Vaccination contre la grippe saisonnière : mode d’emploi

La campagne de vaccination antigrippale débute le 18 octobre 2022.

A compter de cette date, les pharmaciens d’officine pourront :

  • éditer les bons de vaccination,
  • délivrer et administrer les vaccins antigrippaux aux personnes de 16 ans et plus ciblées par les recommandations vaccinales, à l’exception des personnes présentant des antécédents de réaction allergique sévère à l’ovalbumine ou à une vaccination antérieure.

A titre dérogatoire, les préparateurs et les étudiants de deuxième cycle et de troisième cycle en pharmacie pourront continuer à administrer les vaccins antigrippaux à toutes les personnes majeures ciblées par les recommandations vaccinales, à l’exception des personnes présentant des antécédents de réaction allergique sévère à l’ovalbumine ou à une vaccination antérieure.

A compter du 15 novembre 2022, la priorisation de la vaccination antigrippale aux personnes ciblées par les recommandations vaccinales sera terminée. Vous pourrez alors administrer les vaccins aux personnes majeures non ciblées par les recommandations vaccinales.

La circulaire 2022-46 précise quelles sont les populations ciblées par les recommandations vaccinales, quels vaccins sont disponibles, comment facturer la délivrance de vaccins antigrippaux et leur injection, ainsi que les modalités relatives à la co-administration des vaccins contre la grippe et contre la Covid-19. Vous pouvez consulter la circulaire en cliquant ICI.

Téléchargez, en cliquant ici, l’affichette élaborée par l’Union Nationale des Professionnels de Santé, dont la FSPF est membre, pour inviter vos patients à se faire vacciner contre la grippe.

REFERENCEMENT DES MEDICAMENTS

Après nos confrères, mobilisons nos patients !

En dépit de votre forte mobilisation et de l’opposition de nombreux députés de toutes tendances, les dispositions de l’article 30 du PLFSS 2023 autorisant l’Etat à conditionner le remboursement des médicaments à leur référencement n’ont pas été supprimées. Elles seront donc soumises en l’état au vote des députés en séance publique, la semaine prochaine.

Il convient donc de ne pas relâcher la pression et, conformément à la demande du conseil d’administration de la Fédération, de graduer nos actions.

Je vous demande donc de :

  • contacter vos députés afin qu’ils redéposent pour la séance publique l’amendement de suppression des dispositions de l’article 30 relatives au référencement ;
  • susciter l’adhésion de la population en invitant vos adhérents à apposer l’affiche ci-jointe ;
  • inciter vos patients à signer la pétition en ligne accessible via le flash code figurant sur l’affiche ou sur support papier directement à l’officine ;
  • vous préparer, en l’absence de retrait de la mesure, à un durcissement de nos actions. Plusieurs pistes sont à l’étude : grève de la sérialisation, grève des gardes… Une grève avec fermeture et manifestation est programmée avant le vote définitif du texte, si nous n’arrivons pas à aboutir.

Nous vous tiendrons informés la semaine prochaine si cette action s’avérait nécessaire. Merci à toutes et à tous pour votre mobilisation !

Confraternellement,

Philippe BESSET

Président

REFERENCEMENT DES MEDICAMENTS : UNE MESURE INACCEPTABLE POUR L’OFFICINE ET LES PATIENTS

Le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2023, actuellement examiné par l’Assemblée nationale, prévoit la possibilité de mettre en œuvre une procédure de référencement de certains médicaments. En d’autres termes, le Gouvernement souhaite passer des appels d’offres annuels visant à ne rembourser qu’un seul médicament au sein d’une même classe thérapeutique. Les génériques seront particulièrement concernés.

Les effets d’une telle mesure seraient catastrophiques pour l’officine et pour les patients. Pour l’officine, c’est l’ensemble des remises accordées par les laboratoires, notamment par les génériqueurs, qui est menacé. Leur disparition pourrait faire perdre jusqu’à 50 000 € par pharmacie, mettant gravement en péril la pérennité du réseau officinal et la stabilité de notre maillage territorial, notamment en milieu rural.

Mais les conséquences de cette mesure seront avant tout sanitaires :

•           La fermeture d’officines ajoutera des déserts pharmaceutiques aux déserts médicaux.

•           Les patients n’auront plus le choix du médicament et n’auront accès qu’à des produits à bas coûts, souvent importés.

•           Ils subiront des changements réguliers des médicaments au gré des appels d’offres, avec à la clef risque de confusion et d’inobservance, en particulier pour les personnes âgées.

•           Ils souffriront encore davantage des pénuries de médicaments, et donc d’une potentielle rupture de la continuité de leurs traitements, en raison de la diminution du nombre de laboratoires producteurs et de l’absence d’alternative mobilisable par le pharmacien.

Face à notre opposition, le ministre de la santé s’est replié sur une simple expérimentation. C’est insuffisant !

La FSPF appelle donc à maintenir la pression sur l’ensemble des élus pour obtenir l’abandon pur et simple de ce projet.

Pour ce faire, la mobilisation des patients est indispensable. Nous vous demandons donc d’apposer cette affiche dans votre officine et d’inciter vos patients à signer la pétition en ligne accessible via le flash-code :

En l’absence de retrait de la mesure, les organisations syndicales appelleront à un durcissement du mouvement et compteront sur votre détermination pour préserver notre réseau et la santé de nos patients.

TELECHARGEZ L’AFFICHE EN CLIQUANT ICI

TELECHARGEZ LES ELEMENTS DE LANGAGE EN CLIQUANT ICI

Notices roses

Affichez cette plaquette avec le QR code pour que vos patientes atteintes d’un cancer du sein ainsi que celles qui doivent se faire dépister puissent télécharger les notices roses.

Cela permettra aussi de leurs montrer l’implication de leur pharmacien dans la prise en charge de leur maladie.

La pharmacie doit devenir un espace de prévention que ce soit pour le dépistage et la vaccination en plus de l’expertise sur le médicament avec les entretiens pharmaceutiques les bilans de médication et les suivis onco.

Dr Christophe GUIDONI 

DGS-Urgent n°2022-80 : Dispositif d’appui à la prescription de Paxlovid

Mesdames, Messieurs,

Suite à l’évolution de l’épidémie de COVID-19 (prédominance des variants Omicron), et des modalités de prescription du Paxlovid® (nirmatrelvir/ritonavir), la Direction générale de la Santé (DGS) rappelle dans ce DGS-Urgent les indications, contre-indications et interactions médicamenteuses du Paxlovid®. Il est précisé également les données d’efficacité du Paxlovid® disponibles dans le contexte épidémiologique actuel, ainsi que ses modalités actuelles de prescription (suppression de la plateforme dédiée dans un objectif de simplification, possibilité d’ordonnance de dispensation conditionnelle).

Un dispositif d’appui a été mis en place pour aider les prescripteurs dans la détermination des indications et la gestion des interactions lors de la prescription de Paxlovid® (numéro vert ci-dessous).

I. Indication thérapeutique

Depuis le 28 janvier 2022, le Paxlovid® dispose d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) dans l’indication « adultes infectés par le SARS-CoV-2 qui ne nécessitent pas de supplémentation en oxygène et qui présentent un risque élevé d’évolution vers une forme grave de la COVID-19. »

Dans son avis du 24 juin dernier, l’ANRS-MIE recommande l’utilisation du Paxlovid en traitement curatif de première intention pour les patients :

  • immunodéprimés, quel que soit leur âge et leur statut vaccinal,
  • présentant une comorbidité à haut risque de forme sévère quel que soit leur âge lorsque leur schéma vaccinal est incomplet​,
  • de plus de 60 ans même sans comorbidité lorsque leur schéma vaccinal est incomplet.

Il est recommandé d’administrer le Paxlovid® dès que possible après le diagnostic positif à la Covid-19 et au maximum dans les cinq jours suivant l’apparition des symptômes.

II. Données d’efficacité et de sécurité

L’AMM [1] du Paxlovid® est fondée sur l’essai clinique EPIC-HR (Oral Nirmatrelvir for High-Risk, Nonhospitalized Adults with Covid-19 | NEJM). Il s’agit d’un essai randomisé en double aveugle versus placebo, conduit chez 2 246 adultes infectés par le SARS-CoV-2 (majoritairement variant delta), non vaccinés, non immunisés, symptomatiques non hospitalisés, et avec un facteur de risque d’évolution vers une forme grave tel que défini dans l’étude. La prise de Paxlovid® dans les cinq jours suivant l’apparition des symptômes a entrainé une diminution de 89% des « hospitalisations et/ou des décès au 28ème jour ».

A noter : l’essai EPIC-SR  évaluant l’effet du Paxlovid® chez les patients sans facteur de risque d’évolution vers une forme sévère a été interrompu pour non atteinte de l’objectif d’efficacité (Pfizer Reports Additional Data on PAXLOVID™ Supporting Upcoming New Drug Application Submission to U.S. FDA | Pfizer).  Le Paxlovid doit être réservé aux patients à haut risque, en particulier non immunisés.

En terme de sécurité, d’après l’étude menée par EPI-PHARE, plus de 12 000 patients à risque de forme grave de Covid-19 ont reçu une délivrance de Paxlovid® au premier semestre 2022 en France. Sur la même période, les données recueillies en vie réelle pendant l’accès précoce ne modifient pas le rapport bénéfice/risque du Paxlovid®, estimé favorable lors de l’autorisation de cet accès précoce. Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés sont des dysgueusies (troubles du goût) et des troubles gastro-intestinaux. Des cas d’interactions médicamenteuses, connues avec le ritonavir, ont également été rapportés. Quelques cas d’élévation de la pression artérielle, essentiellement non graves et transitoires, ont été déclarés. Compte-tenu du fait que cela a déjà été observé dans les essais cliniques, il s’agit d’un signal potentiel en cours d’évaluation  au niveau européen, de même que l’évaluation de l’ensemble des données de pharmacovigilance collectées à l’international (Actualité – Covid-19 : bilan de l’utilisation du Paxlovid (nirmatrelvir/ritonavir) en accès précoce – ANSM (sante.fr)).

III. Données d’utilisation

Sur le 1er semestre 2022, environ 12 000 patients ont eu une délivrance de Paxlovid® (Actualité – Covid-19 : bilan de l’utilisation du Paxlovid (nirmatrelvir/ritonavir) en accès précoce – ANSM (sante.fr)).

IV. Modalités de prescription

La plateforme mise en place initialement ayant été supprimée dans un objectif de simplification, la prescription du Paxlovid® se fait désormais via le logiciel métier ou sur l’ordonnancier habituel.

Les prescripteurs peuvent délivrer au patient une ordonnance dite « de dispensation conditionnelle », qui permet au patient de se faire délivrer du Paxlovid jusqu’à 5 jours après la prescription, sur présentation d’un test positif de diagnostic ou dépistage de la COVID-19 (RT-PCR ou antigénique ou ATAG réalisé sous la supervision d’un professionnel de santé).

La fiche en ligne sur le site du ministère de la Santé et de la Prévention résume les indications, contre-indications et interactions médicamenteuses liées au Paxlovid®.

Le DGS-Urgent n°2021-90 du 27 août 2021 relatif à l’identification des personnes à risques éligibles au rappel vaccinal, distingue les différents facteurs de risque susceptibles d’entraîner une évolution vers une forme grave de Covid-19, reprenant notamment les recommandations de la HAS ou du COSV (Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale) (https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/dgs_urgent_90_rappel_vaccinal.pdf). La  Société française de pharmacologie thérapeutique (SFTP) a de son côté publié une liste des interactions médicamenteuses afin d’accompagner la prescription du Paxlovid® (Recommandations Paxlovid (sfpt-fr.org)).

A noter : la liste des interactions médicamenteuses est en cours de révision. Elle est susceptible d’être mise à jour dans le cadre de son AMM centralisée.

V. Appui à la gestion des interactions médicamenteuses

Un dispositif d’appui à la prescription de Paxlovid® a été mis en place en lien avec la Société française de pharmacologie thérapeutique (SFTP), le réseau des centres régionaux de pharmacovigilance (CRPV) et le réseau des laboratoires de pharmacologie que je remercie.

Ainsi, afin de vous apporter un appui dans la prescription, tant dans la confirmation de l’indication que dans la gestion des interactions médicamenteuses, un numéro vert vous permet d’appeler 5 jours sur 7 de 9h à 18h un médecin ou pharmacien du centre régional de pharmacovigilance ou du laboratoire de pharmacologie de votre région, et éventuellement le médecin suivant le patient (néphrologue en particulier).

Il est important de disposer lors de l’appel :

  • de l’exhaustivité des traitements pris par le patient,
  • de sa dernière clairance de la créatinine ou créatininémie,
  • de ses données de suivi pharmacologique le cas échéant (tacrolémie par exemple).

Dans ce cadre, le médecin prescripteur reste responsable de sa prescription.

Pour les situations complexes, la DGS recommande d’anticiper les adaptations de traitement et de suivi qui seront à prendre en cas de recours au Paxlovid® au cours d’une consultation de suivi systématique ou d’une consultation dédiée.


Les pharmaciens d’officine peuvent également solliciter ce dispositif en cas d’interrogation au moment de la délivrance du Paxlovid®.

Le numéro vert est le suivant : 0800 130 000.

Les éléments cités dans ce DGS-Urgent doivent contribuer à faciliter la prise en charge des patients atteints de la Covid-19, en particulier ceux à risque élevé d’évolution vers une forme grave.

La prévention des infections symptomatiques et sévères est primordiale dans le contexte de circulation majoritaire des sous lignages d’Omicron BA.4 et BA.5 contre lesquels peu de ressources thérapeutiques sont disponibles. Cette prévention repose prioritairement sur le maintien des gestes barrières, la vaccination et, chez toutes les personnes éligibles, l’administration urgente d’une 2ème dose de rappel vaccinal.

En vous remerciant vivement, ainsi que la Société française de pharmacologie thérapeutique, le réseau des centres régionaux de pharmacovigilance et le réseau des laboratoires de pharmacologie, pour votre implication et votre mobilisation.

Pr Jérôme Salomon

Directeur Général de la Santé

[1] https://www.ema.europa.eu/en/documents/product-information/paxlovid-epar-product-information_fr.pdf


Les messages « dgs-urgent » sont émis depuis une boîte à lettres DGS-URGENT@diffusion.dgs-urgent.sante.gouv.fr ou dgs-urgent@dgs.mssante.fr​.
Pour vérifier qu’ils ont bien été émis par une personne autorisée du ministère de la santé, consultez la liste des messages disponible sur le site Internet du ministère.

Source : DGS / Mission de l’information et de la communication / Sous-direction Veille et sécurité sanitaire (VSS)

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