Créations de tarif forfaitaire de responsabilité applicables à compter du 1er octobre 2014 (TFR)

Deux décisions du Comité Economique des Produits de Santé (CEPS), en date du 21 juillet 2014, publiées au Journal Officiel du 25 juillet suivant[1], instituent des tarifs forfaitaires de responsabilité (TFR) pour des groupes génériques. Elles en fixent, par ailleurs, les montants.

Pour les groupes génériques ci-après, les nouveaux TFR seront appliqués à compter du
1er  octobre 2014.

Les dates pour la mise en œuvre des nouveaux PFHT, PGHT et PPTTC résultant des dispositions prévues par le décret du 21 août 2014 relatif à la suppression de la vignette pharmaceutique sont indiquées dans le tableau ci-dessous.

Groupe Générique Conditionnement TFR en € PFHT générique en euros à compter du 1er octobre PGHT générique en euros à compter du 21 octobre PPTTC générique en euros à compter du 20 novembre
BISOPROLOL 10 mg – CARDENSIEL 30 comprimés pelliculés sécables 6,33 4,26 4,56 6,33
BISOPROLOL 10 mg – CARDENSIEL 90 comprimés pelliculés sécables 17,74 12,13 12,94 17,74
CICLETANINE 50 mg – TENSTATEN 30 gélules 9,19 6,38 6,81 9,19
CICLETANINE 50 mg – TENSTATEN 90 gélules 25,86  

18,19

19,41 25,86
MINOCYCLINE 100 mg – MYNOCINE 6 gélules 3,69 2,21 2,51 3,69
MINOCYCLINE 100 mg – MYNOCINE 14 gélules 6,05 4,04 4,34 6,05
MINOCYCLINE 100 mg – MYNOCINE 15 gélules 7,20 4,91 5,24 7,20
RALOXIFENE 60 mg – EVISTA/OPTRUMA 28 comprimés pelliculés 14,04 9,96 10,63 14,04
RALOXIFENE 60 mg – EVISTA/OPTRUMA 84 comprimés pelliculés 39,54 28,38 30,28 39,54
RIVASTIGMINE 1,5 mg – EXELON 28 gélules 15,30 10,89 11,62 15,30
RIVASTIGMINE 1,5 mg – EXELON 56 gélules 30,62 22,19 23,67 30,62
RIVASTIGMINE 3 mg – EXELON 28 gélules 15,30 10,89 11,62 15,30
RIVASTIGMINE 3 mg – EXELON 56 gélules 30,62 22,19 23,67 30,62
RIVASTIGMINE 4,5 mg – EXELON 28 gélules 15,30 10,89 11,62 15,30
RIVASTIGMINE 4,5 mg – EXELON 56 gélules 30,62 22,19 23,67 30,62
RIVASTIGMINE 6 mg – EXELON 28 gélules 15,30 10,89 11,62 15,30
RIVASTIGMINE 6 mg – EXELON 56 gélules 30,62 22,19 23,67 30,62
ROPINIROLE 2 mg – REQUIP LP 21 comprimés à libération prolongée 6,19 4,15 4,45 6,19
ROPINIROLE 2 mg – REQUIP LP 28 comprimés à libération prolongée 8,04 5,53 5,90 8,04
ROPINIROLE 4 mg – REQUIP LP 28 comprimés à libération prolongée 14,46 10,27 10,96 14,46
ROPINIROLE 8 mg – REQUIP LP 28 comprimés à libération prolongée 27,89 20,17 21,52 27,89
ROPINIROLE 0,25 mg – REQUIP 21 comprimés pelliculés 3,05 1,71 2,01 3,05
ROPINIROLE 0,25 mg – REQUIP 126 comprimés pelliculés 12,38 8,73 9,31 12,38
ROPINIROLE 0,50 mg – REQUIP 21 comprimés pelliculés 4,29 2,67 2,97 4,29
ROPINIROLE 0,50 mg – REQUIP 28 comprimés pelliculés 5,43 3,56 3,86 5,43
ROPINIROLE 1 mg – REQUIP 21 comprimés pelliculés 6,29 4,23 4,53 6,29
ROPINIROLE 2 mg – REQUIP 21 comprimés pelliculés 9,68 6,74 7,19 9,68
ROPINIROLE 2 mg – REQUIP 28 comprimés pelliculés 12,72 8,98 9,58 12,72
ROPINIROLE 5 mg – REQUIP 21 comprimés pelliculés 19,26 13,81 14,73 19,26
SALBUTAMOL 2,5 mg, solution pour inhalation par nébuliseur – VENTOLINE 20 récipients unidoses 4,81 3,08 3,38 4,81
SALBUTAMOL 2,5 mg, solution pour inhalation par nébuliseur – VENTOLINE 60 récipients unidoses 13,07 9,24 9,86 13,07
SALBUTAMOL 5 mg, solution pour inhalation par nébuliseur – VENTOLINE 20 récipients unidoses 6,76 4,59 4,90 6,76
SALBUTAMOL 5 mg, solution pour inhalation par nébuliseur – VENTOLINE 60 récipients unidoses 19,21 13,77 14,69 19,21
MODAFINIL 100 mg, MODIODAL 30 comprimés 59,93 46,69 49,81 59,93

Syndiqués ou non, êtes vous prêts? Merci de répondre au sondage en fin d’éditorial pour prévoir nos actions.

Chers amis syndiqués ou non,

Un petit résumé de l’actualité économique de notre profession et des explications sont nécessaires.

Depuis début juillet avec les « fuites » sur le rapport IGF, « fuites » certainement organisées par des machiavéliques hauts fonctionnaires du Ministère de l’Economie adoubés par Arnaud Montebourg, l’actualité a été dense et ne m »a laissé aucun répit.

Je vais essayer d’être clair et concis.

Suite aux déclarations de Montebourg, furtif Ministre de l’Economie et ancien Ministre du « Redressement Productif », les 37 professions réglementées se sont retrouvées sur la sellette. 12 sont particulièrement dans le collimateur des énarques du ministères et notre profession en fait parti.

Le rapport IGF ne remet pas en cause les pharmaciens mais les pharmacies d’officine et leur monopole. Le rapport est truffé d’erreurs et particulièrement choquant dès son préambule car teinté d’une idéologie ou transparaîent privilèges, avantages, immobilisme et presque sabotage du pays!

Jamais un rapport ne fut aussi choquant et c’est peut être pour cette raison que l’ancien Ministre, initiateur de ce torchon, Pierre MOSCOVICI (certainement devenu commissaire aux Affaires Economiques à la Commission Européenne à l’heure ou j’écris)  l’avait laissé dormir dans son coffre-fort de Bercy.

La FSPF avait agi très rapidement et, grâce à une de nos anciennes adhérentes FSPF, il a été possible d’informer et d’argumenter notre position auprès de Montebourg ce qui avait permis un changement d’attitude politique.

Hélas, ce fantasque ministre s’est sabordé lors d’un week-end ensoleillé et il a été remplacé par un jeune philosophe-énarque, Emmanuel MACRON, qui doit, lui aussi, se soumettre au diktat de la Commission Européenne lié au dépassement des fameux 3% de déficit public par rapport au PIB. La FSPF a peu de moyens de le convaincre sauf en faisant intervenir notre Ministre de la Santé Marisol TOURAINE.

Disons le, les nouvelles sont mauvaises et l’heure de l’action va arriver.

La présentations des ordonnances (art. 38 de la constitution) devraient se faire au Conseil des Ministres du 8 octobre 2014 (les conseils des Ministres ont toujours lieu le mercredi).

L’UNAPL  a décidé de mettre en place un grand mouvement d’action. Les notaires ferment leurs études au public le 17 septembre 2014. Pour l’instant, nous n’avons aucun mot d’ordre venant de Paris pour une action collective.

Toutefois, nous vous demandons de vous tenir prêt pour une action d’ici quelques semaines. Une fermeture surprise de 48h de nos officines sans organisation de service de garde semble la mesure la plus forte que nous pourrions avoir. Le sondage que nous vous soumettons permettra de voir si votre participation sera forte ou non.    (sondage totalement anonyme)

Vous allez recevoir très bientôt par le courrier une belle affiche à mettre en évidence.

Nous prévoyons d’autres petites ou grandes actions si, par malheur, les ordonnances nous seraient défavorables.

Mais, pour notre syndicat, il est primordial que l’action soit intersyndicale et nationale.

Un petit mot d’explication pour la « Soirée Verte »:

Cette soirée d’action est venue de Paris et le buzz s’est fait par les réseaux sociaux (facebook et twitter).

En concertation avec le bureau syndical et avec l’aide de quelques titulaires, nous avons relayé l’action sur le département. certains d’entre vous ont pu voir les photos sur facebook et tout particulièrement la fontaine de la Rotonde à Aix ou le bassin du Palais de Justice à Marseille mais il y a eu aussi Martigues et bien d’autres communes. Nous remercions les « militants de la fluorescéine » pour leur aide. Nous remercions aussi les confrères qui se sont donnés la peine de laisser leurs croix allumées la nuit.

Cette action est cosmétique et c’est un demi-succès médiatique car sa portée était assez faible au moment de la rentrée scolaire mais elle avait deux mérites: c’est la seule qui a été faite depuis les « clés au Ministre de la Santé » et elle avait l’aval de la FSPF!

Les jours qui arrivent vont être cruciaux.

Enfin un petit détail de la vie professionnelle: A ma demande, la CPAM 13 a fini par expliquer dans son « Déclic » que la Cerfa 3115g signée par le patient et scannée n’est plus utile pour les factures dégradées en numérisation CD ou SCOR. Nous mettons aussi la pression pour obtenir les quelques feuilles cerfa3115g encore utiles.

Merci de répondre au sondage ci-dessous.

SONDAGE FERMETURE   (sondage totalement anonyme)

Philippe LANCE

Président

 

 

 

 

Extraits choisis du jugement de la Cour de Justice de la Communauté Européenne (CJCE) du 19 mai 2009:

35 À cet égard, compte tenu de la faculté reconnue aux États membres de décider du niveau de protection de la santé publique, il y a lieu d’admettre que ces derniers peuvent exiger que les médicaments soient distribués par des pharmaciens jouissant d’une indépendance professionnelle réelle. Ils peuvent également prendre des mesures susceptibles d’éliminer ou de réduire un risque d’atteinte à cette indépendance dès lors qu’une telle atteinte serait de nature à affecter le niveau de la sûreté et de la qualité de l’approvisionnement en médicaments de la population.

37 En ce qui concerne l’exploitant ayant la qualité de pharmacien, il ne saurait être nié qu’il poursuit, à l’instar d’autres personnes, l’objectif de la recherche de bénéfices. Cependant, en tant que pharmacien de profession, il est censé exploiter la pharmacie non pas dans un objectif purement économique, mais également dans une optique professionnelle. Son intérêt privé lié à la réalisation de bénéfices se trouve ainsi tempéré par sa formation, par son expérience professionnelle et par la responsabilité qui lui incombe, étant donné qu’une éventuelle violation des règles légales ou déontologiques fragilise non seulement la valeur de son investissement, mais également sa propre existence professionnelle.

38 À la différence des pharmaciens, les non-pharmaciens n’ont pas, par définition, une formation, une expérience et une responsabilité équivalentes à celles des pharmaciens. Dans ces conditions, il convient de constater qu’ils ne présentent pas les mêmes garanties que celles fournies par les pharmaciens.

39 Par conséquent, un État membre peut estimer, dans le cadre de sa marge d’appréciation évoquée au point 19 du présent arrêt, que, à la différence d’une officine exploitée par un pharmacien, l’exploitation d’une pharmacie par un non-pharmacien peut représenter un risque pour la santé publique, en particulier pour la sûreté et la qualité de la distribution des médicaments au détail, puisque la recherche de bénéfices dans le cadre d’une telle exploitation ne comporte pas d’éléments modérateurs tels que ceux, rappelés au point 37 du présent arrêt, qui caractérisent l’activité des pharmaciens (voir par analogie, en ce qui concerne la prestation de services d’assistance sociale, arrêt du 17 juin 1997, Sodemare e.a., C‑70/95, Rec. p. I‑3395, point 32).

40 Il est ainsi notamment loisible à un État membre d’évaluer, dans le cadre de ladite marge d’appréciation, si un tel risque existe s’agissant des fabricants et des grossistes de produits pharmaceutiques au motif que ceux-ci pourraient porter atteinte à l’indépendance des pharmaciens salariés en les incitant à promouvoir les médicaments qu’ils produisent ou commercialisent eux-mêmes. De même, un État membre peut apprécier si les exploitants n’ayant pas la qualité de pharmaciens risquent de porter atteinte à l’indépendance des pharmaciens salariés en les incitant à écouler des médicaments dont le stockage n’est plus rentable ou si ces exploitants risquent de procéder à des réductions de frais de fonctionnement qui sont susceptibles d’affecter les modalités selon lesquelles les médicaments sont distribués au détail.

60 Compte tenu du caractère particulier des médicaments ainsi que de leur marché et en l’état actuel du droit communautaire, les constatations de la Cour dans l’arrêt Commission/Grèce, précité, ne sont pas transposables dans le domaine de la distribution de médicaments au détail. En effet, à la différence des produits d’optique, les médicaments prescrits ou utilisés pour des raisons thérapeutiques peuvent malgré tout se révéler gravement nuisibles à la santé s’ils sont consommés sans nécessité ou de manière incorrecte, sans que le consommateur soit en mesure d’en prendre conscience lors de leur administration. En outre, une vente médicalement injustifiée de médicaments entraîne un gaspillage des ressources financières publiques qui n’est pas comparable à celui résultant de ventes injustifiées de produits d’optique.

Par ces motifs, la Cour (grande chambre) dit pour droit:

Les articles 43 CE et 48 CE ne s’opposent pas à une réglementation nationale, telle que celle en cause au principal, qui empêche des personnes n’ayant pas la qualité de pharmaciens de détenir et d’exploiter des pharmacies.

NDLR:  Et oui, Manuel Barroso, Président de la Commission européenne, s’était pris un vent par la Cour de Justice!!! Mais les dirigeants français actuels aussi incompétents que peureux, sont prêts à sacrifier l’essence meme de notre profession pour pouvoir rester au dessus des 3% d u PIB pour notre déficit!!! 

 

source  http://curia.europa.eu/

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