DGS-Urgent 2022-22 : Mise à disposition l’antiviral du laboratoire PFIZER : PAXLOVID® (association de PF-07321332 150 mg et ritonavir 100 mg, comprimés pelliculés)

Mesdames, Messieurs,

L’antiviral du laboratoire PFIZER PAXLOVID® (association de PF-07321332 150 mg et de ritonavir 100 mg, comprimés pelliculés) a obtenu une autorisation d’accès précoce le 20 janvier 2022 dans l’indication : « traitement de la COVID-19 chez les adultes ne nécessitant pas d’oxygénothérapie et étant à risque élevé d’évolution vers une forme grave de la COVID-19 ».  Une AMM lui a par ailleurs été octroyée le 28 janvier 2022.

L’administration par voie orale de PAXLOVID® doit être initiée dans les 5 jours suivants l’apparition des symptômes et sa mise en œuvre, ce qui ne dispense pas les patients du respect des mesures barrières et de distanciation physique dans le cadre de la lutte contre la COVID-19. 

Les données disponibles pour évaluer l’efficacité de ce traitement ont démontré une réduction du risque de progression vers une forme grave de la Covid-19 (hospitalisation ou décès) d’environ 85,2 % (étude EPIC-HR) après son administration. De plus, le mécanisme d’action du Paxlovid® laisse espérer une efficacité maintenue sur les différents variants, y compris Omicron. Des données préliminaires in vitro suggèrent en effet que les variants préoccupants qui circulent actuellement sont sensibles au traitement.

Compte tenu du risque majeur de contre-indications et d’interactions médicamenteuses liées au ritonavir chez des patients polymédiqués notamment ceux ayant des facteurs de risque associés à un très haut risque d’évolution vers une forme grave de la maladie (immunodépression, cancer, insuffisance rénale chronique…), les prescripteurs sont invités à être particulièrement attentifs en se reportant aux tableaux figurant en annexe et à se référer au RCP pour une information complète, notamment aux rubriques 4.3 et 4.5. Pour ces patients, le cas échéant, les prescripteurs sont aussi invités à les orienter vers un traitement curatif par anticorps monoclonaux.

Il convient de se référer aux recommandations nationales en vigueur en termes de stratégie d’utilisation des traitements curatifs de la COVID-19.

Ce traitement à visée curative ne se substitue pas à la vaccination qui doit rester l’option privilégiée.

I- Mise à disposition de PAXLOVID®, antiviral inhibiteur de la protéase virale de Pfizer

Conformément à la décision d’accès précoce de la HAS, PAXLOVID® comprimés est indiqué dans :

Le traitement de la COVID-19 chez les adultes ne nécessitant pas d’oxygénothérapie et présentant un risque élevé d’évolution vers une forme grave de la COVID-19.

Cette indication est susceptible d’évoluer en fonction de l’état des connaissances scientifiques et du contexte épidémiologique.

Aussi, il convient de se référer régulièrement au protocole temporaire d’utilisation et de recueil des données (PUT-RD) consultable sur le site de la HAS pour prendre connaissance des mises à jour (voir ci-dessous le lien vers le site internet de la HAS). L’accès précoce implique le strict respect des mentions définies dans le résumé des caractéristiques du produit notamment les indications, les contre-indications, les conditions de prescription et de dispensation, ainsi que l’information et le suivi prospectif des patients traités tels que prévus par le PUT-RD: https://www.has-sante.fr/jcms/p_3311133/fr/paxlovid-pf-07321332/ritonavir.

L’attention des prescripteurs est appelée sur les interactions susceptibles d’apparaitre lors de l’utilisation du PAXLOVID®, notamment en raison du profil pharmacologique du ritonavir

L’utilisation concomitante de certains traitements est contre-indiquée avec PAXLOVID® (voir section 4.3 du RCP). Les médicaments à faible marge thérapeutique dont la clairance dépend fortement du CYP3A (risque de toxicité importante due à l’augmentation de leur concentration), ainsi que les puissants inducteurs du CYP3A (risque de perte d’efficacité du PAXLOVID® et d’apparition d’une résistance) sont concernés par cette contre-indication

D’autres interactions médicamenteuses (identifiées dans la section 4.5 du RCP) nécessitent de réaliser un ajustement posologique des traitements concomitant pendant la durée du traitement par PAXLOVID®.

II- Eligibilité des patients au traitement par PAXLOVID® et suivi biologique

Le traitement par PAXLOVID® (PF-07321332 150 mg/ ritonavir 100 mg, comprimés pelliculés) doit être initié dans les 5 jours suivant l’apparition des symptômes de la COVID-19 (test RT-PCR nasopharyngé ou antigénique).

Pour être éligible à l’accès précoce, le patient doit remplir l’ensemble des critères suivants :

  • Age ≥ 18 ans
  • Test SARS-CoV-2 positif (RT-PCR ou antigénique)
  • Apparition des premiers symptômes attribuables à la maladie COVID-19 < 5 jours
  • Patient ne nécessitant pas d’oxygénothérapie du fait de la COVID-19
  • Patient à risque élevé d’évolution vers une forme sévère de la COVID-19[1]
  • Absence de contre-indication au traitement
  • Risque d’interactions médicamenteuses évalué et instauration du traitement jugée possible par le prescripteur
  • Patient clairement informé des modalités de mise en place de ce traitement

III- Prescription et administration du traitement 


Modalités de prescription :

PAXLOVID® (PF-07321332 150 mg/ ritonavir 100 m, comprimés pelliculés) peut être prescrit par tout médecin à condition que celui-ci se conforme aux obligations relevant de l’accès précoce. Il est disponible en pharmacie de ville et en pharmacie à usage intérieur.

Le prescripteur vérifie l’éligibilité du patient au traitement et effectue la demande d’accès précoce qui permettra de générer la prescription avec un code barre spécifique à la demande effectuée. Les données sont recueillies via une plateforme Web dédiée www.ap-paxlovid.com. Lorsque le prescripteur souhaite instaurer le traitement, il est invité à s’authentifier sur la plateforme via Pro Santé Connect afin d’avoir accès à l’espace sécurisé permettant de saisir les données.

Il est recommandé que le prescripteur, ou le cas échéant le pharmacien, oriente le patient vers le circuit de dispensation le plus optimal, en prenant en compte le délai de 12h à 24h nécessaire pour la réception du traitement en pharmacie (hors dimanche et jours fériés).

Posologie et Mode d’administration

La posologie recommandée pour PAXLOVID® est de 300 mg de PF-07321332 (2 comprimés dosés à 150 mg) et de 100 mg de ritonavir (1 comprimé dosé à 100 mg), qui doivent être pris ensemble (3 comprimés en tout, par voie orale, 2 fois par jour pendant 5 jours). PAXLOVID® peut être pris avec ou sans nourriture. Les comprimés doivent être avalés entiers et ne doivent pas être mâchés, cassés ou écrasés. PAXLOVID® doit être administré dans les plus brefs délais après l’obtention d’un résultat positif à un test de dépistage virologique direct du SARS-CoV-2 (PCR ou TAG) et au plus tard dans les 5 jours qui suivent l’apparition des symptômes.

Modalités de dispensation :

Paxlovid® peut être dispensé par :

–     les pharmacies d’officine en ville sur présentation de l’ordonnance mentionnant le code barre qui permettra au pharmacien de s’assurer que l’éligibilité du traitement a été validé par le prescripteur.

La commande est passée par le pharmacien après remise de l’ordonnance par le patient. Ainsi pour tenir compte des délais d’approvisionnement et respecter la prise du médicament dans les délais de 5 jours après l’apparition des symptômes, il est nécessaire que le patient se rende rapidement chez le pharmacien d’officine après la visite médicale et le début des symptômes.

–     les pharmacies à usage intérieur des établissements de santé pour tout patient pris en charge au sein de l’établissement au cours d’un séjour ou d’une séance.

Conditions particulières de dispensation pour les patients pris en charge par les urgences d’un établissement de santé

Pour la prise en charge des patients admis dans les services d’urgence, le PAXLOVID® peut être délivré par la pharmacie à usage intérieur de l’établissement et remis au patient pour lui permettre de poursuivre son traitement.

Si la PUI ne dispose pas de stock, la prescription établie dans les conditions décrites supra est remise au patient et les conditions d’approvisionnement sont décrites au V.

Conditions de conservation 

Paxlovid® se conserve à température ambiante, sans dépasser 25°C.

Ne pas congeler, ne pas mettre au réfrigérateur.

Populations particulières

Insuffisance rénale :

L’exposition générale au PF-07321332 augmente avec le degré d’insuffisance rénale.

Aucun ajustement posologique n’est nécessaire en cas d’insuffisance rénale légère (débit de filtration glomérulaire estimé (DFGe) ≥ 60 mL/min et < 90 mL/min.

En cas d’insuffisance rénale modérée (DFGe ≥ 30 mL/min et < 60 mL/min), il faut réduire la posologie de PAXLOVID® à 150 mg de PF-07321332 et à 100 mg de ritonavir 2 fois par jour pendant 5 jours. Les médecins prescripteurs et pharmaciens doivent expliquer les directives posologiques à suivre en cas d’insuffisance rénale modérée aux patients concernés.

La plaquette alvéolée prévue pour l’administration quotidienne comprend 2 parties distinctes, qui contiennent chacune 2 comprimés roses de PF-07321332et 1 comprimé blanc de ritonavir soit la dose quotidienne standard de PAXLOVID®. Par conséquent, il faut avertir les patients atteints d’une insuffisance rénale modérée de prendre seulement 1 comprimé rose de PF-07321332 avec le comprimé blanc de ritonavir toutes les 12 heures.

PAXLOVID® ne doit pas être utilisé chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (DFGe < 30 ml/min)., y compris les patients atteints d’insuffisance rénale terminale sous hémodialyse.

Insuffisance hépatique :

Aucun ajustement posologique n’est nécessaire en cas d’insuffisance hépatique légère (classe A de Child-Pugh) ou modérée (classe B de Child-Pugh). On ne dispose d’aucune donnée sur la pharmacocinétique ou l’innocuité du PF-07321332 ou du ritonavir en cas d’insuffisance hépatique sévère (classe C de Child-Pugh); par conséquent, PAXLOVID® ne doit pas être utilisé chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère.

Population pédiatrique :

La sécurité et l’efficacité de PAXOLIVID® chez les enfants de moins de 18 ans n’ont pas encore été établies. Aucune donnée n’est disponible.

Femmes en âge de procréer :

PAXLOVID® n’est pas recommandé pendant la grossesse et chez les femmes en âge de procréer n’utilisant pas de contraception.  Les femmes en âge de procréer doivent éviter de débuter une grossesse pendant le traitement par PAXLOVID® et, par mesure de précaution, pendant les 7 jours qui suivent la fin du traitement par PAXLOVID®.

L’allaitement doit être interrompu pendant le traitement par PAXLOVID® et, par mesure de précaution, pendant 7 jours après la fin du traitement.

L’utilisation de ritonavir peut réduire l’efficacité des contraceptifs hormonaux combinés. Il convient de conseiller aux patientes utilisant des contraceptifs hormonaux combinés d’utiliser une méthode contraceptive alternative efficace ou une méthode de contraception « barrière » supplémentaire pendant le traitement par PAXLOVID® et jusqu’au cycle menstruel suivant l’arrêt du PAXLOVID®.

IV – Surveillance post-traitement :

>  Données attendues dans le cadre de l’AAP

Les données de suivi attendues sont précisées dans le protocole d’utilisation thérapeutique de l’AAP. Ces données sont renseignées par le médecin ayant assuré la prescription sur la plateforme dédiée mise à disposition par le laboratoire Pfizer : www.ap-paxlovid.com.

>   Pharmacovigilance

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament.

Tout effet indésirable suspecté ou situation particulière (ex : grossesse) doit être déclaré sans délai via le système national de déclaration sur le site internet www.signalement-sante.gouv.fr ou auprès du Centre Régional de Pharmacovigilance.

Modalités de distribution

La spécialité PAXLOVID® (PF-07321332 150 mg/ ritonavir 100 mg comprimés pelliculés) est distribuée à titre gratuit aux établissements de santé et aux officines de pharmacie.

Dans le cadre de la sérialisation, les boîtes de médicaments seront décommissionnées avant la livraison aux pharmacies, aucune opération supplémentaire n’est attendue de la part des pharmaciens.

Le jeudi 3 février 2022, une première opération de livraison de PAXLOVID® par le laboratoire Pfizer va être effectuée auprès des dépositaires de Santé publique France (SpF) en métropole et en Corse. Il sera donc possible de prescrire PAXLOVID®, à partir du 3 février 2022 dans l’hexagone. La réception des premiers traitements sera possible dès le 4 février 2022 dans les pharmacies d’officines. Pour les Outre-Mer, compte tenu des contraintes logistiques, la prescription sera possible à partir du 7 février 2022.

Les officines seront livrées par les dépositaires de Sante publique France, dans un délai de 12h à 24h suivant la commande sur la plateforme web Paxlovid, du lundi au samedi. Une astreinte sera présente le dimanche.

Pour passer des commandes, les horaires de dernière commande possible seront consultables sur la plateforme. Les livraisons respecteront les horaires d’ouverture des pharmacies (officines et PUI), et le pharmacien sera directement prévenu pour tout retard éventuel.

Nous tenons à vous remercier pour votre implication et votre mobilisation.

Pr. Jérôme Salomon

Directeur Général de la Santé

[1] Voir recommandations de la HAS : https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2021-03/actualisation_des_facteurs_de_risque_de_formes_graves_de_la_covid-19_et_des_reco_sur_la_strategie_de_priorisation_des_popula.pdf

Annexes :


Les messages « dgs-urgent » sont émis depuis une boîte à lettres DGS-URGENT@diffusion.dgs-urgent.sante.gouv.fr ou dgs-urgent@dgs.mssante.fr​.
Pour vérifier qu’ils ont bien été émis par une personne autorisée du ministère de la santé, consultez la liste des messages disponible sur le site Internet du ministère.

Source : DGS / Mission de l’information et de la communication / Sous-direction Veille et sécurité sanitaire (VSS)

Modalités de délivrance des masques FFP2 et chirurgicaux

L’arrêté publié avant hier autorise la dispensation à titre gratuit de masques FFP2, par les pharmaciens d’officine, à des catégories de personnes présentant un risque de développer des formes graves de la covid-19 et immunodéprimées. Il modifie également le montant de l’indemnité de délivrance des masques chirurgicaux.

Modalités de dispensation des masques FFP2

Compte tenu de la forte contagiosité du variant Omicron, les pharmaciens peuvent délivrer, à compter du 3 février 2022, sur prescription médicale et à titre gratuit, des masques FFP2 de leur stock aux personnes répondant aux conditions cumulatives suivantes :

  • personnes présentant un risque de développer des formes graves de la Covid-19 et immunodéprimées ;
  • et pour lesquelles la vaccination n’induit pas la production et le maintien d’un titre d’anticorps à un niveau suffisant pour assurer une protection suffisante ou chez lesquelles une maladie ou un traitement entraîne une baisse rapide du niveau des anticorps ;
  • et en capacité de supporter ces masques pendant plusieurs heures et pour un usage quotidien.


Vous pouvez leur délivrer 20 masques FFP2 (norme EN 149 : 2001 + A1 : 2009) pour une durée de deux semaines ou 50 masques pour une durée de cinq semaines sur présentation d’une prescription médicale qui précise que le patient est éligible à la délivrance de masques FFP2.

L’indemnité de dispensation des masques FFP2 est fixée à 1€ HT.

Le tarif unitaire de remboursement du masque FFP2 est fixé à 40 centimes HT.

Une TVA 5,5% s’applique sur l’ensemble de ces montants.

En conséquence, vous devez facturer :

  • un code acte MSQ de 9,50 € lors de la délivrance de 20 masques FFP2 ;
  • un code acte MSQ de 22,16 € lors de la délivrance de 50 masques FFP2.

Modification de la facturation des masques chirurgicaux à l’Assurance maladie

A compter du 3 février 2022, l’indemnité de délivrance des masques chirurgicaux aux patients éligibles à une prise en charge par l’Assurance maladie est fixée à 1€ HT (contre 2 € HT auparavant).

Le tarif unitaire de remboursement du masque chirurgical reste fixé à 10 centimes HT.

Une TVA de 5,5% s’applique sur l’ensemble de ces montants.

Ainsi, vous devez désormais facturer :

  • un code acte MSQ de 4,22 € lors de la délivrance de 30 masques chirurgicaux ;
  • un code acte MSQ de 6,33 € lors de la délivrance de 50 masques chirurgicaux.

Téléchargez le tableau récapitulatif en cliquant ici.

source FSPF

DGS-Urgent 2022_21 : Dispensation de masques FFP2 en officine de pharmacie pour les personnes a risque de forme grave, en échec de vaccination et en capacité de le supporter

Mesdames, Messieurs,

Suite à la publication de l’avis du Haut conseil de la santé publique (HCSP) en date du 23 décembre 2021 et d’un courrier d’accompagnement en date du 7 janvier 2022, le port du masque de type FFP2 est désormais recommandé pour les personnes répondant aux conditions cumulatives suivantes :

  • La personne est à risque de formes graves de la Covid-19 ;
  • Et en échec de vaccination pour des raisons médicales : immunodépression, immunité amoindrie par des traitements ou procédures ou autres situations médicales particulières ;
  • Et en capacité de le supporter pendant plusieurs heures et pour un usage quotidien. Il revient ainsi au médecin de rappeler et d’expliquer les conditions du port correct et adéquat de ce type de masque.

Pour les personnes répondant aux critères précités, une dispensation prise en charge par l’assurance maladie en officine de pharmacie est possible. Elle repose sur la présentation d’une prescription médicale qui précise que le patient est éligible à la délivrance de masques FFP2.

L’utilisation de masques FFP2 pour les personnes appartenant à des populations à haut risque ne doit être envisagée qu’après avoir soigneusement pesé les avantages et les risques potentiels dans le cadre d’une consultation médicale et d’avoir réalisé une éducation sur la manière de porter et de manipuler ces masques pour obtenir un ajustement adéquat.

Je vous remercie pour votre mobilisation.

Pr. Jérôme SALOMON

Directeur Général de la Santé


Les messages « dgs-urgent » sont émis depuis une boîte à lettres DGS-URGENT@diffusion.dgs-urgent.sante.gouv.fr ou dgs-urgent@dgs.mssante.fr​.
Pour vérifier qu’ils ont bien été émis par une personne autorisée du ministère de la santé, consultez la liste des messages disponible sur le site Internet du ministère.
Source : DGS / Mission de l’information et de la communication / Sous-direction Veille et sécurité sanitaire (VSS)

DGS-URGENT n°2022-20 : INTEGRATION DE LA DOSE DE RAPPEL DANS L’OBLIGATION VACCINALE DES PERSONNES TRAVAILLANT DANS LES SECTEURS SANITAIRE ET MEDICO-SOCIAL

Madame, Monsieur,

La loi n°2021-1040 du 5 août 2021 relative à la gestion de la crise sanitaire prévoit l’obligation vaccinale contre la COVID des personnes travaillant dans les secteurs sanitaires et médico-social. Le contexte de forte circulation du variant Omicron sur le territoire national nécessite de poursuivre l’accélération de la campagne de vaccination.

Par conséquent, la réalisation de la dose de rappel est intégrée dans l’obligation vaccinale applicable aux personnels travaillant dans les secteurs sanitaire et médico-social au 30 janvier 2022, date à laquelle ils devront donc présenter un schéma vaccinal valide.

Périmètre de l’obligation vaccinale

Le périmètre des établissements et des professionnels concernés par l’obligation vaccinale inscrit dans la loi du 5 août 2021 demeure inchangé.

Conditions actualisées de respect de l’obligation vaccinale

Le décret n° 2022-51 du 22 janvier 2022 modifiant le décret n° 2021-699 du 1er juin 2021 prescrivant les mesures générales nécessaires à la gestion de la sortie de crise sanitaire vient faire évoluer les conditions de respect de l’obligation vaccinale, en actualisant notamment les schémas vaccinaux considérés comme valides. Les schémas en annexe du présent message explicitent les modalités actualisées de l’obligation vaccinale. Par exemple, un professionnel soumis à l’obligation vaccinale ayant reçu 2 doses remplit les conditions de l’obligation vaccinale :

  • Du 30 janvier au 14 février 2022, s’il a reçu sa 2ème dose il y a moins de 7 mois ou s’il a déjà reçu une dose de rappel ;
  • A partir du 15 février 2022, s’il a reçu sa 2ème dose il y a moins de 4 mois ou s’il a déjà reçu une dose de rappel.

Exemples de schémas vaccinaux valides au 30 janvier 2022 (à gauche) puis au 15 février 2022 (à droite)

Les personnes bénéficiant d’un certificat de rétablissement peuvent toujours déroger de manière temporaire à cette obligation, pour la durée de validité du certificat. Les personnes bénéficiant d’un certificat de contre-indication médicale peuvent toujours déroger de manière pérenne à cette obligation, sauf dans les cas où la contre-indication n’est valable que temporairement.

Les modalités d’application du rappel dans l’obligation vaccinale sont les mêmes que celles qui s’appliquent en population générale. Un certificat de vaccination initiale est valable 7 mois jusqu’au 14 février 2022, et après cette date, il sera valable 4 mois. Un décret viendra, dans les prochains jours, actualiser ce délai maximal pour la dose de rappel.

Modalités de contrôle de l’obligation vaccinale

Les modalités de contrôle et de suspension des personnels présentées dans l’instruction sur la mise en œuvre de l’obligation vaccinale et du passe sanitaire dans les établissements de santé et médico-sociaux du 10 septembre 2021 sont toujours en vigueur et doivent demeurer les modalités principales de contrôle.

Depuis le 16 décembre 2021, le décret n° 2020-1690 du 25 décembre 2020 relatif au traitement « Vaccin Covid » prévoit de nouveaux modes de contrôle complémentaires aux modalités précisées dans l’instruction du 10 septembre 2021.

Ainsi, les responsables des structures en charge des contrôles et les agents qu’ils habilitent peuvent accéder directement aux données nécessaires au contrôle de l’obligation vaccinale enregistrées dans le traitement « Vaccin covid », à savoir :

  • Les données d’identification de la personne éligible à la vaccination, vaccinée ou non vaccinée : nom, prénoms, sexe, date de naissance, lieu de naissance, numéro de sécurité sociale ou, le cas échéant, code d’admission au bénéfice de l’aide médicale d’Etat sous la mention immatriculation ;
  • Les coordonnées de la personne : adresse postale, numéro de téléphone, adresse électronique ;
  • Les données relatives à la réalisation de la vaccination : dates de la, ou des injections, informations permettant l’identification du vaccin injecté, précisions sur l’administration du vaccin, identification du ou des lieux de vaccination, identification des professionnels de santé ayant réalisé respectivement la consultation préalable à la vaccination et chaque injection.

Pour ce faire et dans le respect du décret du 25 décembre 2020 modifié, plusieurs dispositifs peuvent être mis en place à court terme :

  • Compte tenu de l’accès par carte CPS au SI vaccination, les responsables des structures peuvent habiliter des professionnels disposant d’une carte CPS à procéder à la consultation des données. Seules les catégories de données précitées et relatives aux seules personnes soumises à l’obligation vaccinale qui relèvent du contrôle de la structure concernée doivent être consultées dans ce cadre, à l’exclusion de toute autre donnée enregistrée dans le traitement « Vaccin covid » accessible via l’utilisation de la carte CPS.
  • Les CPAM mettront à disposition des postes informatiques en leur sein pour les professionnels ne disposant pas de carte CPS mais qui sont habilités par les responsables des structures à accéder aux données du traitement « Vaccin covid », dans les mêmes conditions.

Nous vous remercions pour la prise en compte de ces nouvelles mesures.

Vous trouverez le présent message sur le site du ministère. Vous trouverez également une infographie récapitulative en ligne.

Pr. Jérôme SALOMON            Katia JULIENNE              Virginie LASSERRE

Directeur général de la santé   Directrice générale de        Directrice générale de

l’offre de soins                la cohésion sociale

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