L’unité de la profession avant tout !

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Le 22 février, les deux syndicats représentatifs des pharmaciens d’officine entameront les négociations de la convention nationale pharmaceutique avec Nicolas REVEL, directeur général de l’UNCAM(1).

S’il existe des divergences sur les actions à mener avant le démarrage des discussions, il est essentiel pour la FSPF que la profession se présente UNIE à la table des négociations autour d’un projet commun et ambitieux pour l’avenir de l’officine.

L’action de tous sera jugée sur les résultats à l’issue de cette convention et sur la nécessaire valorisation de notre profession. A ce titre, rien ne doit laisser la place, dans cette négociation, aux « querelles de clocher ».

De nombreuses positions sont partagées entre les deux syndicats, et de manière plus large avec l’ensemble des acteurs de la profession, sur les revendications économiques, professionnelles et sur l’évolution du réseau officinal.

C’est ensemble que nous réussirons.

(1) Union nationale des caisses d’assurance maladie

 

Editorial de Philippe LANCE

Philippe LANCE - PrésidentSi vous lisez la presse professionnelle papier ou électronique, si vous consultez les forums facebook® pharmaciens, vous avez compris que les tensions intersyndicales nationales reviennent aussi vite qu’elles étaient parties si, tant soit peu, qu’elles avaient disparu.

La position de notre syndicat du 13 se met à l’unisson de celle de notre fédération nationale (FSPF). Mais il était tentant et excitant d’organiser une grève et une manifestation de rue face aux énormes difficultés que rencontrent la plupart des confrères du 13.

Il est normal que nous donnions quelques explications à cette volonté de négocier la convention sans manifester auparavant notre mécontentement dans la rue.

  • La volonté de faire grève venait du syndicat USPO qui ne croyait plus à l’envoi par la Ministre de la Santé (Marisol Touraine) au Directeur de la CNAM (Nicolas Revel) de la fameuse lettre de cadrage. lettre_cadrage_convention_pharmaceutique_02012017

La lettre a bien été réceptionnée avec quelques jours de retard. Le motif principal de la « révolte » était effacé!

  • Les raisons secondaires de la mise en place de la grève sont de mettre la pression sur la négociation conventionnelle et signifier le mécontentement de la profession. Pour notre syndicat départemental, ces deux raisons sont superfétatoires car mettre la pression avec une fermeture de deux ou trois heures pour aller  manifester devant la CPAM locale permettra aux confrères motivés d’avoir le sentiment du travail accompli mais n’amènera aucune pression pour les négociations conventionnelles. Quant à signifier le mécontentement des pharmaciens, tous les hommes politiques et tous les hauts fonctionnaires de Bercy et de l’UNCAM connaissent les difficultés et l’anxiété de la profession depuis bien longtemps.
  • Il est apparu une dernière (nouvelle) justification pour l’USPO bien après le déclenchement de leur mot d’ordre de grève: le contenu de la lettre de cadrage. L’USPO n’en a vu que les menaces sans en apercevoir les possibles champs de négociation. Loin de moi l’idée de commenter la lettre de la ministre et je ne nie pas les plus ou moins discrets pièges mis en place par de boutonneux énarques parisiens dans cette missive mais ces orientations restent avant tout une volonté d’atténuer les pertes économiques qu’a lourdement subi notre profession sur le « cœur de métier » qui reste la principale activité et la raison d’exister pour l’immense majorité des pharmacies. Toutefois l’immobilisme camouflé par un vernis d’innovations ne peut pas être une politique syndicale et la négociation doit rester primordiale et valoriser financièrement nos activités premières: dispensation, conseils et prévention.

Certains confrères prendront mes écrits comme du défaitisme mais ce n’est pas le cas et je rêve d’une grande action nationale et brutale si mes, nos espoirs étaient déçus.

L’espoir de voir nos représentants syndicaux écoutés, l’espoir de voir nos revendications communes comprises et acceptées, l’espoir qu’enfin les politiques, économistes à la petite semaine et les journalistes comprennent le travail de nos équipes officinales, tous ces espoirs ne doivent pas être déçus parce que, si cela ne se retrouve pas dans la futur convention, nous vous solliciterons pour une action forte qui marquera pour des années la population française.

Nous ne nous associons pas à l’action du 26 janvier 2017 et encore moins à une « grève des gardes » qui pénalise essentiellement les pharmaciens sans vraiment toucher le public. Espérons que les négociations conventionnelles se passent au mieux et au plus vite. Ne donnons aucun prétexte à la CNAM-TS de retarder les entretiens qui devraient commencer début février et se poursuivre tous les 20 jours jusqu’au mois d’avril 2017. Le « timing » est serré et ne trouvons aucun prétexte pour le dérégler surtout avec une grève « préventive ».

Je comprends la décision de continuer le mouvement engagé par l’USPO, je comprends les confrères excédés qui désirent manifester leur exaspération dans la rue mais je fais totalement confiance à la FSPF, à Philippe GAERTNER et à son pouvoir de négociation. 

 

Philippe LANCE

Président du Syndicat Général des Pharmaciens des Bouches du Rhône.

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CPAM 13: le contact Pharmaciens pour 2017

Ca y est , le centre Turcat-Mery à Marseille est le centre de toutes les pharmacies du département. Nous avons reçu un Declic précisant que tous les courriers de réclamation pour le traitement du TP doivent être envoyés à l’adresse  

CPAM13    Pôle PN Turcat-Méry    13421 Marseille Cedex  

Téléphone  04-86-13-43-44  Fax  04-86-13-49-0917

Attention, notez la nouvelle adresse mail :

      cpam13-pharmacies@cpam-marseille.cnamts.fr

Pour des renseignements , le téléphone est pratique, mais pour toutes réclamations, je vous conseille de le faire par écrit car cela laisse des traces ( mail , fax ou courrier).

Valérie de Lécluse

Halte à la casse du réseau officinal !

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Sous prétexte de simplifications administratives, le projet d’ordonnance concernant le réseau officinal pourrait avoir de lourdes conséquences sur le maillage territorial et l’accès des patients aux médicaments. C’est pourquoi la FSPF s’y est immédiatement opposée en rappelant au ministère de la Santé les positions non négociables qu’elle a toujours défendues :

-la Fédération est opposée à la mise en place de tout système dérogatoire d’attribution de licence, permettant aux directeurs d’ARS d’autoriser des ouvertures d’officine en l’absence de populations résidentes dans les quartiers d’accueil de ces officines ;
-la Fédération demande à ce que seules les populations résidentes soient comptabilisées. En effet, toute prise en compte des populations de passage aboutit à un double comptage, avec un risque de déstabilisation du réseau officinal ;
-la Fédération est opposée à la possibilité, pour une officine, d’avoir plusieurs sites pour l’exercice des activités pharmaceutiques liées à une licence unique. L’activité d’une officine ne peut s’exercer qu’au sein d’un seul local ;
-la Fédération exige que des mesures incitatives soient enfin prises en faveur de la restructuration du réseau (installation, maintien, cession d’officine).

Les discussions se poursuivent : prochain rendez-vous au ministère de la Santé le 25 janvier 2017.

Dans l’intérêt des pharmaciens et de leurs patients, la FSPF ne sacrifiera pas les principes fondamentaux d’organisation du réseau officinal.

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