Sérialisation: envoi d’identifiants aux officines pour se connecter au système de vérification

Les 22.000 officines françaises reçoivent par courrier un lien et des identifiants uniques afin de débuter la procédure de connexion au système de vérification des médicaments sérialisés, a annoncé le 2 janvier l’organisme France MVO, chargé de mettre en place la sérialisation dans l’Hexagone.

Prévu par la directive européenne 2011/62/UE sur les médicaments falsifiés, le dispositif de sérialisation oblige depuis le 9 février 2019 les industriels à doter certains produits de dispositifs de sécurité pour permettre la vérification de leur intégrité et de leur authenticité, avec la mise en oeuvre d’un identifiant unique sur chaque boîte, rappelle-t-on.

Une base de données européenne et des répertoires nationaux contenant les identifiants uniques doivent permettre aux acteurs de la chaîne pharmaceutique de se connecter via leurs logiciels habituels pour vérifier l’authenticité des informations inscrites sur le produit, et désactiver le numéro de série. Chaque boîte doit ainsi être scannée par les pharmaciens avant sa dispensation aux patients.

Alors que les laboratoires pharmaceutiques, les grossistes-répartiteurs et les pharmacies hospitalières ont commencé en 2019 à accéder aux différentes bases de données pour charger les numéros de série des médicaments ou les vérifier, aucune officine française n’était encore connectée au système d’authentification à la fin 2019.

Dans un communiqué diffusé le 2 janvier, France MVO a prévenu de l’envoi d’un courrier afin de permettre à ces dernières de se connecter au répertoire national, intitulé France MVS (Medicines Verification System), via un connecteur qu’il a validé avec le Conseil national de l’ordre des pharmaciens (Cnop).

Ce connecteur a fait l’objet d’un contrat signé en décembre 2019 entre le Cnop, France MVO et les sociétés informatiques Docaposte (filiale du groupe La Poste) et Arvato, qui l’ont développé.

Il permet d’utiliser les certificats des cartes de professionnel de santé (CPS) déjà utilisés par les logiciels des officines, et « garantit une connexion en mode pseudonymisé pour l’enregistrement des connexions », a souligné France MVO.

Après réception du courrier, les officines pourront saisir leur identifiant unique sur un site de souscription en ligne.

« Une fois cette étape réalisée, il vous suffira de vous rapprocher de votre éditeur de logiciel afin de connaître les modalités de mise à jour de votre logiciel métier avec la version compatible avec France MVS », a précisé France MVO à l’attention des officinaux.

La structure qui pilote la sérialisation a également créé une newsletter spécifique pour informer les officines de la mise en place de la réforme et des prochaines étapes à suivre pour s’y conformer. Les pharmaciens peuvent s’y inscrire sur son site.

Fin novembre, les identifiants uniques d’environ 1 million de boîtes de médicaments étaient désactivés chaque semaine en France, principalement par les pharmacies à usage intérieur (PUI) ou pour les produits destinés à l’export.

NDLR: Les SSII sont en train de contacter les confrères pour les informer des avancées. Des tests sont en cours.

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AUJOURD’HUI

UN INTERLOCUTEUR PRIVILÉGIÉ : LE CFA QUI VISE LE CONTRAT D’APPRENTISSAGE

LE CONTRAT EST ENVOYÉ À L’OPCO EP

L’ASP verse à l’employeur en avance de la rémunération l’aide tous les mois

LES SALAIRES:

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LES AIDES MENSUELLES :

1ière année : 343.75 € par mois versé par ASP  ( maximum)

2ième année :166.66 € par mois versé par ASP  ( maximum)

Formation continue des salariés : Thèmes et barèmes de prise en charge par l’OPCO-EP 2020

Les règles de prises en charge 2020 de l’OPCO-EP (ex-ACTALIANS / OPCA-PL) des formations suivies par les salariés des pharmacies d’officine ont été modifiées.

 S’agissant des formations réalisées dans le cadre du plan de développement des compétences de l’entreprise (ex-plan de formation), outre les thèmes de formation éligibles à financement, l’OPCO-EP précise que :

  • les actions de formations doivent avoir une durée strictement supérieure à 4 heures pour pouvoir être prises en charge ;
  • les frais d’inscription ne sont pas pris en charge ;
  • toute modalité pédagogique de formation est éligible à financement (présentiel, formation à distance, mixte…) ;
  • les formations se déroulant sur site ou en soirée (après 19 h) ne sont pas prises en charge. 

Les pharmaciens titulaires doivent systématiquement s’assurer auprès de l’OPCO-EP de l’acceptation de leur demande de prise en charge avant l’envoi du salarié en formation. A défaut, l’employeur peut s’exposer à un refus de prise en charge. A cet effet, il convient de constituer un dossier de prise en charge sur le portail en ligne de l’OPCO-EP accessible à l’adresse suivante : https://espaceweb.opcoep.fr/

Résultats économiques 2019 : de plus en plus de pharmacies laissées-pour-compte !

Triste record, 235 officines ont tiré le rideau en 2019. Fermetures sèches, fusions ou regroupements ; c’est à chaque fois la contrainte économique qui est la principale raison, et à chaque fois, une partie du réseau de proximité qui disparait.

Trois ans après l’élection présidentielle, l’ensemble des ressources de l’officine suivies dans le cadre conventionnel est à la baisse par rapport à 2016, année de référence inscrite dans l’avenant n° 11. Ne parlons même pas de l’augmentation des charges…

La situation va encore s’aggraver en 2020 avec la quasi-suppression de l’honoraire complexe (HC) et la fin de la ROSP RPPS qui vont se traduire par la perte de près de 70 millions d’euros supplémentaires pour le réseau. Dans le même temps, la ROSP générique pour 2019 (qui sera versée en avril 2020) va être amputée de 50 millions d’euros, tandis que les autres ROSP (DMP, entretiens pharmaceutiques et bilans de médication) n’ont pas le rendement attendu.

Quant à la hausse de la rémunération réglementée enregistrée en 2019, elle est essentiellement liée à trois facteurs qui n’ont rien à voir avec la mise en œuvre de l’avenant n° 11 :

  • Le premier est l’augmentation très importante de la part des produits chers (ayant un PFHT supérieur à 1 500 euros) dans les médicaments remboursés. A eux seuls, ceux-ci apportent en effet 19,5 millions d’euros de marge supplémentaire.
  • Le second est la surperformance des honoraires de dispensation liés à l’âge (HDA), en raison du vieillissement de la population. Leur montant représente 6,7 millions d’euros.
  • Le troisième est l’extension, à la demande de la FSPF, de la liste des spécialités ouvrant droit à l’honoraire pour la dispensation des médicaments dits « spécifiques » (HDE). Cette demande de mise à jour, partiellement acceptée par la CNAM, a généré un gain supplémentaire de 70 millions d’euros par rapport au prévisionnel de l’avenant n° 11.

Au total, ces trois facteurs ont donc apporté près de 100 millions d’euros au réseau, soit 4 600 euros par officine. Sans eux, la rémunération réglementée n’aurait augmenté que de 22 millions d’euros, soit environ 1 000 euros par officine pour l’année 2019.

Pour autant, l’enveloppe économique définie par les signataires des avenants n° 11 et n° 19 est insuffisante pour compenser les vagues successives de baisses de prix des médicaments. Cela confirme la raison pour laquelle la FSPF a refusé de signer l’avenant n° 11 et s’oppose à l’avenant n° 19.

Il est désespérant de constater que le modèle économique n’est pas au rendez-vous pour permettre aux officines qui le souhaitent de participer aux missions métier.

La volonté de la profession de s’engager dans les missions de santé publique est réelle, mais l’avenant n°11 est insuffisant, l’avenant n° 19 est nuisible, et de plus en plus de pharmacies sont laissées-pour-compte !

Confraternellement,

Philippe BESSET

Président de la FSPF

Les Pharmaciens du Sud

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