ACS ET TIERS PAYANT OBLIGATOIRE: La FSPF appelle les pouvoirs publics à simplifier le dispositif.

 

Depuis le 1er juillet, le tiers payant intégral est devenu obligatoire pour les bénéficiaires de l’aide à la complémentaire santé (ACS). Les pharmaciens d’officine, comme tous les autres professionnels de santé, ont donc l’obligation de proposer à ces assurés la dispense d’avance de frais sur les parts obligatoire et complémentaire.

Tout en saluant cette mesure, la FSPF souligne la difficulté de son application dans les officines, comparativement au tiers payant « classique ».

Indépendamment de la technique du tiers payant que les pharmaciens pratiquent de longue date, se pose la question de la vérification des droits des patients. En effet, l’une des conditions pour que les bénéficiaires de l’ACS puissent bénéficier du tiers payant intégral est qu’ils aient souscrit un contrat complémentaire relevant de la dizaine d’offres sélectionnées par l’Etat.

En raison des changements nombreux, qui vont se produire avec la migration des bénéficiaires de l’ACS disposant déjà d’une complémentaire vers les offres sélectionnées et du manque d’anticipation lié à la publication très tardive des textes d’application, de nombreux mouvements de cessation et d’ouverture de droits sont à prévoir, générant pour les pharmaciens des risques accrus de retards de paiement, voire d’impayés.

La non prise en charge des médicaments remboursés à 15 % pour les bénéficiaires de l’ACS complique encore plus la gestion des facturations par le pharmacien lorsqu’il doit, au vu d’une même ordonnance, demander la prise en charge des médicaments remboursés à des taux supérieurs.

La Fédération demande donc aux pouvoirs publics de prévoir un maximum de souplesse pour faciliter une montée en charge progressive du dispositif et insiste sur la nécessité d’accélérer le développement de la dématérialisation des informations concernant la situation des patients au regard de leurs droits aux régimes obligatoire et complémentaire dans le cadre de l’ACS.

 

Communiqué de presse — 16 juillet 2015

 

 

LPPR Conditions de prise en charge des bas de compression veineuse

Afin d’assurer une meilleure prise en charge de ses assurés, la CNAMTS a adressé à son réseau une recommandation afin que les CPAM prennent en charge 2 paires de bas par semestre, soit 4 paires par an.

Au premier semestre 2014, la CNAMTS a également décidé d’appliquer une certaine tolérance lorsque le nombre de paires annuellement délivrées aux mêmes patients par un même pharmacien reste compris entre 5 et 8. La caisse nationale a en effet diffusé une instruction afin d’appeler les CPAM à ne déclencher systématiquement la procédure de récupération d’indus que si la délivrance dépasse un plafond fixé à 8 paires par an.

Précisons enfin que, aux termes de cette instruction, les CPAM restent fondées à demander des explications aux professionnels lorsque la délivrance reste comprise entre 5 et 8 paires de bas annuelles, et d’apprécier au cas par cas la pertinence d’une telle dispensation.

Nouvelle arnaque: « association santé et soin »

En ce moment, des confrères du 13 reçoivent une demande de référencement pour l ‘ »Association santé et soin« .

Le courrier semble sérieux mais ne l’est pas.

Moyennant 890 euros HT par an et un peu d’inattention, vous vous inscrivez à un néant absolu, un vide sidéral.

Pour les nouveaux installés, nous vous conseillons de taper le mot arnaque sur la fenêtre de recherche pour connaitre les plus fréquentes.

P.L

Nouvelle législation sur les stagiaires de 6ème année de pharmacie (et sur tout stagiaire dont la durée du stage est supérieure à 2 mois)

Produire l’attestation obligatoire de fin de stage

Les entreprises accueillant des stagiaires, dans le cadre des conventions conclues  depuis le 1er décembre 2014, doivent fournir à ces derniers une attestation de fin de  stage. Un arrêté fixe un modèle à suivre par les entreprises et organismes.

Stages nécessitant une attestation obligatoire

Stages étudiants. Seuls les jeunes effectuant des stages qui se déroulent dans le cadre d’un enseignement scolaire ou universitaire (« période de formation en milieu professionnel » ou « stage » selon le contexte) sont concernés par le statut de stagiaire à proprement parler (c. éduc. art. L. 124-1).

Bien que l’entreprise n’ait pas à l’égard du jeune les obligations d’un employeur, elle doit néanmoins s’acquitter de certaines formalités dont la signature d’une convention de stage. Pour les conventions conclues depuis le 12 juillet 2014, l’inscription du stagiaire dans le registre unique du personnel s’impose aussi (c. trav. art. L. 1221-13).

La liste des mentions obligatoires a été précisée par décret,  applicable aux conventions de stage conclues à compter du 1er décembre 2014 (c. trav. art. D. 1221-23-1).

Conventions de stages signées depuis le 1er décembre 2014. Pour les conventions de stages conclues depuis le 1er décembre 2014, l’entreprise d’accueil doit délivrer à l’élève ou à l’étudiant une attestation à la fin de son stage (c. éduc. art. D. 124-9). Une clause du modèle officiel de convention de stage mentionne d’ailleurs cette obligation de l’employeur (arrêté du 29 décembre 2014, JO 10 février 2015).

Contenu de l’attestation de stage obligatoire

Selon l’arrêté du 29 décembre 2014, JO 10 février 2015, voici un modèle d’attestation de stage, reprenant toutes les mentions obligatoires :  Attestation stage  (dernière page du fichier pdf)

 

 

Informations complémentaires :
– sur la durée du stage et la gratification.
L’attestation doit mentionner les dates de début et de fin de stage (JJ/MM/AAAA) ainsi que la durée totale en nombre de mois ou de semaines, la durée du stage étant établie en tenant compte de la présence effective du stagiaire dans l’entreprise (sous réserve de ses droits à congé).

Chaque période de 7 h de présence, consécutives ou non, équivaut à 1 journée de stage et chaque période au moins égale à 22 jours de présence consécutifs ou non équivaut à un mois de stage.

L’employeur doit également indiquer dans l’attestation le montant total de la gratification versée au stagiaire. Pour rappel, cette gratification n’est prévue par la loi à titre obligatoire que pour les stages de plus de 2 mois (c. éduc. art. L. 124-6 ; voir RF Paye 245, cahier n° 1, p. 20).

Stages en entreprise : franchise de cotisations
Date de conclusion de la convention de stage Franchises de cotisations
Jusqu’au 30.11.2014 (c. séc. soc. art. D. 242-2-1 ancien) Nbre d’heures de stage effectuées au cours du mois × 12,50 % du plafond horaire de la sécurité sociale (1)
Du 1.12.2014 au 31.08.2015 (c. séc. soc. art. D. 242-2-1) Nbre d’heures de stage effectuées au cours du mois × 13,75 % du plafond horaire de la sécurité sociale (1)
À compter du 1.09.2015 (c. séc. soc. art. D. 242-2-1) Nbre d’heures de stage effectuées au cours du mois × 15 % du plafond horaire de la sécurité sociale (1)
(1) Plafond horaire de la sécurité sociale 2015 fixé à 24 € (arrêté du 26 novembre 2014, JO 9 décembre).

 

 

Les Pharmaciens du 13

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