CPAM 13 et controles génériques

Courant novembre, quelques confrères nous ont fait part de retards de règlement de la part de la CPAM 13.

Après vérifications nombreuses auprès des confrères, les retards constatés nous ont permis de voir que les retards n’étaient pas généralisés mais dépendaient des contrôles génériques effectués par la CPAM en cette fin d’année.

Valérie de Lécluse est intervenue auprès de la Direction de la CPAM pour leur rappeler que les contrôles ne devaient pas retarder les paiements.

Si vous constatez encore des retards, n’hésitez pas à nous informer car ce sont des retards parcellaires et ils ne concernent pas toutes les officines.

Si vous constatez des rejets « TPCG » ou autres rejets qui vous semblent anormaux, n’hésitez pas à nous contacter aussi.

La CPAM 13 est en droit de faire respecter la loi sur le TPCG. Nous avions averti les confrères syndiqués dès le 14 octobre 2015, lendemain de la CPL ou la CPAM nous avait prévenu des contrôles à venir suite à notre refus de procéder à la substitution y compris quand la mention « non substituable » figurait sur la prescription. Les contrôles génériques s’effectuent sur les officines ou le taux de substitution n’atteint pas les 85% prévus par l‘avenant génériques signé par les trois syndicats nationaux.

Si le patient refuse le médicament générique, la délivrance du princeps ne permet pas la dispense d’avance des frais. Cette disposition ne s’applique pas non plus dans les cas pour lesquels la substitution peut poser des problèmes particuliers au patient, y compris les cas prévus à l’article L. 5125-23 du code de la santé publique. (Article L 162-16-7 du Code de la Sécurité sociale).

Notre syndicat intervient pour faire cesser le plus rapidement possible les rejets sur les princeps qui n’ont pas de génériques disponibles.

P.L

ROSP GENERIQUES La FSPF ne peut signer l’avenant ROSP génériques en l’état

Gaertner 2Cher Confrère,

L’Assurance maladie a présenté aux organisations syndicales représentatives des pharmaciens d’officine des projets d’avenant à la convention nationale pharmaceutique fixant les objectifs à atteindre en termes de substitution des médicaments génériques ainsi que les paramètres de la rémunération sur objectifs de santé publique (ROSP) pour 2016.

La FSPF fidèle à sa ligne de défense de la rémunération des pharmaciens, a informé l’Assurance maladie qu’elle ne cautionnerait pas de telles propositions. Elle lui a demandé de lui soumettre, dans les meilleurs délais, un projet d’avenant acceptable. L’Assurance maladie a reporté la réunion programmée hier.

Interrogé par l’agence de presse APM, le directeur général de l’Union nationale des caisses d’assurance maladie (UNCAM), Nicolas REVEL, s’est dit prêt à étudier des ajustements à ses propositions d’évolution de la ROSP sur le générique.

Les négociations vont donc se poursuivre et nous ne manquerons pas de vous en tenir informé.

Nous vous transmettons, ci-joint, le communiqué de presse diffusé le 15 décembre.

Veuillez croire, Cher Confrère, à l’assurance de mes sentiments confraternels les meilleurs.

 

Philippe GAERTNER

Président

Assemblée générale FSPF : Motion « Honoraires de dispensation »

logo FSPFLe rythme des baisses de prix des médicaments liées à l’application des plans successifs d’économies s’est accéléré, provoquant une perte de ressources qui déstabilise le réseau. Dans le même temps, la mise en œuvre des honoraires de dispensation a non seulement été retardée, mais fractionnée en deux étapes, si bien que leur niveau ne permet pas de compenser les baisses de prix. Or, c’est précisément l’un des objectifs principaux des honoraires de dispensation.

La perspective du nouveau plan d’économies sur le médicament pour 2016 contenu dans le PLFSS représente près de la moitié du montant total des 3,4 milliards d’euros d’économies programmées pour respecter l’ONDAM. Il s’appliquera dès le 1er janvier, à défaut de mesures compensatoires et contribuera à aggraver la situation des officines déjà fragilisées.

Les honoraires de dispensation visent à déconnecter la rémunération des prix et des volumes. Il est logique d’établir une corrélation entre les impacts de baisses de prix et le niveau des honoraires et cela de façon anticipée pour éviter la mise en difficulté des officines.

Compte tenu de la dégradation du réseau officinal, les présidents des syndicats départementaux adhérents à la FSPF réunis en assemblée générale ordinaire le 24 novembre 2015 :

  • demandent la mise en œuvre rapide de l’extension de l’honoraire HC (ordonnance complexe) aux dispensations de médicaments aux patients chroniques en affection de longue durée et sa revalorisation à 1 € avec une majoration adaptée aux DOM, pour compenser le plan d’économies 2016 ;
  • demandent l’ouverture urgente d’une négociation débouchant sur une revalorisation des honoraires de dispensation. Cette revalorisation est indispensable sur le plan économique et nécessaire pour restaurer la confiance entre les Pouvoirs publics et la profession ;
  • autorisent, en conséquence, le président de la FSPF à demander l’ouverture immédiate de négociations conventionnelles sur les honoraires de dispensation.

Assemblée générale FSPF : Motion « Honoraires de dispensation »

Assemblée générale : Motion "Honoraires de dispensation"Le rythme des baisses de prix des médicaments liées à l’application des plans successifs d’économies s’est accéléré, provoquant une perte de ressources qui déstabilise le réseau. Dans le même temps, la mise en œuvre des honoraires de dispensation a non seulement été retardée, mais fractionnée en deux étapes, si bien que leur niveau ne permet pas de compenser les baisses de prix. Or, c’est précisément l’un des objectifs principaux des honoraires de dispensation.

La perspective du nouveau plan d’économies sur le médicament pour 2016 contenu dans le PLFSS représente près de la moitié du montant total des 3,4 milliards d’euros d’économies programmées pour respecter l’ONDAM. Il s’appliquera dès le 1er janvier, à défaut de mesures compensatoires et contribuera à aggraver la situation des officines déjà fragilisées.

Les honoraires de dispensation visent à déconnecter la rémunération des prix et des volumes. Il est logique d’établir une corrélation entre les impacts de baisses de prix et le niveau des honoraires et cela de façon anticipée pour éviter la mise en difficulté des officines.

Compte tenu de la dégradation du réseau officinal, les présidents des syndicats départementaux adhérents à la FSPF réunis en assemblée générale ordinaire le 24 novembre 2015 :

  • demandent la mise en œuvre rapide de l’extension de l’honoraire HC (ordonnance complexe) aux dispensations de médicaments aux patients chroniques en affection de longue durée et sa revalorisation à 1 € avec une majoration adaptée aux DOM, pour compenser le plan d’économies 2016 ;
  • demandent l’ouverture urgente d’une négociation débouchant sur une revalorisation des honoraires de dispensation. Cette revalorisation est indispensable sur le plan économique et nécessaire pour restaurer la confiance entre les Pouvoirs publics et la profession ;
  • autorisent, en conséquence, le président de la FSPF à demander l’ouverture immédiate de négociations conventionnelles sur les honoraires de dispensation.

Coup de gueule d’un confrère du 13:

coup de gueuleÇa y est le représentant SANOFI qui me poursuivait au téléphone depuis un mois a fini par m’a(voir).

Déjà ces derniers jours, l’augmentation du PGHT du Polykaraya (de 5.24€ à 11.67€) était énorme et me restait en travers de la gorge… Ne voilà pas, qu’il me faut avaler les « nouveaux » Doliprane !

Quand un confrère recevait un blâme pour avoir mis en libre-accès le Doliprane « vignetté » (appellation vintage d’un temps révolu…), nous voilà soumis à la pression de notre premier labo tricolore pour placer dans notre cher rayon « près de la porte » les nouveaux Doliprane.

Encore un pur produit marketing destiné aux médias cathodiques avec pour cible la douleur lancinante de la bonne ménagère de moins de 50 ans. J’attends avec impatience l’appel de la régie publicitaire pour me proposer le kit vitrine, les kakemonos et autres artifices des grands manitous de la consommation de masse.

Le code de déontologie m’indique à l’Art. R4235-64 que « Le pharmacien ne doit pas, par quelque procédé ou moyen que ce soit, inciter ses patients à une consommation abusive de médicaments.” J’en reste sans voix mais j’étais déjà pris à la gorge… Vous me direz, ce n’est pas le pharmacien qui fait la pub (quoique) et nous restons les gardiens des poisons en refusant l’acte d’achat. Au point où nous en sommes, je trouve fallacieux de parler de « refus de vente »…

Admettons, nous référençons ces fameux Doliprane « New Age » (encore du vintage mais au goût du jour). Le prix de vente conseillé est identique au produit vignetté : pas de soucis pour la ménagère et son porte-monnaie. Par contre le modèle économique proposé au pharmacien est digne de Machiavel : un produit à TVA 10% remisé à 17%, un PAHT supérieur au produit vignetté (et c’est le même cacheton !) qui vendu au même prix produira une rémunération inférieure… mais notre cher labo compense le manque à gagner par un avoir de 0.35€ au trimestre suivant. Suivra qui pourra, mais pour ma part je sens l’amour profond m’envahir au moment où ma trésorerie connait le niveau écarlate.

Quel intérêt pour la Santé Publique de banaliser la vente de paracetamol en le rendant plus accessible ? Favoriser l’automédication sur une molécule dangereuse ?

Quel intérêt pour le pharmacien de multiplier les références de « me too » ?

Aucun intérêt hormis celui de favoriser un laboratoire plutôt qu’un autre et de subir les contraintes d’augmenter les volumes de ventes pour compenser le manque à gagner. C’est pour ma part, le mauvais jeu du labo…

J’imagine à l’avenir mes rayons se remplir de paracetamol aux multiples présentations exotiques, colorées et appétissantes ! Je m’étouffe à nouveau…

 

Le gérant d’une confiserie pour petits vieux

Les Pharmaciens du Sud

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