Extraits choisis du jugement de la Cour de Justice de la Communauté Européenne (CJCE) du 19 mai 2009:

35 À cet égard, compte tenu de la faculté reconnue aux États membres de décider du niveau de protection de la santé publique, il y a lieu d’admettre que ces derniers peuvent exiger que les médicaments soient distribués par des pharmaciens jouissant d’une indépendance professionnelle réelle. Ils peuvent également prendre des mesures susceptibles d’éliminer ou de réduire un risque d’atteinte à cette indépendance dès lors qu’une telle atteinte serait de nature à affecter le niveau de la sûreté et de la qualité de l’approvisionnement en médicaments de la population.

37 En ce qui concerne l’exploitant ayant la qualité de pharmacien, il ne saurait être nié qu’il poursuit, à l’instar d’autres personnes, l’objectif de la recherche de bénéfices. Cependant, en tant que pharmacien de profession, il est censé exploiter la pharmacie non pas dans un objectif purement économique, mais également dans une optique professionnelle. Son intérêt privé lié à la réalisation de bénéfices se trouve ainsi tempéré par sa formation, par son expérience professionnelle et par la responsabilité qui lui incombe, étant donné qu’une éventuelle violation des règles légales ou déontologiques fragilise non seulement la valeur de son investissement, mais également sa propre existence professionnelle.

38 À la différence des pharmaciens, les non-pharmaciens n’ont pas, par définition, une formation, une expérience et une responsabilité équivalentes à celles des pharmaciens. Dans ces conditions, il convient de constater qu’ils ne présentent pas les mêmes garanties que celles fournies par les pharmaciens.

39 Par conséquent, un État membre peut estimer, dans le cadre de sa marge d’appréciation évoquée au point 19 du présent arrêt, que, à la différence d’une officine exploitée par un pharmacien, l’exploitation d’une pharmacie par un non-pharmacien peut représenter un risque pour la santé publique, en particulier pour la sûreté et la qualité de la distribution des médicaments au détail, puisque la recherche de bénéfices dans le cadre d’une telle exploitation ne comporte pas d’éléments modérateurs tels que ceux, rappelés au point 37 du présent arrêt, qui caractérisent l’activité des pharmaciens (voir par analogie, en ce qui concerne la prestation de services d’assistance sociale, arrêt du 17 juin 1997, Sodemare e.a., C‑70/95, Rec. p. I‑3395, point 32).

40 Il est ainsi notamment loisible à un État membre d’évaluer, dans le cadre de ladite marge d’appréciation, si un tel risque existe s’agissant des fabricants et des grossistes de produits pharmaceutiques au motif que ceux-ci pourraient porter atteinte à l’indépendance des pharmaciens salariés en les incitant à promouvoir les médicaments qu’ils produisent ou commercialisent eux-mêmes. De même, un État membre peut apprécier si les exploitants n’ayant pas la qualité de pharmaciens risquent de porter atteinte à l’indépendance des pharmaciens salariés en les incitant à écouler des médicaments dont le stockage n’est plus rentable ou si ces exploitants risquent de procéder à des réductions de frais de fonctionnement qui sont susceptibles d’affecter les modalités selon lesquelles les médicaments sont distribués au détail.

60 Compte tenu du caractère particulier des médicaments ainsi que de leur marché et en l’état actuel du droit communautaire, les constatations de la Cour dans l’arrêt Commission/Grèce, précité, ne sont pas transposables dans le domaine de la distribution de médicaments au détail. En effet, à la différence des produits d’optique, les médicaments prescrits ou utilisés pour des raisons thérapeutiques peuvent malgré tout se révéler gravement nuisibles à la santé s’ils sont consommés sans nécessité ou de manière incorrecte, sans que le consommateur soit en mesure d’en prendre conscience lors de leur administration. En outre, une vente médicalement injustifiée de médicaments entraîne un gaspillage des ressources financières publiques qui n’est pas comparable à celui résultant de ventes injustifiées de produits d’optique.

Par ces motifs, la Cour (grande chambre) dit pour droit:

Les articles 43 CE et 48 CE ne s’opposent pas à une réglementation nationale, telle que celle en cause au principal, qui empêche des personnes n’ayant pas la qualité de pharmaciens de détenir et d’exploiter des pharmacies.

NDLR:  Et oui, Manuel Barroso, Président de la Commission européenne, s’était pris un vent par la Cour de Justice!!! Mais les dirigeants français actuels aussi incompétents que peureux, sont prêts à sacrifier l’essence meme de notre profession pour pouvoir rester au dessus des 3% d u PIB pour notre déficit!!! 

 

source  http://curia.europa.eu/

Radiation de spécialités pharmaceutiques de la liste des spécialités remboursables

Aux termes d’un arrêté publié au Journal Officiel du 29 juillet, les spécialités pharmaceutiques visées dans les tableaux ci-après,

sont radiées de la liste des spécialités remboursables aux assurés sociaux depuis le 30 juillet.

CIP

Nom

Forme Présentation

Date radiation

(Date publication JO)

34009 334752 0 8

ALDALIX 50 mg/20 mg

gélules (B/30)

30/07/14

29/07/14

34009 372958 1 9

ALDALIX 50 mg/20 mg

gélules (B/90)

30/07/14

29/07/14

34009 329814 1 0

AURICULARUM

poudre auriculaire en flacon

30/07/14

29/07/14

34009 352927 3 5

CHLORURE DE SODIUM 0,9 % FRESENIUS, solution pour perfusion

1000 ml en poche (polyester-polyéthylène copolymère-polypropylène/styrène éthylène butadiène) suremballée

30/07/14

29/07/14

34009 352926 7 4

CHLORURE DE SODIUM 0,9 % FRESENIUS, solution pour perfusion

500 ml en poche (polyester-polyéthylène copolymère-polypropylène/styrène éthylène butadiène) suremballée

30/07/14

29/07/14

34009 305150 6 8

HYDROCORTANCYL 5 mg

comprimés (B/30)

30/07/14

29/07/14

34009 349584 1 0

PRITOR 40 mg

comprimés (B/28)

30/07/14

29/07/14

34009 349585 8 8

PRITOR 80 mg

comprimés (B/28)

30/07/14

29/07/14

 

Nous tenons à appeler votre attention sur le fait qu’aucun délai d’écoulement des stocks n’est prévu en matière de radiation.

 

 

Ne sacrifions pas les services de santé libéraux de proximité !

2011 : Arnaud Montebourg écrit dans son essai Votez pour la démondialisation. « L’erreur fatale, c’est qu’à la place des Etats souverains, on a installé des entreprises capables d’être plus fortes qu’eux, de les faire chanter, et d’obtenir ce qu’elles veulent pour elles-mêmes et ceux qui les possèdent, au détriment des peuples ».

2014 : Vendredi 25 juillet, le Ministre de l’économie et du redressement productif, Arnaud Montebourg me fait l’honneur de me recevoir. A ma grande stupéfaction, au lieu de me parler modernité, économies, santé publique et intérêt national, il m’explique que la pharmacie d’officine est trop veille et malade pour avoir un avenir. Qu’elle est incontestablement enfermée dans un modèle capitalistique du siècle passé, avec ses entreprises personnelles, au capital fermé et étroit avec une prééminence de l’autofinancement.

Ses trois solutions ? Il se fait l’avocat des mastodontes de la grande distribution et des géants de l’investissement international : mettre un pharmacien dans la grande distribution, ouvrir le capital des officines à ces acteurs et aux fonds internationaux afin qu’ils créent des chaînes de pharmacies enfin, ouvrir les plateformes de commerce électronique de vente de médicaments à ces mêmes géants.

Que de changements en 3 ans…

Le ministre ne s’apprête rien moins qu’à livrer l’exercice libéral de proximité des pharmacies d’officine, qui s’est doté des outils les plus modernes pour répondre aux besoins de la population, à quelques acteurs.

Les cinq ou six géants de la maxi distribution et les fonds d’investissement ont une loi : celle du marché. Une finalité: le profit. Une stratégie: vendre toujours plus.

Proche de la population, la pharmacie d’officine est au coeur de l’humain. C’est un irremplaçable lieu de rencontre avec tous les milieux sociaux, tous les âges, toutes les cultures, toutes les fragilités humaines, heureuses ou pathologiques, de la mère avec son nouveau-né au malade chronique du diabète ou du sida. Il suffit de passer la porte des pharmacies à leur croix verte si reconnaissable, pour que les pharmaciens et leurs collaborateurs assurent écoute, accueil, et réponse aux urgences des accidents de la vie.

Ce réseau, tissé et modernisé au fil des ans, apprécié par la population française(>>>)fait partie du maillage de santé des Français, celui des médecins, chirurgiens-dentistes, sages-femmes, infirmiers, et autres professionnels de santé proches les uns des autres, proches des patients qui sont leurs voisins.

Qui est dupe ? Qui pourrait croire que des chaînes pharmaceutiques s’intéresseraient aux lieux les moins rentables ? Qui pourrait faire pleinement confiance à un pharmacien d’officine placé en situation de ne pouvoir s’opposer aux priorités capitalistiques dont la logique exclusive est de donner un retour sur investissement ?

Transformer ces intentions en décisions serait stupéfiant de naïveté et d’irresponsabilité. Ce serait l’erreur fatale dénoncée en 2011.

La Cour de Justice de l’Union Européenne, elle, a tranché en soulignant que les pharmaciens se trouvaient associés « à une politique générale de santé publique, largement incompatible avec une logique purement commerciale, propre aux sociétés de capitaux, directement orientée vers la rentabilité et le profit. Le caractère spécifique de la mission confiée au pharmacien impose donc de reconnaître et de garantir au professionnel l’indépendance nécessaire à la nature de sa fonction » (CJUE, 19 mai 2009, Apothekerkammer des Saarlandes aff. C-171/07,conclusions point 52).

Persévérer dans ce sens, ce serait aussi aller à l’encontre du Ministre des affaires sociales et de la santé, Madame Marisol Touraine, qui engage des réformes courageuses et énergiques pour mettre en oeuvre modernité et économies dans le respect prioritaire des consommateurs, qui sont aussi des patients et des citoyens. Pour les pharmaciens d’officine, concilier sécurité du patient et accès au progrès thérapeutique, sont des objectifs concrets. Entrés à pieds joints dans le 21ème siècle, ils sont inscrits dans une dynamique d’efficience en faveur de la santé publique. Se moderniser et s’adapter toujours mieux ? C’est ce que j’ai dit très clairement à Monsieur Montebourg. L’Ordre que je préside est le premier à le dire et surtout à le faire.

Les pharmaciens ont seulement besoin d’une vision d’avenir qui ne se trompe pas de priorité. Madame la Ministre de la Santé exprime sans relâche sa volonté de diminuer la consommation de médicaments et de veiller à leur bon usage. En concertation avec elle depuis des mois, et avec tout leur savoir-faire, les pharmaciens s’engagent activement à ses côtés sur ces objectifs.

Monsieur Montebourg disait en 2011 (www.atlantico.fr Montebourg : Démondialisation, demandez le mode d’emploi ! 5 avril 2011): « Il est urgent de mettre de la politique dans l’économie, avant que celle-ci n’achève de nous dissoudre ou de nous détruire comme un peuple ayant choisi de vivre selon ses lois propres et non selon celles imposées par d’autres. » On ne saurait mieux dire en effet.

Dans le combat pour les réformes et les économies, les pharmaciens sont vos alliés, acteurs indéfectibles de santé publique et acteurs d’économies de santé (génériques, dossier pharmaceutique, tiers payant…) au service des pouvoirs publics et du public.

Isabelle ADENOT, Président du Conseil National de l’Ordre des Pharmaciens

 

On a tous une pharmacie dans sa vie.

Si vous avez une belle histoire émouvante sur le métier de pharmacien, vos patients, votre équipe qui met en évidence votre humanité, n’hésitez pas:

Dans le cadre de la grande campagne de communication menée par le CNOP avec la participation de tous les syndicats de pharmaciens, nous vous invitons à cliquer sur le lien:  ON A TOUS UNE PHARMACIE DANS SA VIE 

 

 

 

 

Chose promise, chose faite. Applis pour smartphones disponiles

La DGS (Direction Générale de la santé avait promis une « appli » pour smartphones quand les vignettes auront disparu.

Les applis sont disponibles:

APPLI POUR ANDROID: 

APPLI POUR IPHONE:

 

NDLR: Il y a fort à penser que l »utilisation de ces applis sera très modeste. (sauf les pharmaciens pour contrôler leurs fichiers informatiques. 🙂

 

Les Pharmaciens du Sud

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