SALAIRES EN PHARMACIE D’OFFICINE Pas de revalorisation au 1er juillet 2015

logo FSPFLes salaires applicables en Pharmacie d’officine ne seront pas revalorisés à effet du 1er juillet 2015.

Comme ils s’y étaient engagés à l’occasion de la conclusion de l’accord collectif national du 11 décembre 2014, les partenaires sociaux de la Pharmacie d’officine se sont réunis, le 2 juillet dernier, en Commission paritaire nationale pour une nouvelle négociation salariale. Toutefois, eu égard au contexte économique difficile et à la stagnation des principaux indicateurs économiques (inflation…), la FSPF, suivie par les autres organisations représentatives des pharmaciens d’officine, n’a pas souhaité faire de proposition en vue de revaloriser les salaires.

Aucun accord n’ayant été conclu, les salaires fixés par l’accord collectif national de branche du 11 décembre 2014 sont donc toujours applicables.

 

 

PGARDE : Un nouveau service pour vous permettre de dématérialiser les demandes de paiement d’astreintes.

Dans le cadre des simplifications administratives et conformément aux engagements pris par les partenaires conventionnels (Art 18.2 de la Convention Nationale des Pharmaciens), la CPCAM 131 met à votre disposition un nouveau service « PGARDE ».

Accessible depuis Internet à partir d’un identifiant et d’un mot de passe, ce service permettra  aux pharmaciens de réaliser leurs demandes de paiement d’astreintes (DPAE) de manière dématérialisée et en toute sécurité.

Ainsi, après validation par le pharmacien de sa DPAE, le versement de l’astreinte sera réalisé dans un délai de 5 jours ouvrés auprès de l’officine. 

La Commission Paritaire Locale des Pharmaciens réunie en séance du 24 juin 2015, a ainsi acté qu’à l’issue de la phase test qui débutera en septembre 2015, ce nouveau service « PGARDE »  sera mis en œuvre dans le département des Bouches-du-Rhône à compter du mois d’octobre 2015. 

Des informations complémentaires sur la mise en œuvre de ce dispositif vous parviendront ultérieurement.


 

NDLR: PGARDES devrait être un excellent outil pour les nombreux confrères qui ont de multiples astreintes. Les déclarations (croisées avec le planning fourni par notre syndicat) et les paiements devraient être facilités.

P.L

HAD SOINS ASSISTANCE

Rappel : SA n’est plus en redressement judiciaire et s’engage (avec votre syndicat ….. mais tout le monde en profite !) à régler les factures pharmaciens en 15 jours à réception des dites factures. Sachez que pour leurs autres fournisseurs, SA paye 2 mois après.
Cette procédure concerne tous les médicaments prescrits , même ceux au dessus de 300 euros.
Le service comptabilité semble avoir du mal à faire la différence entre les pharmaciens et les autres mais notre accord est confirmé par la direction.

Valérie de Lécluse

AIDE POUR UNE COMPLEMENTAIRE SANTE (ACS) Application au 1er juillet 2015 du tiers payant intégral pour les bénéficiaires de l’ACS

La loi du 13 août 2004[1] portant réforme de l’assurance maladie a créé une aide financière pour les personnes en difficulté qui souhaiteraient souscrire ou continuer à bénéficier d’une complémentaire santé : l’aide au paiement d’une complémentaire santé (ACS). La loi de financement de la sécurité sociale pour 2015 permet aux bénéficiaires de cette aide, depuis le 1er juillet[2], de bénéficier du tiers payant intégral dès lors qu’ils ont souscrit une assurance complémentaire spécifique auprès d’une assurance maladie complémentaire (AMC) accréditée au dispositif.

 

A cette fin, l’assuré bénéficiaire de l’ACS doit présenter au pharmacien les justificatifs suivants :

 

  • soit sa carte SESAM-Vitale à jour (la carte fait alors apparaître les droits du patient à l’ACS) ;
  • soit, en l’absence de carte SESAM-Vitale ou en cas de carte non à jour, l’attestation de TPI délivrée par la caisse gestionnaire de son régime obligatoire.

 

Le pharmacien a alors l’obligation de faire bénéficier ce patient du tiers payant intégral[3]. Le bénéfice de l’ACS constitue en effet un nouveau cas de « tiers payant légal » qui, pour mémoire, s’applique dans les cas suivants :

 

  • accident du travail et maladie professionnelle ;
  • CMU-C ;
  • vêtements compressifs pour grands brûlés (inscrits au Titre II chapitre 1 de la L.P.P.) ;
  • AME ;

 

En contrepartie de cette obligation de faire bénéficier son patient du tiers payant, le pharmacien bénéficie de la garantie de paiement[4] des prestations servies.

 

En revanche, si le patient ne présente pas les justificatifs cités plus haut, le pharmacien a le choix de faire bénéficier ou non son patient du TPI, étant alors rappelé qu’en cas de TPI, il ne bénéficiera pas de la garantie de paiement de sa facture.

 

Pour facturer, le pharmacien devra préalablement paramétrer son logiciel afin de choisir l’une des deux solutions suivantes :

 

  • solution n° 1 : le pharmacien souhaite conserver une relation directe avec les organismes complémentaires de prise en charge.

 

Comme jusqu’à présent, le pharmacien réalise une facturation éclatée en deux flux :

 

  • le premier flux concerne la part obligatoire et est adressé à l’organisme gestionnaire du RO de son patient. La réglementation fixe à 7 jours le délai dans lequel cet organisme règle alors le pharmacien[5]. La convention nationale pharmaceutique du 4 avril 2012 prévoit, quant à elle, un délai de paiement de 4 jours à compter du jour de l’accusé de réception logique (ARL)[6]. Nous avons donc interrogé la CNAMTS afin de connaître le délai finalement retenu par le régime obligatoire ;
  • le second flux concerne la part complémentaire et est adressé à l’organisme gestionnaire du RC de de dernier. Cet organisme règlera alors le pharmacien dans le délai prévu, le cas échéant, par la convention conclue avec les syndicats de pharmaciens.

 

  • solution n° 2 : le pharmacien souhaite disposer d’un interlocuteur unique pour le RO et le RC.

 

Le pharmacien adresse sa facture comprenant à la fois les parts RO et RC à l’organisme gestionnaire du régime obligatoire de son patient, tel qu’il apparaît sur la carte SESAM-Vitale à jour ou sur l’attestation TPI.

 

 

Nous attirons particulièrement votre attention sur le fait que cette solution n’est pas adaptée à l’ensemble des facturations. En effet, en cas de facturation de médicaments à SMR faible (anciennement « vignettes orange »), seule la solution n° 1 est applicable. Ainsi, le pharmacien qui aurait paramétré son logiciel afin de facturer selon la solution n° 2 serait contraint, à chaque facturation de médicaments pris en charge à 15 % par le RO, de modifier son paramétrage afin d’appliquer la solution n° 1. La FSPF a alerté l’assurance maladie sur ce point.

 

 

En cas d’impossibilité de réaliser une facture électronique, le pharmacien a la possibilité de facturer les produits délivrés sur une feuille de soins papier :

 

  • si le patient présente une attestation TPI (RO + RC), le pharmacien coche les cases « L’assuré n’a pas payé la part obligatoire » et « L’assuré n’a pas payé la part complémentaire » dans la zone « Paiement » de la feuille de soins.

 

L’organisme gestionnaire du RO règlera alors le pharmacien dans le délai de 21 jours à compter de l’envoi de la feuille de soins papier. Ce délai sera prorogé de 15 jours lorsque la feuille de soins papier a été adressée à un organisme gestionnaire du RO différent de celui auquel est affilié le patient[7] (lorsque le pharmacien a commis une erreur dans l’organisme destinataire, par exemple).

 

  • si le patient ne présente pas une attestation TPI, mais une simple attestation pour la part obligatoire, le pharmacien coche la case « L’assuré n’a pas payé la part obligatoire » dans la zone « Paiement » de la feuille de soins.

 

L’organisme gestionnaire du RO règlera alors le pharmacien dans le délai de 15 jours à compter de l’envoi de la feuille de soins papier[8].

 

L’assurance maladie a indiqué avoir diffusé à l’ensemble des professionnels de santé, le 1er juillet, des supports d’information afin de leur présenter les modalités de facturation dans le cadre de l’ACS. Ces supports sont joints à la présente circulaire, pour votre parfaite information.

PJ :       supports d’information diffusés par l’assurance maladie à l’ensemble des professionnels de santé.

Plaquette explicatice ACS TPI_ACS_memo_standard

 

 

[1] Loi n° 2004-810 du 13 août 2004 relative à l’assurance maladie, publiée au Journal Officiel du 17 août 2004.

[2] Article 42 de la loi n° 2014-1554 du 22 décembre 2014 de financement de la sécurité sociale pour 2015, publiée au Journal Officiel du 24 décembre 2015.

[3] Article L. 863-7-1 du code de la sécurité sociale.

[4] Article D. 863-2 du code de la sécurité sociale.

[5] Article D. 861-6, 1° du code de la sécurité sociale.

[6] Article 37.17 de la convention nationale pharmaceutique.

[7] Article D. 861-6 du code de la sécurité sociale.

[8] Article R. 362-1 du code de la sécurité sociale.

La FSPF dit NON au nouveau plan gouvernemental de baisses de tarifs présenté par le CEPS

Lors du comité de suivi des génériques qui s’est tenu le 18 juin dernier, le président du Comité économique des produits de santé (CEPS) a présenté différentes mesures dites de « régulation » des prix des médicaments inscrits au répertoire des génériques. Sous ce terme, il s’agit, ni plus ni moins, que d’organiser un « hold-up » des ressources qui permettent, tant bien que mal, au réseau officinal de résister à une crise durable.

 La mise sous tarif forfaitaire de responsabilité (TFR) de certaines molécules emblématiques, comme le clopidogrel (Plavix®), la buprénorphine (Subutex®) et bien d’autres, est une négation des efforts réalisés par les pharmaciens pour promouvoir le programme générique ;

 L’ajout d’une nouvelle classe thérapeutique, celles des antagonistes calciques, dans le processus de « convergence » des prix des spécialités princeps sur ceux de leurs génériques, constitue une mesure de même nature qui ne peut que décourager les officinaux ;

 Les baisses de prix des médicaments génériques envisagées au regard des volumes de remises consenties aux pharmacies par les laboratoires pharmaceutiques sont illégitimes. En effet, ces remises sont destinées à compenser les baisses de marge successives engrangées par l’Assurance maladie, et ne constituent pas, à cet égard, une « faveur » consentie aux pharmaciens !

 

La FSPF chiffre à 65 millions d’euros l’impact des mesures du comité de suivi sans compter le troisième point(baisse de prix des médicaments génériques). Leur entrée en application dès le 1er octobre prochain est absolument inacceptable. Les pharmaciens d’officines se sont investis pour promouvoir le médicament générique au bénéfice de l’Assurance maladie et de la collectivité. En contrepartie, les pouvoirs publics se sont engagés à assurer une rémunération identique aux officinaux, que ces derniers dispensent un médicament princeps ou l’un de ses génériques.

Prenons l’exemple du Plavix® (clopidogrel). La rémunération de la dispensation était de 8,6 euros au moment de la création du groupe générique. Après la mise sous TFR envisagée, cette rémunération tombant à 3,56 euros, il faudrait que le pharmacien obtienne plus de 40 % de remise pour compenser la perte !

Cet exemple démontre la nécessité impérieuse de faire évoluer le système pour procurer une rémunération digne pour tous les pharmaciens d’officine et leur ouvrir des perspectives d’avenir plus confiantes. C’est pourquoi la FSPF demande que la règle qui a permis à la profession de s’engager au bénéfice de tous soit respectée et que la rémunération de la dispensation des génériques devienne un honoraire conventionnel fixé au niveau du tarif initial, en toute transparence.

Dans l’immédiat, la FSPF prévient qu’elle s’opposera à toute décision de baisse massive de tarifs, non compensée, qui risque de mettre à mal le réseau officinal dans son ensemble et, avec lui, le modèle de proximité auquel les patients sont attachés. A l’heure où sont élaborées les mesures d’économie destinées à figurer dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2016, la FSPF demande au Gouvernement de s’orienter vers d’autres contributeurs que le réseau officinal qui a déjà été très lourdement sollicité.

En 2016, pour la FSPF, les nouvelles baisses de prix, c’est NON !

Les Pharmaciens du 13

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