Produits alimentaires à base de CBD : interdiction à la vente et contrôles annoncés

La Direction générale de l’Alimentation (DGAL) a annoncé le renforcement des contrôles portant sur les denrées alimentaires et les compléments alimentaires contenant du CBD. Ces produits ont en effet été intégrés au nouveau plan national de contrôles de la DGAL.

Par conséquent, à compter de la mi-mai 2026, les pharmacies d’officine pourront, comme l’ensemble des points de vente concernés, faire l’objet de contrôles visant à vérifier l’absence de produits alimentaires ou de compléments alimentaires contenant du CBD, y compris sur les sites de vente en ligne des officines.

En l’état actuel de la réglementation, et à l’exception des spécialités pharmaceutiques contenant du cannabis disposant d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) ou d’une autorisation d’accès précoce ou compassionnel en France, seuls les produits cosmétiques contenant du CBD et conformes à la réglementation peuvent être commercialisés en officine.

Le CBD ne bénéficiant d’aucune autorisation préalable de commercialisation en tant que complément alimentaire, la vente en officine de compléments alimentaires à base de CBD n’est pas autorisée, comme indiqué dans notre circulaire relative à la vente de produits à base de CBD en officine que vous pouvez consulter pour plus de précisions sur l’étendue de vos obligations mais également sur les sanctions pénales encourues en cas d’infraction.

Si tel n’est pas déjà le cas, vous veillerez donc à retirer sans délai de la vente tout produit alimentaire ou complément alimentaire contenant du CBD, tant en rayon que sur votre site internet.

Rattrapage vaccinal contre les méningocoques : remboursement confirmé pour les 5 ans et plus

Dans notre communication du 10 avril dernier, nous vous informions de l’extension du remboursement des vaccins Nimenrix, MenQuadfi, Menveo et Bexsero au rattrapage vaccinal temporaire chez les enfants nés en 2020, 2021, 2022, 2023 et 2024.

Nous y relevions la possibilité d’une prise en charge de ces vaccins pour les 5 ans et plus, soit une année supplémentaire après l’âge limite recommandé par la Haute Autorité de Santé (HAS) pour le rattrapage vaccinal contre les méningocoques ACWY et B.

Saisie par la FSPF, la Direction générale de la Santé (DGS) vient de confirmer que la dispensation de ces vaccins à des enfants nés entre 2020 et 2022 et âgés de 5 ans et plus ne présente pas d’irrégularité, dès lors qu’elle intervient sur prescription médicale.

S’agissant des conditions de remboursement, la DGS précise que le choix d’un périmètre de remboursement plus large que celui des recommandations vaccinales permet également d’assurer le remboursement des vaccins prescrits à des enfants qui étaient éligibles au moment de l’annonce du dispositif en avril 2025, bien qu’ils ne le soient plus aujourd’hui au regard de leur âge.

Il en résulte que le remboursement du rattrapage vaccinal contre les méningocoques ACWY et B est possible au-delà de 5 ans, dans le cadre d’une prescription médicale hors recommandation HAS dont le médecin prend la responsabilité.

Afin de vous permettre d’y voir clair, nous avons conçu un tableau synthétique des différents cas de vaccination contre les méningocoques ACWY et B et de leur prise en charge par l’Assurance maladie.

La FSPF se félicite de cette clarification de la part des autorités sanitaires, laquelle permet de sécuriser la dispensation des vaccins contre les méningocoques ACWY et B, en particulier s’agissant des enfants âgés de 5 ans et plus.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :

– Arrêté du 20 mars 2026 modifiant la liste des spécialités pharmaceutiques remboursables aux assurés sociaux (vaccins Nimenrix) ;

– Arrêté du 20 mars 2026 modifiant la liste des spécialités pharmaceutiques remboursables aux assurés sociaux (vaccin MenQuadfi) ;

– Arrêté du 20 mars 2026 modifiant la liste des spécialités pharmaceutiques remboursables aux assurés sociaux (vaccins Menveo et Bexsero) ;

– Ministère de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées – Méningite – Infection invasives à méningocoques ;

– Haute Autorité de Santé – Recrudescence des infections invasives à méningocoques : de nouvelles recommandations sur le rattrapage vaccinal ;

– Santé publique France – Infections invasives à méningocoques ; – Vaccination info service – Méningite et septicémies à méningocoques ;

– Site internet de la FSPF – Mise à jour du calendrier vaccinal : du nouveau pour les pharmaciens d’officine ;

– Site internet de la FSPF – Remboursement du rattrapage vaccinal contre les méningocoques ACWY et B

Deux mois de plus pour déclarer ses actions DPC

L’Ordre des pharmaciens a reporté au 30 juin la déclaration des actions de formation réalisées dans le cadre du développement professionnel continu

Les pharmaciens ont deux mois de plus pour déclarer leurs actions réalisées dans le cadre du développement professionnel continu (DPC) pour la période 2023-2025. Dans une communication datée du 23 avril, l’Ordre des pharmaciens indique en effet que la date limite de dépôt sur le site de l’Agence nationale du DPC (ANDPC) a été décalée. Initialement prévue le 30 avril, elle est désormais fixée au 30 juin, afin de « laisser plus de temps à ceux qui auraient rencontré des difficultés techniques ». La déclaration de ces actions de formation auprès de l’ANDPC permet à l’instance ordinale de contrôler le respect, par les confrères, de leur obligation de maintien et de développement de leurs compétences.

Contrôle des actions déposées

Les pharmaciens sont donc invités à enregistrer sur le site de l’ANDPC, dans le document de traçabilité « Mon DPC », au plus tard le 29 juin, toutes les actions de formation menées dans le cadre du DPC pour la période 2023-2025. C’est également à cet endroit que les attestations et justificatifs doivent être déposés et conservés. Pour plus de détails sur les modalités de déclaration, et notamment la distinction entre les actions de DPC référencées par l’ANDPC et celles qui ne le sont pas, l’Ordre renvoie vers sa fiche pratique publiée en février « DPC 2023-2025 : comment enregistrer vos actions en vue du contrôle par l’Ordre ? ». C’est à partir de ces données centralisées que l’Ordre tirera, au cours de l’année 2026, une synthèse des actions qui justifieront de la démarche de DPC pour la période 2023-2025.

Importance du compte e-POP

Pour ce faire, il est nécessaire que les titulaires, toujours dans leur profil ANDPC, aient autorisé la transmission à l’Ordre de l’ensemble des données. Ils doivent également activer leur compte e-POP depuis le site de l’Ordre en  s’aidant du tutoriel qu’il a mis en ligne, afin que la synthèse y soit automatiquement déposée. Les pharmaciens n’ont donc aucune transmission manuelle à faire pour alimenter leur compte e-POP, dès lors qu’ils ont suivi les consignes précédemment énoncées.

source FSPF

GARCINIA CAMBOGIA : la suspension de commercialisation prolongée jusqu’au 18 avril 2027

Un nouvel arrêté publié le 17 avril 2026prolonge pour une durée d’un an la suspension de commercialisation des compléments alimentaires contenant du Garcinia cambogia ainsi que de toute préparation ou substance issue de cette plante. Cette mesure est désormais applicable jusqu’au 18 avril 2027.

Pour rappel, cette suspension, à visée conservatoire, était initialement applicable pour une durée d’un an, soit, jusqu’au 18 avril 2026 (arrêté publié en date du 17 avril 2025).

Comme indiqué dans notre communication du 18 mars 2025, cette décision fait suite aux conclusions d’une expertise conduite par l’ANSES ayant mis en évidence des effets indésirables graves associés à la consommation de produits à base de Garcinia cambogia, notamment :

  • Atteintes hépatiques (hépatites)
  • Troubles psychiatriques
  • Atteintes digestives (pancréatites)
  • Complications cardiaques (péricardites)
  • Troubles musculaires (rhabdomyolyses)

Pour mémoire, les distributeurs sont tenus procéder au retrait immédiat de tout produit (complément alimentaire ou préparation) contenant du Garcinia cambogia et d’assurer un rappel auprès des patients susceptibles d’en détenir.

EMEND 125 mg buvable : les préparations magistrales d’aprépitant autorisées

Médicament indiqué dans la prévention des nausées et vomissements induits par certaines chimiothérapies chez les enfants et nourrissons âgés de 6 mois à moins de 12 ans, EMEND 125 mg, poudre pour suspension buvable (aprépitant) n’est plus disponible depuis la fin du mois de mars 2026.

Cette situation de rupture d’approvisionnement est consécutive à l’arrêt de commercialisation de cette spécialité par le laboratoire MSD.

Afin d’assurer la continuité de la prise en charge des patients concernés, les autorités sanitaires ont mis en place le dispositif temporaire de remplacement suivant :

1)  Remplacement par une alternative adaptée

A la demande de l’ANSM, le laboratoire procède à l’importation des spécialités suivantes :

  • IVEMEND 150 mg, poudre pour solution pour perfusion (fosaprépitant), mis à disposition dans les hôpitaux depuis la fin du mois de mars 2026 ;
  • EMEND 125 mg, poudre pour suspension buvable, dont une mise à disposition est prévue à compter du mois de juin 2026, tant en ville qu’à l’hôpital. Il convient de noter que les quantités disponibles permettront de couvrir une durée estimée à trois mois de traitement (non renouvelable dans le contexte d’arrêt de commercialisation).

Dans l’hypothèse où ces spécialités ne seraient pas disponibles, il est permis de recourir à une préparation magistrale.

2)  Délivrance d’une préparation magistrale

  • Modalités de mise en œuvre

En application de la recommandation de remplacement émise par l’ANSMen cas d’indisponibilité de la spécialité EMEND 125 mg, poudre pour suspension buvable, ou d’une alternative adaptée, le pharmacien est autorisé, à titre exceptionnel et temporaire, à délivrer une préparation magistrale d’aprépitant sous forme de suspension buvable, réalisée à partir de gélules d’aprépitant.

Ce remplacement peut être effectué sans que le patient ne vous présente une nouvelle ordonnance.

Monographie

Les préparations magistrales sont réalisées sous forme de suspension buvable dosée à 20 mg/mL, prête à l’emploi, conformément à la monographie communiquée par l’ANSM. Elles sont délivrées accompagnées de trois seringues orales de volume adapté (une pour chaque administration).

Posologie

La concentration de cette préparation (20 mg/mL) est plus faible que la spécialité EMEND 125 mg reconstituée (25 mg/mL). En conséquence, il convient de vous référer au tableau d’équivalence pour indiquer aux parents ou aidants le volume à administrer selon le poids de l’enfant.

  • Modalités de dispensation des préparations magistrales

Lors de la première dispensation d’une préparation magistrale d’aprépitant pour un patient, vous devez obligatoirement informer le prescripteur de ce remplacement par tous moyens appropriés.

Lors de la délivrance de cette préparation magistrale, vous êtes tenus de :

  • Informer le parent ou l’aidant du remplacement effectué et lui expliquer de manière claire les modalités de prise de la préparation magistrale, selon le tableau de recommandation de remplacement.
  • Remettre au parent ou à l’aidant la fiche d’utilisation de la préparation magistrale d’aprépitant et l’informer de son contenu. Expliquer comment utiliser les pipettes qui sont fournies et préciser qu’elles sont à usage unique.
  • Conseiller au parent ou à l’aidant de consulter le médecin ou de contacter le pharmacien en cas de survenue d’effets indésirables ou de symptômes jugés inhabituels, ou encore si le traitement n’agit pas comme d’habitude.
  • Inscrire sur l’ordonnance la mention suivante : « préparation magistrale n° (numéro d’ordonnancier) à base d’aprépitant en remplacement de Emend 125 mg, poudre pour suspension buvable, selon la recommandation de l’ANSM » ainsi que le volume de médicament à prélever et à donner à l’enfant.
  • Tarification et facturation

Un arrêté publié au Journal officiel du 13 avril 2026 fixe les tarifs de ces préparations, tarifs applicables à compter du 15 avril 2026.

Les préparations magistrales d’aprépitant seront facturées à l’Assurance maladie au moyen d’un code acte « PMR » et seront remboursées à hauteur de 65 %.

Le prix de vente au public de ces préparations magistrales est fixé dans les conditions suivantes :

Lors de la dispensation, il convient de dispenser la quantité de principe actif compatible avec la prescription, dans la limite d’un mois de traitement.

Pour aller plus loin :

– Recommandation de remplacement

– Monographie de préparation magistrale d’aprépitant 20 mg/mL, suspension buvable en pharmacie de ville à partir des gélules d’aprépitant 80 mg

– Note d’information technique relative aux préparations magistrales d’aprépitant 20 mg/mL, suspension buvable en pharmacie de ville à partir des gélules d’aprépitant 80 mg

Les Pharmaciens du 13

GRATUIT
VOIR