Onchomycose

Qu’est ce qu’une onychomycose ?

Environ 50 % des onychopathies (affections de l’ongle) sont des onychomycoses.

L’onychomycose est une infection de l’ongle due à un champignon. Elle touche 6 à 9 % de la population générale.

Les dermatophytes sont impliqués dans 80 % des cas, les levures (Candida) dans 15 % des cas. Les moisissures sont rarement en cause dans les pays tempérés (environ 5 % des cas). Les onychomycoses provoquées par les dermatophytes siègent le plus souvent au niveau des pieds. En règle générale, l’atteinte de l’ongle est précédée d’une atteinte de la plante des pieds ou de l’espace entre les orteils (intertrigo inter-orteil).

Les onychomycoses provoquées par les levures touchent le plus souvent les ongles des mains.

Y a-t-il des facteurs de risque ?

Les mycoses de l’ongle sont rares chez l’enfant. Elles augmentent avec l’âge : la prévalence dépasse 30 % chez les plus de 70 ans.

Différentes pathologies favorisent leur développement : le diabète, les troubles circulatoires, les déficits immunitaires…

D’autres facteurs liés à l’environnement jouent également un rôle favorisant dans leur apparition : les milieux humides et chauds des douches collectives et des piscines, la pratique des sports de combat pieds nus (judo…), le port répété de certaines chaussures (chaussures de sport, bottes, chaussures de sécurité…).

La transpiration, les microtraumatismes locaux augmentent les risque de contamination et de développement des champignons.

Pourquoi traiter ?

L’onychomycose est une pathologie contagieuse : il existe un risque de dissémination aux autres ongles, à la peau saine mais aussi à l’entourage. La transmission est indirecte, favorisée par un milieu humide, par la transpiration, la macération et par les microtraumatismes locaux. Elle se fait en marchant pieds nus à la maison, dans les piscines, les salles de sport.

L’onychomycose ne guérit pas spontanément : l’absence de prise en charge thérapeutique aboutit à la progression de l’atteinte et à la destruction de l’ongle. Plus l’atteinte de l’ongle est étendue, plus la durée du traitement sera longue.

Impact sur la vie quotidienne : outre les problèmes esthétiques, la mycose peut être à l’origine de douleurs voire d’une gêne limitant le port de certaines chaussures, de la marche ou des activités sportives.

Risque de surinfections : il existe un risque d’infections bactériennes, notamment chez les personnes immunodéprimées ou chez les personnes diabétiques. Non traitées, les mycoses cutanéomuqueuses peuvent être à l’origine d’infections mycosiques systémiques chez les personnes immunodéprimées.

Comment reconnaître une onychomycose ?

Les symptômes varient en fonction de la voie de pénétration du champignon : bord latéral de l’ongle, lunule (zone blanche à la base de l’ongle) ou extrémité de l’ongle.

Le plus souvent, le champignon pénètre par le bord libre de l’ongle ou le bord latéral. Progressivement, il va s’étendre jusqu’à la base de l’ongle et atteindre la matrice (zone située sous la lunule responsable de la formation de l’ongle).

Les signes évocateurs d’une mycose sont les suivants :

  • – un changement de couleur : l’ongle prend une coloration opaque ou blanchâtre, il peut aussi devenir jaune, marron, vert ou même noir
  • – une augmentation de l’épaisseur de l’ongle
  • – un aspect friable
  • – un décollement de l’ongle.

Ongle décollé et très épaissi
Ongle décollé et très épaissi avec atteinte proximale : avis médical nécessaire

Atteinte de la partie proximale de l'ongle
Atteinte de la partie proximale de l’ongle (base de l’ongle) : avis médical nécessaire

Atteinte modérée des partie distale et latérale de l'ongle
Atteinte modérée des partie distale et latérale de l’ongle : prise en charge possible à l’officine (si 2 ongles atteints au maximum)

Quand renvoyer vers une consultation dermatologique ?

Une consultation médicale est impérative dans les situations suivantes :

  • – atteinte de plus de deux ongles
  • – dès qu’il y a atteinte de la base de l’ongle
  • – si l’ongle est gravement endommagé (épaissi ou décollé) ou infecté.

Il est également nécessaire de consulter un médecin en cas de diabète, d’immunosuppression ou en cas de pathologie en relation avec une mauvaise circulation sanguine au niveau des mains ou des pieds.

 

Comment traiter une onychomycose ?

Les antifongiques locaux sont indiqués seuls ou en association aux antifongiques systémiques selon le degré de l’atteinte.

Les antifongiques locaux (amorolfine, ciclopirox, urée ou association bifonazole/urée) sont indiqués lorsque l’atteinte reste limitée au bord ou à la partie distale de l’ongle sans atteinte de la matrice. Un épaississement important de l’ongle ou un ongle décollé limite la pénétration des actifs d’où un risque d’échec thérapeutique : il est alors nécessaire de découper la partie décollée ou de désépaissir l’ongle par des techniques mécaniques ou par l’utilisation de kératolytiques (acide salicylique, urée…) avant de débuter le traitement antifongique.

Les antifongiques systémiques (AMM pour terbinafine, griséofulvine) sont indispensables lorsque l’atteinte est importante et touche la matrice. Un prélèvement mycologique confirme le diagnostic.

Antifongiques locaux indiqués dans les onychomycoses

DC Posologie A savoir
Solution filmogène
Amorolfine 5 %

(antifongique à large spectre actif sur dermatophytes, levures, moisissures)
Appliquer 1 fois par semaine (en conseil)
1 à 2 fois par semaine (sur prescription)
Durée du traitement : environ 6 mois (ongles des mains) à 9 mois (pieds)
Nettoyer et limer la zone atteinte avant chaque application
Solution filmogène ciclopirox 8 %
(antifongique à large spectre)
Appliquer sur tous les ongles du membre atteint (même sains) une fois par jour de préférence le soir Au moins 3 mois (ongles des mains) à 6 mois (ongles de pieds) de traitement
Retirer le vernis à l’aide d’un dissolvant une fois par semaine
Solution ciclopirox à 80 mg/g Appliquer le soir en débordant sur la peau environnante Dissolvant inutile mais ne pas passer l’ongle sous l’eau durant 6 heures après l’application (vernis hydrosoluble)
Pommade bifonazole 1 % + urée 40 %
(antifongique à large spectre et kératolytique)
Appliquer une fois par jour de manière à recouvrir tout l’ongle
Maintenir en place sous pansement occlusif fourni
A chaque renouvellement, baigner l’ongle dans l’eau chaude et éliminer la partie ramollie à l’aide du grattoir fourni
2 à 4 semaines de traitement. Si nécessaire relais avec un antifongique seul jusqu’à guérison complète
Urée à 40 % Appliquer 1 fois par jour sous pansement occlusif fourni Inutile d’utiliser un grattoir. Au bout de 3 semaines environ, le dermatologue finit de découper la partie atteinte si besoin Si nécessaire relais avec un antifongique

Par mesure de précaution et/ou en l’absence de donnés, les produits sont déconseillés au cours de la grossesse. Les effets indésirables locaux sont rares.

Stratégie thérapeutique

 

Quand conseiller l’amorolfine en OTC ?

L’amorolfine à 5 % en OTC est indiqué pour traiter les onychomycoses distales et latérales modérées, touchant au maximum 2 ongles. Le traitement est réservé aux patients adultes.

Comment se présente l’amorolfine en OTC ?

Les spécialités disponibles en OTC (Curanail®, Amorolfine Sandoz Conseil®…) sont dosées à 5 % comme la spécialité remboursée. La présentation est identique : il s’agit d’un vernis à ongles conditionné des spatules qui facilitent l’application du produit. Dans la spécialité OTC, des limes et des lingettes nettoyantes sont inclues en plus dans le conditionnement.

Comment utiliser l’amorolfine en OTC ?

La posologie est d’une application par semaine sur le ou les ongles atteints. L’application s’effectue de préférence le soir (il est conseillé de ne pas mettre de chaussures tout de suite après).

En pratique : bien respecter les étapes suivantes

  • – éliminer les couches de vernis précédent à l’aide d’un dissolvant. A l’aide d’une lime neuve, limer toute la surface de l’ongle. Bien réserver cette lime aux ongles infectés, ne pas l’utiliser sur les autres ongles, ni la prêter à d’autres membres de la famille !
  • – nettoyer l’ongle à l’aide d’une lingette désinfectante.
  • – plonger l’une des spatules dans le flacon de vernis (ne pas essuyer un excès de vernis sur le bord du flacon), l’appliquer largement sur toute la surface de l’ongle. Laisser sécher durant 3 minutes.
  • – nettoyer également la spatule (qui peut resservir) avec la même lingette que celle utilisée pour nettoyer l’ongle. Eliminer à l‘aide de la lingette le vernis éventuel qui peut avoir coulé sur le bord du flacon. Bien refermer le flacon. Se nettoyer les mains après l’application (en cas d’application sur les ongles des mains, bien attendre le séchage complet du produit).

Entre les applications
Une fois sec, le vernis résiste à l’eau et au savon. Porter des gants en cas de manipulation de solvants (peinture…). Ne pas utiliser de faux ongles durant le traitement.

Quels sont les effets indésirables ?

Ils sont rares. Il peut s’agir de sensations de brûlures ou des dermites de contact nécessitant d’orienter le patient vers un médecin.
La présence d’alcool peut être à l’origine d’irritations et de sécheresse de la peau en cas d’applications trop fréquentes.

Y-a-t-il des contre-indications ?

L’amorolfine n’est pas recommandée chez la femme enceinte, en cas d’allaitement et chez les moins de 18 ans.

Quelle est la durée du traitement ?

L’application est poursuivie jusqu’à la repousse totale de l’ongle sain : 6 mois pour les ongles des mains ; 9 à 12 mois pour les ongles des pieds.
Dans tous les cas, en l’absence d’amélioration au bout de 3 mois de traitement, il est nécessaire de consulter un dermatologue.

Conseils pour améliorer l’observance
Expliquer que même si une amélioration est observée en 2 à 3 mois, il faut poursuivre les applications jusqu’à la repousse totale de l’ongle sain.
Choisir un jour fixe dans la semaine associé à un événement pour appliquer le vernis.

 

Quels conseils donner pour optimiser le traitement et prévenir les récidives ?

Pour une bonne efficacité du traitement et éviter les récidives après guérison il est impératif de limiter les facteurs favorisants l’infection. En particulier en cas d’onychomycoses des pieds :

  • – Laver les chaussettes à 60 °, décontaminer chaussures et chaussons à l’aide d’une poudre antifongique. Ne pas échanger ses chaussures.
  • – Se sécher soigneusement les pieds après la toilette en utilisant une serviette individuelle ; enlever le tapis de bain dans la salle de bain.
  • – Prévoir un chaussage adéquat pour les lieux publics (piscine, chaussons en gymnase…).
  • – Après guérison, éviter tout phénomène favorisant la macération : préférer le port de chaussures en cuir, de chaussettes en coton. Traiter une transpiration excessive des pieds.
  • – Surveiller régulièrement ses pieds : plantes des pieds, espaces interdigitaux, ongles. Traiter toute atteinte rapidement.

Quelles sont les autres pathologies des ongles ?

Un ongle peut être décollé ou abîmé par un traumatisme ou par certaines chimiothérapies.

Le psoriasis de l’ongle concerne environ la moitié des personnes souffrant de cette maladie. Les ongles des mains sont davantage atteints que ceux des pieds. L’atteinte de l’ongle est parfois isolée. Il existe un risque de confusion entre le psoriasis de l’ongle et l’onychomycose, sans conséquence si ce n’est un retard de prise en charge thérapeutique.

Quels autres traitements conseils existent ?

Des solutions filmogènes sont disponibles en conseil dans les indications ongles abîmés, ongles épaissis ou mycoses des ongles : Urgo Ongles abîmés® (piroctone olamine et chitosan, agent filmogène), Mycobio® (huiles essentielles), Xérial 40 Ongles® (urée, acide salicylique, piroctone olamine), Epitact Stylo soin des ongles® (huiles essentielles), Scholl Pharma solution mycoses des ongles® (urée, agent filmogène…), Naloc® (urée, acide lactique…)…
Selon le degré de l’atteinte, selon la concentration en actifs du produit, l’action fongicide (piroctone olamine, huiles essentielles) ou kératolytique (urée) peut ne pas être suffisante pour stopper l’évolution de la mycose ou désépaissir l’ongle et/ou éviter une récidive. Réévaluer l’intérêt de ces traitements en l’absence d’amélioration et orienter vers un avis médical.

Sources :
– Vidal Pro
– Vidal Recos : mycoses cutanéomuqueuses
– RCP Curanail® et spécialités conseils
– Site internet : www.monpso.net
– Onychomycoses, Modalités de diagnostic et prise en charge. Ann Dermatol Venereol 2007 ; 134.
– Mycoses unguéales Les reconnaitre et les traiter à bon escient La revue Prescrire Mars 2008/Tome 28 N°293.

 

Est-il possible de refuser un médicament générique ? (source ServicePublic.fr)

Mise à jour le 09.08.2012 – Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre)

Oui, vous pouvez refuser le médicament générique que le pharmacien vous propose en remplacement du médicament prescrit par le médecin.

Toutefois, votre refus peut avoir des conséquences sur la manière dont vous serez remboursé par l’Assurance maladie :

Niveau de remboursement d’un médicament remboursé sur la base d’un tarif forfaitaire de responsabilité (TFR)

Le TFR est un tarif de référence calculé à partir du prix des médicaments génériques les moins chers. Si vous souhaitez un médicament de marque dont le prix dépasse le TFR, le surcoût est à votre charge.

Par exemple, si le médecin vous a prescrit un médicament coûtant 10 € et que vous refusez le générique à 8 € , le surcoût de 2 € sera à votre charge. Dans le cas où vous bénéficiez d’un taux de remboursement de 100%, votre prise en charge sera toujours de 100% mais sur la base de ce nouveau tarif.

Tiers payant

Un pharmacien peut ne pas pratiquer le tiers payant si vous refusez le médicament générique qu’il vous propose en remplacement. Vous devez alors faire l’avance des frais pour la totalité de l’ordonnance concernée et vous faire rembourser ensuite par votre CPAM .

Cette mesure ne s’applique pas dans les cas suivants :

  • médicaments soumis au TFR,
  • médicaments de marque dont le prix est inférieur ou égal à celui des génériques.

Exceptionnellement, le pharmacien peut ne pas vous proposer un médicament générique en remplacement du médicament prescrit s’il estime que cela peut influer sur la qualité de vos soins.

« Groupements »

Nous vous transmettons le mail reçu d’un confrère qui a enquêté sur les relations laboratoires génériques-groupements.

« En ce qui concerne les labos de generiques bien sur qu’ils savent que les intermediaires s’en mettent plein les poches!!! C’est pas leur problème.

Cette année le laboratoire M…. vendait une remise pour un volume CA par groupement. La ventilation groupement adherent ils s’en tapent totalement.

Le responsable du groupement est un apporteur d’affaire.

Si le labo a decide de donner 17 + 10 il s’en fiche de savoir si ds les 10, huit sont verses au pharmacien et 2 a la structure ou vice versa.

Ils laissent libre la nego entre le groupement et l’adherent. »

B.X

 

A nous, adhérents d’un groupement, à être vigilants. Surtout si le groupement a une forme juridique de type SARL. Les  GIE ou coopératives restent plus rassurantes dans leur mode opératoire.

Certains confrères nous ont fait état de « groupements » malhonnêtes qui continuent à nous déclarer « adhérents » auprès des labos alors que nous avions signalé au » groupement » que nous avions rompu toute relation avec eux. Le fait de continuer à nous déclarer comme client leur permet de continuer à toucher les émoluments d’apporteur d’affaires.

P.L

COMMUNIQUE DE PRESSE Paris, le 12 novembre 2013 HONORAIRES PHARMACEUTIQUES La FSPF maintient le cap

Le Conseil d’administration de la FSPF accepte de poursuivre les négociations conventionnelles avec l’assurance maladie sur la base des propositions suivantes de l’UNCAM :

 

– la création d’un honoraire de 1 € HT par boîte de médicament dispensé,

– la mise en place d’un honoraire de 0,50 € HT pour les ordonnances complexes – cinq lignes et plus – sous forme d’une lettre clé prise en charge à 100 % par l’assurance maladie,

– une révision de l’arrêté relatif aux prix et marges des médicaments remboursables portant sur les trois tranches de prix des médicaments viendrait compenser ces honoraires.

 

Sur ces bases, la FSPF entend aller plus loin dans les négociations afin de renforcer la dimension professionnelle de la rémunération du pharmacien et de la déconnecter plus encore des volumes de médicaments dispensés. La FSPF est plus que jamais déterminée à maintenir le cap, transformer ainsi une part significative de la rémunération en honoraires, en la plaçant dans le champ conventionnel, c’est pourquoi :

 

– La FSPF revendique l’introduction d’un honoraire pour toute boîte de médicaments remboursables.

– La FSPF revendique le maintien du taux de marge actuel de 6 % pour la tranche de prix des médicaments ayant un prix fabricant HT supérieur à 150 € HT et ne dépassant pas une rémunération de 100 € HT. Le but est de ne pas pénaliser les officines comptant un nombre élevé de patients atteints de pathologies chroniques lourdes.

– La FSPF revendique la création d’un honoraire annuel de 60 € HT permettant au pharmacien de jouer pleinement son rôle lors de la délivrance des médicaments à risque de mésusage, notamment les traitements de substitution aux opiacés.

– La FSPF revendique la mise en place d’un honoraire de 5 € HT rémunérant le pharmacien pour ses interventions pharmaceutiques sur l’ordonnance, en accord avec le médecin concerné, conformément à l’article 10-4 de la convention et dans le droit fil de la proposition 7 du rapport de l’IGAS (juin 2011).

– La FSPF revendique la révision de l’avenant conventionnel n° 2 sur les objectifs génériques afin d’aligner les paramètres de calcul de la rémunération sur objectifs de substitution pour certaines molécules (sartans et IPP) sur ceux des molécules de même classe thérapeutique.

– La FSPF revendique la finalisation rapide de l’avenant conventionnel sur l’accompagnement des patients asthmatiques.

– La FSPF revendique l’application aux honoraires perçus par les officines des départements d’outre-mer, des coefficients de majoration en vigueur pour toute délivrance de médicaments, compte tenu de la spécificité de leurs conditions d’exercice.

– La FSPF revendique la mise en place d’un observatoire du suivi de la rémunération officinale.

 

La France a la chance de disposer d’officinaux compétents garantissant à tous les patients un accès à des soins de qualité et de proximité. Dans l’intérêt du patient, la FSPF reste mobilisée et met tout en oeuvre pour accompagner les pharmaciens vers ce changement.

 

Contact presse : Philippe BESSET – Tél. 01 44 53 19 25 – pbesset@fspf.fr

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