Formation continue des pharmaciens titulaires d’officine (FIF-PL) Contribution et critères de prise en charge 2013

En application des dispositions de la loi de finances rectificatives pour 2012[1], la contribution forfaitaire des professionnels libéraux au financement de leur formation continue[2] a été relevée. 

Cette contribution est désormais fixée à :

–         0,25 % (0,15 % auparavant) du montant annuel du plafond de la sécurité sociale soit, pour 2013 : 92,58 euros ;

–         0,34 % du même montant (0,24 % auparavant) en cas du concours d’un conjoint collaborateur soit, pour 2013 : 125,91 euros. Pour mémoire, rappelons que les conjoints collaborateurs, sous réserve de justifier de leur contribution au FIF-PL (via attestation URSSAF), bénéficient des mêmes critères de prise en charge que les pharmaciens titulaires, tant au niveau des montants qu’au niveau des thèmes de formation ouvrant droit à prise en charge.

Cette augmentation des ressources de la formation continue des professionnels libéraux s’est accompagnée d’un relèvement des plafonds de prise en charge financière accordée par le FIF-PL. En effet, la prise en charge annuelle et par professionnel a été portée à 1 000 euros (contre 400 euros en 2012), dans la limite du budget dont dispose la profession.

Cette prise en charge annuelle donne lieu à une prise en charge plafonnée à 250 euros par jour de formation pour les formations prioritaires (contre 150 euros antérieurement) et à 150 euros par jour de formation pour les formations non prioritaires (contre 100 euros antérieurement).

Enfin, pour télécharger des formulaires de demande préalable de prise en charge d’une action de formation ou effectuer une demande de prise en charge en ligne, vous pouvez consulter le site internet du FIF-PL : www.fifpl.fr



[1] Loi n° 2012-958 du 16 août 2012 de finances rectificative pour 2012 (Journal Officiel du 17 août 2012).

[2] Contribution recouvrée par l’URSSAF.

HONORAIRES DE DISPENSATION: Echec des négociations avec l’assurance maladie

Philippe Gaertner, Président de la FSPF

Lors de la quatrième et ultime séance de négociation qui s’est tenue ce jour, les organisations syndicales représentatives des pharmaciens d’officine n’ont été destinataires d’aucune proposition répondant aux objectifs fixés par la convention nationale pharmaceutique du 4 avril 2012. L’avenant relatif à l’introduction d’honoraires dans la rémunération des pharmaciens qui devait être conclu avant le 31 décembre dernier n’est donc pas prêt d’être signé. 

Les propositions faites jusqu’ici par le directeur général de l’UNCAM ne permettent en effet d’atteindre aucun des objectifs assignés : ni de déconnecter partiellement la rémunération des pharmaciens d’officine des volumes et des prix de médicaments, ni de donner un sens à l’évolution de leur rémunération. La FSPF considère au contraire que l’évolution des propositions au cours des séances de négociations a conduit à s’éloigner de ces deux objectifs. 

Les deux syndicats minoritaires ont pourtant accepté de signer les avenants « génériques », ce que notre conseil d’administration a refusé de faire compte tenu de l’élévation importante du niveau de substitution demandée pour les nouvelles molécules entrantes afin d’accéder au paiement individualisé. Dans une période de trésorerie tendue pour les officines et d’importantes baisses de prix, ce choix prive les pharmaciens d’une juste rémunération. 

Au surplus, la particularité des DOM, à la fois en termes d’approvisionnement mais également d’économie plus forte réalisée par l’assurance maladie sur une boîte de générique, ne se traduit pas, dans l’accord, par un juste retour aux pharmaciens de ces départements. 

Enfin, nous avons rappelé l’irritation causée par le retard du versement de la prime d’efficience de l’exercice pharmaceutique portant sur les médicaments génériques qui devait intervenir conventionnellement au cours du 1er trimestre 2013 et n’est toujours pas effectif. 

Dans ces conditions, alors que les pharmaciens ont rempli leurs obligations et ont largement participé à la réduction du montant des médicaments remboursables vendus, la FSPF exige le respect, par l’ensemble des partenaires conventionnels, de leurs engagements. 

C’est dans ce contexte que j’ai demandé un rendez-vous à Madame la ministre de la santé qui a toujours soutenu l’application de la convention pharmaceutique et l’évolution du mode de rémunération, afin qu’elle fixe les paramètres du passage à l’honoraire de dispensation. 

Je vous tiendrai naturellement informé des suites de cette rencontre.

Paris, le 21 mai 2013

Philippe GAERTNER

Président

Les pharmaciens au top!

Paris, le mercredi 15 mai 2013 – Les relations entre professionnels de santé et patients ne seraient plus ce qu’elles étaient. Internet aurait fini de faire chuter de leur piédestal médecins et pharmaciens, chuchote-t-on encore souvent. Pour ces derniers, les divers scandales et le doute chronique qui affecte désormais les médicaments pèsent sans doute d’un poids lourd dans leurs liens avec les patients. Et si c’était la tendance parfaitement inverse qui se manifestait? Si au temps des informations invérifiables sur le web, de la perte généralisée des repères et des grandes tempêtes, le pharmacien était au contraire vu comme un interlocuteur solide et privilégié.

C’est ce que semble nous enseigner le troisième baromètre réalisé par le Groupe Pasteur Mutualité qui révèle que 92 % des Français affirment avoir confiance en leur pharmacien, soit un score en progression de six points par rapport à 2011. La même hausse est à constater en ce qui concerne la part de Français qui jugent que les pharmaciens sont disponibles et à l’écoute (sentiment partagé par 94 % des sondés). On notera par ailleurs que 89 % des Français considèrent que les conseils dispensés par les pharmaciens sont le plus souvent bien adaptés aux situations en présence. Là encore la progression par rapport à 2011 est de six points.

Enfin, attentionnés et compétents selon le portrait qu’en dressent les Français à travers ce sondage, les pharmaciens apparaissent également comme bien informés (!) sur les médicaments, selon 83 % des Français.

M.P.

source JIM.fr

NDLR: Ce sondage pourrait être encore un sondage de plus mais, en réalité, c’est un sondage précieux pour nous pharmaciens de base mais aussi pour nos représentants syndicaux nationaux, encore faudrait il qu’ils le comprennent.

Gagner 6 points de satisfaction auprès du public entre 2011 et 2012 est une preuve de la compétence de nos équipes, du lien très fort que nous, titulaires, adjoints, préparateurs et préparatrices, avons su tisser  avec les Français.

Je considère cette progression comme un exploit après avoir subi les campagnes dénigrantes sur les génériques, les contraceptifs oraux, la vente sur internet, les contrôles fiscaux d’un grand nombre de confrères. Cela prouve que les Français ont compris que le libéralisme a ses limites et qu’une profession avec monopole et numerus clausus se justifie d’autant plus que nous sommes confrontés quotidiennement à effectuer des refus de vente pour le bien de nos concitoyens.

A nos dirigeants syndicaux nationaux de le faire savoir aux femmes et hommes politiques qui, eux (surtout les hommes), se discréditent de plus en plus auprès des Français par leurs mensonges, leur malhonnêteté, leur incompétence de Droite comme de Gauche.

P.L

La FSPF dénonce le dévoiement des négociations en cours avec l’assurance maladie

COMMUNIQUE DE PRESSE

Paris, le 16 mai 2013

 

La FSPF dénonce le dévoiement des négociations

en cours avec l’assurance maladie

______________ 

Réuni le 15 mai 2013, le conseil d’administration de la FSPF a déploré l’absence de réelles propositions de l’assurance maladie lors des premières réunions de négociations portant d’une part, sur la conclusion d’un avenant à la convention nationale pharmaceutique aux fins de mise en œuvre d’un honoraire de dispensation des médicaments et, d’autre part, sur la conclusion d’un avenant à l’accord relatif à la fixation d’objectifs de délivrance de spécialités génériques.

Alors que le versement de la prime individuelle liée à la rémunération sur objectifs pour l’action des pharmaciens en faveur des médicaments génériques prévu au 1er trimestre 2013 n’est toujours pas effectif, l’assurance maladie circonscrit le périmètre des textes proposés au seul volet « génériques » et alourdit de façon notable l’effort à fournir par les pharmaciens d’officine.

Le retard pris dans la mise en œuvre d’une rémunération mixte d’une profession en proie à des difficultés économiques consécutives aux baisses de prix des médicaments a conduit le conseil d’administration de la FSPF à décider, à l’unanimité, de surseoir à la signature des seuls avenants génériques proposés.

Dans un contexte de plus en plus tendu pour les officines et alors que se prépare un nouveau plan Médicament dans le cadre du PLFSS 2014, la FSPF renouvelle la demande d’intervention adressée à Marisol Touraine, ministre de la Santé, aux fins d’arbitrage des modalités de création de l’honoraire pharmaceutique de dispensation nécessaire à une réponse positive aux sollicitations des Pouvoirs publics en faveur d’une implication croissante de la profession dans le système de santé.

Les Pharmaciens du Sud

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