Alerte rouge sur l’économie de l’Officine

COMMUNIQUE DE PRESSE  Alerte rouge sur l’économie de l’Officine

 

La Fédération des syndicats pharmaceutiques de France alerte le Gouvernement sur la forte dégradation des indicateurs économiques des pharmacies d’officine observée au premier trimestre, dégradation liée à l’application de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2014. La perte de marge s’élève, en effet, à 3,7 % par rapport au premier trimestre de l’année 2013, soit la plus forte baisse dans l’histoire du réseau officinal.

Le retard pris dans la mise en œuvre de la réforme de la rémunération cause un véritable préjudice à la profession, alors que les éléments compensateurs de la convention nationale pharmaceutique de 2012 ne jouent plus leur rôle d’amortisseurs des nouvelles baisses constatées. Tout nouveau report de signature des avenants conventionnels nécessaires à la réforme de la rémunération rendrait la situation intenable pour l’équilibre financier des pharmacies.

Le plan gouvernemental d’économies de 50 milliards d’euros annoncé par le Premier ministre apporte un élément nouveau par rapport aux projections économiques réalisées par l’assurance maladie lors des négociations conventionnelles. Pour quelles raisons, la contribution des entreprises officinales excèderait-elle l’effort consenti par chacun ?

Seule l’évolution du mode de rémunération des pharmaciens d’officine par l’introduction d’un honoraire de dispensation permettra d’amortir les effets sur la marge des baisses de prix industriel des médicaments et aux pharmaciens de s’acquitter pleinement de leurs missions de santé publique. La création d’un observatoire de la rémunération officinale piloté conjointement par les représentants de l’assurance maladie et de la profession est un outil de suivi indispensable à la réforme de la rémunération dont la mise en œuvre devient plus que jamais urgente.

La FSPF restera vigilante sur les conséquences pour l’officine de toutes nouvelles mesures portant sur le médicament. Si elles devaient se traduire par une nouvelle baisse de marge avec un impact certain en termes d’emploi et de réseau, la FSPF revendiquerait une adaptation de l’honoraire de dispensation dans le cadre conventionnel.

Parlez en à votre expert-comptable: le CICE.

Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE)

Mise à jour le 02.01.2014 – Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre)

Principe

Entré en vigueur janvier 2013, le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) est un avantage fiscal qui concerne les entreprises employant des salariés et équivaut à une baisse de leurs charges sociales. Le CICE doit être imputé sur l’impôt sur le revenu ou l’impôt sur les sociétés dû au titre de l’année au cours de laquelle les rémunérations prises en compte pour le calcul du CICE ont été versées.

Entreprises bénéficiaires

Le CICE concerne toutes les entreprises employant des salariés :

  • soumises à un régime réel d’imposition (ce qui exclut les entreprises au forfait, les micro-entreprises et les auto-entrepreneurs),
  • quelle que soit leur forme : entreprise individuelle, société de personnes, société de capitaux…
  • quel que soit leur secteur d’activité : agricole, artisanal, commercial, industriel, de services…
  • quel que soit le régime d’imposition de leur résultat : impôt sur le revenu ou impôt sur les sociétés.

Peuvent en bénéficier également les entreprises dont le bénéfice est exonéré temporairement, en application de dispositifs d’aménagement du territoire (zones franches urbaines, zones de revitalisation rurale…) ou d’encouragement à la création et à l’innovation (entreprises nouvelles, jeunes entreprises innovantes).

Attention : les travailleurs indépendants (entrepreneur individuel, commerçant, artisan…), travaillant seul ou avec un conjoint collaborateur non salarié, et n’employant pas de salarié, ne peuvent pas en bénéficier.

Calcul

Son taux est de :

  • 4 % pour les rémunérations versées au titre de 2013 (1re année d’application),
  • 6 % pour les rémunérations versées les années suivantes.

L’assiette de ce crédit d’impôt est constituée par les rémunérations brutes soumises aux cotisations sociales, versées au cours d’une année civile, sur la base de la durée légale du travail (soit 151,67 heures pour un mois, ou 1 820 heures annuelles).

Les rémunérations prises en compte sont celles qui servent au calcul des cotisations patronales de sécurité sociale : salaires de base, paiement des heures supplémentaires ou complémentaires, primes, indemnités de congés payés, avantages en nature…

Les gratifications versées aux stagiaires sont exclues.

À noter : seuls les salaires ne dépassant pas 2,5 fois le Smic (c’est-à-dire inférieurs à 3 613,46 € brut en 2014) sont retenus. Dès lors que la rémunération annuelle d’un salarié dépasse ce plafond, elle est exclue, pour sa totalité, de l’assiette du crédit d’impôt.

Déclaration:

Pour les entreprises soumises à l’impôt sur les sociétés

Elles doivent déclarer leur CICE au moment du dépôt de leur relevé de solde n°2572, soit le 15 du 4e mois suivant la clôture de l’exercice (par exemple, le 15 janvier pour un exercice clos au 30 septembre, ou le 15 avril pour un exercice clos au 31 décembre).

Pour les entreprises soumises à l’impôt sur le revenu

Elles doivent déclarer leur CICE au moment du dépôt de leur « liasse fiscale » , soit le premier jour ouvré qui suit le 1er mai.

Le montant du crédit d’impôt doit être par la suite reporté sur ladéclaration de revenus n°2042.

F.W SERTURNER, un pharmacien allemand qui découvrit le premier alcaloïde: la morphine.

Friedrich Wilhelm Adam Sertürner est un pharmacien allemand qui publia le premier sur la découverte de la morphine, bien qu’il n’en soit pas le découvreur. C’est par l’expérimentation et l’observation des effets de décoctions et d’extraits d’opium sur son chien puis sur lui et ses assistants  que Serturner a pu décrire les effets hypnotiques de la morphine.

La morphine fut découverte simultanément en 1804 par Armand Seguin et Bernard Courtois, ainsi que par Charles Derosne, mais c’est à F. W. Sertürner, pharmacien de Hanovre, que revient le mérite (dans ses travaux publiés en 1805-1806-1817) d’avoir vu que la substance cristallisée isolée était un alcaloïde « alcali végétal ». C’est le premier alcaloïde connu et Sertürner le nomme aussitôt morphium car ses effets rappellent le dieu des songes de la Grèce antique, Morphée.

« L’année suivante, il fit parti des jeunes chimistes qu’Armand Seguin plaça dans le laboratoire qu’il venait d’ouvrir, pour travailler à l’avancement d’une science à laquelle il devait son immense fortune. Dans la répartition des travaux que Séguin voulait entreprendre, Bernard Courtois fut désigné pour l’étude de l’opium. Il se consacra avec dévouement à ces recherches et il parvint à isoler de l’opium un corps cristallisé, doué de réactions alcalines, et susceptible de se combiner avec les bases. Cependant, comme il obtenait cette substance par l’intermède de l’ammoniaque, il n’osa pas affirmer que celle-ci fût étrangère aux propriétés alcalines qu’il accusait. Plus hardi que lui, Friedrich Wilhelm Sertürner donna le nom d’alcali végétal à la substance cristalline que Courtois avait découverte, et il eut l’honneur de mettre la science sur une voie nouvelle, en révélant l’existence d’une série de corps, aujourd’hui désignée sous le nom d’alcaloides. Le travail de Courtois donna lieu à un mémoire sur l’opium que Séguin lut à l’Institut, le 24 décembre 1804, et qui ne fut inséré que dix ans après, dans les annales de chimie. L’alcaloïde de l’opium y était si nettement indiqué, que Vauquelin n’hésita pas de réclamer en faveur de Séguin la priorité de sa découverte de la morphine, lorsque Serturner publia son travail (1816). Mais ce travail était réellement le fruit des habiles recherches de Courtois. »

Paul Antoine Cap, Études biographiques pour servir à l’histoire des sciences, 1857

Mais les travaux de Serturner intéressent peu le monde scientifique car ce chercheur n’est pas assez connu.  

A Paris, Louis-Joseph Gay-Lussac lit la publication allemande et demande à P.J. Robiquet de refaire l’expérimentation, ce dernier confirme les résultats de Sertüner. Gay-Lussac décide que, désormais, toutes les substances présentes dans une réaction alcaline se termineraient par « ine ».

 

 

 

CYCLAMED: une mauvaise publicité pour les officinaux?

La Chambre syndicale de la répartition pharmaceutique (CSRP) envisage de se retirer du dispositif de collecte des médicaments non utilisés (MNU) à la fin de l’année 2014, si aucune mesure n’est apportée pour sécuriser la récupération des cartons par leurs chauffeurs. « Nous avons eu plusieurs accidents liés à des seringues qui se trouvaient dans les cartons, qui ne sont pourtant pas censés en contenir, explique Hubert Olivier, président de la CSRP. Nous avons dû plusieurs fois mettre en place des traitements préventifs pour le HIV. » Il souligne que le changement des cartons opéré fin 2013 n’a pas permis de régler le problème des seringues. « Lorsque le carton est mal assemblé, il risque de s’ouvrir et de mettre en danger nos chauffeurs, ce qui n’est pas acceptable pour nous, en tant qu’employeurs », déclare Hubert Olivier. La CSRP a donc adressé un courrier à Cyclamed en début d’année pour lui annoncer son souhait de se retirer de la collecte. « Nous sommes cependant ouverts à une discussion sur la refonte du dispositif. Nous ne souhaitons pas nous en désengager, mais nous sommes soucieux de la sécurité de nos chauffeurs. »

De son côté, Cyclamed prend la menace très au sérieux et réfléchit à un éventuel nouveau contenant. « Nous avons effectivement eu des soucis avec des cartons mal montés au début de leur mise en place, reconnaît Daniel Robin, pharmacien directeur de Cyclamed. Tout est rentré dans l’ordre mais le mal est fait. Nous prenons en compte ce courrier de la CSRP et souhaitons réfléchir tous ensemble à une amélioration », conclut-il.

Source : Lequotidiendupharmacien.fr

Le Syndicat vous conseille la plus grande vigilance sur les déchets déposés dans les cartons Cyclamed.

Il faut bien préciser à l’équipe officinale qu’il ne faut mettre QUE des médicaments (AMM) dans les cartons.

A cela plusieurs raisons:

Les  déchets d’activités de soins à risques infectieux (DASRI) font l’objet d’un traitement déchets à part (eco-organisme DASTRI). Des accidents se sont produits dans le circuit Cyclamed à cause de pharmaciens et employés peu regardants. Des poursuites pénales pourraient être engagées s’il y a blessure  involontaire à l’encontre des manutentionnaires.

Les boites de lait ou autres parapharmacie ou droguerie ne doivent pas alourdir les cartons Cyclamed qui sont pesés à des fins statistiques et économiques. En nous débarrassant des sachets que ramènent les Français sans vérifier d’un rapide coup d’oeil, nous creusons notre tombe économique car les Pouvoirs Publics se servent des chiffres statistiques de Cyclamed pour dire que les Français consomment trop!

Faire de la Santé Publique et de la défense professionnelle passe aussi par la sensibilisation des équipes officinales sur ce qu’elles déversent dans les cartons Cyclamed.

 

Les Pharmaciens du Sud

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