Pour le département des Bouches du Rhône ( Aubagne- La Ciotat-Marseille), notre partenaire Santé Croisée, nous signale qu’en plus de votre accompagnement, vos patients pourront bénéficier GRATUITEMENT des services suivants :
Un atelier spécifique pour tous vos patients qui ont des questions sur l’arrêt du tabac, animé par 2 addictologues le 19 novembre 2020 en visioconférence.
Pour les patients en surpoids, et à risques cardio-vasculaires qui souhaitent arrêter de fumer, des séances « coup de pouce » individuelles avec une diététicienne.
La pénurie de vaccins contre la grippe conjuguée à la deuxième vague d’épidémie de Covid-19 accélère les mesures. Le ministère de la Santé a émis des recommandations afin d’encourager une stratégie de priorisation envers la population cible
Le ministère de la Santé demande « de réserver la vaccination, l’édition des bons de prise en charge et les prescriptions médicales de vaccins contre la grippe aux seules personnes cibles pour la période courant du mardi 13 octobre à la fin du mois de novembre ». Durant cet intervalle, la dispensation des doses de vaccins par les pharmacies sera « réservée aux personnes qui présenteront le bon de prise en charge adressé par l’Assurance maladie ou édité par les professionnels de santé, ainsi qu’aux personnes présentant une prescription médicale et aux professionnels de santé présentant leur carte professionnelle ».
« La parution au Bulletin officiel de ces recommandations, précédemment établies et communiquées par la Haute Autorité de santé, leur confère aujourd’hui une force d’autant plus contraignante qu’elles s’inscrivent dans un contexte de pénurie », indique Maître Fabrice Di Vizio, avocat spécialiste en droit de la santé. Ces recommandations obligent le pharmacien à faire des choix en sélectionnant la dispensation vers les patients les plus fragiles.« Délivrer le vaccin antigrippal sans prioriser serait plus risqué que d’opposer un refus à une personne hors cible. Le pharmacien n’a aucun intérêt à s’écarter des recommandations. Aucun juge ne pourrait le poursuivre pour avoir scrupuleusement respecté le commandement de l’autorité légitime en matière de santé publique », poursuit Maître Fabrice Di Vizio.
Privilégier l’intérêt général
À l’inverse, si le pharmacien délivre sans prioriser, on pourrait lui reprocher une entrave à sa mission de santé publique qui consiste à veiller à ce que les personnes vulnérables ne subissent pas les conséquences d’une pénurie de vaccin. Selon l’article R.4235-8 du Code de la santé publique « les pharmaciens sont tenus de prêter leur concours aux actions entreprises par les autorités compétentes en vue de la protection de la santé ». Et même si l’article R.4235-6 du même code indique que « le pharmacien doit faire preuve du même dévouement envers toutes les personnes qui ont recours à son art », le contexte sans précédent impose d’agir en privilégiant l’intérêt général.
« Face à la pénurie certaine de vaccins qui s’annonce, les pharmaciens seront une nouvelle fois en première ligne face à la colère des patients », déplore la FSPF qui a de nouveau demandé au ministère de la Santé « de prendre ses responsabilités et d’informer la population hors cible et les professionnels de santé prescripteurs qu’il n’y aura pas de vaccination antigrippale cette année en dehors des personnes fragiles ».
Une excellente « tribune libre » du Président de la FSPF est parue dans le JDD d’hier. N’hésitons pas à la lire (et lire l’article sur la laïcité) en agrandissant l’image par un simple clic:
Je désire exprimer quelques réflexions suite au décret qui vient de paraître et dont je vous demande de lire « les considérants » dans cet extrait.
Considérant que la mobilisation de l’ensemble des ressources médicales dans les établissements de santé demeure nécessaire pour faire face aux conséquences de l’épidémie de covid-19 ; qu’il y a lieu, en conséquence, de permettre la prolongation des praticiens relevant de l’arrêté du 3 août 2010 susvisé dans les établissements de santé ; Considérant que l’optimisation de la stratégie des tests impose de faciliter la réalisation du test virologique ; qu’il y a lieu, en conséquence, d’autoriser les professionnels de santé déjà habilités à réaliser les prélèvements nasopharyngé et salivaire à pratiquer le prélèvement oropharyngé et de prévoir la facturation correspondante ; Considérant que les examens par RT PCR ne sont plus les seuls examens présentant une fiabilité suffisante pour la détection du SARS-CoV-2 ; qu’il y a lieu, en conséquence, d’étendre le champ d’application des dispositions relatives à ces examens ; Considérant que, pour faire face à la crise sanitaire, il est nécessaire de permettre la réalisation de la phase analytique des examens de détection du SARS-CoV-2 en dehors du laboratoire de biologie médicale, dans le respect des conditions de fiabilité, de sécurité et de qualité propres à ces examens ; qu’il y a lieu, en conséquence, de permettre au représentant de l’Etat dans le département de délivrer des autorisations à cette fin sur proposition du directeur général de l’agence régionale de santé ; Considérant, dans certaines zones, le risque de disponibilité insuffisante de professionnels de santé habilités à réaliser l’examen de détection du SARS-CoV-2 inscrit à la nomenclature des actes de biologie médicale pour faire face à la crise sanitaire ; qu’il y a lieu, en conséquence, d’autoriser les chirurgiens-dentistes, les sages-femmes, les pharmaciens, les préparateurs en pharmacie, les manipulateurs d’électroradiologie médicale, les auxiliaires de puériculture, les ambulanciers ainsi que les secouristes d’une association agréée de sécurité civile, titulaires de l’unité d’enseignement « premier secours en équipe de niveau 1 », à réaliser le prélèvement d’échantillon biologique pour cet examen ; Considérant que l’évolution de l’épidémie nécessite d’amplifier la capacité de test sur le territoire national, notamment pour certaines populations particulières ; Considérant qu’il est nécessaire de prolonger les missions temporaires de la plateforme des données de santé dans l’attente de l’entrée en vigueur des dispositions prises en application de l’article 41 de la loi du 24 juillet 2019 susvisée qui interviendra après le 30 octobre 2020,
Evidemment il y aura les pharmacies qui feront les tests et celles ( comme la mienne) qui ne s’y engageront pas. Il y aura aussi les chirurgiens-dentistes , les médecins , les IDE …. qui les feront et ceux qui ne les feront pas, car cela relève du VOLONTARIAT .
Nous sommes professionnels de santé ET chefs d’entreprise et nous restons libres de faire ou ne pas faire la vaccination , les BPM (bilans partagés de médication), les entretiens pharmaceutiques, la campagne anti tabac … et les tests antigéniques !! Le Pouvoir nous demande de distribuer les tests gratuitement aux médecins et infirmiers qui le désirent pour un honoraire à 8€HT sachant que le test s’achète entre 4 et 5€HT et ceci entièrement pris en charge par la sécu, ce qui fait une « marge de 3 boites de Doliprane® » par test .
Question : Aurons nous la demande si nous les achetons? Je suis incapable de vous répondre mais je vais acheter une boite de 50 tests qui me coûtera 250 euros ( bien moins cher que ma dernière commande NUXE) et qui me permettra de répondre à une demande facile à satisfaire de la part de mes amis médecins et infirmiers du quartier.
Pourquoi les syndicats ont engagé la profession dans cette démarche ? Parce que le Ministère de la Santé le demande et que nous aurions vociféré en voyant les autres professionnels de santé impliqués et pas nous. Fait d’importance, pour la première fois, nos préparateurs sont associés à la démarche.
Le prix d’environ 30 euros est-il suffisant pour réaliser le test ( il n’est pas encore fixé à l’heure ou j’écris) ? Peut être pas mais il a été fixé de la même façon pour les autres professionnels de santé et c’est l’Etat qui décide contrairement à ce que laissent penser certains propos polémiques d’un syndicat pharmaceutique à l’approche des élections URPS.
Les grossistes répartiteurs , les groupements se mobilisent pour aider la plus petite pharmacie à répondre à l’appel de l’Etat sur la large distribution des tests. L’Etat n’a pas demandé à la GMS-Hypermarchés mais à nous ! c’est comme cela qu’il faut prendre le message de Philippe Besset, Président de la FSPF! Nous sommes chefs d’entreprise, professionnels de santé et libres de nos décisions mais nous devons répondre à un engagement de Santé Public face à une épidémie qui tue des concitoyens et ruine notre économie .
Donc mobilisons nous pour lutter contre ce fléau au service de la population, en fonction des capacités de chacun, en fonction de l’endroit où nous exerçons, de la demande de la population … en se servant des honoraires que négocient nos syndicats .
En espérant avoir répondu à vos multiples questions,
Dr Valérie Ollier de Lécluse
Présidente du Syndicat Général des Pharmaciens des Bouches du Rhône (affilié FSPF)
Si vous voulez réagir à l’éditorial, n’hésitez pas à nous contacter via fspf.sud@gmail.com
L’Union nationale des caisses d’assurance maladie, l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO) et la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) ont signé le 29 juillet l’avenant 21 à la convention nationale pharmaceutique.
Ce texte précise, d’une part, les nouvelles modalités de mise en oeuvre de la rémunération des accompagnements pharmaceutiques pour les patients sous traitements chroniques, et d’autre part, la mise en place d’un nouvel accompagnement pharmaceutique pour les patients sous traitement anticancéreux oraux. Cet avenant renforce l’exercice coordonné pluri-professionnel en revalorisant la rémunération liée à cet exercice et en conditionnant le versement de la Rosp « qualité de service » à la participation des pharmaciens à un exercice coordonné afin de favoriser la coordination entre les professionnels de santé.
De nouvelles modalités de rémunération des accompagnements pharmaceutiques
La convention nationale pharmaceutique de 2012 a mis en place l’accompagnement par les pharmaciens des patients sous traitements chroniques sur un certain nombre de thématiques : les patients sous AVK, les patients asthmatiques sous corticoïdes inhalés, les patients sous AOD, et les patients âgés polymédiqués, grâce au bilan partagé de médication. Ces accompagnements s’inscrivaient jusqu’alors dans le cadre des rémunérations sur objectifs de santé publique (Rosp). A la suite de la promulgation de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2020, ces accompagnements pharmaceutiques sont désormais payés à l’acte. L’avenant 21 précise ces nouvelles modalités de facturation, applicables pour les accompagnements réalisés depuis 2019.
Un nouvel accompagnement pour les patients sous traitements anticancéreux oraux
Le développement des traitements par voie orale pour les patients souffrant d’un cancer présente de nombreux avantages, notamment en termes de qualité de vie des patients en réduisant certains effets indésirables. Cependant, le développement de ces formes orales a fait apparaître de nouveaux enjeux comme la question de la bonne observance ou la surveillance des effets indésirables, qui ont rendu nécessaire un accompagnement ciblé et une coordination renforcée entre les différents professionnels de santé intervenants dans la prise en charge de ces patients.
L’accompagnement par le pharmacien des patients sous traitement anticancéreux oraux comprend plusieurs étapes : L’analyse de tous les médicaments pris par le patient pour évaluer tout risque d’interaction médicamenteuse ;
Un entretien initial portant sur le recueil des informations générales relatives au patient, ses connaissances sur son traitement ainsi que les conditions de prise et le schéma thérapeutique ; Deux entretiens thématiques portant sur la vie quotidienne, les effets indésirables et l’appréciation de l’observance du patient.
Deux niveaux de rémunérations sont fixés, en fonction du profil des patients : Pour les patients sous hormonothérapie ou traitements au long cours : 60 € la 1ère année et 20 € les années suivantes ; Pour les patients sous autres traitements anticancéreux : 80 € la 1ère année et 30 € les années suivantes.
Une incitation des pharmaciens à l’exercice coordonné
Comme pour les médecins et les infirmiers, l’accord fait également évoluer la rémunération du pharmacien de manière à valoriser sa participation dans la prise en charge coordonnée des patients et permettre ainsi une meilleure réponse aux besoins de soins sur le territoire.
La rémunération versée au pharmacien qui participe à une forme de coordination pluri professionnelle est significativement revalorisée passant de 420 € en 2020 à 820 € en 2022. Elle est versée sous la forme d’une rémunération sur objectifs de santé publique.
ATTENTION:A partir de 2022, cette participation du pharmacien à une forme de coordination pluri professionnelle deviendra un prérequis pour le versement des rémunérations sur objectifs de santé publique « qualité de service » qui rémunèrent les pharmaciens notamment pour la télétransmission des feuilles de soins, la dématérialisation des pièces jointes, l’actualisation de la carte Vitale, etc.