Abattements de plus-value sur les ventes de parts de SEL et de SPFPL : le diable est dans les détails !

Depuis 2014 des abattements dits renforcés (jusqu’à 85%) sont prévus, au profit des créateurs d’entreprises, pour le calcul de la plus-value sur parts de SEL, désormais imposable au barème progressif de l’I.R.

Mais, en pratique, bon nombre de professionnels libéraux ne pourront en profiter, car la SEL ne doit pas exister depuis plus de 10 ans lors de la souscription ou de l’acquisition des parts ou ne pas avoir repris une activité préexistante ; or beaucoup de SEL sont propriétaires de fonds préexistants (fonds libéraux ou fonds de commerce en pharmacie), car elles ont été créées par des praticiens en cours de carrière ; ce « détail » les prive alors des abattements renforcés.

De même, les cessions de parts de SPFPL « passives » ne sont pas éligibles aux abattements renforcés, contrairement à celles des SPFPL « actives ». Mais l’on sait combien les spécialistes sont réticents à constituer des SPFPL « actives » dans les petites entreprises libérales, lorsqu’il est difficile de justifier l’externalisation de fonctions supports au niveau de la holding : informatique, gestion, etc. Voir : Avis d’experts « Indications et précautions d’emploi des SEL et SPFPL »

Et si les fonctions supports transférées à une SPFPL existaient elles-mêmes auparavant, la même exclusion du bénéfice des abattements renforcés lui serait applicable ; c’est ce qu’a précisé l’Administration dans le cadre d’un colloque organisé par l’Institut des Avocats Conseils Fiscaux en octobre dernier.

Quant aux praticiens qui partiront en retraite, pour bénéficier d’un abattement spécifique de 500 000 € et du taux renforcé, ils devront posséder plus de 25 % des parts de leur SEL… ce qui n’est pas un détail pour certaines professions (avocats, biologistes, experts-comptables radiologues…) où il est banal de trouver 5 associés ou plus dans la structure d’exercice.

source Interfimo

REMUNERATION DES PHARMACIENS: Fiducial démontre le bien-fondé de la réforme de la rémunération

 

 Besset 2Cher Confrère,

Interrogé par le journal Le Quotidien du Pharmacien en date du 7 janvier 2016,  Philippe BECKER, directeur du département Pharmacie de la société d’experts comptable Fiducial tire un bilan économique des officines en 2015.

Selon les chiffres avancés, le chiffre global de la marge est globalement stable, « malgré des transferts entre coopération, honoraires et marge commerciale ». Il conclut que « si c’était l’objectif des dernières réformes, il est atteint ».

A la question « Que peut-on dire sur la rentabilité ? », il précise « qu’en 2014, avec le même échantillon, nous avions un taux de rentabilité de 9,65 % du chiffre d’affaires. En 2015, nous avons 9,83 %. D’après nos premières observations, il n’y a donc pas de dégradation liée au nouveau mode de rémunération. »

Une fois de plus, cette analyse confirme le bien-fondé de la politique syndicale défendue par la Fédération. Cette réforme n’est qu’une étape. La FSPF travaille à une revalorisation des honoraires pour neutraliser les baisses de prix programmées et à la mise en place d’honoraires à l’ordonnance.

Soucieuse de préserver tous les maillons du réseau officinal pour maintenir l’accès au médicament sur l’ensemble du territoire, la FSPF rappelle qu’elle travaille avec les Pouvoirs publics pour la mise en œuvre de son plan d’urgence de sauvegarde des officines en difficulté.

L’article dans son intégralité est disponible en cliquant sur le lien suivant : http://www.lequotidiendupharmacien.fr/actualite/article/2016/01/07/2015-la-marge-brute-se-stabilise_229551

Veuillez croire, Cher Confrère, à l’assurance de mes sentiments confraternels les meilleurs.

Philippe BESSET

Vice-président

Le Clopidogrel sous TFR?

La mise sous Tarif Forfaitaire de Responsabilité (TFR) du Clopidogrel (Plavix®), l’antiagrégant plaquettaire de Sanofi, est parue au Journal Officiel (JO) le 22 décembre dernier. Cette molécule s’écoule à 8 millions de boîtes par an, soit un chiffre d’affaires de 172 millions d’euros.

Ce texte fait suite à une baisse de prix de 16,5 %, à 20,42 euros, effective depuis le 2 janvier 2016. Le TFR, qui ne porte que sur le dosage à 75 mg, sera appliqué à compter du 1er janvier 2017. Pour le réseau, l’addition s’annonce lourde puisque le manque à gagner lié au seul TFR se monterait à 20 millions d’euros environ.

Si les pharmaciens, qui substituent actuellement cette molécule à 78 %, parviennent à 80 % d’ici à juin 2016, date du prochain comité de suivi, les autorités pourraient consentir à ne pas appliquer ce TFR.

Source : Le Pharmacien de France du 7 Janvier 2016

Aides pérennes CNAM

reso_logoLe détail des aides pérennes (facturation des feuilles de soins et le forfait à la numérisation et télétransmission de 418.60€) sont disponibles sur notre compte Résopharma au chapitre « Liste récapitulative des retours « Défraiements CNAM ». Elles ont été ou vont être virées sur nos comptes bancaires professionnels au début du mois de mars 2017.

 

Les Pharmaciens du 13

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