Nous vous sollicitons à nouveau dans le cadre de la distribution des masques aux professionnels de santé.
A la demande du ministère afin d’assurer un réapprovisionnement des masques pour les professionnels de santé ciblé avec calculs de dotations plus fin, merci de bien vouloir obligatoirement compléter le formulaire suivant dès réception du questionnaire :
Il est important de le compléter même si vous l’avez déjà effectué lors des 2 précédentes enquêtes.
La date limite de réponse est fixée au 14 Mars 2020 à 12h00.
Cordialement
Laurent PEILLARD et Stéphanie BASSO
Département Pharmacie et Biologie
Direction de l’organisation des soins Tel. direct : 04.13.55.80.82
#COVIDー19 | La prise d’anti-inflammatoires (ibuprofène, cortisone, …) pourrait être un facteur d’aggravation de l’infection. En cas de fièvre, prenez du paracétamol. Si vous êtes déjà sous anti-inflammatoires ou en cas de doute, demandez conseil à votre médecin.15 k11:38 – 14 mars 2020
Dès le début du mois, deux opérations nationales de déstockage, à hauteur de 25 millions de masques, ont été réalisés pour répondre aux besoins des établissements de santé de référence, des professionnels de santé de ville, des professionnels du secteur médico-social et des transporteurs sanitaires.
Afin de préserver les ressources en masques de protection dans le cadre de la lutte contre le COVID-19, le Premier ministre a réquisitionné par décret du 3 mars dernier l’ensemble des stocks et production de masques sur le territoire national.
L’utilisation des volumes recensés de masques doit être encadrée afin de répondre avant tout et le mieux possible aux besoins des professionnels de santé, en ville comme en établissement. Elle devra également tenir compte des actions coordonnées par les protections civiles européennes, la Commission européenne ou d’autres institutions de l’Union et des engagements souscrits dans le cadre de la décision 1082/2013/EU et des appels d’offre conjoints organisé par la Commission européenne.
Le Ministre rappelle la priorité nationale : protéger notre système de santé et ses professionnels pour maintenir la prise en charge des patients et la continuité des soins.
C’est pourquoi, après avoir saisi le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) qui a rendu son avis, et après avoir échangé avec les représentants des professionnels de santé, le Ministre a décidé de mettre en place une stratégie de gestion et d’utilisation maîtrisée des masques à l’échelle nationale.
Elle doit bénéficier prioritairement aux professionnels de santé amenés à prendre en charge des patients COVID-19 en ville, à l’hôpital et dans les structures médico-sociales accueillant des personnes fragiles, ainsi qu’aux services d’aide à domicile, pour garantir la continuité de l’accompagnement à domicile des personnes âgées et en situation de handicap.
Elle sera mise en œuvre en fonction des besoins constatés en masques de protection au sein de l’offre de soins et médico-sociale et auprès des autres acteurs.
Le Ministre souligne que la bonne mise en œuvre de cette stratégie repose sur le civisme et la responsabilité individuelle. L’application par tous des gestes barrières demeure la mesure la plus efficace pour freiner la diffusion du virus. Le respect des consignes qui sont données quant à l’usage des masques est également essentiel.
Elle s’applique pour les deux prochaines semaines. Dans deux semaines, les publics concernés et les consignes d’utilisation pourront être adaptés pour tenir compte de l’évolution de la situation et des ressources disponibles.
Consignes d’utilisation des masques à destination des professionnels
Les usages prioritaires des masques par les professionnels concernés
En ville : Des masques, chirurgicaux ou de norme FFP2 selon la disponibilité de ces derniers, seront mis à la disposition de chaque médecin, infirmier, pharmacien pour couvrir l’amplitude de la journée. Les sages-femmes et préparateurs en pharmacie pourront utiliser des masques chirurgicaux tout au long de la journée. Les chirurgiens-dentistes recevront des masques chirurgicaux leur permettant de gérer les activités prioritaires, étant entendu que les patients cas possibles ou confirmés sont invités à reporter leurs soins dentaires. De même, les masseurs-kinésithérapeutes recevront des masques chirurgicaux pour leur activité de kinésithérapie respiratoire et l’activité indispensable au maintien à domicile notamment.
Pour les EHPAD et les structures médico-sociales accueillant des personnes fragiles en situation de handicap : Dès l’apparition de symptômes auprès de résidents, les structures devront identifier un secteur dédié pour la prise en charge des patients COVID-19. Au sein de ces secteurs, le personnel aura à sa disposition des masques chirurgicaux.
Pour les services d’aide ou de soins à domicile : Des masques chirurgicaux seront délivrés afin d’assurer les visites et de maintenir autant que possible les personnes à domicile.
Pour les établissements de santé et les services d’hospitalisation à domicile : l’ensemble des professionnels de santé dans les services de soins est couvert par des masques chirurgicaux. Les services procédant à des soins critiques / urgents ou des actes invasifs sur la sphère respiratoire bénéficient de masques FFP2 à hauteur de leurs besoins.
Les prestataires de services et distributeurs de matériel bénéficieront de masques chirurgicaux pour assurer les interventions auprès des patients les plus graves comme les malades ventilés.
Les transporteurs sanitaires et les centres de secours recevront des masques chirurgicaux pour les transports de cas possibles ou confirmés.
Afin de protéger les professionnels qui interviennent auprès d’eux en ville, les patients présentant des symptômes d’infection respiratoire et ORL porteront, au cours des soins et des consultations, un masque chirurgical fourni par le professionnel de santé.
La coopération européenne L’utilisation du matériel réquisitionné tient également compte :
• 1° Des actions coordonnées par les protections civiles européennes, la Commission européenne ou d’autres institutions de l’Union ;
• 2° Des engagements souscrits dans le cadre de la décision 1082/2013/EU du Parlement européen et du Conseil du 22 octobre 2013 relative aux menaces transfrontières graves sur la santé et abrogeant la décision n° 2119/98/CE et des appels d’offre conjoints organisé par la Commission européenne.
Le processus de distribution auprès des structures et professionnels concernés
Les établissements de santé seront livrés directement et centraliseront les stocks à destination des EHPAD et des structures médico-sociales concernées.
Les masques à destination des professionnels de santé de ville seront mis à leur disposition dans les officines de ville, via les grossistes-répartiteurs, et leur seront remis sur présentation de leur carte de professionnel de santé (CPS) et de leur numéro au Répertoire Partagé des Professionnels de Santé (RPPS).
En cas de difficultés d’approvisionnement en dehors des zones à forte circulation, les Agences régionales de santé centraliseront les demandes.
Ces modalités, ainsi que le circuit concernant les autres structures et professionnels concernés, seront précisées dans les prochains jours.
Suite à l’allocution du Président de la République Française, nous vous re-proposons les affiches à éditer et à exposer au maximum dans nos officines.
Affiches, spots vidéos et audios… accédez aux outils pour prévenir la transmission du virus
NDLR: En raison de la pénurie de masques chirurgicaux pour les professionnels de santé dont les pharmaciens d’officine, il est possible de commander des « séparateurs de file d’attente » (encore en stock dans les commerces spécialisés et sur internet!) à installer à 1m50 du patient en comptant la largeur du comptoir.
Les solutions ou gels hydro-alcooliques (SHA) sont des solutions aseptisantes cutanées. Elles sont employées afin d’assurer l’hygiène des mains , notamment lors des soins médicaux. Elles agissent par contact direct et mécanique (en friction). Les avantages : encombrement et conditionnement réduits, installation dans des lieux sans point d’eau, applications multiples.
Leur utilisation est préconisée en cas d’absence de point d’eau pour se laver les mains avec un savon.
L’utilisation de produits Hydro-Alcooliques constitue t’elle une réelle sécurité ?
Une certaine efficacité démontrée contre certains virus grippaux
Lesproduits Hydro-Alcooliques sont utilisés depuis longtemps dans les hôpitaux. On se souvient de leur emploi dans le cadre de la prévention de la diffusion des germes lors des crises pandémiques grippales en 2009-2010. Ils constituaient alors une barrière du virus A/H1N1 ; virus hautement transmissible d’homme à homme.
Une certaine inefficacité contre Norovirus
Selon le New York Times , si les désinfectants à base d’alcool préviennent la présence sur les mains de certaines souches du virus de la grippe , ils sont par contre « inutiles » contre les virus dépourvus d’enveloppe lipidique, notamment les norovirus. Ainsi, au cours de l’hiver 2006-07, des chercheurs ont déterminé que les établissements dans lesquels le personnel a utilisé un désinfectant à base d’alcool étaient six fois plus susceptibles d’avoir une épidémie à norovirus par rapport à ceux dans lesquels le personnel s’est nettoyé les mains avec du savon et de l’eau.
L’utilisation préférentielle d’un désinfectant à base d’alcool pour les mains au lieu du savon et de l’eau pour la décontamination des mains en routine aurait pour conséquence un risque accru de maladies infectieuses à norovirus ».
Nota : norovirus est la principale cause de gastro-entérite épidémique et la principale cause de maladies infectieuse d’origine alimentaire dans le monde, responsable d’au moins 50% de toutes les épidémies de gastro-entérites aux États-Unis . Les signes cliniques les plus courants sont: crampes, diarrhées, nausées, vomissements.
Réservoir : contamination fécale de l’eau. Contact direct (mains, nourriture, environnement) ou par inhalation de gouttelettes infectées (vomissements, selles).
Ces virus sont généralement très stables et supportent des conditions de réfrigération et des températures négatives pendant plusieurs années. La dose infectieuse est généralement peu élevée. Norovirus est très contagieux et il ne faut que quelques particules virales pour infecter les humains ».
Par conséquent, utiliser les gels hydro-alcooliques pour se laver les mains, en restauration, constitue une fausse sécurité. Il faut savoir que si une personne a les mains sales, legel ne lui permettra pas de supprimer les salissures, et les germes microbiens qui se trouvent entre la peau des mains et les souillures ne seront pas éliminés, alors que le lavage des mains à l’eau et savon va emprisonner les virus et les bactéries dans la mousse et les évacuer par le rinçage.
Prévenir la contamination des mains et des objets manipulés permet de prévenir la contamination croisée des aliments.
Sans nettoyage (lavage mécanique des mains avec un savon), la désinfection des mains reste incomplète. Les désinfectants à base d’alcool peuvent être utilisés en compléments du lavage des mains mais ils ne doivent pas être considérés comme des produits de substitution à part entière.
Voici un extrait concernant le lavage des mains à peau saine tel qu’il est défini par l’ANSES : le lavage des mains est préconisé dès lors qu’un point d’eau potable est disponible. Il doit être systématiquement réalisé avec un savon (…) En absence de point d’eau disponible, l’utilisation d’un PHA est à recommander, dans les environnements collectifs (…) respecter un temps de friction d’un moins 30 secondes (…) Ces produits sont à utiliser sur des mains visiblement non souillées.