Si l’on peut lire sur les autobus londoniens, au début du XXème siècle, » Famous since 1790 « , l’activité commerciale de Schweppes débute en 1783.Un prospectus paraît le 4 septembre 1790 dans le Journal de Genève annonçant la vente de Seltzer Water et Spa Water ainsi que les eaux de Pyrmont, Bussang, Courmayeur et Vals. Centre de gravité de la révolution industrielle et commerciale, Londres accueille, le 9 janvier 1792, la première usine de la société » Schweppe, Paul and Gosse « , au 141 Drury Lane. Les débuts sont difficiles car la concurrence est vive, en dépit de la piètre qualité des autres eaux minérales artificielles. Le 28 décembre 1792, Jacob Schweppe écrit à ses deux associés qu’il envisage de rentrer à Genève et d’abandonner son projet. La situation politique ajoute à la crise avec la déclaration de guerre de la France à l’Angleterre, le 1er février 1793. Ses deux associés le quittent en 1796 mais Jacob Schweppe tient bon.
La carbonation supérieure de son eau lui donne l’appui du corps médical qui la recommande pour soigner les maladies du rein et de la vésicule et pour combattre l’indigestion et la goutte.

Le drink des gens raffinés

La marque collectionne les médailles !
A l’Exposition de Paris en 1878, Schweppe gagne la médaille d’argent, la plus haute récompense pour les eaux minérales.
La médaille d’or de l’Académie nationale de Paris lui est décernée en 1880.
Triplé gagnant à l’Exposition universelle à Paris en 1900 : médaille d’or, d’argent et de bronze.
Si la bouteille se tient debout depuis 1897, elle eut depuis le début des années 1800 une forme ovoïde. Raison avancée : ainsi couchée, elle retenait mieux le gaz. Elle aura plusieurs surnoms : » drunken » bottle ou » bouteille saoule « , la » torpedo » ou » bouteille œuf « .

