Continuons notre action

L’intersyndicale créé au sein de notre région porte ses fruits et s’est étendue sur d’autres régions. L’action issue de l’initiative de Valérie OLLIER, pdt de la FSPF13 et de la FEDMED, grâce au relais d’autres syndicats départementaux FSPF et aussi, il faut l’admettre, de la puissance médiatique de l’USPO national qui s’est immédiatement associée à notre action et a permis un très grand retentissement auprès des médias régionaux et nationaux.

Cette action a aidé aux revendications de la FSPF nationale auprès de la Direction Générale des Entreprises* (DGE à Bercy) et a permis d’avoir l’assurance du respect du capital des pharmacies au sein de la profession (voir l’article ci-dessous). La DGE a pris conscience du danger de l’ouverture du capital pour la santé publique.

Notre mobilisation doit continuer pour la valorisation de nos honoraires!

Bonne semaine,

Valérie OLLIER

Présidente FSPF13 et FEDMED

*DGE: La direction générale des Entreprises est une direction de l’administration publique française, rattachée au ministère de l’Économie et des Finances. Depuis juillet 2018, son directeur général est Thomas Courbe

Bercy dit non à la dérégulation, les difficultés économiques persistent

Ce mercredi, la FSPF était reçue à sa demande par la Direction générale des entreprises (DGE) du ministère de l’Economie.

Notre objectif était de relayer les craintes de la profession sur le risque de dérégulation qui s’accompagnerait d’une remise en cause des piliers de l’officine que sont le monopole officinal, la détention du capital et le maillage territorial.

Sensible à nos inquiétudes, la DGE a rappelé son attachement aux principes régissant la détention du capital des officines, refusant toute ouverture de ce dernier à des opérateurs non-pharmaciens et appelant à des travaux sur les risques de financiarisation du secteur.

Alertée sur la menace de déstabilisation globale du réseau, la DGE s’est déclarée attentive au maintien d’un ancrage territorial fort de l’officine et consciente du tissu économique que constituait ce secteur d’activité.

S’agissant enfin de la vente en ligne de médicaments, elle a rappelé sa volonté de préserver les équilibres économiques de la filière. Elle promet ainsi d’être à l’écoute de la profession pour toute évolution éventuelle des dispositions en la matière.

La Fédération se réjouit de la convergence des positions qu’elle défend et des déclarations de la DGE, qui a démontré une compréhension claire des enjeux actuels de l’officine et une volonté réelle de garantir les principes fondamentaux qui la régissent. La FSPF restera bien sûr attentive mais estime que la menace d’une libéralisation profonde du secteur est, à l’heure actuelle, levée.

En dépit des conclusives positives de cet échange, les difficultés de l’officine persistent. Les perspectives économiques restent sombres. L’érosion du maillage et les fermetures de pharmacie se poursuivent.

La FSPF se mobilise donc pleinement dans les négociations économiques avec l’Assurance maladie et concentre toutes ses forces dans la satisfaction de nos revendications pour assurer le maintien de la pharmacie de proximité.

La priorité, ce sont les propositions que l’Assurance maladie mettra sur la table le 14 mai prochain. La FSPF se positionnera dès le 15 mai et réunira le même jour les représentants de la profession – USPO, collectifs de groupements, ANEPF – afin d’arrêter en coordination les actions de mobilisation qui s’avèreraient nécessaires, à défaut de propositions acceptables par l’Assurance maladie.

Confraternellement,

Philippe BESSET
Président FSPF

Revalorisation : toujours rien sur la table !

Après quatre mois de négociations conventionnelles, l’Assurance maladie n’est pas encore entrée dans le vif du sujet, à savoir les demandes de revalorisation de la profession.

Aga­ce­ment et las­si­tude. Ce sont les sen­ti­ments qui pré­do­minent après quatre mois de tra­vail sur le très at­tendu ave­nant éco­no­mique à la conven­tion phar­ma­ceu­tique. Ce 26 avril, deux heures de réunion entre les équipes de la Cnam et les syn­di­cats ont per­mis à la FSPF de dé­tailler ses de­mandes re­la­tives aux deux su­jets à l’ordre du jour.
Ainsi, concer­nant les gardes, il s’agit de « re­va­lo­ri­ser l’ho­no­raire d’as­treinte » et de créer une ma­jo­ra­tion d’ho­no­raires pour la nuit pro­fonde « qui soit de même na­ture que celle des mé­de­cins à 51,50 eu­ros et non à 8 eu­ros », sou­ligne Phi­lippe Bes­set. Quant aux bio­si­mi­laires, le pré­sident de la FSPF a in­sisté non seule­ment sur le sou­hait d’une sub­sti­tu­tion large et la pos­si­bi­lité de bé­né­fi­cier de re­mises pour in­ci­ter à cette sub­sti­tu­tion, mais sur­tout sur la né­ces­sité d’avoir la même marge que lors de la dis­pen­sa­tion du mé­di­ca­ment d’ori­gine, « si­non le phar­ma­cien qui sub­sti­tue perd de l’ar­gent ».

Me­nace de grève

De son côté, l’As­su­rance ma­la­die a fait un tour d’ho­ri­zon des su­jets fi­gu­rant à la conven­tion mais n’a évo­qué qu’en toute fin de réunion « la pros­pec­tive de la ré­mu­né­ra­tion pour 2024-2025 ». Alors que les syn­di­cats ont clai­re­ment ex­primé leur de­mande de re­va­lo­ri­sa­tion des ho­no­raires de­puis sep­tembre 2023, Phi­lippe Bes­set juge « las­sant de ne pas en­trer dans le vif du su­jet » alors qu’il voit ar­ri­ver « avec de plus en plus d’aga­ce­ment » le 14 mai, date li­mite tar­dive « pour une réunion qui de­vrait être conclu­sive », rap­pelle-t-il. C’est pour­quoi il le ré­pète, si l’As­su­rance ma­la­die ne met rien sur la table d’ici là, « nous en ti­re­rons toutes les consé­quences le 15 mai ». Ce que le syn­di­cat n’a ja­mais voulu pré­sen­ter comme un ul­ti­ma­tum pour­rait prendre la forme d’une me­nace de grève dure.

Par Mélanie Mazière -Le Pharmacien de France

26 Avril 2024

Déclaration annuelle à l’ARS – Déclarez votre activité pour 2023 ! 

La plateforme de télédéclaration de l’activité globale et du nombre de pharmaciens adjoints est ouverte depuis le 2 avril dernier.  

Pour rappel, la déclaration de l’activité globale de l’officine de l’année civile précédente permet de déterminer le nombre requis de pharmaciens adjoints, en équivalents temps plein.

Vous avez jusqu’au 30 juin 2024 pour procéder à votre télédéclaration via la plateforme de télédéclaration dédiée à cet effet.

Cette déclaration est obligatoire, sous peine de sanctions financières, et se fait uniquement par voie dématérialisée.

Pour en savoir plus sur le calcul de l’activité globale de l’officine, consultez notre circulaire (accès réservé aux adhérents).

Les Pharmaciens du Sud

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