USPO et FSPF : encore des frictions sur l’organisme de prévoyance de nos salariés!

L’USPO vient d’envoyer un tract incitant les pharmaciens à continuer à cotiser à Klesia alors que la Loi autorise les employeurs à mettre en concurrence les organismes pouvant gérer la prévoyance et la maladie.

La  Pharmacie d’Officine est gérée par Klesia depuis un grand nombre d’années.

La FSPF dont nous sommes adhérents a décidé de mettre en place une « clause de recommandation » qui permettra, grâce à l’analayse des contrats proposés par des spécialistes de donner des recommandations aux pharmaciens sans AUCUNE OBLIGATION de les suivre.

Rien n’est imposé et vous serez libre d’adhérer à l’organisme que vous désirez pour vos salariés.

Le décret n°2015-13 du 8 janvier 2015 précisant la procédure de mise en concurrence des organismes assureurs recommandés par les accords professionnels ou interprofessionnels pour la gestion des garanties collectives complémentaires est entré en vigueur le 11 janvier 2015.
Principaux apports : 

• Le décret prévoit la compétence de la commission paritaire pour veiller au respect de la procédure de mise en concurrence dans des conditions de transparence, d’impartialité et d’égalité de traitement, ainsi que pour le choix des candidats retenus. Celle-ci peut néanmoins se faire assister d’une commission paritaire spéciale.

• Le décret organise les modalités de publication d’un avis d’appel à la concurrence et définit les différents éléments qu’il doit comporter.

• Le décret détermine ce que le cahier des charges doit comporter et offre la possibilité aux candidats de se faire communiquer le cahier des charges ainsi qu’un document retraçant les caractéristiques de la population à couvrir.

• Le décret encadre également la sélection des candidats et les éventuels conflits d’intérêts.


 

Quelque chose d’ étrange s’est passé en Nouvelle – Zélande en 2007 et en Israël en 2011.

À l’automne 2007, les pharmacies à travers le pays avaient commencé à dispenser une nouvelle formulation d’Eltroxin, le seul médicament de remplacement de l’hormone thyroïdienne approuvé et payé par le gouvernement et utilisé par des dizaines de milliers de Néo-Zélandais depuis 1973. En quelques mois, des rapports de côté Des effets ont commencé à couler dans l’agence gouvernementale de surveillance de la santé. Il s’agissait notamment d’effets secondaires connus du médicament, tels que la léthargie, les douleurs articulaires et la dépression, ainsi que des symptômes qui ne sont pas associés au médicament ou à la maladie, y compris les douleurs oculaires, les démangeaisons et les nausées.

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La France n’est pas un cas isolé. Le Procureur de la République de Marseille a du temps à perdre d’instruire une « affaire Levothyrox® ».

Malgré ce qu’on pourrait penser, la France n’est pas un cas isolé: ce n’est pas la première fois qu’une polémique est née dans un pays à cause d’une nouvelle formule d’un médicament pour la thyroïde. Aperçu des crises qui ont précédé ceux de Levothyrox.

NOUVELLE-ZÉLANDE: 14 ÉVÉNEMENTS INDÉSIRABLES DE 30 ANS À 1400 EN 18 MOIS!  (4.700.000 habitants en Nouvelle Zélande)

À partir des années 1970, les Néo-Zélandais souffrant d’hypothyroïdie n’ont eu qu’un processus de traitement pour compenser le manque d’hormone thyroïdienne: Eltroxin est fabriqué par GlaxoSmithKline (GSK). Un monopole qui a duré trente ans, en 2007, le laboratoire a décidé de transférer l’usine de fabrication d’Eltroxin du Canada à l’Allemagne. À cette occasion, le contenu des excipients a changé, et l’apparence des médicaments n’a pas été la même pour la gravure, la taille et la couleur. Mais l’ingrédient actif (thyroxine) est resté inchangé et a continué à être fabriqué en Autriche.

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COTISATIONS SOCIALES Augmentation de la cotisation patronale d’assurance chômage au 1er octobre 2017

La convention d’assurance chômage du 14 avril 2017 entrera en vigueur le 1er octobre 2017.

Cette nouvelle convention modifie, à effet du 1er octobre 2017, certaines règles relatives aux cotisations d’assurance chômage avec, notamment, l’instauration d’une contribution exceptionnelle temporaire de 0,05 % venant majorer la quote-part patronale de cotisation d’assurance chômage.

Cliquez sur le lien hypertexte:

circ 2017-105b-Cotisations_sociales_octobre_2017_tableaux_FSPF


 

En bonne voie… mais peut mieux faire

La FSPF prend acte de l’évolution du discours de l’Uspo sur l’avenant conventionnel motivé probablement par les mesures d’économie prévues par le PLFSS* pour 2018. Si les déclarations de son président vont dans le bon sens, elles sont malheureusement insuffisantes pour inverser la tendance négative des prochaines années. Au vu des ajustements qu’il réclame sur l’avenant conventionnel, la profession est en droit de se demander pourquoi ce syndicat minoritaire l’a signé, engageant ainsi la profession toute entière dans cette impasse.

Dès le mois de juillet, la FSPF s’est opposée aux évolutions sur la marge dégressive lissée (MDL) :

la resensibilisation de la 1ère tranche aux baisses de prix des médicaments par le relèvement à 11 % de marge est une erreur d’autant plus qu’elle porte sur 48 % des unités vendues ;
la réduction des 3ème et 4ème tranches en dessous de 6 % de marge aura des conséquences désastreuses pour l’officine ;
le capage (rémunération maximale) sur les produits chers à 75,43 € au lieu de 97,16 € est inacceptable car il aboutit à une perte de 22 % de rémunération !
La FSPF demande une réforme ambitieuse reposant sur :

la suppression de la MDL, remplacée par une marge unique de 6 % (à l’exception des produits chers) ;
un honoraire à l’ordonnance à 1 € minimum ;
la création d’une Rosp structure pour les officines en territoire fragile ;
la rémunération des interventions pharmaceutiques pratiquées quotidiennement et gratuitement par les pharmaciens ;
une remise à plat de l’économie du générique essentielle aux officines.
La FSPF a refusé d’engager la profession dans une perspective de baisse de sa rémunération pour les 5 années à venir. Elle continuera à porter et à défendre ses revendications parce qu’elles sont justes et légitimes.

Ce n’est pas d’un ajustement dont a besoin l’avenant conventionnel,

mais d’un investissement financier réel.

Cordialement,

Philippe GAERTNER

Président de la FSPF

*Projet de loi de financement de la Sécurité sociale

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