L’Assemblée générale de la FSPF du 25 mars dernier a été l’occasion pour les représentants régionaux d’évoquer l’intensité de leur ras-le-bol administratif et leur volonté de voir le syndicat s’engager résolument dans la recherche de solutions concrètes pour simplifier le quotidien des équipes. À l’occasion du Live hebdomadaire du 28 mars, Philippe Besset est revenu sur ce thème, pointant ce « sujet majeur » qu’est la complexification de l’exercice officinal, avant d’indiquer que la Fédération Rhône-Alpes faisait office de fer de lance en la matière, et d’une belle manière.
En effet, sous la houlette d’Antonin Bernard, coprésident du syndicat de l’Ain et de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de la région Rhône-Alpes, un livre blanc consacré à la simplification du métier de pharmacien est passé du stade de projet à la réalité. Il a officiellement été remis au nouveau bureau national ainsi qu’à l’ensemble des présidents départementaux « qui s’en sont emparés ».
Remontées de terrain
Fruit d’une réflexion à laquelle étaient conviées toutes les bonnes volontés (notamment par le biais d’un sondage en ligne), ce document est riche d’une centaine de propositions. Sa particularité et donc sa force ? Être tiré des remontées du terrain « parce qu’il n’y a pas de combat plus puissant que celui qui part de la base et du local ». Les participants au « brainstorming » régional – tel qu’il était décrit – étaient appelés à citer « les cinq absurdités » les plus marquantes auxquelles ils avaient été confrontés. Étaient suggérés différents champs de réflexion, allant du numérique aux règlements institutionnels (« grands pourvoyeurs de règles complexes ») en passant par les médicaments et leur facturation (selon des procédures inutilement compliquées), mais aussi les obligations sociales (convention, droit du travail, règles de management…).
Aberrations
Le contenu du livre blanc sera bien sûr détaillé ligne après ligne dans les semaines et mois à venir, mais, en substance, il s’agit de 100 mesures « pour refléter la colère et l’exaspération de la profession » et surtout pour passer à l’action. Le nombre exagérement élevé des différentes procédures de délivrance des médicaments stupéfiants peut faire figure d’exemple. Une aberration parmi d’autres que ce recensement permet d’objectiver. Ces mesures vont rapidement être travaillées pour « les prioriser et les défendre au niveau local comme national », selon les précisions d’Antonin Bernard, qui se propose d’en assurer le suivi semestriel pour tracer l’évolution des différents items.
Par Alexandra Chopard – Le Pharmacien de France – 28 Mars 2025