Communiqué de presse de la Fédération des Syndicats Pharmaceutiques de France

PLFSS 2014: Insoutenable pour les pharmaciens d’officine à défaut de mise en oeuvre de l’honoraire pharmaceutique 
La Fédération des Syndicats Pharmaceutiques de France a dénoncé, lors de la commission des comptes de la sécurité sociale qui s’est réunie le 26 septembre, l’impact des mesures « médicament » du PLFSS 2014 sur l’économie de l’officine : – 10 000 € de marge par pharmacie !
En l’absence de réforme d’évolution vers l’honoraire de dispensation prévu dans la convention nationale pharmaceutique, il sera impossible aux pharmaciens d’officine de continuer à assurer, dès l’année prochaine, le service de santé de qualité que l’on attend d’eux.
Le Gouvernement a par ailleurs décidé de réformer le dispositif encadrant la négociation commerciale avec les fabricants de médicaments génériques dans le sens d’une plus grande transparence. La FSPF, favorable à la transparence, garante de la confiance, revendique qu’une partie des ressources issue du travail de référencement effectué par les pharmaciens d’officine soit affectée au financement de l’honoraire de dispensation.
La FSPF se déclare favorable aux annonces de réformes de santé publique du Gouvernement et prend l’engagement que les pharmaciens d’officine :
· accompagneront la lutte contre l’antibiorésistance dans le cadre de l’expérimentation proposée par la ministre de la Santé de déconditionnement et de dispensation du nombre d’unités de prise nécessaire à un traitement par antibiotiques critiques,
dès lors qu’une méthodologie stricte et une rémunération spécifique seront mises en oeuvre ;
· soutiendront le nouveau dispositif de promotion du sevrage tabagique pour les jeunes ;
· exerceront, dans le cadre d’un accord à trouver avec leurs collègues médecins, leur droit de substitution dans le futur répertoire générique des médicaments biosimilaires.
Il ne reste que quelques jours au ministère de la santé et à l’UNCAM pour finaliser le dispositif conventionnel qui permettra à la pharmacie française de continuer à exercer ses missions de santé publique dans le contexte économique actuel.
Un échec ou un nouveau report des négociations est inenvisageable.