Shop-pharmacie dans les clous (source le Pharmacien de France)

Un article de loi de 2014 passé inaperçu autorise les sites comme Shop-pharmacie.fr.

Extrait du flyer de Shop-pharmacie.fr.

En sep­tembre, le site néer­lan­dais Shop-pharmacie.​fr fai­sait par­ler de lui par le biais de flyers re­trou­vés dans des co­lis Laredoute.​fr, Zalando.​fr ou Showroomprive.​com.

La ques­tion de sa lé­ga­lité se po­sait alors, au vu de la lourde ré­gle­men­ta­tion qui s’im­pose aux phar­ma­ciens fran­çais. De plus amples re­cherches nous ont mis sur la piste de la loi du 24 fé­vrier 2014 por­tant di­verses dis­po­si­tions d’adap­ta­tion au droit de l’Union eu­ro­péenne et qui a sup­primé du Code de la santé pu­blique l’obli­ga­tion pour les sites eu­ro­péens de vente de mé­di­ca­ments de se confor­mer à « la lé­gis­la­tion ap­pli­cable aux mé­di­ca­ments com­mer­cia­li­sés en France » !

De­puis, comme nous le confirme la di­rec­tion gé­né­rale de la santé, ils doivent seule­ment être au­to­ri­sés dans leur pays d’ori­gine, ne pas vendre de pro­duits à pres­crip­tion mé­di­cale obli­ga­toire et ne vendre que des mé­di­ca­ments ayant une au­to­ri­sa­tion de mise sur le mar­ché en France. Trois règles que res­pecte Shop-pharmacie.​fr.

Qui sera le pro­chain géant eu­ro­péen à s’en­gouf­frer dans cette brèche, quand les of­fi­ci­naux fran­çais at­tendent de nou­velles bonnes pra­tiques ré­cla­mées par la FSPF de­puis des mois ?

Par Anne-Laure Mercier

Attention: Vente d’une entreprise : exonération de la plus-value pour départ à la retraite

L’exonération de la plus-value de cession d’une entreprise pour départ à la retraite suppose que l’activité ait été exercée par l’exploitant pendant 5 ans.

L’exploitant qui vend une entreprise individuelle ou une société de personnes relevant de l’impôt sur le revenu à l’occasion de son départ à la retraite peut bénéficier d’une exonération de la plus-value de cession, à condition notamment que l’activité (commerciale, industrielle, artisanale, libérale ou agricole) ait été exercée pendant au moins 5 ans à la date de la cession.

À noter : sont visées les PME, c’est-à-dire les entreprises employant moins de 250 salariés et dont le chiffre d’affaires annuel n’excède pas 50 M€ ou dont le total de bilan est inférieur à 43 M€.

Le Conseil d’État a précisé cette condition de durée d’exercice de l’activité.

Dans l’affaire jugée, un contribuable avait exploité, entre 1972 et 2003, une première officine de pharmacie à titre individuel puis poursuivi son activité, à partir de 2003, par l’exploitation d’une seconde officine au sein d’une SARL relevant de l’impôt sur le revenu. Société qui, entre 2006 et 2009, a toutefois été assujettie à l’impôt sur les sociétés. Lors de son départ à la retraite en 2010, ce contribuable a vendu la seconde officine et dissout la SARL qui l’exploitait. Il s’est alors prévalu de l’exonération de la plus-value réalisée lors de la vente de la seconde officine. Exonération remise en cause par l’administration fiscale au motif que la condition de durée d’exercice de l’activité pendant 5 ans n’était pas remplie.

Une position qui a été validée par le Conseil d’État. Les juges ont en effet considéré que la période pendant laquelle le contribuable a exercé son activité dans le cadre d’une société passible de l’impôt sur les sociétés ne pouvait pas être retenue pour le calcul de la durée de 5 ans. L’exonération ne visant que les entreprises individuelles et les activités exercées en sociétés de personnes. Et qu’il ne pouvait pas, non plus, être tenu compte de la période pendant laquelle le contribuable a exploité à titre individuel le premier fonds d’officine dans la mesure où il n’a pas apporté ce fonds à la SARL dans laquelle il a poursuivi son activité jusqu’à la retraite. L’exploitation successive de deux fonds de commerce distincts ne permet pas de retenir la période d’exploitation du premier fonds pour apprécier l’exonération de la plus-value de cession du second fonds.

Conseil d’État, 19 juin 2015, n° 376137

Article publié le  – ©  Les Echos Publishing – 2015

Comité de suivi des génériques La FSPF opposée aux baisses de prix non compensées pour les officines

Communiqué de presse — 5 novembre 2015

Lors de la réunion du Comité de suivi des génériques, cet après-midi, au ministère de la Santé, la FSPF a vigoureusement dénoncé les nouvelles mesures d’économies proposées sur le générique pour 2016, à hauteur de 300 millions d’euros.

Ces baisses de prix sur six nouvelles classes thérapeutiques, ainsi que leur impact sur les remises, se traduiraient, si elles étaient appliquées sèchement, par une perte de 120 millions d’euros de ressources pour le réseau officinal. Les officines supporteraient ainsi à elles seules 40 % des économies attendues. A ce rythme, ce n’est plus un effort mais un sacrifice qui est demandé à la profession. En effet, les officines de proximité déjà fragilisées en seraient les premières victimes.

La FSPF exige donc la compensation intégrale des pertes pour l’officine, via une revalorisation correspondante des honoraires de dispensation, et s’opposera à toute baisse de prix non compensée.

L’heure est à la sauvegarde des officines de proximité, pas à leur destruction. Des rendez-vous de travail sont programmés au cours du mois de novembre avec le ministère de la Santé et les services du Premier Ministre, avec pour objectif la mise en œuvre du plan d’urgence de la FSPF .

Paracétamol: changement de prix au 10 novembre 2015.

Baisse de prix des « paracétamol » : Il se fera le 10 novembre.
Ecoulement conventionnel jusqu’au 31 décembre 2015.
Au 01 janvier, le prix sera fixé à 2,10€ (1.94€ actuellement) malgré la baisse de prix et grâce à l’honoraire qui passe de 0.80 à 1.00€ HT par boite à partir du 1er janvier 2016.
NDLR: Si vous n’avez pas compris, on vous excuse.  🙂

Contrôles DGCCRF (DIRECCTE) sur l’affichage des prix.

Les contrôles sur l’affichage des prix se multiplient sur le département des Bouches du Rhône.

Que ce soit en grande ville ou dans le moindre petit village qui sent bon la bouse ou la lavande, les fonctionnaires de la DIRECCTE  font des controles comme, dernièrement, à Plan d’Orgon ou Fos sur Mer. Dans certains cas, la pharmacie a suivi nos indications fournies par la FSPF et ça s’est très bien passé mais dans d’autres cas, il y a eu établissement de procès-verbaux et ça peut coûter cher!

Les informations que nous vous avons transmises sont à prendre en compte.

Nous vous les retransmettons une troisième fois.

P.L

Les Pharmaciens du Sud

GRATUIT
VOIR