Stanislas Limousin (1831-1887)

Stanislas Limousin

Interne des hôpitaux de Paris, il fut affecté à Pitié Salpetrière en 1856.

Pharmacien d’officine place de la Trinité à Paris, il imagina une méthode pratique de préparation de l’oxygène et les appareils nécessaires à l’oxygénothérapie.

Il améliora les modes de préparation de certaines formes médicamenteuses et des ampoules de solutés injectables. Pionnier de l’oxygénothérapie, il mit au point un système portable de production d’oxygène, permettant les traitements par inhalation à domicile. Il fut l’un des premiers à signaler l’emploi des drogues nouvellement importées d’Amérique, à proposer la coloration par la fuschine des sels toxiques.

La découverte qui fit la célébrité de Limousin fut celle des cachets médicamenteux. Auparavant l’administration des poudres médicamenteuses se faisait en disposant le médicament au centre d’une feuille de pain azyme humecté dont ont rabattait les bords de façon à former un petit sac que l’on avalait avec un peu d’eau.

Les inconvénients de ce mode d’administration étaient grands, éparpillement du médicament et fixation de parcelles de poudre sur les parois de la gorge.

Limousin eut l’idée de d’enfermer les poudres dans des feuilles de pain azyme concaves soudées circulairement de façon à former une capsule aplatie. Il modifia plusieurs fois son appareil à cacheter, pour aboutir à l’appareil « cacheteur Limousin », ancêtre de tous les appareils à cachets.

source CNOP

Bernard Courtois (1777-1838) : L’iode

Bernard Courtois Pharmacien (1777-1838)

Né à Dijon, il fut d’abord stagiaire dans une pharmacie d’Auxerre, où il reçut une solide formation, puis il vint à Paris, et entra comme préparateur de Fourcroy à l’école polytechnique.

Appelé aux armées en 1799, il exerça dans les hôpitaux militaires. Le hasard, « qui ne favorise que les esprits éclairés » selon Pasteur, le favorisa deux fois par deux découvertes importantes. La première fut celle des alcaloïdes de l’opium, qu’il isola en 1811 avec la collaboration de Seguin.

La deuxième fut celle de l’iode. En chauffant par hasard des « soudes de varech » avec de l’acide sulfurique, Courtois remarqua qu’il se dégageait des vapeurs de couleur violette qui en refroidissant déposaient des lames brillantes et métalliques : il y attacha peu d’importance.

Renouvelant l’expérience deux ans plus tard, il en signala le fait à Gay-Lussac, grand maître de la chimie française, qui en comprit l’importance et fit faire par Courtois une communication à l’Institut de France afin de ne pas laisser échapper cette découverte. Ce produit occupe une place prépondérante en thérapeutique et dans l’industrie.

source CNOP

François-Laurent-Marie Dorvault (1815-1879) : Précurseur de la pharmacie moderne

Dorvault naquit à Saint-Etienne–de-Montluc, à l’époque de la Première Restauration. Issu d’un milieu modeste, il fut placé en apprentissage chez un pharmacien de Nantes. Avide de connaissances il décida de faire ses études de pharmacie à Paris.

Brillamment reçu au concours de l’internat, il installa son officine place des Victoires à Paris et entama des travaux sur la préparation du sirop antiscorbutique et la distillation de la salsepareille. Au XIXe siècle, la pharmacie se cherchait : le pharmacien d’officine avait un rôle social à jouer comme propagateur du progrès scientifique et comme éducateur sanitaire.

Dorvault fut un des premiers à pressentir ce rôle, mais il eut conscience des insuffisances de l’enseignement dans ce domaine. C’est ainsi que prit naissance le projet d’un livre qui rassemblerait tous les ouvrages nécessaires à l’exercice de la pharmacie. La première édition de l’Officine ou Répertoire général de la pharmacie pratique, fut publiée en 1844, et durant plus d’un siècle et demi son succès ne se démentit pas.

Dorvault porta également un regard critique sur l’organisation de la profession et prôna des idées audacieuses pour son époque : il devina l’essor industriel de son siècle, l’importance à venir des problèmes de distribution et de publicité et réalisa la grande œuvre de sa vie en créant une coopérative qui centralisa les achats de la droguerie et la fabrication des médicaments. Il acheta à Emile-Justin Menier la Maison Centrale de Droguerie et en 1852 la Pharmacie Centrale de France vit le jour.

Source CNOP

 

NDLR: Si une de nos consoeurs a appelé un de ses fils Emile-Justin, nous lui offrons la cotisation 2013.

Antoine-Alexis-François Cadet de Vaux (1743-1828) : Un apothicaire touche à tout

Mur du hall d'entrée de l'Ecole Nationale de Meuneries et des Industries Céréalières (ENSMIC)

En 1745, Claude Cadet, maître en chirurgie mourut en laissant à sa veuve deux écus de 6 livres et 13 enfants : 6 filles et 7 garçons.

L’aîné des garçons connut la célébrité pour son habileté à saigner les dames de la Cour et fut surnommé pour cela le « Saigneur ». Les 6 autres frères se distinguèrent les uns des autres en ajoutant à leur nom de famille celui du lieu où ils avaient été en nourrice : Gassicourt, Senneville, Limay, Chambine, Fontenay et Vaux.

Cadet de Vaux, apothicaire philanthrope, propriétaire d’une officine à Paris en 1769, abandonna bientôt la préparation des médicaments pour fonder la première feuille quotidienne « Le Journal de Paris » dont le premier numéro parut en 1777.

Il s’intéressa aux applications de la chimie à l’économie rurale et domestique. Il remarque la nocivité des comptoirs revêtus de plomb des marchands de vin et des balances de cuivre recouvertes de vert de gris des regrattiers de sel et des débitants de tabac.

Sur son insistance une déclaration Royale prohiba ces métaux pour de tels usages. Il devient en 1785 inspecteur général des objets de salubrité et fit supprimer le charnier du cimetière des Innocents à Paris. Il créa avec Parmentier la première Ecole de boulangerie.

Chaptal, devenu Ministre de l’Intérieur, lui demanda de rédiger une Instruction populaire sur le blanchissage domestique à la vapeur qui parut en 1805. Le procédé fut breveté en 1847 par M.S. Charles et Cie. Il inventa le pèse-lait, le glucomètre pour mesurer la pesanteur spécifique du moût de raisin et divers types de cafetières.

source CNOP

Affichage obligatoire (suite et fin)

Certains confrères nous ont demandé ou trouver une affiche pratique pour l’affichage obligatoire: vous pouvez vous renseigner auprès de votre Centre de Gestion Agréé (CGA), de votre comptable ou sur ce site:

http://www.juritravail.com/Panneau-Affichage-Obligatoire.html?gclid=CKr84bP44rMCFczHtAodejQAaw

Pour 29.90€, il semble y avoir tout.

Mais je n’ai pas testé. Sil y en a un qui se dévoue , merci pour le retour d’information. 🙂

P.L

Les affichages obligatoires

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La Convention collective

Une affiche doit informer les salariés de l’intitulé de la Convention collective, de l’endroit où ils peuvent la consulter, ainsi que des modalités de cette consultation pendant le temps de présence sur le lieu de travail (article R. 2262-3 du Code du travail).

Par exemple : « La Convention collective en vigueur est la Convention collective nationale de la pharmacie d’officine du 3 décembre 1997, étendue au JO du 8 septembre 1998. Cette Convention est opposable à toutes les officines, quelle que soit l’appartenance syndicale du titulaire. Un exemplaire est tenu à la disposition du personnel auprès de (nom de l’employeur) et peut être consulté pendant les horaires de travail ».

Lieu de l’affichage
Dans l’officine, sur le panneau d’information du personnel.

Sanction
L’absence d’affichage rend inopposables aux salariés les dispositions de la Convention collective. De plus, l’employeur est passible d’une amende de 750 euros (article R. 2263-1 du Code du travail).

La durée du travail

L’employeur doit afficher les heures auxquelles commence et finit le travail, ainsi que les heures et la durée des repos (article L.3171-1 du Code du travail).

Lieu de l’affichage
Dans l’officine, sur le panneau d’information du personnel.

Sanction
Le défaut d’affichage est sanctionné par une amende de 750 euros  prononcée autant de fois qu’il y a de salariés concernés.

Les congés payés

Deux affichages sont obligatoires à propos des congés payés :
– La période ordinaire des congés, qui débute le 1er mai et s’achève le 31 octobre. Cette information doit être affichée avant le 1er mars de chaque année.
– Le planning général des départs en congé. Chaque salarié doit être informé individuellement de ses dates de départ en congé au moins un mois à l’avance.

Lieu de l’affichage
Dans l’officine, sur le panneau d’information du personnel.

Sanction
L’employeur encourt une amende de 1 500 euros au plus.

Le règlement intérieur

Seules les entreprises de 20 salariés et plus ont l’obligation d’élaborer un règlement intérieur. Ce document fixe notamment les règles d’hygiène et de sécurité, les règles générales et permanentes relatives à la discipline, les dispositions relatives aux harcèlements moral et sexuel, ainsi que la nature et l’échelle des sanctions que peut prendre l’employeur (article L. 1321-1 du Code du travail).

Lieu de l’affichage
Dans l’officine, sur le panneau d’information du personnel, ainsi qu’à la porte du local où a lieu l’embauche.

Sanction
En l’absence d’affichage, le règlement intérieur est inopposable aux salariés puisqu’ils n’ont pu en prendre connaissance (article R. 1321-3 du Code du travail). De plus, l’employeur s’expose à une amende de 750 euros (article R. 1323-1 du Code du travail).

Harcèlement moral et sexuel

Toutes les entreprises doivent afficher dans lieux de travail les textes 222-33-2 et 222-33 du code pénal sur le harcèlement moral et sexuel. De plus, le texte sur le harcèlement sexuel devra être affiché dans les locaux ou à la porte des locaux où se fait l’embauche.

Le document unique d’évaluation des risques en entreprise

Toutes les entreprises ont l’obligation d’établir un document unique relatif à l’évaluation des risques professionnels. Jusqu’à présent, les salariés n’avaient pas accès directement à ce document. Afin de se mettre au diapason de la législation européenne, l’employeur doit désormais tenir ce document à la disposition de chaque membre de son équipe. Ainsi, il est devenu obligatoire pour l’employeur d’afficher sur le lieu de travail un avis indiquant les modalités d’accès à ce document.

Lieu de l’affichage
Dans l’officine, « à une place convenable et aisément accessible ». Le panneau d’information du personnel semble approprié. Les textes précisent que cet avis doit être apposé au même emplacement que le règlement intérieur lorsque l’entreprise en est doté.

Sanction
Aucune sanction n’est prévue pour le défaut d’affichage. En revanche, l’employeur qui ne transcrit pas ou ne met pas à jour les résultats de l’évaluation des risques professionnels s’expose à une amende pouvant aller de 1500 euros (pour la première infraction) à 3000 euros (en cas de récidive).

L’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes

L’employeur doit afficher :
– les articles L. 1142-1 à L. 1142-6 du Code du travail consacrant le principe général d’égalité professionnelle ;
– les articles L. 3221-2 à L. 3221-7 spécifiques à l’égalité de rémunération entre hommes et femmes.

Lieu de l’affichage
Dans l’officine, sur le panneau d’information du personnel, ainsi qu’à la porte du local où a lieu l’embauche.

Sanction
Le défaut d’affichage est puni d’une condamnation à une amende 450 euros (article R. 3222-1 du Code du travail).

La consigne d’incendie

L’affichage doit comporter :
1. Le matériel d’extinction et de secours qui se trouve dans le local ou à ses abords ;
2. Les personnes chargées de mettre ce matériel en action ;
3. Pour chaque local, les personnes chargées de diriger l’évacuation des travailleurs et éventuellement du public ;
4. Les mesures spécifiques liées, le cas échéant, à la présence d’handicapés ;
5. Les moyens d’alerte ;
6. Les personnes chargées d’aviser les sapeurs-pompiers dès le début d’un incendie ;
7. L’adresse et le numéro d’appel téléphonique du service de secours de premier appel, en caractères apparents ;
8. Le devoir, pour toute personne apercevant un début d’incendie, de donner l’alarme et de mettre en oeuvre les moyens de premiers secours, sans attendre l’arrivée des travailleurs spécialement désignés.

Lieu de l’affichage
Cette consigne doit être affichée dans les locaux de plus de cinq personnes (zone arrière, etc) ainsi que dans les locaux où sont manipulées ou entreposées des matières inflammables (préparatoire, par exemple).

Sanction
Le défaut d’affichage est puni d’une amende de 750 euros (article R. 1227-7 du Code du travail).

L’interdiction de fumer

Une signalisation apparente doit rappeler le principe de l’interdiction de fumer (article R. 3511-1 à 3511-8 du Code de la santé publique). A défaut, l’employeur encourt une amende de 1500 euros (article R. 3512-2 du Code de la santé publique).

Coordonnées :

– Adresse et numéro de téléphone de l’inspection du travail, ainsi que le nom de l’inspecteur compétent ;
– Adresse et numéro de téléphone du médecin du travail ;
– Numéros d’appel des services de secours d’urgence : 15 pour le SAMU, 18 pour les pompiers ;
– Service d’accueil téléphonique de lutte contre les discriminations raciales : 0 810 005 000 (HALDE).

Le défaut d’affichage de ces coordonnées est puni d’une amende de 750 euros.

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