SALAIRES EN OFFICINE

Pas de revalorisation au 1er janvier 2016

L’essentiel : Réunis le 17 décembre en Commission paritaire nationale, les partenaires sociaux de la Pharmacie d’officine ne sont pas parvenus à conclure d’accord portant revalorisation du point conventionnel de salaire au 1er janvier 2016. La grille des salaires applicable en Pharmacie d’officine issue de l’accord collectif national de branche étendu du 11 décembre 2014 doit tenir compte de l’augmentation du SMIC au 1er janvier 2016.

tout est là:   Salaires (M.A.J 23 décembre 2015)

P.L

Excellent communiqué de presse de l’UNPF du 11/12/15

UNPFLe 11/12/2015 | ROSP génériques

Plus les négociations sur la ROSP 2016 avancent et plus la proposition de l’assurance maladie s’avère ambigüe…

En effet, l’assurance maladie annonce une enveloppe budgétaire de 140 millions d’euros, mais assortit tellement de critères et d’objectifs très difficiles à atteindre, que la rémunération devient de plus en plus hypothétique…. Par exemple, elle prévoit une augmentation de 3 points de l’objectif de substitution en 2016 et en 2017 ! Il sera d’ailleurs impossible de fixer un objectif supérieur après 2017, ce qui signifiera certainement la fin de la ROSP génériques… La proposition prévoit également que l’objectif de stabilité passe de 12 à 19 molécules, ce qui augmente le risque de ruptures d’approvisionnement.

De la même façon, les entretiens pharmaceutiques (accompagnement des patients sous AVK, asthmatiques…), destinés à compenser les pertes de rémunération des pharmaciens, sont chronophages et ne représentent au final que 200 à 300 euros par pharmacie en moyenne. Cela ne permettra pas de sauver le réseau !

N’est-il pas risqué, dans ce cas, d’accepter de nouvelles tâches chronophages (renseignement du Numéro RPPS pour les prescripteurs hospitaliers), une dépendance plus grande à l’assurance maladie en contrepartie d’une rémunération toujours plus faible et sans garantie pour l’avenir ? 

Les pouvoirs publics demandent toujours plus aux pharmaciens (plus de tâches au comptoir, plus de substitution…) en échange d’une rémunération  toujours plus faible et dans un contexte économique de plus en plus tendu (baisses tarifaires), sans jamais prendre en compte les économies réalisées par les pharmaciens pour la collectivité (substitution des génériques).

Enfin, l’UNPF s’étonne de la récente annonce du gouvernement de passer le Clopidogrel sous TFR (tarif forfaitaire de responsabilité) à partir de janvier 2017. Pourquoi, après avoir lourdement condamné Sanofi pour entrave à la prescription et à la délivrance des génériques du Plavix et après avoir imposé aux pharmaciens des objectifs de substitution, retirer cette molécule du répertoire des génériques ? C’est encore un signal négatif envoyé aux pharmaciens.

NDLR: Votre syndicat du 13 n’est pas adhérent à l’UNPF mais bien à la FSPF. Toutefois un bon communiqué de presse de la profession mérite d’être diffusé.

 

CPAM 13 et controles génériques

Courant novembre, quelques confrères nous ont fait part de retards de règlement de la part de la CPAM 13.

Après vérifications nombreuses auprès des confrères, les retards constatés nous ont permis de voir que les retards n’étaient pas généralisés mais dépendaient des contrôles génériques effectués par la CPAM en cette fin d’année.

Valérie de Lécluse est intervenue auprès de la Direction de la CPAM pour leur rappeler que les contrôles ne devaient pas retarder les paiements.

Si vous constatez encore des retards, n’hésitez pas à nous informer car ce sont des retards parcellaires et ils ne concernent pas toutes les officines.

Si vous constatez des rejets « TPCG » ou autres rejets qui vous semblent anormaux, n’hésitez pas à nous contacter aussi.

La CPAM 13 est en droit de faire respecter la loi sur le TPCG. Nous avions averti les confrères syndiqués dès le 14 octobre 2015, lendemain de la CPL ou la CPAM nous avait prévenu des contrôles à venir suite à notre refus de procéder à la substitution y compris quand la mention « non substituable » figurait sur la prescription. Les contrôles génériques s’effectuent sur les officines ou le taux de substitution n’atteint pas les 85% prévus par l‘avenant génériques signé par les trois syndicats nationaux.

Si le patient refuse le médicament générique, la délivrance du princeps ne permet pas la dispense d’avance des frais. Cette disposition ne s’applique pas non plus dans les cas pour lesquels la substitution peut poser des problèmes particuliers au patient, y compris les cas prévus à l’article L. 5125-23 du code de la santé publique. (Article L 162-16-7 du Code de la Sécurité sociale).

Notre syndicat intervient pour faire cesser le plus rapidement possible les rejets sur les princeps qui n’ont pas de génériques disponibles.

P.L

ROSP GENERIQUES La FSPF ne peut signer l’avenant ROSP génériques en l’état

Gaertner 2Cher Confrère,

L’Assurance maladie a présenté aux organisations syndicales représentatives des pharmaciens d’officine des projets d’avenant à la convention nationale pharmaceutique fixant les objectifs à atteindre en termes de substitution des médicaments génériques ainsi que les paramètres de la rémunération sur objectifs de santé publique (ROSP) pour 2016.

La FSPF fidèle à sa ligne de défense de la rémunération des pharmaciens, a informé l’Assurance maladie qu’elle ne cautionnerait pas de telles propositions. Elle lui a demandé de lui soumettre, dans les meilleurs délais, un projet d’avenant acceptable. L’Assurance maladie a reporté la réunion programmée hier.

Interrogé par l’agence de presse APM, le directeur général de l’Union nationale des caisses d’assurance maladie (UNCAM), Nicolas REVEL, s’est dit prêt à étudier des ajustements à ses propositions d’évolution de la ROSP sur le générique.

Les négociations vont donc se poursuivre et nous ne manquerons pas de vous en tenir informé.

Nous vous transmettons, ci-joint, le communiqué de presse diffusé le 15 décembre.

Veuillez croire, Cher Confrère, à l’assurance de mes sentiments confraternels les meilleurs.

 

Philippe GAERTNER

Président

Assemblée générale FSPF : Motion « Honoraires de dispensation »

logo FSPFLe rythme des baisses de prix des médicaments liées à l’application des plans successifs d’économies s’est accéléré, provoquant une perte de ressources qui déstabilise le réseau. Dans le même temps, la mise en œuvre des honoraires de dispensation a non seulement été retardée, mais fractionnée en deux étapes, si bien que leur niveau ne permet pas de compenser les baisses de prix. Or, c’est précisément l’un des objectifs principaux des honoraires de dispensation.

La perspective du nouveau plan d’économies sur le médicament pour 2016 contenu dans le PLFSS représente près de la moitié du montant total des 3,4 milliards d’euros d’économies programmées pour respecter l’ONDAM. Il s’appliquera dès le 1er janvier, à défaut de mesures compensatoires et contribuera à aggraver la situation des officines déjà fragilisées.

Les honoraires de dispensation visent à déconnecter la rémunération des prix et des volumes. Il est logique d’établir une corrélation entre les impacts de baisses de prix et le niveau des honoraires et cela de façon anticipée pour éviter la mise en difficulté des officines.

Compte tenu de la dégradation du réseau officinal, les présidents des syndicats départementaux adhérents à la FSPF réunis en assemblée générale ordinaire le 24 novembre 2015 :

  • demandent la mise en œuvre rapide de l’extension de l’honoraire HC (ordonnance complexe) aux dispensations de médicaments aux patients chroniques en affection de longue durée et sa revalorisation à 1 € avec une majoration adaptée aux DOM, pour compenser le plan d’économies 2016 ;
  • demandent l’ouverture urgente d’une négociation débouchant sur une revalorisation des honoraires de dispensation. Cette revalorisation est indispensable sur le plan économique et nécessaire pour restaurer la confiance entre les Pouvoirs publics et la profession ;
  • autorisent, en conséquence, le président de la FSPF à demander l’ouverture immédiate de négociations conventionnelles sur les honoraires de dispensation.
Les Pharmaciens du Sud

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