RAPPEL: Délivrance exceptionnelle sur la base d’une ordonnance expirée

Le point sur les modalités de délivrance, sur la base d’une ordonnance expirée, d’une boîte supplémentaire pour les traitements chroniques ou de contraceptifs oraux.

1. La délivrance d’une boîte supplémentaire pour les traitements chroniques

Vous pouvez désormais délivrer, sur la base d’une prescription médicale renouvelable dont la durée de validité est expirée, une boîte de médicaments supplémentaire à vos patients qui n’ont pas pu faire renouveler leur ordonnance.
Pour cela, le patient doit suivre un traitement chronique (ordonnance d’au moins 3 mois) dont l’interruption pourrait être préjudiciable à son état de santé.

En pratique :

  • sur la base de l’ordonnance renouvelable dont la durée de validité est expirée, vous délivrez le conditionnement comportant le plus petit nombre d’unités de prise (une seule boîte par ligne) ;
  • vous portez la mention « délivrance par la procédure exceptionnelle d’une boîte supplémentaire » sur l’ordonnance en indiquant la ou les spécialités concernées ;
  • vous apposez sur l’ordonnance le cachet de votre officine et la date de la délivrance ;
  • vous informez, dès que possible, le médecin prescripteur de cette dispensation.

À noter : vous ne pouvez avoir recours à cette procédure exceptionnelle qu’une seule fois pour la même ordonnance.

Les médicaments exclus du dispositif
Attention, sont exclus du dispositif :

  • les médicaments stupéfiants ou les médicaments auxquels la réglementation des stupéfiants est appliquée en tout ou partie ;
  • les médicaments, substances psychotropes ou susceptibles d’être utilisées pour leur effet psychoactif dont la durée est limitée (article R.5132-21 du code de la santé publique).

Pour en savoir plus :

  • article L.5125-23-1 du code de la santé publique ;
  • décret n°2008-108 (JO du 7 février 2008) ;
  • arrêté du 5 février 2008 (JO du 7 février 2008).

2. La délivrance de contraceptifs oraux pour une durée de traitement supplémentaire non renouvelable de six mois

Pour permettre la poursuite d’un traitement contraceptif, vous avez la possibilité1 de délivrer à vos patientes, sur la base d’une prescription datant de moins d’un an et dont la durée de validité est expirée, des contraceptifs oraux pour une durée de traitement supplémentaire non renouvelable de six mois, sauf s’ils figurent sur une liste fixée par arrêté du ministre chargé de la Santé.
En l’absence de publication de cette liste, l’ensemble des médicaments contraceptifs oraux peut actuellement faire l’objet d’un remboursement par l’Assurance Maladie dès lors qu’ils sont inscrits sur la liste des médicaments remboursables et disponibles en ville.

Vous pouvez également2 délivrer les contraceptifs oraux faisant l’objet d’un renouvellement de prescription par une infirmière, sauf s’ils figurent sur une liste fixée par arrêté du ministre chargé de la Santé.
En l’absence de la publication de cette liste, l’ensemble des médicaments contraceptifs oraux peut faire l’objet d’un remboursement par l’Assurance Maladie dès lors qu’ils sont inscrits sur la liste des médicaments remboursables et disponibles en ville.

En tout état de cause, vous devez vous assurer que cette dispensation supplémentaire, sur renouvellement de la prescription par l’infirmière ou à votre initiative, ou du fait de l’une et l’autre pratiques, n’excède pas au total 6 mois.

En pratique, lorsque vous dispensez des contraceptifs dans les deux cas de figure décrits ci-dessus :

  • vous ne pouvez délivrer en une seule fois une quantité de médicaments correspondant à une durée de traitement supérieure à trois mois ;
  • vous devez procéder à l’enregistrement de cette délivrance dans les conditions habituelles ;
  • vous devez porter sur l’original de l’ordonnance, outre les mentions obligatoires, la mention « dispensation supplémentaire de contraceptifs oraux » et en préciser la durée.

Vous devez informer l’intéressée du caractère non renouvelable au-delà de six mois de ce mode de dispensation et de la nécessité de consulter un médecin ou une sage-femme, si elle envisage de poursuivre une contraception médicamenteuse.

1. Article L. 5125-23-1 du code de la santé publique.
2. Article L. 4311-1 du code de la santé publique.

Le droit de prescription: Qui et Quoi?

Le droit de prescription n’est pas exclusivement réservé aux médecins mais également reconnu aux vétérinaires, chirurgiens-dentistes, sages-femmes, pédicures-podologues ainsi qu’aux biologistes directeurs ou directeurs adjoints d’un laboratoire. Plus récemment, les masseurs-kinésithérapeutes et les infirmiers ont été admis dans ce clan très fermé.

Reste à connaître la liste des produits que chaque professionnel concerné est en droit de prescrire…

Pour vous éviter toute surprise lors d’une délivrance ou d’un règlement, cet aide-mémoire vous rappellera les prérogatives de chacun.

Les pédicures-podologues

Les pédicures-podologues disposent d’un droit de prescription de topiques à usage externe depuis 1987.Ce droit de prescription s’est vu élargit le 2 août 2008 suite à la publication au Journal officiel d’un arrêté du 30 juillet 2008. Outre des topiques à usage externe, les pédicures-podologues peuvent désormais prescrire et poser certains pansements.
Depuis le décret paru au Journal officiel le 21 août 2009, ils sont également autorisés à renouveler ou à adapter des prescriptions médicales d’orthèses plantaires datant de moins de 3 ans, sous réserve que le médecin ne s’y soit pas formellement opposé.

Depuis le décret du 29 juillet 2009, paru au Journal officiel du 2 août, les prescriptions des pédicures-podologues sont prises en charge par les organismes d’assurance maladie.

Les masseurs-kinésithérapeutes

Dans le cadre de leur exercice, les masseurs-kinésithérapeutes disposent depuis janvier 2006 du droit de prescription de dispositifs médicaux : aide à la déambulation, ceintures de soutien lombaire de série, débitmètre de pointe, attelles souples de correction orthopédique de série…

A noter que l’élastoplaste, très utilisé et conseillé par les masseurs-kinésithérapeutes (strapping, par ex.), ne figure pas parmi les dispositifs qu’ils peuvent prescrire.

Les prescriptions des masseurs-kinésithérapeutes peuvent être remboursées par l’assurance maladie.

Les sages-femmes

Le droit de prescription des sages-femmes a plus de vingt ans. Différents arrêtés ont successivement modifié la liste des produits qu’elles peuvent prescrire. S’agissant des médicaments, le dernier arrêté date du 12 octobre 2011 (Journal officiel du 20 octobre 2011). Cette liste est complétée par deux arrêtés, du 12 octobre 2011 (Journal officiel du 20 octobre 2011) et du 27 juin 2006 (Journal officiel du 2 juillet 2006), indiquant les dispositifs médicaux qu’elles sont autorisées à prescrire.

L’article 17 du règlement intérieur des caisses primaires prévoit que les prescriptions des sages-femmes peuvent être prises en charge par les organismes d’assurance maladie.

Les infirmiers

Les infirmiers sont les derniers professionnels en date à avoir intégré le cercle restreint des prescripteurs. L’arrêté du 13 avril 2007 (Journal officiel du 14 avril 2007) a inauguré un droit de prescription pour les infirmiers, sauf indication contraire du médecin. Mais il s’agit uniquement de dispositifs médicaux.

Les prescriptions des infirmiers peuvent être remboursées par l’assurance maladie.

Les chirurgiens-dentistes

Selon l’article L. 4141-2 du Code de la santé publique, « les chirurgiens-dentistes peuvent prescrire tous les actes, produits et prestations nécessaires à l’exercice de l’art dentaire ».

L’article L. 4141-1 du même code explique ce que recouvre cet « art dentaire » : « la prévention, le diagnostic et le traitement des maladies acquises, réelles ou supposées, de la bouche, des dents, des maxillaires et des tissus attenants ».

Cette capacité de prescription n’exclut ni les médicaments relevant des listes I et II, ni les médicaments classés comme stupéfiants. Dans ce dernier cas, le chirurgien-dentiste doit utiliser une ordonnance sécurisée.

L’article 17 du règlement intérieur des caisses primaires prévoit que les prescriptions des chirurgiens-dentistes peuvent être prises en charge par les organismes d’assurance maladie.

Les directeurs de laboratoire d’analyses de biologie médicale

L’article 18 de la loi n°2007-127 a supprimé l’alinéa de l’article L.6221-9 du Code de la santé qui permettait des « prescriptions pharmacologiques directement liées à l’exercice de la biologie » en laboratoires d’analyses.
L’art. R.5132-6 qui consacrait un droit de prescription aux pharmaciens biologistes n’a donc plus de support juridique.

Ainsi, en l’état actuel des textes, les directeurs de laboratoire d’analyse de biologie médicale ont perdu tout droit de prescription : ils ne peuvent donc plus prescrire de médicaments relevant de la réglementation des substances vénéneuses même si la prescription est en relation directe avec l’exercice de la biologie.

Les vétérinaires

Toute prescription de médicaments soumis à ordonnance doit se faire après examen clinique de l’animal et établissement d’un diagnostic.

L’article L. 5143-4 du Code de la santé publique rappelle que le vétérinaire doit en priorité prescrire un médicament vétérinaire ayant une AMM pour l’espèce et pour l’indication considérées. Pour pallier un vide éventuel dans l’arsenal thérapeutique vétérinaire, ce même article permet au vétérinaire de recourir à un médicament autorisé pour l’usage humain dans le cadre de la règle dite de la « cascade ». Dans ce cas, le pharmacien doit signaler sur l’emballage du médicament son utilisation vétérinaire. En pratique, il suffit d’estampiller la vignette afin de la rendre inutilisable.

Evolution des dépenses d’assurance maladie en juin 2015

cpamSur les douze derniers mois, les dépenses remboursées par le Régime général dans le champ de l’ONDAM sont en hausse à fin juin 2015 de 3,4 % en données CJO-CVS, un chiffre stable par rapport au mois précédent. Les dépenses de soins de ville augmentent en rythme annuel de 4,3 % contre 4,2 % en mai.

En rythme annuel, les soins de généralistes et de spécialistes progressent respectivement de + 2,3 % et de + 3,1 %. La progression des remboursements de soins d’auxiliaires médicaux est de 5,2 %, toujours en rythme annuel.

Cette dynamique se retrouve principalement dans l’évolution des soins infirmiers (+ 6,4 %) et dans une moindre mesure dans la progression des soins de kinésithérapie (+3,5 %). Les remboursements d’analyses médicales diminuent de 1,0 % et les indemnités journalières progressent toujours fortement de + 4,1 %.

L’évolution des remboursements de médicaments délivrés en ville est modérée (- 0,7 % en rythme annuel). Les remboursements de médicaments rétrocédés augmentent encore de façon importante en juin, ce qui entraîne le poste médicaments vers une hausse annuelle de + 6,0 %.
Toujours en année complète mobile, les dépenses des établissements sont en hausse sur douze mois de 2,2 % pour le public, de 0,8 % pour le privé et de 2,0 % pour le médico-social.
> Les dépenses de santé à fin juin 2015 – communiqué CNAMTS du 23 juillet 2015

14 août 1865

150 ans

Notre syndicat a 150 ans aujourd’hui.

LONGUE VIE A CE BEAU METIER DE PHARMACIEN D’OFFICINE

LONGUE VIE AU SYNDICAT GENERAL DES PHARMACIENS DES BOUCHES DU RHONE

L’an mil huit cent soixante-cinq, le quatorze du mois d’août, les Pharmaciens de Marseille composant la Société de Pharmacie, la Société des Pharmaciens, la Société pharmaceutique et quelques-uns ne faisant partie d’aucune de ces trois sociétés, poussés par un esprit de bonne confraternité, et dans un but d’entretenir l’union parmi tous les pharmaciens, se réunirent et formèrent une nouvelle société sous le nom de Société des pharmaciens des Bouches du Rhône.

Cette société fut autorisée par arrêté préfectoral en date du 16 mars 1866.
Après promulgation de la loi sur les Syndicats professionnels, la Société des pharmaciens des Bouches du Rhône, réunie le 10 mai 1884 en Assemblée générale vota sa transformation en Syndicat.

Les formalités exigées par la nouvelle loi furent remplies et la société prit le titre de :

Syndicat Général des Pharmaciens des Bouches du Rhône

CONDITIONS D’ACCESSIBILITE DES OFFICINES AUX PERSONNES HANDICAPEES applicable au 1er janvier 2015 (article déjà paru le 26 février 2015)

Conditions d’accessibilité:

Si vos locaux sont conformes, il faut envoyer le courrier RAR à la Préfecture (et une copie à la Mairie) avant le 1er mars 2015!

Le lien pour le courrier tout prêt à remplir si vos locaux sont conformes

à l’attention de M Le Préfet des Bouches du Rhône

Place Félix-Baret
CS 80001
13282 Marseille Cedex 20

Ainsi, les gestionnaires d’établissements déjà accessibles aux personnes handicapées doivent adresser à la préfecture, au plus tard le 1er mars 2015, une attestation selon laquelle leur ERP est bien accessible à toute personne handicapée, et ce quel que soit son handicap (physique, sensoriel, cognitif, mental ou psychique).

Une copie de l’attestation doit être adressée à la mairie de la commune d’implantation, pour transmission à la commission communale pour l’accessibilité (CCA)

Ne laissez pas passer les échéances!

Les obligations en explications simples 

Toutes les informations sur l’accessibilité , les dérogations, les papiers à remplir sur notre site

Les Pharmaciens du Sud

GRATUIT
VOIR