Le message du président du CROP, Stéphane Pichon:

Chères consœurs, chers confrères,

Une nouvelle fois, 10 ans après, nous sommes à nouveau dans l’œil du cyclone. 

Il y a 10 ans, les fondements de notre profession étaient attaqués, aujourd’hui l’histoire recommence, mais la donne a changé !

Après une épidémie qui a montré notre implication incontournable dans la santé de notre pays, nous avons des atouts à faire valoir.

Si notre profession est réglementée et si, pour certains, cela est un obstacle et qu’ils veulent « tout casser», et bien, cette réglementation, c’est notre valeur ajoutée. 

Notre ordre est garant de cette réglementation au profit de la santé publique, notre crédo.
La réglementation c’est :

1°) Une réglementation qui contrôle les diplômes.

2°) Une réglementation qui répartit uniformément sur le territoire l’accès aux médicaments pour nos citoyens, permettant notamment la vaccination et la prévention. 

3°) Une réglementation qui permet la sécurité du médicament :
– sécurité sur sa qualité par la sérialisation et, soyons objectifs, par son circuit de distribution hermétique qui assure cette qualité de l’industriel aux officines,
– sécurité sur sa dispensation et sur l’objectif de santé publique qui est le nôtre comme le bien du malade et pas d’un investisseur sans scrupules.
Nous voyons ce que cela donne chez nos confrères biologistes où la qualité n’a pas la même valeur selon que vous soyez un biologiste indépendant ou pas. Ils en payent le prix fort aujourd’hui.

4°) Une réglementation qui nous fait assurer un service de garde pour la population alors que des professions non réglementées ne le font plus.

Et ne l’oublions pas cette réglementation, elle s’appelle code de la santé publique !

Nous sommes depuis toujours de bons petits soldats le doigt sur la couture qui répondront toujours présents à la moindre mission demandée par notre état.

Alors pendant que d’une main on nous caresse en demandant l’aide de la profession pour augmenter la vaccination contre le HPV en référence à notre succès Covid grippe et suite à la difficulté en milieu scolaire, l’autre tenterait de nous poignarder.
Pendant qu’à grand renfort d’article 51 pour essayer de maintenir un tissu pharmaceutique avec des antennes de pharmacie dans les endroits les plus reculés, orphelins de professionnels de santé.

Aidés par les membres de l’AFPEL ( association française des pharmacies en ligne) certains voudraient nous imposer la vente en ligne de médicaments !
La crise du milieu rural n’est-elle pas suffisante ? 

Notre territoire n’est pas l’Australie ou le Kansas. Les plateformes de vente en ligne organisées par la « profession » ne sont que des mirages avant l’arrivée des drones d’Amazon, drones qui eux ne vaccineront pas. Drones qui eux ne feront pas de Trod pour prévenir le mésusage des ATB, pour aider une femme un week-end à traiter sa cystite.
Au moment même où l’Europe permet à chaque état de décider, permet que l’on évite des Doc Morris ou des Newpharma, pourquoi céderions-nous ?

Nous sommes les représentants de plusieurs dizaines de milliers de pharmaciens, devrions-nous nous mettre à genoux et subir la volonté expansionniste de quelques dizaines, ne voyant qu’une boîte aux lettres à la place d’un malade, d’un patient?
C’est pour cela que nous ne pouvons pas accepter la vente en ligne, les PMO… A la moindre brèche acceptée, quelle sera la prochaine ?
L’ouverture du capital ! 
On a précédemment vu ce que cela donnait avec les LABM dans lesquels les investisseurs sont plus à la recherche de rentabilité à 2 chiffres que de bilans d’oncologie peu rentables. Ils veulent des « créat » et des « ionos » ou des licenciements …

Le miroir aux alouettes d’investisseurs de la distribution en gros est terrible ! Imaginez donc aujourd’hui, dans cette période si compliquée de rupture, si votre confrère voisin était investi par un distributeur, je ne donnerais pas cher de votre longévité; un investisseur n’est pas un partenaire, un investisseur veut un retour sur investissement, alors les produits en rupture, vous ne les verriez pas beaucoup, ils seraient dans l’association voisine, distributeur officinal.
Et entre parenthèses votre patrimoine aura fondu comme neige au soleil.
L’ordre, c’est l’équité sur la répartition. Nous ne pouvons pas accepter d’être avec les fossoyeurs d’une profession qui n’a strictement rien à se reprocher.
Oui aux booster d’investissement et non à l’entrée dans le capital. Ça n’est pas un moindre mal !

Je n’aborde même pas l’idée d’ouvrir la vente des médicaments dans la grande distribution, le graal de certains qui depuis toujours l’espèrent?
Nous sommes partout, nous sommes 20000 pharmacies, 50000 pharmaciens, des milliers d’étudiants, de préparateurs, d’apprentis dans les villes, les villages, les vallées et les campagnes, nous sommes dans l’urbain et le monde rural au service de notre population, nous l’avons prouvé lors des crises sanitaires. 
Alors non il n’y a aucune raison de faiblir et de ployer sur les désirs de quelques-uns au détriment de la majorité…
Nous sommes les professionnels de santé les plus informatisés, les plus numérisés, nous employons des universitaires au fin fond de la France, nous conservons les emplois de proximité aussi.
Alors ne rougissons pas n’ayons pas peur de dire non ! Ça n’est pas un progrès que ce projet, c’est au contraire une régression humaine, sociale et sanitaire.
Combien de navires ont sombré en écoutant le chant des sirènes ?

Alors non, non et non, il y a des barrières qui ne doivent pas tomber …

Dr Stéphane PICHON

Président du CROP Paca-Corse
Vice-Président du CCA
Le Grand Prado – 

20 Allées Turcat Méry – 13008 MARSEILLETel : 04 96 10 13 60 – Fax : 04 96 10 13 61 – Courriel : crop-paca-corse@ordre.pharmacien.fr

Le 27 et 30 mai: les infos à lire

Notre action est déterminante !

Réunion Lundi 27 mai à 20h00

Nous vous donnons rendez-vous pour une réunion de préparation.

Dès cette semaine, vous allez TOUS être appelés téléphoniquement par vos confrères. Dès maintenant,
apposez les affiches sur vos vitrines pour avertir les patients de la fermeture du jeudi 30 mai 2024 et
pour avoir un retour d’image d’une profession unie qui sera relayée par la presse.
Le rendez-vous est fixé à 14h00 devant la Préfecture des Bouches-du-Rhône.

Nous n’avez aucune déclaration à faire auprès de l’ARS.

Je n’ai aucun doute sur la réussite de ce mouvement car nous avons déjà beaucoup de pharmaciens impliqués (petites moyennes et grosses pharmacies).


Nous vous attendons lundi 27 mai à 20h00 pour la réussite de cette manifestation.
Distribution de T-Shirts.

Valérie Ollier ————Patrick RAIMOND
Présidente FSPF 13——– Président USPO 13

La JOLIETTE

Place Basse, Pl. Henri Verneuil, 13002 Marseille

Quelques éléments à utiliser:

Vous trouverez ci-joint une petit film si vous avez la possibilité de le diffuser en vitrine, n’hésitez pas !

Le lien ci-dessous est dédié à cette journée de mobilisation vous trouverez toutes les informations pratiques, ainsi que des flyers à destination de vos patients. Idem, diffusez sur les réseaux, auprès de vos groupements et amis !

https://www.mobilisationpharmaciens.fr

L’affiche à placarder en multi exemplaires sur vos vitrines.

Le flyer que vous pouvez imprimer et donner aux patients et clients:

Mouvement de grève du 30 mai

A tous,

Aucun pharmacien n’a de déclaration à faire car c’est un mouvement syndical et que c’est les syndicats qui déclarent FSPF et USPO.

Nous vous attendons nombreux et avec vos équipes le 30 mai 2024 à 14H00 devant la préfecture de Marseille. C’est l’ensemble de la profession de pharmacien d’officine qui se mobilise avec les syndicats, l’Ordre des pharmaciens, le syndicat étudiants ANEPF.

Valérie Ollier

Présidente FSPF 13 

Embauche d’un apprenti : vous avez droit à des aides

L’aide pour l’embauche d’un apprenti en 2024

Il s’agit d’une aide pour accompagner financièrement les employeurs qui recrutent en contrat d’apprentissage.

Cette aide s’applique aux contrats conclus entre le 1er janvier 2023 et le 31 décembre 2024 (décret n° 2023-1354 du 29 décembre 2023).

Elle est versée uniquement au titre de la première année d’exécution du contrat.

Toutes les entreprises sont éligibles à cette aide. Notez que des conditions supplémentaires s’appliquent aux entreprises de plus de 250 salariés (voir le détail ci-dessous).

Conditions

Pour bénéficier de l’aide, il est nécessaire de remplir plusieurs conditions :

  • le contrat doit être un contrat d’apprentissage,
  • le contrat doit être conclu entre le 1er janvier 2023 et le 31 décembre 2024,
  • l’alternant doit préparer un diplôme ou un titre à finalité professionnelle inférieur ou égal au niveau 7 du cadre national des certifications professionnelles (master, diplôme d’ingénieur, etc.).

Pour les entreprises de plus de 250 salariés, il est nécessaire de remplir – en plus des trois conditions citées ci-dessus – l’une des conditions suivantes :

  • atteindre au moins 5 % de contrats favorisant l’insertion professionnelle (contrat d’apprentissage, contrat de professionnalisation, etc.) dans l’effectif salarié total annuel, au 31 décembre de l’année suivant celle de conclusion du contrat. Ce taux de 5 % est égal au rapport entre les effectifs relevant des contrats favorisant l’insertion professionnelle et l’effectif salarié total annuel de l’entreprise,
  • ou atteindre au moins 3 % d’alternants (contrat d’apprentissage ou de professionnalisation) et avoir connu une progression de 10 % d’alternants au titre de l’année suivant celle au cours de laquelle le contrat a été conclu, comparativement à l’effectif salarié annuel relevant de ces catégories (contrats d’apprentissage et de professionnalisation) par rapport à l’année de conclusion du contrat.

Si les objectifs exposés ci-dessus ne sont pas atteints, les sommes perçues devront être remboursées.

Montant

Le montant de l’aide s’élève à 6 000 euros maximum.

Pour percevoir cette aide, vous devez déclarer l’embauche de votre apprenti à l’Opérateur de Compétences (OPCO) désigné selon votre domaine ou secteur d’activité. 

L’aide est versée automatiquement par l’Agence de services et de paiement (ASP) tous les mois pendant la première année du contrat d’apprentissage, avant le paiement du salaire. Votre avis de paiement est consultable sur la plateforme SYLAé.

L’exonération de charges sociales

Les rémunérations des apprentis bénéficient de la réduction générale de cotisations renforcée.

L’exonération des cotisations salariales spécifique aux contrats d’apprentissage du secteur privé est limitée à 79 % du Smic en vigueur au titre du mois considéré.

ATTENTION: Ce qui change en mai 2024

L’aide de 6 000 euros maximum accordée aux employeurs qui recrutent des alternants ne s’applique plus aux contrats de professionnalisation conclus après le 30 avril 2024 (cf. décret n° 2024-392 du 27 avril 2024 portant suppression de l’aide exceptionnelle aux employeurs de salariés en contrat de professionnalisation.) Si vous avez signé un contrat avant cette date, vous pouvez en revanche bénéficier de cette aide.

Les conditions requises pour demander l’aide exceptionnelle à l’embauche dans le cadre d’un contrat de professionnalisation sont les suivantes :

  • il doit s’agir d’un contrat de professionnalisation,
  • le contrat doit être conclu entre le 1er janvier 2023 et le 30 avril 2024,
  • le salarié concerné par le contrat doit avoir moins de 30 ans,
  • les certificats de qualification professionnelle et les contrats de professionnalisation associant des actions de validation des acquis de l’expérience dans le cadre de l’expérimentation « VAE inversée » sont également éligibles.

En savoir plus sur service-public.fr

source Bercy Infos Entreprises

Les Pharmaciens du 13

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