Une communication du Président du CROP: RAPPEL DE LA RÉGLEMENTATION – BARNUMS DE DÉPISTAGE – RÉALISATION DES TAG

Chères consoeurs, chers confrères,

Je tiens à porter votre attention sur les peines pénales encourues en cas de non-respect de la réglementation relative aux tests de dépistage et d’installation de barnums, sans compter les poursuites disciplinaires susceptibles d’être engagées à l’encontre des pharmaciens qui ne respectent pas cette réglementation.

Les tests de dépistage ne peuvent être réalisés en dehors des lieux prévus par le code de la santé publique qu’après déclaration au représentant de l’Etat qui s’assure que les modalités de fonctionnement du lieu de dépistage respectent les dispositions des articles 22 et suivants de l’arrêté du 1er juin 2021 prescrivant les mesures générales nécessaires à la gestion de la sortie de crise sanitaire. 

De nombreuses anomalies ont été constatées par les ARS.

Je vous rappelle que les personnes ouvrant un lieu de dépistage en dehors des lieux autorisés en droit commun sans que la déclaration préalable au représentant de l’Etat ait été faite peuvent être regardées comme se livrant à un exercice illégal de la médecine ou de la biologie médicale. 
Un examen de dépistage est un examen de biologie médicale et un autotest antigénique doit être supervisé par l’un des professionnels de santé habilité à entrer les données issues des tests dans SI-DEP. Si ces tests sont effectués sans la présence d’un professionnel habilité ou sans qu’un professionnel de santé n’ait organisé le fonctionnement du lieu de dépistage, le même grief d’exercice illégal peut être avancé. Cet exercice illégal est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende.
Un signalement au procureur de la République peut être fait par le Directeur Général de l’ARS sur le fondement de l’article 40 du code de procédure pénale, sans compter qu’il peut également adresser aux personnes ayant ouvert ce lieu de dépistage une injonction à cesser cette activité. 

S’agissant des accès SI-DEP par détournement des e-CPS, une telle pratique s’assimile à une usurpation de titre réprimée par l’article 433-17 du code pénal et est punie d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. L’article L. 4162-1 CSP prévoit ainsi que « l’usage sans droit de la qualité de médecin, de chirurgien-dentiste ou de sage-femme ou d’un diplôme, certificat ou autre titre légalement requis pour l’exercice de ces professions est puni comme le délit d’usurpation de titre prévu à l’article 433-17 du code pénal ». 
Cette pratique peut également être assimilée à un accès frauduleux dans un système de traitement automatisé des données réprimé par l’article 323-1 du code pénal et puni de deux ans d’emprisonnement et de 60 000 € d’amende. Cet article prévoit aussi que, lorsque cette infraction a été commise à l’encontre d’un système de traitement automatisé de données à caractère personnel mis en œuvre par l’Etat, la peine est portée à cinq ans d’emprisonnement et à 150 000 € d’amende. 

En outre, si des données sont introduites dans SI-DEP par une personne non-autorisée à y accéder, l’article 323-3 du code pénal prévoit que « le fait d’introduire frauduleusement des données dans un système de traitement automatisé, d’extraire, de détenir, de reproduire, de transmettre, de supprimer ou de modifier frauduleusement les données qu’il contient est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 150 000 € d’amende ». Si cette infraction a été commise à l’encontre d’un système de traitement automatisé de données à caractère personnel mis en œuvre par l’Etat, la peine est alors portée à sept ans d’emprisonnement et à 300 000 € d’amende.

S’agissant d’une rémunération en liquide, alors que le dépistage est gratuit, cela est susceptible de constituer une escroquerie réprimée par l’article 313-1 du code pénal et punie de cinq ans d’emprisonnement et de 375 000 euros d’amende. Si la rémunération en liquide est sollicitée par une personne soumise à des obligations déontologiques à l’instar des pharmaciens, une sanction disciplinaire peut lui être infligée (article R. 4235- 25 du code de la santé publique qui prévoit que « Est strictement interdit comme contraire à la moralité professionnelle tout acte ou toute convention ayant pour objet ou pour effet de permettre au pharmacien de tirer indûment profit de l’état de santé d’un patient »).

Concernant enfin la création de faux passes sanitaires, cela est susceptible de caractériser le délit de faux commis dans un document délivré par une administration puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende. L’usage de faux est puni des mêmes peines (article 441-2 du code pénal).

J’en appelle donc à votre plus grande vigilance.

Bien confraternellement,

Dr Stéphane PICHON

Président du CROP Paca-Corse

Le Grand Prado – 20 Allées Turcat Méry – 13008 MARSEILLE

Tel : 04 96 10 13 60 – Fax : 04 96 10 13 61 – Courriel : crop-paca-corse@ordre.pharmacien.fr

Congrès National des Pharmaciens du 9 et 10 octobre à Lyon: le seul congrès de la profession!

LE PROGRAMME:


Les deux jours seront animés par Bénédicte LE CHATELIER journaliste à TF1 et LCI.


Pourquoi venir ? pour rompre l’isolement après la crise et se retrouver


Samedi 9 octobre :


9h30 : Inauguration du congrès avec Laurent WAUQUIEZ, Président de la région
Rhône Alpes


10h30-11h45 : Grand débat FSPF – CNAM

Evolution de l’évolution du métier de pharmacien
Nouvelles missions
Economie de l’officine

 Philippe BESSET
 Thomas FATOME


12h-13h : ateliers pratiques en parallèle

Le 1 e recours à l’officine en milieu rural et en zone urbaine, 2 facettes, un
même dévouement

La compétence vétérinaire du pharmacien et la remise des ordonnances :
enfin une opportunité ?

Le calendrier vaccinal et le rôle du pharmacien

L’insulinothérapie par pompe, un rôle innovant pour le pharmacien d’officine


14h30-15h15 : ateliers pratiques en parallèle


15h45-16h15 : Intervention du Ministre de la Santé, Olivier VERAN en vidéo


16h15-17h : Conférence : la santé et la prévention dans les politiques publiques


17h-17h30 : Conférence : le Ségur de la Santé


17h30 : Conclusion par Philippe BESSET et Michel PICON, Président UNAPL


Pas de soirée officielle mais un cocktail dans le hall du Palais
Cécile Michelet prévoit une liste de restaurants pour que chaque région organise un repas
avec ses pharmaciens. Il faut la contacter.


Dimanche 10 octobre :


9h30-10h30: ateliers pratiques en parallèle

Une licence pour les préparateurs ?

Les rôles et missions du pharmacien dans l’action humanitaire

Consultations en oncologie

Bien préparer sa retraite


11h-12h30 : table ronde : La pharmacie d’après ? Quelles leçons à tirer de la crise
sanitaire et quelles évolutions pour construire la pharmacie de demain ?


 Jocelyne Wittewrongel
 Carine Wolf-Thal, Présidente CNOP

 Alain Grollaud, Président Federgy

 Duarte Santos, Past Président du Groupement Pharmaceutique de l’Union Européenne

 Serge Montero, Directeur Général Sanofi-Pasteur France

14h30-16h30 : Echanges avec les membres du Bureau national de la FSPF

16h30 : Clôture

Sérialisation: L’Europe s’énerve!

L’Europe menace l’Etat français pour non application soit 400 millions d’euros.

D’où la lettre des ARS cet été aux pharmaciens.

Dans le cadre du prochain PLFSS (1) , il sera noté des sanctions financières pour les pharmaciens.

A ce jour, 2 000 pharmacies sont inscrites GRATUITEMENT sur le site.

(1) Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale est déposé par le Gouvernement au plus tard le 15 octobre à l’Assemblée nationale. Le Parlement vote le PLFSS en même temps que le PLF et dispose de 50 jours pour se prononcer. Si l’Assemblée nationale et le Sénat ne respectent pas ce délai, alors le projet de loi peut être adopté par voie d’ordonnance. Une fois adoptée, la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) peut être modifiée par une LFSS rectificative.

Quelques chiffres pour nos officines:

Au niveau économique : Projection 2021 sur le « cœur de métier » : perte entre 150 et 200 millions d’euros.

 Sur la santé publique : tests, masques, vaccins…: gain environ 1 milliard d’euros de marge mais répartition non homogène : 12 000 à 13 000 pharmacies concernées soit 8 000 à 9 000 pharmacies non investis:

11 000 pharmacies ont fait des tests antigéniques

 2 000 pharmacies ont fait des autotests supervisés

 6 millions de tests par semaine cet été : ce qui a permis à la France de fonctionner.

SERAILISATION: Les pharmaciens n’ont pas à régler l’intégralité de la note !

Alors que les agences régionales de santé (ARS) pressent les officines de démarrer la sérialisation, la FSPF rappelle que les obligations et les frais doivent être partagés.

Consi­dé­rant que les mis­sives en­voyées cet été par les ARS à toutes les phar­ma­cies n’ayant pas en­core mis en ser­vice la sé­ria­li­sa­tion « n’étaient pas du meilleur ef­fet au mo­ment où les of­fi­ci­naux crou­laient sous la tâche », Phi­lippe Bes­set, le pré­sident de la FSPF, a tenu à ras­su­rer ses confrères lors de son point vi­déo heb­do­ma­daire. Si, certes l’obli­ga­tion de se mettre en confor­mité avec le rè­gle­ment eu­ro­péen n’est pas contes­table et que la four­ni­ture du ma­té­riel (dou­chette de scan­nage) est bien à la charge de l’of­fi­cine, il rap­pelle ce­pen­dant que « le lo­gi­ciel spé­ci­fique doit être mis à dis­po­si­tion par France MVO et que les confrères n’ont pas à le payer ».

En clair, « il est nor­mal que les édi­teurs de lo­gi­ciels soient ré­mu­né­rés pour ce dé­ve­lop­pe­ment, mais ils doivent l’être par France MVO et pas par les phar­ma­ciens ». Après avoir consulté des avo­cats, le pré­sident de la FSPF a par ailleurs ex­pli­qué que le syn­di­cat s’était as­suré de cette obli­ga­tion pour l’or­ga­nisme chargé de la ges­tion de la sé­ria­li­sa­tion dans notre pays. 


Pour l’heure, Phi­lippe Bes­set en­joint donc les of­fi­ci­naux à s’en­re­gis­trer ré­gle­men­tai­re­ment sur la base de France MVO et d’at­tendre que ce der­nier leur four­nisse une so­lu­tion pour se do­ter sans frais du lo­gi­ciel adé­quat.

Par Benoît Thelliez source Le Pharmacien de France


CONSEIL DE VOTRE SYNDICAT 13


Allez sur le site France MVO « Le site officiel du CIP pour la stérilisation des médicaments la lutte contre les médicaments falsifiés en France »

Cliquez sur l’onglet « Officine » puis  » Connexion FMVS pour les officines » .

Accès direct ICI

Premier paragraphe  » Vous êtes pharmaciens d’officine »

Vous souhaitez vous connecter directement à France MVS via une procédure manuelle (sans passer par le connecteur CNOP) :

Et, surtout, vous choisissez la procédure manuelle sans passer par le CNOP.


Il faut ensuite valider jusqu’au bout ce qui permet de justifier que la pharmacie est enregistrée avec des codes d’accès, donc que vous n’êtes pas opposé à la stérilisation, qui, je le rappelle, est une obligation européenne.

Et après ? Et bien nous attendons que FRANCE MVO propose un financement car il n’est absolument pas écrit dans les textes que les pharmaciens doivent payer tous les mois pour sérialiser !!

Valérie de Lécluse

Présidente FSPF13

Les Pharmaciens du Sud

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