DGS-Urgent n°2022-33 : Adaptation de la place du vaccin Janssen dans la campagne vaccinale

Mesdames, Messieurs,

Conformément à l’avis de la Haute autorité de santé (HAS) du 17 février 2022, le vaccin Janssen doit, à compter de ce jour, être utilisé uniquement chez les personnes à risque de forme grave de Covid-19 et qui présentent une contre-indication à un vaccin à ARN messager (Pfizer ou Moderna). Le vaccin Janssen peut continuer à leur être proposé dans le cadre d’une décision médicale partagée, et après avoir apporté au patient une information claire sur les bénéfices et les risques potentiels. Dans tous les autres cas, il est recommandé de surseoir à l’utilisation du vaccin Janssen.

De manière générale, il convient de privilégier l’utilisation des vaccins à ARN messager (Pfizer ou Moderna) aussi bien en primo-vaccination qu’en rappel lorsque cela est possible.

La suspension temporaire du vaccin Janssen répond à un principe de précaution[1] en attendant les résultats des travaux du Comité d’évaluation des risques en pharmacovigilance (PRAC) de l’EMA.

Le groupement d’intérêt scientifique EPI-PHARE a publié le 18 janvier une étude de pharmacovigilance[2] qui indique que les vaccins à adénovirus (notamment le vaccin Janssen) sont associés à une légère augmentation du risque d’infarctus du myocarde et d’embolie pulmonaire chez les adultes de moins de 75 ans, dans les deux semaines suivant la vaccination.


La HAS considère cependant que la méthodologie mise en œuvre et les faibles effectifs retenus dans l’étude EPI-PHARE limitent la portée de ses résultats et nécessitent d’être confirmés par d’autres études au niveau international. Une réunion du PRAC se tiendra donc prochainement (du 7 au 10 mars 2022) et permettra d’étudier ces données.

Nous vous remercions par avance pour la prise en compte de ces consignes.

Bernard CELLI                                          Pr. Jérôme SALOMON

Responsable de la Task Force Vaccination          Directeur général de la santé

[1] Les données de pharmacovigilance (PV) disponibles au niveau mondial suite à l’administration de plus de 38 millions de doses du vaccin Janssen (plus de 15 millions aux États-Unis et plus de 16 millions au sein de l’Union Européenne) se veulent rassurantes. Par ailleurs, les données de PV de l’ANSM montrent que le nombre de cas d’infarctus du myocarde n’est pas supérieur à celui attendu en population générale.
[2] https://www.epi-phare.fr/app/uploads/2022/01/epi-phare_rapport_vaccins_covid-19_risques_cv_graves_18-74_ans.pdf


Les messages « dgs-urgent » sont émis depuis une boîte à lettres DGS-URGENT@diffusion.dgs-urgent.sante.gouv.fr ou dgs-urgent@dgs.mssante.fr​.
Pour vérifier qu’ils ont bien été émis par une personne autorisée du ministère de la santé, consultez la liste des messages disponible sur le site Internet du ministère.

Source : DGS / Mission de l’information et de la communication / Sous-direction Veille et sécurité sanitaire (VSS)

DGS-URGENT n°2022_32: Tensions d’approvisionnement en solutés de réhydratation orale (SRO) pédiatriques

Mesdames, Messieurs,

La Direction générale de la santé a été informée d’une situation de tension pour les solutés de réhydratation orale (SRO), au niveau des circuits de ville et hospitalier, qui perdurerait depuis plusieurs semaines.

Les établissements de santé et les grossistes répartiteurs ont confirmé cette situation de tension forte, voire de rupture de certaines références.

Les SRO sont des aliments diététiques destinés à des fins médicales spéciales (ADDFMS). Ces produits étant notamment utilisés dans le cas de gastroentérite aiguë chez les plus petits, une attention particulière est nécessaire pour limiter tout risque lié à une potentielle rupture de stock en raison de la situation épidémique en cours concernant la gastroentérite aiguë.

Il est difficile d’évaluer à date la durée de la période de tension pour ces produits. Aussi, la DGS a sollicité l’avis de la Société Française de Pédiatrie, qui a émis des recommandations en cas de ruptures d’approvisionnement avérées et a proposé des solutions alternatives possibles (y compris « faites maison »).

Vous trouverez son avis en suivant le lien ci-après : 

https://www.sfpediatrie.com/sites/www.sfpediatrie.com/files/medias/documents/avis_sfp_22_fev_2022_.pdf

Nous vous remercions de la prise en compte de ces recommandations en cette période de tension.

Pr. Jérôme SALOMON

Directeur général de la santé

DGS-Urgent n°2022-31 : Evolution de la stratégie de dépistage et d’isolement des cas de Covid-19 et des personnes contacts dans le contexte de la décroissance de la diffusion du variant Omicron

Mesdames, Messieurs,

Le HCSP a rendu le 11 février 2022 un avis relatif à l’évolution de la doctrine de test et d’isolement de cas de Covid-19 et des personnes contacts dans le contexte de la diminution de l’incidence des infections dues au variant Omicron. L’avis précise également les évolutions possibles s’agissant du port du masque.

Les évolutions portent sur la stratégie de dépistage pour les personnes contacts avec un schéma vaccinal complet, pour lesquelles il est proposé de limiter, en phase favorable, le nombre de test à un seul test, à réaliser à J2 de la date d’information/notification du statut de personne contact. Le test peut être un autotest ou un test antigénique ou RT-PCR (s’agissant des enfants de moins de 12 ans, il n’y a plus de distinction pour le test entre les secteurs scolaire/périscolaire et extrascolaire). Il n’y a aucune évolution s’agissant des durées d’isolement des cas et de quarantaine des personnes contacts non vaccinées ou ayant un schéma vaccinal incomplet.

Les conduites à tenir actualisées de la stratégie de dépistage et d’isolement sont résumées dans le tableau ci-après (les évolutions par rapport au DGS-Urgent n°2022-01 apparaissent en jaune). Elles entreront en vigueur le 28 février 2022 date du début de la phase favorable détaillée dans l’avis du HCSP.

S’agissant du port du masque, à partir du 28 février, il ne sera plus obligatoire dans les lieux et pour les activités soumis à la présentation du passe vaccinal. Il restera obligatoire dans les lieux clos et confinés (mal ventilés), pour les activités en intérieur non soumis au passe, ainsi que dans les transports (transports en commun, train et avion dans le cadre des déplacements interrégionaux) et les commerces. Le Préfet ou le responsable du lieu ou de l’événement pourra, si la situation locale le justifie, imposer le port du masque dans les lieux clos et confinés soumis au passe vaccinal.  

Le port du masque reste par ailleurs vivement recommandé pour les personnes à risque de forme grave de Covid et pour les personnes de leur entourage (à domicile, dans les activités de la vie courante, etc.). Le masque doit être porté dans les structures et services de soins et médico-sociaux.

Nous vous remercions pour la prise en compte de ces nouvelles mesures.

Pr. Jérôme SALOMON

Directeur Général de la Santé

* Pour les enfants de moins de 3 ans, se référer au protocole spécifique EAJE.

** En cas d’autotest positif, il convient de confirmer le résultat par un test RT-PCR ou un TAG


Les messages « dgs-urgent » sont émis depuis une boîte à lettres DGS-URGENT@diffusion.dgs-urgent.sante.gouv.fr ou dgs-urgent@dgs.mssante.fr​.
Pour vérifier qu’ils ont bien été émis par une personne autorisée du ministère de la santé, consultez la liste des messages disponible sur le site Internet du ministère.Source : DGS / Mission de l’information et de la communication / Sous-direction Veille et sécurité sanitaire (VSS)

DASRI et pratiques commerciales abusives : comment s’en prémunir ?

Des sociétés démarchent les pharmaciens et proposent des services payants pour la gestion des DASRI :  fourniture de boîtes à aiguilles et de cartons, opérations de collecte, etc.

Si ces prestations peuvent se révéler utiles, voire indispensables, dans certains cas, ce démarchage peut parfois couvrir des pratiques commerciales trompeuses, déloyales ou agressives, voire des escroqueries.
 Il peut notamment s’agir d’absence de conditions générales de vente, de prix de vente non déterminés lors de la commande ou encore de ventes forcées. Pour se prémunir de ces pratiques, il est recommandé de : Demander des informations sur l’identité de l’entreprise. L’éco-organisme DASTRI étant le seul éco-organisme agréé pour la filière des DASRI générés par les patients, vous devez faire reprendre ces déchets par les opérateurs de DASTRI. 
Afin de vous assurer qu’il s’agit bien de l’éco-organisme DASTRI, vous pouvez vérifier que :
–      le site de commande d’emballages pour objets perforants est le site www.dastri.fr ;
–      l’opérateur de collecte dispose bien de la carte de collecteur agréé délivrée par l’éco-organisme DASTRI. 

En conséquence, vous devez refuser l’enlèvement d’emballages appartenant à l’éco-organisme DASTRI par toute entreprise n’étant pas en mesure de présenter la carte collecteur délivrée par DASTRI.

Si d’autres sociétés font référence aux « DASRI », c’est-à-dire à l’acronyme utilisé pour désigner les déchets des activités de soins à risque infectieux, soyez attentif à ne pas les confondre avec « DASTRI », seul éco-organisme agréé pour la filière patient. S’assurer de l’existence de dispositions contractuelles ou précontractuelles et les lire attentivement, en prenant le temps de la réflexion et de l’analyse de l’offre.

Diffuser ces conseils de vigilance auprès de votre personnel appelé à traiter ce type de demandes et alerter votre réseau.

En cas de doute, vous pouvez contacter l’éco-organisme DASTRI (www.dastri.fr) et la DGCCRF.

Si une société vous livre des produits non commandés ou sans que vous ayez pu confirmer votre commande, vous pouvez refuser ces marchandises et retourner les emballages et bordereaux de suivi.

Par ailleurs, si vous estimez avoir été victimes de pratiques commerciales abusives ou d’escroqueries, vous pouvez contacter votre assureur lorsque vous avez souscrit une garantie de protection juridique. Vous pouvez également effectuer un signalement auprès de la DGCCRF et déposer plainte auprès des services de police ou de la gendarmerie.

Pour rappel, les modalités de traitement des DASRI générés par les patients diffèrent de celles des DASRI produits par l’officine.

Pour les DASRI générés par les patients, c’est l’éco-organisme DASTRI, seul éco-organisme agréé, qui approvisionne gratuitement les officines en emballages adaptés (boîtes jaunes à couvercles verts ; caisses en carton jaunes de 50 L) reprend, transporte et traite ces déchets.

Les opérateurs de l’éco-organisme DASTRI reprennent uniquement les collecteurs fournis par celui-ci. Les collecteurs achetés auprès d’autres sociétés ne doivent donc pas être remis aux patients et être exclusivement utilisés pour les déchets produits par les pharmaciens.

Pour les DASRI produits par l’officine, les pharmaciens doivent organiser leur propre circuit de collecte de DASRI. Vous devez donc vous approvisionner en emballages conformes aux exigences règlementaires auprès de l’opérateur de votre choix et établir les documents qui permettent le suivi des opérations d’élimination. Pour mémoire, il est obligatoire de conclure une convention écrite avec la société en charge de l’élimination des DASRI et d’émettre des bordereaux de suivi. Soyez donc attentif à bien établir cette convention par écrit et à valider son contenu avant de la signer.   

La FSPF tient à rappeler que le financement exceptionnel de l’Etat pour la collecte des DASRI générés par la vaccination et le dépistage en officine a été prolongé jusqu’au 31 août 2022. L’Etat a conclu un contrat avec l’éco-organisme DASTRI qui a la charge de la distribution des emballages (boîtes jaunes à couvercles verts pour les aiguilles et perforants ; caisses en carton jaunes de 50 L pour les tests non perforants) et de la reprise de ces déchets. Vous n’avez donc pas de démarches supplémentaires à effectuer dans ce cadre. 

A terme, la FSPF demande que la collecte et le traitement de ces déchets soient mis en œuvre sans surcoût pour les pharmaciens. 

Si vous souhaitez plus d’informations sur la prolongation du financement exceptionnel pour la collecte des DASRI générés par la vaccination et le dépistage en officine, cliquez ici

Vous pouvez également télécharger le schéma récapitulatif sur les DASRI, en cliquant ici.

Confraternellement,

Philippe BESSET

Président de la FSPF

Visiodroits®

L’expérimentation avec HENNER continue

Le 1er juillet 2021, la FSPF et HENNER ont lancé une expérimentation de déploiement de la norme Visiodroits®.

A l’issue de cette expérimentation, la FSPF et HENNER ont pour objectif de signer une nouvelle convention de délégation de paiement intégrant le service Visiodroits® et répondant aux attentes de l’ensemble des acteurs, dans leur pratique du tiers payant, qu’il s’agisse des pharmaciens d’officine mais également des assurés couverts par un contrat géré par HENNER.

Concluante, la phase pilote de cette expérimentation s’est terminée le 31 janvier dernier et a permis de procéder à des ajustements techniques en vue de la poursuite du déploiement de la norme.

Depuis le 1er février, le service Visiodroits® avec HENNER est accessible aux pharmaciens des six régions suivantes :

Auvergne-Rhône-Alpes ;
Centre-Val-De-Loire ;
Grand-Est ;
Île-de-France ;
Occitanie ;
Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Pour rappel, même si toutes les officines ne peuvent pas encore utiliser Visiodroits® avec HENNER, Visiodroits® pourra apparaître comme accessible dans vos logiciels. Si vous n’êtes pas dans les régions concernées et que vous consultez tout de même les droits en ligne des assurés couverts par un contrat géré par HENNER, vous recevrez lors de chaque consultation un message d’erreur libellé « Service Visiodroits bientôt ouvert ».

En mars 2022, les pharmaciens de Corse, des DOM, des Hauts-de-France, de la Nouvelle-Aquitaine et des Pays de la Loire pourront utiliser Visiodroits® avec HENNER, avant généralisation à la France entière.

Les Pharmaciens du 13

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