Dates d’entrée en vigueur des mesures conventionnelles : le tableau récapitulatif (réservé aux adhérents)

A la suite de l’entrée en vigueur de l’avenant économique à la convention nationale pharmaceutique, intervenue le 8 juillet 2024, nous vous avons adressé plusieurs fiches pratiques dédiées aux mesures applicables dès 2024.

L’avenant économique à la convention nationale pharmaceutique comporte également des dispositifs applicables à partir de 2025, pour lesquels de nouvelles fiches pratiques vous seront adressées d’ici la fin de l’année. Pour rappel, ces mesures concerneront notamment la revalorisation des honoraires de dispensation, la valorisation de notre rôle en matière de prévention et d’accompagnement des patients ainsi que le soutien aux officines en difficulté dans les territoires fragiles.

Afin de vous donner plus de visibilité sur la mise en œuvre de l’ensemble des dispositifs, nous avons actualisé le tableau récapitulatif des dates d’entrée en vigueur des mesures conventionnelles.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :

– Prise en charge de la cystite à l’officine : nouvelle fiche pratique ;
– Prise en charge de l’angine à l’officine ;
– ROSP exceptionnelle 2024 – nouvelle fiche pratique ;
– Valorisation de la démarche écoresponsable : nouvelle fiche pratique ;
– Convention nationale pharmaceutique – Fiche pratique « Vaccination » actualisée ;
– Revalorisation des ROSP : actualisation des fiches pratiques ;
– Avenant économique : pourquoi il était vital de signer ;
– Après l’avenant économique, la FSPF poursuit son action au service des pharmaciens.

H4D, société pionnière des cabines de téléconsultation, en faillite

La société parisienne H4D, pionnière des cabines de téléconsultation, a été placée en liquidation judiciaire le 26 septembre. L’arrêt d’exploitation de cette entreprise laisse sans solution les collectivités qui s’étaient procuré ces équipements, désormais inutilisables. Elle interroge surtout sur la viabilité d’une activité, présentée comme une solution à la désertification médicale, mais qui malgré le pic de téléconsultations lié au Covid en 2020, peine toujours à trouver son modèle économique.

L’histoire retiendra qu’elle fut la première société à proposer des cabines de téléconsultation. La société H4D (Health for Development), fondée en 2008 par le Dr Franck Baudino, avec ce concept révolutionnaire et qui avait bénéficié de plusieurs levées de fonds substantielles (6,7 millions d’euros en 2016, 15 millions en 2020), a mis la clé sous la porte. Placée en redressement judiciaire le 4 juillet dernier, l’entreprise spécialiste de télémédecine a été placée en liquidation judiciaire le 26 septembre. Au grand dam des nombreux conseils départementaux et communes qui étaient équipés de télécabines et ont appris avec stupeur qu’elles ne seraient plus utilisables, puisque c’est la société qui mettait en relation le patient à un médecin.

Les téléconsultations, en dehors de celles du médecin généraliste et du psychiatre, dans des indications précises, ça ne marche pas ! Dr Jean-Christophe Nogrette

Des collectivités prises au dépourvu

« On ne s’y attendait pas du tout », a confié à l’AFP Cédric Mancini, le maire de Saint-Paul-de-Varax. La commune de 1 600 habitants située dans l’Ain, avait installé une télécabine dans l’ancien cabinet médical du village. Celle-ci n’avait rencontré qu’un succès limité n’accueillant que 300 consultations en 18 mois, loin de l’objectif de 1 000 consultations par an. Le département de Seine-et-Marne n’a quant à lui enregistré que 469 téléconsultations sur les neuf premiers mois de 2024 pour les dix télécabines dans lesquelles il avait investi, selon les chiffres du conseil départemental cités par l’AFP.

Présentées comme une solution à la désertification médicale, les cabines H4D représentaient un investissement à l’achat élevé – entre 68 000 euros et 100 000 euros l’unité selon les modèles – sans compter les frais d’exploitation (10 000 euros par an et par cabine en Seine-et-Marne).

Les modèles économiques pour toutes les sociétés de téléconsultation sont fragiles, particulièrement pour celles qui proposent du matériel Dre Julie Salomon

Un modèle économique fragile

L’échecs des télécabines ne surprend pas le Dr Jean-Christophe Nogrette, secrétaire général adjoint de MG France. « Les téléconsultations, en dehors de celles du médecin généraliste et du psychiatre, dans des indications précises, ça ne marche pas ! »

Christophe Gattuso – 8 octobre 2024 – Medscape

NDLR: cette société fournissait essentiellement les collectivités locales en cabines de téléconsultation très sophistiquées. Il faut croire que ce n’est pas le modèle de soins recherché par les patients qui préfèrent des solutions plus simples comme celles proposées en pharmacie. Dans tous les cas, nous conseillons aux pharmaciens de bien se renseigner auprès des confrères et de vérifier la santé économique des sociétés sur le site « pappers » avant de s’engager sur des contrats longs et captifs.

Smic : une revalorisation au 1er novembre

Le Smic mensuel brut augmentera d’environ 35 € au 1er novembre pour s’établir à 1 801 € pour une durée mensuelle de travail de 151,67 heures.

Dans son discours de politique générale du 1er octobre, le Premier ministre, Michel Barnier, a annoncé une revalorisation du Smic de 2 % prenant effet au 1er novembre, soit avec 2 mois d’avance sur la revalorisation légale du 1er janvier.

Actuellement fixé à 11,65 €, le Smic horaire brut s’établira donc à 11,88 € à compter du 1er novembre. Son montant mensuel brut passera, quant à lui, de 1 766,92 € à 1 801,80 € pour une durée mensuelle de travail de 151,67 heures (temps complet correspondant à la durée légale de travail de 35 heures par semaine).

Important : cette revalorisation doit encore être confirmée par un décret publié au Journal officiel.

Message du président du CROP PACA-Corse sur l’interdiction de délivrance de médicaments aux mineurs

Chères consoeurs, chers confrères,

Je fais suite à la réception d’un signalement concernant la délivrance de plusieurs boîtes de paracétamol à un enfant mineur et qui aurait pu avoir des conséquences dramatiques.

Je vous rappelle que seul le patient peut légalement venir chercher ses médicaments à l’officine, y compris ceux qui ne nécessitent pas une prescription médicale. S’il ne peut se déplacer, l’article L 5125-25 du code de la santé publique autorise la livraison à domicile en paquet scellé portant le nom et l’adresse du patient. Cette livraison suppose cependant un contrat de mandat tacite entre le patient et la personne venue récupérer le médicament. Or, le mineur n’a pas la capacité juridique de contracter. Il ne peut donc pas venir chercher des médicaments pour ses parents.

Il ne peut pas non plus venir chercher des médicaments pour lui-même. Il doit être représenté par un titulaire de l’autorité parentale, sauf exception (par exemple contraception d’urgence). 

Comptant sur votre vigilance,

Bien confraternellement,

Dr Stéphane PICHON

Président du CROP Paca-Corse
Vice-Président du CCA

Le Grand Prado – 20 Allées Turcat Méry – 13008 MARSEILLE

Tel : 04 96 10 13 60 – Fax : 04 96 10 13 61 – Courriel : crop-paca-corse@ordre.pharmacien.fr

DGS-Urgent n°2024_18 : Modalités de mise en œuvre de la campagne d’immunisation des nouveau-nés contre les infections a virus respiratoire syncitial (VRS)

Mesdames, Messieurs,

Le calendrier des vaccinations et des recommandations vaccinales 2024 a été mis à jour et s’est enrichi d’un chapitre portant sur la vaccination contre les infections à Virus Respiratoire Syncitial (VRS). Il est disponible sur le site du ministère de la Santé et de l’Accès aux soins (Le calendrier des vaccinations – Ministère de la santé et de l’accès aux soins (sante.gouv.fr))

Ce DGS-Urgent a pour objet de vous présenter les modifications du calendrier des vaccinations relatives à la vaccination des femmes enceintes pour l’immunisation des nouveau-nés contre les infections à VRS et de vous rappeler les modalités de mise en œuvre de la campagne d’immunisation.

1.       Vaccination chez la femme enceinte, en vue de protéger le nouveau-né et le nourrisson de moins de 6 mois (Abrysvo®)

Recommandations vaccinales et modalités de la vaccination : La vaccination de la femme enceinte est recommandée selon le schéma à une dose avec le vaccin Abrysvo®, entre la 32ème et la 36ème semaine d’aménorrhée, entre septembre et la fin de la période endémique.

Si la naissance intervient dans un délai de moins de 14 jours après la vaccination ou en cas de naissance prématurée, un rattrapage par immunisation passive par anticorps monoclonal est recommandé.

La vaccination contre le VRS chez les femmes enceintes immunodéprimées n’est pas recommandée. Dans ce cas, l’administration d’un anticorps monoclonal (Synagis® ou Beyfortus®) chez le nouveau-né, dès la naissance, ou le nourrisson est privilégiée.

Chez la femme enceinte, le vaccin Abrysvo peut être administré en même temps qu’un vaccin contre la grippe ou contre la Covid-19.

Disponibilité : le vaccin est d’ores et déjà disponible dans les officines en ville ainsi qu’en établissement de santé.

Effecteurs de la vaccination : cette vaccination peut être prescrite par un médecin, une sage-femme, un pharmacien ou un infirmier (sous réserve que ces deux derniers aient suivi la formation à la prescription de vaccins) et administrée par ces mêmes professionnels.

2.       Modalité de mise œuvre de l’immunisation active des nourrissons par l’anticorps monoclonal (Beyfortus®)

La population éligible pour la saison 2024-2025 est la suivante :

  • Tous les nourrissons nés à partir du 1er janvier 2024 pour la métropole, la Guyane, la Martinique, Saint-Martin et Saint-Barthélemy ;
  • A partir du 1er février 2024 pour la Réunion et la Guadeloupe ;
  • Et à partir du 15 mars 2024 pour Mayotte. 

Disponibilité : le médicament Beyfortus est d’ores et déjà disponible dans les officines en ville, notamment pour les enfants nés entre le 1er janvier 2024 et le 15 septembre 2024.

De plus, une immunisation par Beyfortus® est proposée dans les établissements de santé aux nourrissons nés depuis le 15 septembre 2024.

Prescription du médicament et administration :

Seuls les médecins et les sage-femmes peuvent prescrire et administrer le médicament Beyfortus®.

Les infirmiers peuvent administrer le médicament sur prescription médicale.

La vaccination maternelle contre le VRS et l’immunisation du nourrisson par un traitement préventif (Synagis® ou Beyfortus®) sont deux stratégies possibles de prévention des infections à VRS du nourrisson. Il appartient aux parents, informés par les professionnels de santé, de décider de la stratégie qui leur convient le mieux, afin de protéger leur enfant.

En vous remerciant vivement de votre implication et votre mobilisation,

 
Dr Grégory EMERY

Directeur Général de la Santé

Signé

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Dans le cadre d’une alerte ou d’une crise sanitaire, la Direction Générale de Santé (DGS), par l’intermédiaire du Centre Opérationnel de Régulation et de Réponse aux Urgences Sanitaires et Sociales (CORRUSS), diffuse pour information des messages de sécurité sanitaire (avis, recommandations et conduites à tenir), via l’envoi de DGS-Urgent, à l’ensemble des professionnels de santé inscrits au conseil de l’ordre compétent, en conformité avec l’article L. 4001-2 de la LOI n° 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé.

Les Pharmaciens du Sud

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