Extrait entretien Le Quotidien-Philippe Gaertner

À combien justement estimez-vous les conséquences sur l’économie des officines du budget de la Sécu pour 2015 ?

Les économies attendues sur les baisses de prix et les mesures de maîtrise médicalisée s’élèvent de 1,6 à 1,7 milliard d’euros en PFHT. Ce qui représente une perte pour le réseau d’au moins 400 millions d’euros, soit environ 18 000 euros par officine. Déjà, pour l’année 2014, l’effet structure n’est pas au rendez-vous, ce qui alourdit la note par rapport au cadrage conventionnel prévu. Et pour 2015, les chiffres retenus par l’assurance-maladie ne sont pas non plus conformes au cadrage. Les perspectives sont par conséquent inquiétantes.

Cela peut-il remettre en cause la nouvelle rémunération qui doit entrer en vigueur au 1er janvier 2015 ?

Absolument pas. Bien au contraire, puisque le nouveau mode de rémunération atténue les effets des baisses de prix et de maîtrise médicalisée, même s’il n’est pas encore assez déconnecté des volumes. Celui-ci va aussi redonner un peu d’argent au circuit. Autrement dit, le pire du pire serait de ne pas avoir les effets bénéfiques de la nouvelle rémunération, tout en ayant les effets négatifs des mesures d’économies. Ce serait la catastrophe. D’ailleurs, elle entrera bien en vigueur au 1er janvier 2015, les arrêtés d’approbation étant proches de leur parution, certains ministres les auraient, à ma connaissance, déjà signés.

source http://www.lequotidiendupharmacien.fr/

Prise en charge des appareils automesure INR réservée aux enfants de – de 18 ans

Nomenclature:

Appareils pour automesure de l’INR[1]

 

Les appareils pour automesure de l’INR chez les enfants âgés de moins de 18 ans traités par antivitamine K au long cours sont pris en charge notamment en cas de :

– Port de prothèses valvulaires mécaniques ;

– Dérivations cavo-pulmonaires ;

– Anévrisme artériel de la maladie de Kawasaki ;

– Hypertension artérielle pulmonaire ;

– Prévention des thromboses intracavitaires dans les cardiomyopathies ;

– Thromboses veineuses ou artérielles.

 

Ils doivent être réservés aux enfants. Les enfants et leurs parents doivent avoir reçu une éducation thérapeutique au traitement par antivitamine K et une formation à l’automesure.



[1] Au paragraphe 1 « Appareils pour auto-mesure de l’INR », sous-section 3 « Dispositifs médicaux pour automesure », section 3 « Dispositifs médicaux pour autosurveillance, autotraitement et automesure», chapitre 1er« Dispositifs médicaux, matériels et produits pour le traitement de pathologies spécifiques », Titre 1er « Dispositifs médicaux pour traitements et matériels d’aides à la vie, aliments diététiques et articles pour pansements ».

Communiqué de presse de la FSPF

Communiqué de presse de la FSPF

COMME SI LA MENACE DE DEREGLEMENTATION DE LEUR EXERCICE PROFESSIONNEL NE SUFFISAIT PAS, LES PHARMACIENS D’OFFICINE DEVRAIENT ETRE DUREMENT ET INJUSTEMENT FRAPPES PAR LES MESURES CONTENUES DANS LE PLFSS POUR 2015.

La FSPF appelle donc les pharmaciens à manifester une nouvelle fois aux côtés de l’UNAPL.

La concertation avec le ministre de l’Economie est terminée. Tout en reconnaissant l’esprit d’écoute d’Emmanuel MACRON, la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) constate qu’aucun arbitrage n’a été rendu au terme de discussions bien mal engagées
et exprime les plus grandes inquiétudes pour le devenir des professionnels de santé qu’elle représente.

La FSPF rappelle son opposition à toute déréglementation aveugle du monopole officinal garant de sécurité sanitaire, à l’ouverture du capital des officines ainsi que son soutien à la loi de répartition des officines sur le territoire, gage de proximité avec les patients.
Par ailleurs, la FSPF condamne avec la plus grande fermeté les dispositions du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2015. Après 9 années d’efforts demandés aux
pharmaciens d’officine, le PLFSS pour 2015 prévoit une baisse de la rémunération du réseau officinal de plus de 300 millions d’euros supplémentaires qui va mettre en difficulté de nombreuses entreprises officinales.

En dépit de la mobilisation du 30 septembre dernier, le Gouvernement n’a pas, à ce jour, infléchi sa position.

Dans le prolongement du conseil national de l’UNAPL qui s’est tenu le 9 octobre, la FSPF appelle donc à :
intensifier la pétition UNAPL ou toute autre forme de pétition déjà initiée et d’en centraliser le décompte dans les syndicats départementaux qui lui sont affiliés ;
maintenir les affiches dans les vitrines ;
poursuivre l’interpellation des patients, parlementaires et élus locaux sur les risques induits par la déréglementation et la diminution des ressources affectées à la santé.

Enfin, la FSPF demande à ses adhérents et à la profession de se tenir prêts à une manifestation nationale à Paris. La date de cet événement sera fixée par l’UNAPL, en fonction de l’évolution du projet de loi relatif à la croissance.

La FSPF rappelle au Gouvernement que 95 % des officines étaient en grève le 30 septembre dernier. Cette mobilisation record tient à la pression économique extrême subie par les pharmaciens en même temps que se prépare, au mépris de toute une profession, une déréglementation dangereuse autant qu’inutile.

Les Pharmaciens du Sud

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