La découverte du bacille de la peste (Yersinia pestis)

Dr Alexandre Yersin

Quand une épidémie de peste originaire de Mongolie atteint en 1894 la côte sud de la Chine et notamment Hong Kong, le Gouvernement français ainsi que l’Institut Pasteur mandatent Yersin pour y étudier les raisons de l’épidémie.

Simultanément et dans le même but un groupe de chercheurs japonais s’y est rendu, dirigé par Shibasaburo Kitasato. Entre le 12 et le 15 juin, Yersin voyage à  Hong Kong et emmène avec lui un matériel très précaire qu’il a emprunté auparavant au laboratoire de microbiologie de l’Hôpital de Saigon.

 

À son arrivée, il apprend qu’une équipe de savants japonais est également présente pour étudier la nature de cette maladie. Du 17 au 19 juin, Yersin réalise plusieurs autopsies sur des cadavres de pestiférés qui s’avèreront malheureusement infructueuses. Ces autopsies nécessitent des droits délivrés par l’État anglais et Yersin réalise bien vite que les Japonais en bénéficient plus fréquemment, mais il apprendra par la suite que les Japonais achetaient ces droits. Il décide, alors, de se faire construire une annexe à l’Hôpital de Hong Kong pour pouvoir y travailler plus librement.

 

Le 20 juin, Yersin isole un microbe inconnu sur des cadavres de soldats anglais alors en garnison à Hong Kong, lequel microbe s’avère être le bacille de la peste bubonique. Peu après, il parvient à communiquer la maladie à des souris et à des cochons d’Inde. Le fait que le groupe ne disposât pas d’un incubateur, à la différence de Kitasato, et qu’il eut à faire ses cultures bactériennes à la température de l’air ambiant, dans une cabane de bambou, fut en réalité une circonstance favorable car, dans des conditions de laboratoire, Yersinia pestis, se développe mieux à des températures plus basses que celle du corps humain.

 

Le 3 août, Alexandre Yersin quitte Hong Kong pour l’Indochine satisfait d’avoir pu isoler le microbe de la peste et de l’avoir envoyé en France. Il annonce alors au monde entier la découverte en collaboration avec le savant japonais Kitasato du « bacille Kitasato – Yersin » responsable de la peste.

Laboratoire de Yersin à Nha Trang (Indochine)

Mais, on remarque, par la suite, que Kitasato n’a, en fait, découvert qu’un streptocoque et que le microbe que Yersin a isolé le 20 juin est le réel agent de la peste. Selon certaines sources, Kitasato aurait reconnu son erreur en privé, mais aucune de ses publications ne contient une véritable rétractation. Le mérite de Yersin sera officiellement reconnu en 1970. Le « bacille de Yersin » fut d’ailleurs toujours le seul utilisé pour la préparation du vaccin contre la peste.

Tombe d'A.Yersin à Nha Trang

Bien qu’ayant réussi à isoler ce microbe responsable de millions de morts durant l’histoire, Yersin ne parviendra jamais à résoudre le problème de la transmission de la maladie du rat à l’homme. Atteint d’un paludisme sévère, il doit quitter la région. Il faut attendre 1898 pour voir un autre pastorien, Paul-Louis Simond établir avec certitude à Karachi que c’est la puce qui transmet le bacille par sa piqûre.

source Wikipedia

Article L5125-23 du CSP

Article L5125-23 du CSP

Le pharmacien ne peut délivrer un médicament ou produit autre que celui qui a été prescrit, ou ayant une dénomination commune différente de la dénomination commune prescrite, qu’avec l’accord exprès et préalable du prescripteur, sauf en cas d’urgence et dans l’intérêt du patient.

Si la prescription libellée en dénomination commune peut être respectée par la délivrance d’une spécialité figurant dans un groupe générique mentionné au 5° de l’article L. 5121-1, le pharmacien délivre une spécialité appartenant à ce groupe dans le respect des dispositions de l’article L. 162-16 du code de la sécurité sociale.

Par dérogation aux dispositions du premier alinéa, il peut délivrer par substitution à la spécialité prescrite une spécialité du même groupe générique à condition que le prescripteur n’ait pas exclu cette possibilité, pour des raisons particulières tenant au patient, par une mention expresse portée sur la prescription sous forme exclusivement manuscrite, et sous réserve, en ce qui concerne les spécialités figurant sur la liste mentionnée au premier alinéa de l’article L. 162-17 du code de la sécurité sociale, que cette substitution s’effectue dans les conditions prévues par l’article L. 162-16 de ce code.

Lorsque le pharmacien délivre par substitution à la spécialité prescrite une spécialité du même groupe générique, il doit inscrire le nom de la spécialité qu’il a délivrée. Il en est de même lorsque le pharmacien délivre une spécialité au vu d’une prescription libellée en dénomination commune.

La prescription libellée en dénomination commune est obligatoire pour les spécialités figurant dans un groupe générique mentionné au 5° de l’article L. 5121-1.

Lorsqu’un traitement est prescrit pour une durée d’au moins trois mois, y compris au moyen du renouvellement multiple d’un traitement mensuel, et qu’un grand conditionnement est disponible pour le médicament concerné ou pour sa forme générique, le pharmacien doit délivrer ledit conditionnement.

Communiqué ANSM sur les accidents de la route et les antidepresseurs.

Extrait du communiqué ANSM du 29 août 2012:

« La prise d’antidépresseurs entraîne une augmentation significative du risque d’être responsable d’un accident de la route.
Ce risque est accru à certaines étapes clés du traitement, telles que les périodes d’initiation ou de modification du traitement (changement de posologie, de molécule…)
Les patients doivent donc être informés du risque que présente cette classe de médicaments sur leurs capacités de conduite, notamment lorsque le traitement est initié ou modifié. Le pictogramme orange, présent en France sur la boîte de tous les médicaments antidépresseurs, participe à la mise en garde des usagers et devrait favoriser le dialogue avec les professionnels de santé, que ce soit au moment de la prescription, de l’administration ou de la délivrance. »

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Ici:   http://ansm.sante.fr/S-informer/Actualite/Consommation-d-antidepresseurs-et-risque-d-accident-de-la-route-une-vigilance-particuliere-est-requise-lors-de-l-initiation-ou-de-la-modification-du-traitement-Communique

Médicaments vétérinaires: ATTENTION!

article du nouvel obs à lire:    http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20120827.FAP7368/un-pharmacien-parisien-condamne-pour-la-vente-detournee-de-medicaments-veterinaires.html

Le cas n’est pas banal. Un pharmacien de 58 ans qui ne devait plus trop se former, ni lire quoi que ce soit de pharmaceutique, qui ne délivrait pas de Subutex® « pour ne pas avoir d’embrouilles » mais qui délivrait de la kétamine à usage vétérinaire sans prescription vétérinaire!

Etonnant, non?

 

Histoire de Pfizer

Charles Pfizer et Charles Erhart, les fondateurs de Pfizer Inc.En 1849, un an après son arrivée à New York en provenance d’Allemagne, le chimiste Charles Pfizer s’associe à son cousin, le confiseur Charles Erhart, pour fonder à Brooklyn la « Chas. Pfizer and Company Inc. », entreprise spécialisée dans les produits chimiques, dont le tartre, le borax et le camphre raffiné. La première substance pharmaceutique fabriquée par l’entreprise, la santonine, était utilisée comme vermifuge. En 1868, l’entreprise emménage dans des locaux plus vastes, sur Maiden Lane, dans le quartier de Wall Street, à Manhattan.

Au début du XXe siècle, l’acide citrique est le principal produit chimique de l’entreprise. Ce produit polyvalent est alors utilisé à de nombreuses fins industrielles ainsi que pour aromatiser les aliments, les boissons gazeuses et les médicaments.

Ce n’est qu’en 1917 que l’entreprise obtient pour la première fois de l’acide citrique grâce à la fermentation du sucre ; puis, au cours des années 20, Pfizer met au point de nouvelles méthodes pour réaliser de la fermentation en grandes quantités. Elle crée ensuite, dans les années 30, un procédé de fermentation en cuve profonde permettant de produire l’acide citrique à partir de la mélasse, ce qui entraîne une réduction des coûts tout en augmentant la qualité du produit.

Un grand pas au milieu du XXème siècle

Bâtiments historiquesL’éclatement de la Seconde Guerre mondiale fait du développement d’un médicament servant à combattre les infections un besoin criant.
En 1928, à Londres, sir Alexander Fleming avait découvert la pénicilline. Mais, faute d’un procédé permettant de la synthétiser en grande quantité, elle était demeurée une simple curiosité de laboratoire.

Plusieurs sociétés américaines sont mobilisées pour résoudre le problème et, en 1942, année où Pfizer est inscrite en Bourse, l’entreprise met à profit son expertise en fermentation pour devenir la première à réaliser la production de masse de ce médicament.
Peu après le débarquement en Normandie, le remède miracle sert à soigner les forces alliées et le monde est propulsé dans l’ère de la pharmacie moderne.

En 1945, Pfizer est le plus grand producteur de pénicilline au monde et elle encourage ses chercheurs à découvrir d’autres micro-organismes pour combattre les infections.

En 1959, après avoir effectué plus de 20 millions d’analyses sur quelque 135 000 échantillons de sol provenant de terrains situés tout autour du globe, Pfizer lance sur le marché le nouvel antibiotique Terramycine, premier médicament issu de la recherche systématique effectuée par Pfizer.

Rayonnement mondial

En 1951, Pfizer amorce une décennie d’expansion partout dans le monde, y compris au Canada, en 1953. En 1959, elle emménage dans les nouveaux locaux de son siège social mondial sur la 42e Rue Est, à Manhattan, où elle se trouve toujours.

Au début des années 1960, Pfizer est le principal fabricant du nouveau vaccin contre la poliomyélite, le vaccin de Salk administré par voie orale. Ce vaccin est administré à quelque 60 millions de personnes et élimine, en Amérique du Nord, la crainte de contracter cette maladie.
Appelée tout simplement « Pfizer Inc. », la société continue de mettre au point des médicaments novateurs tout au long des années 1970 et 1980.

Sa croissance soutenue s’est vue très largement renforcée avec l’acquisition de Warner-Lambert en 2000 et Pharmacia en 2003.
Avec l’acquisition de Wyeth en 2009, Pfizer dispose désormais d’un portefeuille de produits large et diversifié au niveau mondial.

source Pfizer France

Les Pharmaciens du Sud

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