restent insuffisants : 42% des personnes âgées de plus de 80 ans hors EHPAD, 60% des résidents d’EHPAD et près de 30% des personnes âgées de 60 à 79 ans, au 20 juillet. Un renforcement de la couverture en deuxième rappel des publics fragiles, notamment des résidents en EHPAD et USLD, est particulièrement attendu. La vaccination en deuxième rappel des personnes éligibles doit être effectuée sans attendre la campagne vaccinale concomitante grippe-covid qui interviendra à l’automne.

Le maintien d’une offre de vaccination minimale durant toute la période estivale dans chaque territoire est donc essentiel, en particulier dans les zones moins urbanisées, ainsi que dans les zones touristiques. Dès lors, les commandes de vaccins doivent prendre en compte l’afflux potentiel de touristes.

Nous attirons également votre attention sur le fait que les commandes de vaccins à ARNm à votre disposition, Pfizer et Moderna, sont actuellement fortement déséquilibrées (95% d’injections réalisées avec le vaccin Pfizer). Malgré la difficulté inhérente à la présentation du vaccin Moderna en 20 doses de rappels par flacons, il est important d’utiliser les deux vaccins, qui présentent chacun un excellent profil de sécurité et une grande efficacité.

Nous vous remercions sincèrement pour votre mobilisation sans relâche dans cette campagne de vaccination.

Bernard CELLI                                  Pr. Jérôme SALOMON

   Responsable de la Task Force Vaccination         Directeur général de la santé


[1] Avis du 1er juillet et avis du 12 juillet.


Les messages « dgs-urgent » sont émis depuis une boîte à lettres DGS-URGENT@diffusion.dgs-urgent.sante.gouv.fr ou dgs-urgent@dgs.mssante.fr​.
Pour vérifier qu’ils ont bien été émis par une personne autorisée du ministère de la santé, consultez la liste des messages disponible sur le site Internet du ministère.

Source : DGS / Mission de l’information et de la communication / Sous-direction Veille et sécurité sanitaire (VSS)

Paracétamol : difficultés d’approvisionnement

Comment sécuriser la situation et garantir la couverture des besoins ?

Des retards d’approvisionnement des formes orales et des suppositoires de paracétamol sont actuellement constatés, en raison de difficultés de production auxquelles s’ajoute une augmentation des consommations dans le cadre de la crise sanitaire. Cette situation est temporaire et devrait revenir à la normale à l’issue de la période estivale.

Dans l’attente, l’ANSM, la FSPF et l’USPO recommandent aux pharmaciens de :

  • limiter leurs commandes en paracétamol ;
  • privilégier la dispensation sur ordonnance ;
  • réguler dans la mesure du possible la dispensation selon les besoins du patient (2 boîtes par patient sans ordonnance) ;
  • limiter la vente en ligne du paracétamol ;
  • rappeler aux patients de demander du paracétamol uniquement en cas de besoin immédiat et de respecter les règles de bon usage du paracétamol.

Pour répartir équitablement les approvisionnements sur l’ensemble du territoire et préserver les stocks disponibles dans le temps, l’ANSM a par ailleurs mis en place plusieurs mesures :

  • contingentement quantitatif par les laboratoires au niveau de la vente aux grossistes-répartiteurs et de la vente directe aux officines ;
  • interdiction temporaire de l’exportation des médicaments concernés par les grossistes-répartiteurs.

Pour consulter la communication commune de l’ANSM, la FSPF et l’USPO, cliquez ici.

Confraternellement,

Philippe BESSET

Président de la FSPF

Vaccination Covid-19 : second rappel

Madame, Monsieur,
Chère consoeur, Cher confrère,

Le coronavirus circule à nouveau activement, notamment le variant BA.5. Pour éviter les formes graves de Covid-19, il est donc essentiel que les personnes les plus fragiles se vaccinent rapidement.

Les données fournies par la Haute Autorité de Santé (HAS) et par le Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale montrent que l’immunité octroyée par la vaccination contre le Covid-19 diminue au bout de quelques mois, y compris après le premier rappel, et cette diminution est plus rapide après 60 ans.

Par ailleurs, les données récentes montrent que la couverture vaccinale des personnes éligibles au 2ème rappel reste faible : 20% des éligibles âgés de 60 à 79 ans et 31 % des éligibles âgés de 80 ans et plus.

C’est pourquoi, il est important que vous puissiez proposer à vos patients et usagers de plus de 60 ans un second rappel :

   – à partir de 6 mois après le premier rappel pour les 60/79 ans.

   – à partir de 3 mois après le premier rappel pour les plus de 80 ans et pour les personnes sévèrement immunodéprimées quel que soit leur âge.

Pour ceux qui ne sont pas encore vaccinés, il est important de leur rappeler l’utilité d’une vaccination complète contre le Covid-19 afin de se protéger des formes graves.

Bien cordialement,

Dr Dominique Martin
Médecin-conseil national de l’Assurance Maladie

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