Nous venons de vivre 2 années très compliquées de crise sanitaire où nous, pharmaciens, avons montré notre capacité à nous adapter, à tester, à vacciner, à distribuer des masques et des autotests, à prolonger et adapter les traitements de nos patients, à conseiller, à orienter, à rassurer et ceci 24H/24H et 7j/7. Nous, titulaires d’officine, et nos équipes avons donné de notre temps ( souvent pris sur le temps familial ou du loisir), de l’énergie et tout cela au service de la population qui a conscience que la porte de leur pharmacie est toujours ouverte et l’équipe toujours disponible. Alors oui, notre marge bénéficiaire a été en hausse en 2021 mais nous n’avons pas à en rougir car « tout travail mérite salaire ». De plus nous avons recruté ( quand c’était possible ), versé des primes, donc augmenté le pouvoir d’achat de nos collaborateurs et notre profession a très bien illustré le « travailler plus pour gagner plus ».
La crise Covid est derrière nous semble t-il et nous sommes face à un grand défi qui est de signer une nouvelle Convention avec la CNAM pour les 5 années à venir. Cette convention doit donner à l’entreprise officine la faculté de vivre de son coeur de métier et d’effectuer toutes les nouvelles missions qu’on lui propose. La CNAM nous oppose pour ne pas dire nous reproche les 1,6 milliards que l’officine a gagné en 2021. Mais en même temps la CNAM a découvert que nous étions en capacité d’être un acteur incontournable de la médecine de ville avec un maillage territorial indispensable pour la sécurité sanitaire. Dans cette convention, elle nous propose de participer plus largement à la prévention, de vacciner , de tester, d’éduquer ….. Mais nous ne pourrons faire tout cela que si notre coeur de métier garde un équilibre financier à travers les honoraires de dispensation.
Notre syndicat FSPF se bat pour cela. Il n’est plus temps de savoir à quel prix sera le TAG demain car nous en ferons très peu dans le futur! Il serait absurde de croire que M. Thomas Fatôme, directeur général de la CNAM, appelle M. Philippe Besset, président de la FSPF, pour lui demander l’autorisation de baisser le prix des TAG. M. Fatôme avait bien évidemment déjà pris la décision tout seul. Il est par contre urgent de réévaluer le prix de la vaccination en pharmacie, urgent de compenser la baisse des prix des médicaments (ce mois ci les statines…) , urgent de compenser la perte de l’homéopathie, urgent de prendre en compte l’inflation (qui semble partie pour un moment), urgent de compenser la perte de la ROSP génériques, urgent de préparer l’arrivée des biosimilaires … Il est urgent pour le deuxième syndicat pharmaceutique de comprendre qu’il est en négociation dans l’intérêt de l’ensemble de la profession et qu’une négociation a des chances d’aboutir quand nos 2 représentations professionnelles nationales sont soudées.
Je n’ose imaginer le sourire de M. Thomas Fatôme à la lecture du tract clivant, calomnieux et démagogique que nous avons tous reçu prétextant que la FSPF avait « accepté » une baisse de prix des TAG !! Un fin négociateur saura tirer parti d’une mésentente flagrante entre les représentations syndicales et croyez moi, le directeur de la CNAM n’est pas à ce poste par hasard! Essayer d’obtenir des adhésions syndicales au risque de faire capoter un front uni est dangereux pour notre corporation.
Chers amis, je n’ai pas l’habitude de m’exprimer dans notre newsletter mais nous vivons un moment très important pour l’avenir de nos entreprises et je me devais de le partager avec vous. Je vous rappelle que la FSPF est une fédération de syndicats départementaux et que les décisions se prennent lors d’assemblées générales des présidents des départements français par un vote démocratique et qu’à ce titre nous avons des réunions régulièrement pour donner les orientations aux négociateurs parisiens. La FSPF ne fait pas la politique d’un seul homme.
L’orientation actuelle est claire : nous n’accepterons pas une baisse d’honoraire pour les années à venir
A bientôt.
Dr Valérie Ollier de Lécluse
Présidente du Syndicat Général des Pharmaciens des Bouches du Rhône (affilié FSPF)
Nous vous prions de bien vouloir trouver ci-dessous des précisions sur les modalités de la prochaine session de commandes en flacons de vaccins Moderna et Pfizer-BioNTech (forme 12 ans et plus et forme pédiatrique) les 21 et 22 février.
Ce document s’articule en trois parties :
I) EVOLUTION DE L’OUTIL DE COMMANDE DES VACCINS COVID-19
II) MODALITES D’OUVERTURE DU PORTAIL ET PRECISIONS SUR LES COMMANDES ANTERIEURES
III) POINT D’ATTENTION SUR LA CONSERVATION DES DOSES DE VACCIN
I) EVOLUTION DE L’OUTIL DE COMMANDE DES VACCINS COVID-19
À partir du 7 mars 2022, les officines saisiront leurs commandes de vaccins Covid-19 depuis une nouvelle page opérée par Santé publique France (SpF) pour leurs besoins de vaccination et ceux des effecteurs qui leur sont rattachés. Il s’agit d’une nouvelle interface permettant de passer commande selon les mêmes modalités que celles adoptées actuellement.
Ce changement de page pour la saisie des commandes a deux objectifs principaux :
Permettre aux officines d’avoir un meilleur suivi de leurs commandes, notamment une vision de l’historique des commandes par effecteur (ce que ne permet pas le portail actuel) ;
Faciliter le traitement des commandes des officines par Santé publique France, en lien avec le suivi et la gestion des stocks d’Etat de produits de santé gérés par l’établissement. Ainsi, d’autres produits de santé du stock d’Etat pourront être intégrés via ce service à l’avenir, selon les besoins, et permettant une gestion logistique de bout en bout par Santé publique France, de la commande jusqu’à la livraison.
Les officines pourront accéder à cette page de commandes depuis le site institutionnel de Santé publique France, à compter du 4 mars, via un lien qui sera communiqué à cette date. A ce stade, aucune action n’est requise de la part des officines.
L’authentification sera faite sur ProSantéConnect pour accéder à la page de commandes (carte CPS et e-CPS).A noter : pour les officines qui utilisaient un mode de connexion alternatif sur le portail de télédéclarations, il est recommandé de privilégier la connexion ProSantéConnect dès à présent sur le portail de télédéclaration afin d’anticiper ce mode d’authentification.
Les professionnels de santé et établissements qui sont rattachés actuellement à chaque officine dans le portail de télédéclaration des pharmacies le seront également dans le nouvel outil.
Pour vous aider à prendre en main la nouvelle interface, de plus amples informations vous seront communiquées dans les prochains DGS Urgent relatifs à l’ouverture du portail de commande. Un service support sera mis à votre disposition pour toute question.
II) MODALITES D’OUVERTURE DU PORTAIL ET PRECISIONS SUR LES COMMANDES ANTERIEURES
Le portail de télédéclaration des pharmacies sera ouvert du lundi 21 février 8h30 au mardi 22 février à 23h30 selon les modalités présentées ci-dessous, identiques à celles de la semaine dernière :
Les médecins, les sages-femmes et les chirurgiens-dentistes peuvent commander des flacons via leur officine de rattachement, comme précisé par le DGS-Urgent N°2021_19. Les infirmiers, les LBM, les SSU, les SST, les CDS, les MSP, les FAM, les MAS et les PMI sont invités à se rapprocher de l’officine de leur choix, afin qu’elle commande pour eux.
Dates de livraison en officine : l’ensemble des flacons de vaccins Pfizer-BioNTech – forme 12 ans et plus et forme pédiatrique – et les flacons de vaccin Moderna commandés la semaine du 21 février arriveront dans les officines entre le vendredi 4 mars et le mardi 8 mars.
Il est rappelé que :
Les rendez-vous de vaccination peuvent être prépositionnés à partir du lendemain de la date prévisionnelle de livraison qui vous est indiquée dans le mail de confirmation de commande. Ce mail est envoyé à toutes les officines qui réceptionnent des vaccins, que ce soit pour leur compte ou celui d’autres professionnels de santé ;
Tout professionnel de santé doit prendre en compte le nombre de flacons qui lui ont été confirmés avant d’ouvrir de nouveaux créneaux de vaccination ;
Les officines doivent bien confirmer les quantités demandées par les professionnels de santé qui leur sont rattachés avant de passer commande.
Précisions sur les commandes antérieures :
Les flacons de vaccins Pfizer-BioNTech et Moderna commandés les 14 et 15 février seront livrés en officine entre le vendredi 25 février et le mardi 1 mars.
Confirmation de livraison :un mail de confirmation de la commande précisant la date et les volumes de livraison de vaccin Moderna, Pfizer-BioNTech (forme 12 ans et plus) et Pfizer-BioNTech (forme pédiatrique) sera envoyé le vendredi 18 février aux officines (volumes commandés par l’officine pour elle-même et pour les effecteurs pour lesquels elle a commandé), aux médecins, chirurgiens-dentistes et sages-femmes (volumes qui leur sont destinés).
III) POINT D’ATTENTION SUR LA CONSERVATION DES DOSES DE VACCIN
Quel que soit le vaccin, nous vous recommandons de bien consulter les étiquettes de péremption et les dates limites d’administration sur le flacon avant toute injection.
1. Rappel des modes de conservation par vaccin
Nous vous rappelons que :
Les flacons de vaccin Pfizer-BioNTech forme 12 ans et plus (couvercle violet) livrés en pharmacie se conservent au maximum un mois à 2-8°C à l’abri de la lumière.
Les flacons de vaccin Pfizer-BioNTech forme pédiatrique (couvercle orange), à destination des 5‑11 ans se conservent au maximum 10 semaines à 2‑8°C à l’abri de la lumière.
Les flacons de vaccin Moderna, se conservent 30 jours maximum à 2‑8°C à l’abri de la lumière.
Nous vous invitons à la plus grande vigilance sur les dates de péremption des flacons qui vous sont livrés, car ces dernières peuvent être très courtes. Nous vous conseillons donc d’en commander le nombre nécessaire et de les injecter rapidement, afin d’éviter de constituer un stock inutilisé.
2. Utilisation des flacons non récupérés
Si un flacon de vaccin (Pfizer-BioNTech ou Moderna) n’a pas été récupéré après un délai d’une semaine, l’officine peut le proposer à d’autres professionnels de santé, en respectant scrupuleusement toutes les modalités de conservation et de transport de ce vaccin, mailto:qualite_covid19@santepubliquefrance.fr ou l’utiliser pour ses propres rendez-vous de vaccination. Pour le Pfizer-BioNTech sous sa forme pédiatrique, le flacon peut être récupéré selon les mêmes conditions qu’évoqué précédemment mais seulement par des médecins, des services de protection maternelle et infantile, des pharmaciens, des infirmiers et des sages-femmes. Les pharmaciens concernés sont invités à contacter les professionnels ou établissements de santé concernés avant de redistribuer les doses qui leur étaient initialement attribuées.
Nous vous rappelons que les flacons périmés doivent être évacués suivant la filière d’élimination CYCLAMED, quel que soit le vaccin. Vous trouverez les modalités du circuit d’élimination des déchets issus de la vaccination covid-19 en ville dans l’annexe 1 du DGS-Urgent n°2021_98. Un certificat de destruction indiquant les numéros de lots et les quantités détruites doit être transmis à qualite_covid19@santepubliquefrance.fr
***
En cas de question sur la distribution des vaccins aux professionnels de santé en ville, les pharmaciens peuvent contacter le service client via le formulaire « Contacter le support » du portail de télédéclaration des pharmacies : des conseillers pourront répondre à leurs questions et les renseigner sur les livraisons prévues pour leur officine (dates et volumes exacts de livraison).
Merci à toutes et à tous pour votre engagement dans la campagne de vaccination.
Bernard CELLI Pr. Jérôme SALOMON
Responsable de la Task Force Vaccination Directeur général de la Santé
Les messages « dgs-urgent » sont émis depuis une boîte à lettres DGS-URGENT@diffusion.dgs-urgent.sante.gouv.fr ou dgs-urgent@dgs.mssante.fr. Pour vérifier qu’ils ont bien été émis par une personne autorisée du ministère de la santé, consultez la liste des messages disponible sur le site Internet du ministère.
Source : DGS / Mission de l’information et de la communication / Sous-direction Veille et sécurité sanitaire (VSS)
Veuillez trouver ci-joint une information sur la vaccination des femmes enceintes.
Le COSV a rendu le 2 février 2022 un nouvel avis sur la vaccination des femmes enceintes. Cet avis met l’accent sur l’importance de la vaccination de ces patientes particulièrement à risque face au virus de la Covid19, notamment dans le contexte actuel de forte circulation virale.
L’importance de la vaccination chez les femmes enceintes a déjà été soulignée à plusieurs reprises par le COSV : dans son avis du 6 avril 2021 relatif à l’élargissement des priorités d’accès à la vaccination anti-covid-19, dans son avis du 21 juillet 2021 relatif à la vaccination des femmes enceintes dès le 1er trimestre de grossesse, ainsi que dans sa note du 30 septembre 2021 mise à jour le 26 novembre 2021 relative au rappel des femmes enceintes. Le nouvel avis du COSV a le mérite d’être étayé par des données probantes issues de publications scientifiques ou du suivi opéré en France et dans les pays étrangers.
Les dernières études menées en vie réelle dans plusieurs pays (Ecosse, USA, France) sont en effet informatives et soulignent toutes un taux de couverture vaccinal des femmes enceintes largement inférieur à celui de la population générale.
Un sondage réalisé entre le 18 février et le 5 avril 2021 dans 7 départements d’obstétrique français sur les femmes enceintes avant leur visite prénatale tente d’expliquer ces chiffres et d’identifier les freins à la vaccination. Parmi les femmes ayant indiqué qu’elles ne se feraient pas vacciner (près de 70% des femmes interrogées), la raison principale invoquée était la peur des effets secondaires du vaccin sur le fœtus, subjectivement supérieure à la peur des effets secondaires d’une infection à la Covid19.
Or, si les femmes enceintes ne sont pas plus susceptibles de contracter une infection SARS-CoV-2 que les femmes non-enceintes en âge de reproduction, elles sont plus à risque, ainsi que les nouveau-nés, de contracter une forme sévère de la maladie que la vaccination permet de prévenir. Les femmes enceintes ayant contracté la Covid19 ont un risque de 0,2% de mortalité contre 0,005% pour les femmes enceintes non infectées. Les risques d’accouchement par césarienne ou prématuré, de mort fœtale in utero ou de complications post-partum sont également plus élevés.
En effet, les chiffres de Santé Publique France sur la surveillance des nouveau-nés montrent une augmentation du nombre de nouveau-nés en service de soins critiques dans un contexte d’infection au SARS-CoV-2 (115 enfants de moins de 1 mois hospitalisés en soins critiques sur les mois de décembre et janvier, dont plus de la moitié des mères ne sont pas vaccinées et plus de 95% ont été diagnostiquées positives pour le SARS-CoV-2 pendant la grossesse ou le péri-partum).
Une étude récente sur la perception de la vaccination chez 1416 professionnels de santé travaillant en maternité de soins de maternité français (sages-femmes, médecins généralistes et gynécologues-obstétriciens) met en lumière une autre complexité : la réticence des professionnels.
S’ils sont très majoritairement favorables à la vaccination sur le principe et pour eux-mêmes, ils expriment cependant une certaine réserve en ce qui concerne la vaccination de leurs patientes : respectivement, seulement 37,5%, 50,7% et 58,8% d’entre eux recommanderaient la vaccination à une patiente enceinte.
Ces conclusions montrent l’importance de notre remobilisation auprès de ces patientes, et la nécessité de les informer à chaque étape de leur suivi de grossesse pour les convaincre de la sécurité de la vaccination.
Les obstétriciens-gynécologues, les sages-femmes, les médecins traitants, tous les professionnels des suivis de la grossesse peuvent renforcer les actions pédagogiques de prévention de la femme enceinte et de son entourage vis-à-vis de l’infection par le SARS-CoV-2 par l’information et les recommandations de vaccination. Toutes les études confirment que la vaccination des femmes enceintes est sûre et efficace.
Nous comptons sur votre investissement pour protéger ces patientes et leurs enfants à naître.
Cordialement.
Stéphanie BASSO | Pharmacien inspecteur de santé publique
Adjointe du département Pharmacie et Biologie
Direction de l’organisation des soins Tel. direct : 04.13.55.80.68
Un décret du 14 février 2022 modifie les règles relatives au passe vaccinal à compter du 15 février 2022.
Réduction du délai pour réaliser son rappel vaccinal et du délai de validité du certificat de rétablissement
Depuis le 15 février 2022, le délai de validité du passe vaccinal sans dose de rappel est porté à 4 mois au lieu de 7 mois pour les personnes de plus de 18 ans et un mois.
Si le rappel n’est pas effectué dans le délai de 4 mois, le passe vaccinal cesse d’être valide. Ce dernier pourra être réactivé dès lors que la personne aura fait son rappel de vaccination.
La durée de validité du certificat de rétablissement délivré à la suite d’une contamination par la Covid-19 a également été réduite. Elle est désormais portée à 4 mois au lieu de 6 mois.
En revanche, pour les personnes ayant contracté la Covid-19 plus de 3 mois après leur schéma vaccinal initial, le certificat de rétablissement a une durée de validité illimitée. Ces personnes n’ont pas besoin de faire une dose de rappel, dans la mesure où une infection à la Covid-19 équivaut à l’administration de l’une des premières doses ou de la dose de rappel.
Les personnes testées positives avant le 15 février 2022 qui souhaitent obtenir le certificat de rétablissement à durée illimitée doivent faire une manipulation dans l’application TousAntiCovid. Pour en savoir plus, cliquez ici.
Pour les personnes testées positives à compter du 15 février 2022, le professionnel de santé en charge du dépistage peut générer le certificat de rétablissement à durée illimitée, sur présentation du certificat de vaccination. Pour savoir comment procéder, consultez le DGS-Urgent n° 2022-27 en cliquant ici.
Il est à noter que le certificat de rétablissement à durée illimitée n’est valable que sur le territoire national. Les personnes souhaitant voyager dans un pays exigeant la dose de rappel peuvent faire leur dose de rappel à partir de 3 mois suivant leur infection à la Covid-19.
Lorsqu’une infection à la Covid-19 survient dans les 15 jours suivant une injection de vaccin, ces deux événements sont considérés comme un événement unique.
Téléchargez notre foire aux questions actualisée en cliquant ici.
Le contexte épidémique nous oblige à rester collectivement mobilisés. Il est dès lors essentiel de poursuivre activement la campagne de rappel vaccinal.
1) Validité du certificat de vaccination et du certificat de rétablissement
Le décret n°2022-176 du 14 février 2022 réduit à 4 mois (au lieu de 7 mois actuellement) la durée de validité du certificat de primovaccination, et celle du certificat de rétablissement, quel que soit l’âge de la personne qui le détient. Pour les déplacements de longue distance mentionnés au titre 2 bis du décret n°2021-699, par parallélisme avec le certificat covid numérique de l’Union européenne, la durée de validité du certificat de rétablissement est maintenue à 6 mois.
A partir du 15 février 2022, la dose de rappel devra donc être réalisée dès 3 mois après la fin du schéma vaccinal initial et dans un délai de 4 mois maximum : la personne aura donc 1 mois pour réaliser son rappel.
De la même manière, une personne non vaccinée disposant d’un certificat de rétablissement sera éligible à la vaccination dès 2 mois[1] après son infection et devra effectuer sa vaccination dans un délai maximum de 4 mois : la personne aura donc 2 mois pour réaliser sa primo-vaccination.
Cette réduction des délais s’inscrit dans le cadre des avis de la Haute Autorité de Santé (HAS) du 23 décembre 2021 et du Conseil d’Orientation de la Stratégie Vaccinale (COSV) du 27 décembre, qui recommandent que l’administration d’une dose de rappel puisse être réalisée à partir de 3 mois après la primovaccination chez les personnes âgées de plus de 18 ans, permettant à une plus grande partie de la population d’avoir son rappel, notamment face à la circulation active du variant Omicron.
2) Equivalence infection-injection
A la suite des annonces du Ministre des Solidarités et de la Santé du 2 février, les règles de validité du passe vaccinal pour les personnes vaccinées et ayant été infectées ont évolué.
Afin de bénéficier d’un certificat de vaccination valide, le système immunitaire de la personne doit avoir été stimulé au moins trois fois (par une ou plusieurs injections de vaccin et/ou infections) avec au minimum une dose de vaccin administrée dans le cadre de la primo-vaccination.
Schéma de primo-vaccination
Un schéma complet de primo-vaccination demeure nécessaire, c’est-à-dire :
– Un schéma de primo-vaccination à deux doses, quel que soit le vaccin utilisé, dans le respect de l’espacement entre deux injections propre à chaque vaccin ;
– Un schéma de primo-vaccination monodose, en cas d’infection survenue avant ou après la première injection.
NB : Les personnes qui ont été infectées trois fois et qui n’ont reçu aucune dose de vaccin ne pourront pas bénéficier d’un passe valide au-delà de la durée du dernier certificat de rétablissement.
Schéma de rappel
L’avis du COSV du 13 janvier 2022[2] précise que la survenue d’un épisode infectieux provoque une réponse immunitaire au moins équivalente à celle que provoque un rappel vaccinal, si l’infection est survenue plus de 3 mois après le schéma vaccinal initial. Dans le cas où une infection intervient moins de 3 mois après le schéma de primo-vaccination, le COSV estime que sur le plan immunologique, l’infection est trop rapprochée pour avoir un effet similaire à celui d’un rappel vaccinal. De plus, une infection intervenant aussi rapidement après la seconde dose pourrait suggérer un échec vaccinal pour le sujet infecté.
Dès lors, l’équivalence infection = injection s’applique dans le cadre du schéma de rappel, uniquement si l’infection est survenue plus de 3 mois après le schéma vaccinal initial. S’agissant du passe « frontières », les Français souhaitant voyager devront réaliser une dose de rappel si le pays l’exige, et ce dans un délai de 9 mois après leur dernière injection.
Dans le cas contraire, il convient pour les personnes infectées moins de 3 mois après le schéma vaccinal initial de procéder à leur rappel vaccinal dans les délais recommandés.
Ces nouvelles règles entrent en vigueur dès maintenant.
Modalités d’application de l’obligation vaccinale pour les professionnels de santé qui y sont soumis
Les dispositions qui s’appliquent à la population générale dans le cadre du passe vaccinal s’appliquent également aux professionnels soumis à l’obligation vaccinale. Ils doivent donc disposer d’un schéma vaccinal valide afin de continuer à exercer leur profession.
Exemple d’un professionnel non vacciné qui aurait été infecté :
– Il dispose d’un certificat de rétablissement valable 4 mois et peut donc exercer sa profession durant cette période ;
– Il est éligible à la vaccination dès deux mois après l’infection[3] ;
– Une fois qu’il a réalisé sa première injection, il dispose d’un schéma vaccinal complet (schéma monodose) et peut donc exercer sa profession 7 jours après l’injection (délai de 7 jours d’activation du passe vaccinal) ;
– Il sera éligible à la dose de rappel dès 3 mois après son injection et devra la réaliser dans un délai maximal de 4 mois, date à laquelle son certificat de primo-vaccination ne sera plus valide ;
– Une fois le rappel réalisé, le professionnel disposera d’un certificat de vaccination valable sans limite de temps.
Procédures pour faire valoir son certificat de rétablissement valant rappel dans le cadre du passe vaccinal (avec validité illimitée)
Si le test positif a été réalisé avant le 15 février :
Solution via TousAntiCovid : il faudra générer un nouveau certificat de rétablissement à l’aide de TousAntiCovid, grâce à l’outil Passe+. Pour cela, il est nécessaire d’avoir la dernière version à jour de l’application, d’importer le test positif (TAg ou PCR) dans TousAntiCovid ainsi que le dernier certificat de vaccination 1/1 ou 2/2 et de combiner ces deux certificats pour en créer un nouveau, dès lors que ces conditions sont réunies (certificat de rétablissement à validité illimitée). Ce certificat pourra être utilisé pour le passage des frontières (avec l’application d’une durée de validité à 6 mois ou fixée par les règles du pays de destination) ;
A partir du 15 mars, chacun pourra faire appel à un professionnel de santé qui disposera d’une plateforme web Passe+ (en dehors de TousAntiCovid) permettant de combiner les certificats en se connectant par carte CPS ou e-CPS.
2. Pour tout test réalisé après le 15 février :
Il est en outre possible de présenter une preuve de vaccination 1/1 ou 2/2 au professionnel de santé en charge du dépistage (Tag principalement) pour qu’il ajoute le statut vaccinal dans SI-DEP lors de la saisie du résultat de test positif. Si le test (PCR ou Tag) est réalisé en laboratoire, il est nécessaire que le laboratoire soit connecté à SI-DEP pour qu’il puisse renseigner l’information sur le statut vaccinal directement dans SI-DEP et générer le certificat de rétablissement adéquat. Ainsi, aucune nouvelle manipulation du patient ne sera nécessaire, le certificat de rétablissement émis par SI-DEP aura une durée de validité illimitée dans le cadre du passe vaccinal. Les deux outils précédemment mentionnés resteront néanmoins utilisables (notamment pour les personnes ayant reçu un DCC dans un autre pays).
3) Vaccination des personnes cas contacts
En raison du taux de contamination encore élevé dans notre pays, de nombreuses personnes sont considérées comme cas contacts.
Afin de ne pas retarder ou suspendre leur vaccination, les personnes identifiées comme cas contacts sont invitées à suivre la procédure suivante :
Réaliser dès que possible un test de dépistage (PCR, test antigénique ou autotest de détection antigénique) ;
Si le test est positif, s’isoler conformément aux recommandations en vigueur ;
Si le test est négatif, se faire vacciner dès que possible.
Il est donc essentiel d’inciter les personnes cas contact à se faire tester, puis vacciner, afin de leur assurer une protection optimale.
Nous vous remercions de nouveau pour votre mobilisation.
Les messages « dgs-urgent » sont émis depuis une boîte à lettres DGS-URGENT@diffusion.dgs-urgent.sante.gouv.fr ou dgs-urgent@dgs.mssante.fr. Pour vérifier qu’ils ont bien été émis par une personne autorisée du ministère de la santé, consultez la liste des messages disponible sur le site Internet du ministère.
Source : DGS / Mission de l’information et de la communication / Sous-direction Veille et sécurité sanitaire (VSS)