Résultats du sondage effectué début septembre 2014

469 responses

Résultats

Fermerez vous votre officine 48h consécutives dans le cadre d’un mouvement de protestation?

OUI 319 …..68%
NON 150 …..32%

Etes vous très inquiet pour votre avenir et celui de votre famille?

OUI 446 …..95%
NON 23 …..5%

Avez vous des difficultés bancaires?

Sérieuses 182 …..39%
Légères 204 …..43%
Aucune 83 …..18%

Comptez vous procéder à une réduction de personnel ou d’heures de travail de vos employés,

même minime? (licenciement, non remplacement ou autres)

OUI 194 …..41%
NON 123 …..26%
C’est déjà fait 152 …..32%

Nombre de réponses journalieres

PROFESSIONS REGLEMENTEES La FSPF se félicite d’un retour à la raison mais maintient sa vigilance.

 

Cher Président, chers confrères,

Emmanuel Macron, ministre de l’Economie, a présenté, hier, en Conseil des ministres puis à l’occasion d’une conférence de presse, les grands axes du futur projet de loi pour l’activité qui contiendra notamment des dispositions sur les professions réglementées (discours ci-joint[1], à partir de la page 13 pour les professions de santé). 

On ne peut que se féliciter que les mesures relatives au réseau officinal soient désormais programmées dans la future loi de Santé et qu’aucune remise en question des principes fondamentaux d’organisation de la Pharmacie d’officine n’ait été annoncée. 

Le ministre de l’Economie a fait état de mesures de simplification des conditions d’installation des officines (transferts et regroupements), d’ouverture du capital des officines entre professionnels et d’optimisation de l’organisation du commerce de médicaments sur internet. Les déclarations faites sont conformes aux échanges intervenus au sein du groupe de travail constitué entre les représentants de la profession et les équipes des ministères de la Santé et de l’Economie. 

Nous serons attentifs au détail des dispositions législatives qui régiront les transferts et regroupements d’officine ainsi qu’à celles qui devraient accorder la possibilité pour les membres de la profession, pharmaciens adjoints notamment, de cumuler qualité de titulaire et contrat de travail au sein des officines. 

Enfin, le commerce électronique des médicaments par internet est aujourd’hui une pratique licite qui doit pouvoir être accessible à tous les pharmaciens d’officine qui souhaitent s’y investir. C’est pourquoi nous soutiendrons les dispositions qui permettront à chaque officine d’offrir à sa patientèle un prolongement sur internet de son activité professionnelle. 

Les annonces ministérielles constituent une étape : la plus grande vigilance reste de mise jusqu’à la fin du processus législatif. Lors du congrès national des pharmaciens qui s’ouvrira samedi, nous reviendrons sur les déclarations de Monsieur MACRON et déciderons de la suite à leur donner. 

Croyez, Cher Président, en l’assurance de mes sentiments confraternels les meilleurs.

 

Philippe GAERTNER

Président

Extrait entretien Le Quotidien-Philippe Gaertner

À combien justement estimez-vous les conséquences sur l’économie des officines du budget de la Sécu pour 2015 ?

Les économies attendues sur les baisses de prix et les mesures de maîtrise médicalisée s’élèvent de 1,6 à 1,7 milliard d’euros en PFHT. Ce qui représente une perte pour le réseau d’au moins 400 millions d’euros, soit environ 18 000 euros par officine. Déjà, pour l’année 2014, l’effet structure n’est pas au rendez-vous, ce qui alourdit la note par rapport au cadrage conventionnel prévu. Et pour 2015, les chiffres retenus par l’assurance-maladie ne sont pas non plus conformes au cadrage. Les perspectives sont par conséquent inquiétantes.

Cela peut-il remettre en cause la nouvelle rémunération qui doit entrer en vigueur au 1er janvier 2015 ?

Absolument pas. Bien au contraire, puisque le nouveau mode de rémunération atténue les effets des baisses de prix et de maîtrise médicalisée, même s’il n’est pas encore assez déconnecté des volumes. Celui-ci va aussi redonner un peu d’argent au circuit. Autrement dit, le pire du pire serait de ne pas avoir les effets bénéfiques de la nouvelle rémunération, tout en ayant les effets négatifs des mesures d’économies. Ce serait la catastrophe. D’ailleurs, elle entrera bien en vigueur au 1er janvier 2015, les arrêtés d’approbation étant proches de leur parution, certains ministres les auraient, à ma connaissance, déjà signés.

source http://www.lequotidiendupharmacien.fr/

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