Il nous a quitté

Nous avons appris le décès du Professeur Aimé Crevat à l’âge de 87 ans.

Le Pr Aimé Crevat a obtenu l’agrégation de physique en 1965 et a enseigné à la Faculté de Pharmacie de Marseille jusqu’à la fin des années 90.

Il était le père du Pr Pascale Pisano de la Faculté de Pharmacie de Marseille qui nous a quitté en 2015 à l’âge de 56 ans.

Les générations de pharmaciens du sud de la France qui ont eu la chance de suivre leur enseignement adressent leurs sincères condoléances aux familles Crevat et Pisano.

Vente de masques en officine Obligation d’information des patients

Quelles sont mes obligations quant à l’information des patients lors de la vente de masques sanitaires ?

Les masques chirurgicaux commercialisés actuellement ne répondent pas nécessairement à l’ensemble des exigences des pouvoirs publics en matière d’information des consommateurs (absence de notice notamment). 

Afin de permettre leur mise à disposition rapide sur le marché, la DGCCRF a indiqué dans une note diffusée le 3 mai dernier mettre en place une tolérancejusqu’au 2 juin 2020, avec des modalités d’information simplifiées pour le cas où les notices d’information complètes ne seraient pas disponibles dans les emballagesou lorsque vous serez amenés à déconditionner les masques (consultez la note de la DGCCRF en cliquant ici) : 

  • des dépliants informant des consignes génériques d’utilisation devront être remis aux acheteurs (téléchargez ici les consignes à transmettre à vos patients).
  • une affiche reprenant ces consignes pourra être apposée dans le « corner » ou, à défaut, à l’entrée de l’établissement ou du rayon de vente des masques.
  • sans préjudice des mesures précédentes, le site internet de la pharmacie pourra le cas échéant reprendre ces consignes. 

A compter du 2 juin, vous devrez vous assurer que chaque lot de masques vendu comporte bien une notice d’information complète.

Bien entendu, les obligations habituelles relatives à l’information sur les prix s’appliquent également à ces masques (affichage, étiquetage, etc.).

Quelles sont mes obligations quant à l’information des patients lors de la vente de masques « grand public » ?

La DGCCRF prévoit également des mesures d’information lors de la vente de masques « grand public ». Ainsi, vous devez : 

A compter du 2 juin, vous devrez vous assurer que les masques comportent bien le logo précisant le nombre de lavages maximum, et que chaque masque vendu s’accompagne de la notice correspondant au nombre de lavages.

Pour en savoir plus sur ces exigences, vous pouvez consulter la FAQ élaborée par la DGCCRF en cliquant ici.

Enfin, vos obligations relatives à l’information sur les prix s’appliquent également à ces masques (affichage, étiquetage, etc.).

Contrôles systématiques de la DGCCRF dans tous les commerces qui vendent des masques

Les pharmaciens d’officine et leurs équipes, sont éprouvés par cette crise sanitaire sans précédent.

Pendant toute cette période, les pharmacies ont assuré la continuité des soins malgré les difficultés, en suivant les directives du ministère de la santé.

La population et les patients se sont appuyés sur ce réseau pharmaceutique de proximité qui a tenu bon face à cette crise, et a fait preuve de compétences, solidarité, résistance et efficacité.

Plus que les commerces classiques, les pharmacies sont confrontées à des contrôles répétitifs de la DGCCRF depuis le début de la crise, dans un contexte sanitaire compliqué.

Ces contrôles sont stressant et chronophages. Ils deviennent insupportables au moment où les patients nécessitent toute notre attention.

Les syndicats nationaux (FSPF et USPO) essayent d’intervenir auprès des hauts fonctionnaires mais, hélas, sans résultat probant.

Contrôles de l’Etat sur la qualité des masques vendus en cours dans le 13

Pour info, contrôle de la répression des fraudes :
Vérification de la norme européenne sur les masques chirurgicaux.
Vérification des certificats DGA et de la norme AFNOR sur les masques tissus.

Depuis vendredi 15 mai 2020, ils ont pour ordre de visiter tous les centres commerciaux, toutes les pharmacies et les bureaux de tabac.

Source confrère de la région d’Aubagne.

Lettre ouverte d’une Pharmacienne face à la crise sanitaire

 Au début de cette histoire nous avons compté, compté, compté des masques tels des shadocks…et fait des tas, des petits tas et encore des petits tas… Nous les avons distribués scrupuleusement aux soignants en respectant les consignes même si certaines étaient abjectes (oubli des préparateurs en Pharmacie). C’était plutôt bien cette première période….un objectif collectif, une cohésion renforcée entre professionnels de la santé. Nous nous sommes sentis « utiles », valorisés.

Bref une mission de service public – Absolument normal –Rien à redire !

Mais en même temps, nous avons diffusé un message à notre patientèle…devenu « un message d’état » Ce message : « Les masques sont pour les professionnels, vous n’en avez pas besoin », nous l’avons martelé et martelé par respect de l’autorité, par ignorance des choses tout simplement. Puis la gêne s’est installée, ce discours nous avons eu bien du mal à le relayer, droit dans les yeux de nos patients les plus fragiles. Et enfin, la honte s’est installée…

Malgré les communications rassurantes, bienveillantes de Mr Pichon (président Ordre phcien Paca) ou de Mme Ferren (FSPF Vaucluse), c’est bizarre mais cela ne passe pas. Pourquoi nous a-t-on fait faire cela ? Alors oui je souhaite qu’on demande des comptes mais pour autant je n’ai fait qu’un bond en lisant les dernières informations professionnelles : « Indemnisation pour la distribution des masques issus du stock État ». Alors OUI il va falloir mettre en place un système de prestation compensatoire, face à l’ampleur des bénéficiaires de cette distribution d’état.

Mais on parle de la suite de la crise. Oui nous avons besoin de nos instances professionnelles pour nous faciliter la tâche et nous accompagner (un Gomask pour tous les professionnels et des consignes claires pour la facturation de la distribution aux soignants) Il ne faudrait pas oublier que notre métier est de s’occuper de notre patientèle, de gérer notre entreprise et notre équipe et pas seulement une distribution chronophage de masques… Mais NON à l’aumône (sur le plan moral) qui nous est versée pour la période écoulée.

Qu’est-ce que cela implique ? Notre acceptation ? Notre soumission ? Quid de nos valeurs morales, éthiques bafouées ? Ferons-nous l’économie de demander de « vrais » comptes aux pouvoirs publics ? Fermons-nous la porte à tout débat futur de retour d’expérience ?

A mes yeux nous allons nous fourvoyer en acceptant la rémunération de trop. Nous avons été au cœur même de ce scandale d’état. Nous devons être respectés et reconnus pour notre investissement dans cette crise ou celles à venir….

Dr Llacer Eléonore

Pharmacienne à Saint Didier (84)

Les Pharmaciens du 13

GRATUIT
VOIR