Revalorisation de la marge grossiste au 30 septembre 2020

A partir du 30 septembre prochain, la marge grossiste des médicaments remboursables change.

Cette nécessaire revalorisation de la marge de nos répartiteurs est articulée autour de deux dates :

  • au 30 septembre, une augmentation notable de la marge :
    • pour les produits dont le PFHT est supérieur à 4,05 €, entraînant une augmentation du PGHT de 0,01 € ;
    • pour les produits dont le PFHT est supérieur à 571,05 €, entraînant une augmentation du PGHT jusqu’à 13 € ;
  • au 1er février 2021, une baisse ramenant la marge un peu au-dessus du niveau actuel.

Exemples

Pour Clopidogrel, avec un PFHT de 8,26 € : le prix grossiste actuel est de 8,81 €.
Au 30 septembre 2020, le prix sera de 8,88 €.
Au 1er février 2021, le prix sera de 8,83 €. 

Pour Humira 80mg, avec un PFHT de 573,80 € : le prix grossiste actuel est de 603,86 €.
Au 30 septembre 2020, le prix sera de 616,80 €.
Au 1er février 2021, le prix sera de 606,30 €.

Les prix de vente au public et les tarifs de remboursement augmenteront en conséquence. Ces modifications n’auront donc pas d’impact sur la marge des officines. Nous vous invitons toutefois être vigilants dans la gestion de vos stocks. 

Malgré ces délais assez courts, la CNAM nous a assuré mettre tout en œuvre pour éviter tous rejets. N’hésitez toutefois pas à nous faire part d’éventuels rejets.

Pharmequity

Depuis longtemps, la FSPF travaille sur le sujet de l’installation des jeunes pharmaciens. En 2015, le constat de l’époque était alarmant, beaucoup de jeunes n’avaient pas la possibilité de s’installer. Sans réaction de la part des syndicats, la profession avait un avenir sombre.
En effet, nous avons vu arriver des fonds spéculatifs dans le capital des officines, via certains groupements. Leur stratégie consiste à proposer une solution de financement attrayante aux jeunes pharmaciens, qui, in fine, se retrouvent acculés à des objectifs de performance financière incompatible avec une vie professionnelle équilibrée et perdent toute indépendance. 

C’est pour lutter contre ces pratiques que deux représentations nationales syndicales, la FSPF (Fédération des Syndicats de Pharmaciens de France) et l’UNPF (Union Nationale des Pharmacies de France) se sont rapprochés d’Interfimo et d’Incit Financement pour offrir aux jeunes pharmaciens une autre alternative. Parce que nous partageons les mêmes valeurs d’une pharmacie libérale, portée par un réseau d’officines appartenant à leurs titulaires, indépendants et responsables tant à titre professionnel que patrimonial.

Pharmequity est née de la volonté de favoriser les transmissions et le financement de la profession. Cette nouvelle plateforme de financement, dédiée aux jeunes, facilite l’apport de fonds propres complémentaires au capital des SEL et SPFPL constituées par des repreneurs d’officines en mobilisant l’épargne des pharmaciens, et crée un circuit du financement court et vertueux.

Vous souhaitez investir votre épargne pour la transmission d’officines ? Vous cherchez à renforcer votre apport pour vous installer ?

Rejoignez Pharmequity !

P.L

Vente de masques : obligation d’information des patients Nouveau délai de tolérance

Afin de vous permettre d’écouler vos stocks de masques commandés avant le 4 mai, la période de tolérance sur l’étiquetage et la notice des produits est étendue jusqu’au 31 octobre 2020 (au lieu du 30 septembre) pour les masques jetables de type chirurgical.

Au-delà de ces dates, ces masques pourront être commercialisés jusqu’au 1er mars 2021 à condition d’être réétiquetés afin de se conformer aux exigences réglementaires.

Quelles sont vos obligations en matière d’information des patients ? Téléchargez le tableau récapitulatif ici :

Pour consulter la note de la DGCCRF, cliquez ici.

Pour rappel, pour les masques « grand public », la période de tolérance s’est terminée, comme prévu, le 31 août 2020.

Produits de contraste: le lobby des labos continue?

Dans le cadre d’une future CPL (ou CPR), la présidente FSPF 13, Valérie de Lécluse a transmis une requête à la CPAM13. En voici un extrait:

Bonjour,


Nous avons un réel problème avec les ordonnances de produits de contraste et leurs génériques . Tous les services hospitaliers marquent en long large et en travers et souligné , pas de substitution …

Certains font repartir le malade pour changer le produit …… bref celui qui en pâtit c’est le patient qui soit doit payer , soit doit se battre avec la pharmacie croyant ce que dit le médecin . Je demande à ce que la CPAM 13 fasse une campagne en direction des radiologues ( en particulier les hospitaliers ) , que la CNAM fasse pression sur les labos pour arrêter de sortir des nouvelles formes avec ces différentes tubulures .

Bref qu’il y ait un peu de cohésion entre les différents acteurs mais qu’on arrête de se servir du pharmacien pour faire la police et du patient comme d’un pushing ball qu’on renvoie d’un service à l’autre . 

Merci d’aborder le sujet et ses éventuelles solutions en CPL.

Bien cordialement 

Dr Valérie Ollier de Lécluse

Présidente Syndicat des Pharmaciens 13

NDLR: En février 2020, la CPAM13 a adressé un déclic aux prescripteurs (voir ci-dessous). Il est manifestement rarement consulté par les radiologues des hôpitaux et cliniques marseillaises.

Conditionnements trimestriels La FSPF gagne devant le Conseil d’État !

En application de la réglementation en vigueur, les médicaments remboursables dont le conditionnement contient trois mois de traitement doivent bénéficier d’un honoraire spécifique dit « HG » (2,70 euros HT) et d’une marge particulière obtenue en multipliant par 2,7 la marge sur les conditionnements mensuels. 

Depuis plusieurs années, la FSPF dénonçait le refus du Comité économique des produits de santé (CEPS) d’appliquer ce régime spécifique à l’ensemble des conditionnements trimestriels. Une pratique discriminante qui s’effectue au détriment des pharmaciens d’officine et représente un manque à gagner annuel d’au moins 21 millions d’euros pour le réseau, soit plus de 1000 euros par officine ! 

Le CEPS ayant refusé de répondre favorablement aux demandes répétées et légitimes de la FSPF afin que le bon mode de calcul soit enfin appliqué à ces conditionnements, le syndicat a engagé une procédure en justice devant le Conseil d’État en janvier 2019.

Un peu plus d’un an et demi plus tard, ce dernier vient de lui donner raison. Dans une décision à effet immédiat rendue le 29 juillet dernier, le Conseil d’État a ainsi jugé illégal le refus du CEPS d’octroyer la marge spécifique aux pharmaciens sur l’ensemble des grands conditionnements et l’a condamné à revoir son mode de calcul. 

La FSPF se félicite de cette victoire qui va profiter à l’ensemble des confrères. Mais d’autres batailles sont à mener car nous n’accepterons pas d’être sanctionnés financièrement à l’heure où le réseau officinal a démontré son efficacité pour lutter contre l’épidémie de Covid-19. La FSPF utilisera tous les moyens à sa disposition pour s’opposer aux décisions entraînant des baisses de rémunération pour la profession : la baisse des honoraires complexes, le déremboursement non compensé de l’homéopathie, la diminution des délais d’écoulement des stocks, ou encore les conséquences pour l’officine des baisses de prix.

Les Pharmaciens du Sud

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