LA FSPF REÇUE PAR ARNAUD MONTEBOURG

Le médicament doit rester en officine.

______

 

Dans la perspective de la préparation du projet de loi sur la croissance, dont un volet concerne la réforme des professions règlementées, la FSPF a sollicité une entrevue auprès du ministre de l’Economie, du Redressement productif et du Numérique. Ce rendez-vous avait pour objectif d’éviter toute remise en cause des professions réglementées, notamment la Pharmacie d’officine, accusée d’être en partie responsable de la baisse du pouvoir d’achat.

La ministre de la Santé et des Affaires sociales, Marisol TOURAINE, est intervenue pour rappeler que « Ce rapport est un document administratif qui n’engage pas le Gouvernement », et que « les évolutions se feront dans le respect du principe du monopole officinal sur les médicaments et du statut spécifique de ces produits, qui ne sont pas des biens de consommation comme les autres ».

Bien que le rapport de l’Inspection Générale des Finances, qui doit nous être communiqué pour analyse, prône une déréglementation de la Pharmacie d’officine, la FSPF prend acte que Monsieur MANDON Secrétaire d’Etat à la réforme de l’Etat, a publiquement souligné l’importance des pharmaciens d’officine « rendant un service réel à la population ». Monsieur MONTEBOURG a, quant à lui, assuré personnellement à la FSPF qu’il était « disposé à convaincre ou à être convaincu ».

Dans ce contexte tendu, la FSPF a réitéré auprès du ministère de l’Economie les fondamentaux suivants :

 

  • le médicament n’est pas un produit de consommation banalisé ;
  • les médicaments en France sont parmi les moins chers d’Europe ;
  • la répartition territoriale des officines garantit l’accès aux soins en tous points du territoire;
  • le réseau officinal protège de toute contrefaçon ;
  • les entreprises officinales génèrent un bassin d’emplois de 150 000 personnes ;
  •  il ne peut y avoir d’indépendance professionnelle sans indépendance financière des pharmaciens d’officine.

 

Le ministre a également entendu que l’officine française était moderne, favorable aux réformes comme celles initiées sur l’accompagnement des patients chroniques, sur sa participation à la coordination des soins et sur son mode de rémunération, et était prête à aller plus loin en créant un honoraire par dispensation d’ordonnance, comme l’a récemment suggéré la Cour des comptes. La FSPF est intervenue ces deux derniers jours dans les médias écrits et audiovisuels et fournira avant la fin août au ministère de l’Economie un contre-argumentaire qui sera annexé au rapport de l’IGF.

 

Le désarroi des pharmaciens, injustement qualifiés de nantis, est profond. La FSPF partage l’opposition des autres professions libérales à ces accusations infondées et se mobilise, avec le soutien de ses adhérents, pour lutter contre toute perspective de déréglementation, afin de préserver la proximité avec le patient et le tissu social de notre pays. Dès aujourd’hui, elle appelle les 91 syndicats départementaux dans tous les territoires qui lui sont affiliés à convaincre les responsables politiques de leurs régions du caractère néfaste d’une telle loi.

MENACE SUR LE MONOPOLE OFFICINAL La FSPF interpelle l’Exécutif et se prépare à la mobilisation.

Nous transmettons « in extenso » le courrier de notre Président National FSPF adressé à tous les présidents départementaux et que nous transmettons à tous les confrères du 13 syndiqués ou non en vue d’une mobilisation possible à la rentrée:

Chère Présidente, Cher Président,

 Alarmé par les déclarations récentes de M. MONTEBOURG, Ministre de l’Economie, du Redressement productif et du Numérique sur les situations de monopoles qu’il a associées à des « phénomènes de rentes » et inquiet des répercussions de ces déclarations pour les pharmaciens d’officine, j’ai décidé d’alerter les services de la Présidence de la République et du Premier ministre sur les conséquences qu’auraient de nouvelles dérogations au monopole officinal. 

M. MONTEBOURG doit présenter demain, à l’occasion d’une conférence de presse, les grandes lignes d’un projet de loi sur la croissance et le pouvoir d’achat dont le détail devrait être connu à l’automne. Parmi les mesures qu’il pourrait annoncer, figure l’ouverture à la concurrence de professions réglementées comme les huissiers de justice, les avocats et les pharmaciens. 

Vous trouverez, ci-joint, copie du courrier adressé à M. YAHIEL, conseiller en matière de Travail, d’Emploi et de Protection sociale à l’Elysée, pour lui faire part de l’opposition totale de la FSPF à toute initiative en ce sens. 

Si le projet de loi relatif à la croissance et au pouvoir d’achat devait conduire à une ouverture à la concurrence de la vente au détail de produits dits « frontières » et des médicaments dits de médication officinale, les répercussions sur le réseau des officines en seraient dramatiques, non seulement en termes économiques et d’emploi, mais aussi et surtout pour la pérennité de l’offre de soins pharmaceutiques dans les territoires. 

Eu égard aux préconisations récurrentes contenues dans plusieurs rapports rendus publics ces dernières années, particulièrement dans le domaine des médicaments non remboursables non soumis à prescription obligatoire, la menace sur le monopole officinal est réelle. 

Nous serons donc attentifs aux annonces du ministre de l’Economie, du Redressement productif et du Numérique. Dans l’hypothèse où il en ressortirait une quelconque atteinte au monopole officinal, la FSPF n’hésitera pas à user de tous les moyens en sa possession pour y faire obstacle. 

Je ne manquerai pas de vous communiquer le détail du plan d’action qu’il vous appartiendra de mettre en œuvre en fonction de l’évolution du dossier.

Recevez, Chère Présidente, Cher Président, l’expression de mes salutations confraternelles. 

                                                                                   Philippe GAERTNER

                                                                                            Président

 

PJ : circ 2014-131b Menace sur le monopole officinal_Lettre M Yahiel 080714

Enquête sur le corridor de prix.

Comme indiqué, cette enquête est proposée à l’initiative de 5 jeunes pharmaciens qui suivent un master spécialisé en management des industries de santé à l’ESC de Toulouse. 

Il nous tient particulièrement à cœur de soutenir ces jeunes confrères dans cette étude susceptible d’amener des données nouvelles sur un sujet qui intéresse la profession dans son ensemble. 

C’est pourquoi nous vous serions reconnaissants de bien vouloir insister auprès de vos adhérents afin de les inciter à répondre au questionnaire en suivant le lien ci-dessous : 

http://s7.sphinxonline.net/ESCTO-ETUD-MS/Prix_des_medicaments/questionnaire.htm

En effet, en deçà de 200 réponses, l’enquête ne sera pas suffisamment représentative. 

Nous avons, pour notre part, déjà sensibilisé nos confrères de Haute-Garonne et nous comptons sur votre soutien.

 

Par avance merci. 

Bien confraternellement,

 

Claude Malgouyard

et

Philippe Vergnes

Les Pharmaciens du 13

GRATUIT
VOIR