ATTENTION: Contrat « OFFISSIMA » proposé par le Groupe KLESIA

Les pharmaciens titulaires d’officine font actuellement l’objet de sollicitations commerciales par des représentants d’assurances.

Le contrat « OFFISSIMA » proposé par le Groupe KLESIA, comme mettant en œuvre les régimes de prévoyance et de frais de soins de santé collectifs et obligatoires des salariés non cadres de la Pharmacie d’officine apporterait un niveau supérieur de garanties, en contrepartie de cotisations identiques à celles des régimes conventionnels.

La direction générale du Groupe KLESIA a présenté, pour la premières fois, ce produit aux partenaires sociaux, le 10 mars dernier, en comité de gestion des régimes de prévoyance des salariés non cadres de la Pharmacie d’officine, la Commission paritaire nationale n’ayant jamais été informée de cette initiative.

La FSPF et un certain nombre d’organisations syndicales, tant salariées que patronales, ont exprimé leur surprise et leur désaccord avec cette démarche.

Avec le contrat « OFFISSIMA » proposé par le Groupe KLESIA, il importe de noter que les entreprises officinales se voient proposer :

  • Des contrats d’assurance qui ne relèvent pas des régimes conventionnels de prévoyance et de frais de soins de santé collectifs et obligatoires des salariés non cadres de la Pharmacie d’officine ;
  • Une démarche qui implique un changement d’assureur ;
  • Des cotisations et des prestations sans garantie de stabilité, à savoir les taux de cotisations ainsi que le niveau des prestations sont susceptibles d’être modifiés par l’assureur, à sa seule discrétion ;
  • Des contrats résiliables chaque année par l’assureur.
  •   source FSPF

Dernières nouvelles

 

– La ROSP (Rémunération sur Objectifs de Santé Publique) pour la « substitution générique » devrait être versée dans les jours qui viennent.

– La remise maximum lors de l’achat de médicaments génériques (hors TFR) va être de 40%. (Cette remise qui doit remplacer les accords de coopération commerciale a été inscrite dans la LFSS 2014 suite à la signature du protocole d’accord signé par l’UNCAM, la FSPF et l’USPO.)

En conséquence, malgré la farouche opposition d’une partie de la profession, plus rien ne s’oppose à la parution de l’arrêté de marge et à la signature des avenants à la convention.

Nous vous rappelons que le programme de stabilité de 50 milliards dont 10 milliards concerne la Sécurité Sociale et 5.5 milliards pour la pharmacie (baisse des prix et des prescriptions) aura un impact extrêmement négatif pour notre profession que ce soit avec le mode de rémunération actuel comme pour le futur mode de rémunération qui s’appliquera en 2015 et 2016.

La FSPF réclame aussi la signature rapide des avenants à la convention nationale (génériques, asthme et rémunération) et une étude d’impact sur l’officine du programme de stabilité« afin que des mesures compensatoires soient rapidement adoptées ».

Comme le dit le protocole d’accord que nous vous engageons à lire (en cliquant sur le lien hypertexte), il faut espérer qu’en 2017 se mette en place un honoraire à la prescription dont le montant permettra de stabiliser le réseau officinal.

P.L

 

 

Agression en pharmacie sur Marseille: un témoignage à lire.

Objet: Il nous a fait la caisse!

  Et voilà, il y avait 20 ans que ce n’était pas arrivé, donc il fallait bien que cela se reproduise un jour!
Mardi soir, à 19h30, un client est rentré dans la pharmacie et a demandé de l’Ibuprofene à Laurine. Elle est partie le chercher dans le tiroir, et quand elle est revenue, il est passé derrière le comptoir, l’a saisie par le poignet pour la pousser, et a sorti la caisse enregistreuse du meuble. Elle m’a appelée, et je n’ai pu assister qu’impuissante à la suite! Il a secoué la caisse jusqu’à ce qu’elle s’ouvre, puis a récupéré les billets et jeté tout le reste par terre! Il a pris le temps de ranger les billets dans sa poche et est sorti tranquillement ( sans la boîte d’ibuprofene, quand-même!)
Je vous fais sa description: entre 25 et 30 ans, 1,80m, assez corpulent, les cheveux bruns très courts, de type européen, et d’après Laurine avec un accent de l’Est! Il agit sans gants, et apparemment sans arme. 

Dès que je l’ai vu, j’ai bien sûr actionné le bouton reliant à la centrale de télé surveillance, me disant qu’au moins il serait filmé et donc identifié.
Mais voilà, après son départ, j’ai eu la centrale me disant que malheureusement la caméra avait été mal placée et que sur les images, on ne voyait que « moi »!!!!!
J’ai bien sûr appelé la police qui m’a dit faire le tour du quartier pour essayer de le retrouver. Mais ils n’ont pas jugé bon de venir à la pharmacie. Quand à relever les empreintes, ce n’est même pas la peine d’y penser!
Le lendemain, je me suis rendue à la préfecture pour déposer plainte. Eh bien, je n’ai pas pu le faire! Le responsable était absent, et les deux policiers sur place ne savaient pas quoi faire! mais  estimaient quand-même  que c’était d’abord à Laurine de déposer plainte puisqu’elle avait été violentée! D’ailleurs, la moindre des choses aurait été de l’envoyer chez un médecin!
Ils m’ont donc demandé de rappeler plus tard pour avoir le temps de rendre compte au responsable. Inutile de vous dire que l’aprés-midi est passée sans que j’aie de réponse malgré mes nombreux appels. Mon cas devait être extraordinaire!
Du voleur, il n’en n’a même pas été question! Si je n’étais pas capable de le reconnaître formellement, il n’y avait rien à faire. L’un des deux a quand même pensé que l’on pouvait visionner les enregistrements des caméras de surveillance, mais l’autre lui a rétorqué qu’il y avait beaucoup trop de monde sur le cours Pierre Puget, pour qu’on puisse l’identifier! Il est vrai qu’à 19h30, le cours est noir de monde, les Champs-Elysées de Marseille!

Bref, vous l’aurez compris, le voleur pourra continuer longtemps son activité, il ne lui arrivera rien!

Bises à tout le monde, et pensez surtout à vider vos caisses et à vérifier l’efficacité de votre système de surveillance!

Nathalie

Découverte de la chimiothérapie contre le cancer: Le 2 décembre 1943, une odeur d’ail envahi le port de Bari en Italie… et se crée une sérendipité.

Explosion du navire US Liberty "John Harvey" qui contenait les fûts de gaz moutarde

L’idée d’une chimiothérapie anticancéreuse résulte de la mise en évidence que des dérivés de moutardes azotées, eux même dérivés des gaz de combat de la première guerre mondiale, étaient capables de provoquer un blocage de la moelle osseuse (aplasie).

La preuve, pour ainsi dire, en a été fournie lors de l’explosion d’un stock de gaz moutarde (ypérite ou gaz H) dans le port de Bari le 2 décembre 1943 suite à une attaque de la Luftwaffe, au cours de la Seconde guerre mondiale (1939-1945). Les fûts endommagé laissèrent fuir du gaz à l’odeur caractéristique d’ail et de nombreux matelots moururent ainsi intoxiqués.

Le médecin militaire, arrivé d’Alger, le lieutenant-colonel Francis Alexander fut charger de l’enquête.

Il constata quelques semaines plus tard que les matelots présentaient une baisse importante des globules blancs et certains d’entre eux développaient une aplasie médullaire. 

Dans son rapport du 20 juin 1944, il fit part de ses constatations, en particulier sur la destruction pratiquement complète des globules blancs chez les intoxiqués.
En dépit du « secret militaire » couvrant cet épisode de la dernière guerre à la demande express de Sir Winston Churchill (les armes chimiques n’ont pas été employées en combat en 40-45), Alfred Gilman (1908-1984) et Louis S Goodman, tous deux pharmacologues à l’université de Yale, furent chargés d’étudier les effets toxiques du gaz moutarde et de trouver une antidote.

La mise en évidence d’une toxicité élective pour les tissus lymphoïdes fut la première étape qui mena à la découverte des alkylants et les premiers essais avec le Mustargen TM .

A partir des constations de Francis Alexander et plus tard de Cornelius P. Rhoads faites à Bari, il développa des dérivés, dont la Caryolysine® (chlorméthine), qui furent testés à Yale sur des malades souffrant de maladie de Hodgkin, alors mortelle à 100 %. A la fin de la Seconde Guerre Mondiale, les premières réponses chez des patients souffrant d’une maladie de Hodgkin ou d’un lymphome traités par une moutarde azotée, la Caryolysine® furent publiées.

Les autres médicaments alkylants, développés ultérieurement, auront, parfois, un index thérapeutique meilleur. Par exemple, le cyclophosphamide, commercialisé en 1950, reste l’un des médicaments les plus utilisé de nos jours !
Après l’aminoptérine, avec laquelle Sidney Farber (1903-1973), un pédiatre pathologiste,en 1948, avait observé des réponses transitoires dans la leucémie aiguë de l’enfant, le méthotrexate est le second antifolate à être développé et commercialisé.

Charles Heidelberger, à la même époque, développe le premier analogue des pyrimidines, le 5-FluoroUracile (5FU) et l’année suivante, avec ce médicament, sont décrites des réponses dans les cancers digestifs, le cancer du sein et certains cancers de la sphère ORL.
Depuis, la recherche de nouveaux médicaments anticancéreux a permis la mise au point de médicaments plus efficace et mieux tolérés.

LA SYSTÉMATISATION DE LA RECHERCHE…

Au cours des années, l’objectif de la chimiothérapie a évolué du soulagement des symptômes vers l’obtention de rémissions complètes durables. Il faut souligner que, maintenant, la chimiothérapie à la capacité de traiter les cancers étendus ou métastatiques, là où les traitements locaux, chirurgie ou radiothérapie, ont une efficacité limitée.
La recherche s’est, par la suite, systématisée à partir de l’initiative du National Cancer Institute ( NCI) qui a mis en place dès 1955, un criblage de molécules sur la base d’un modèle de leucémie de la souris. De plus, en 1970, cette recherche s’est intensifiée avec le lancement du programme Conquête du Cancer par le président américain Richard Nixon.

MAINTENANT….

Les découvertes récentes de biologie moléculaire ont débouché sur de nouveaux axes thérapeutiques n’utilisant plus l’atteinte cytotoxique comme moyen de guérir la maladie, mais plutôt des médicaments capables de freiner l’apparition des métastases ou de bloquer leur développement. Ces nouvelles molécules, n’entraînent pas obligatoirement la mort des cellules cancéreuses, mais réduisent considérablement leur potentiel délétère. Ce sont les biochimiothérapies ou thérapies ciblées.

Finalement, le raid de Bari fut un double désastre et une expérimentation par sérendipité. D’un côté, ce fut réellement un second Pearl Harbor, un des exploits les plus éclatants de la Luftwaffe de la guerre. Mais c’était aussi le seul incident de toute la Seconde guerre mondiale qui impliquait un gaz poison, une tragédie encore accentuée par les exigences du secret en temps de guerre…  Mais ce fut aussi le début de la chimiothérapie contre le cancer.

P.L

et des « Copier-coller » dont les sources sont: T.Cook. (1999), No Place to Run, Vancouver, British Columbia : UBC Press. Faguet G.B. (2005), The War on Cancer : : An Anatomy of Failure, A Blueprint for the Future,Infocancer, wikipédia, Haute Autorité de la Santé, World War II,  The Netherlands : Springer. Goodman LS, Gilman A. (1965), The Pharmacological Basis of Therapeutics, 3rd ed. New York, NY: Macmillan Publishing Co; 1345. Hirsch, J. (2006), An Anniversary for Cancer Chemotherapy, in The Journal of the American Medical Association, September 27, JAMA 296(12):1518-1520. doi:10.1001/jama.296.12.1518 ;

 

 

 

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