URPS Pharmaciens PACA communique: moi(s) sans tabac arrive à grands pas, c’est en novembre.

Chers collègues,

Nous savons que la période est très compliquée, mais le Moi(s) Sans Tabac arrive à grands pas…

Nous vous rappelons que l’opération Moi(s) Sans Tabac, mais avec mon Plan d’Action Personnalisé à l’Officine est reconduite cette année encore.

La pharmacie bénéficiera d’un financement de 50 euros par patient, dans le cadre du respect du protocole habituel


VOIR LA CHARTE

Inscription auprès de Chantal MIGONE  chantal.migone.urps@gmail.com
avant le 26 OCTOBRE

Pour le département des Bouches du Rhône ( Aubagne- La Ciotat-Marseille), notre partenaire Santé Croisée, nous signale qu’en plus de votre accompagnement, vos patients pourront bénéficier GRATUITEMENT des services suivants :

  • Un atelier spécifique pour tous vos patients qui ont des questions sur l’arrêt du tabac, animé par 2 addictologues le 19 novembre 2020 en visioconférence.
  • Pour les patients en surpoids, et à risques cardio-vasculaires qui souhaitent arrêter de fumer, des séances « coup de pouce » individuelles avec une diététicienne.
Vous pouvez les contacter directement en vous signalant auprès de Santé Croisée : CONTACT : estelle.jung@marseille-diabete.fr
Dr Félicia Ferrera

Article de l’excellente revue « Le Pharmacien de France »: Prioriser ou pas ?

La pénurie de vaccins contre la grippe conjuguée à la deuxième vague d’épidémie de Covid-19 accélère les mesures. Le ministère de la Santé a émis des recommandations afin d’encourager une stratégie de priorisation envers la population cible

Le mi­nis­tère de la Santé de­mande « de ré­ser­ver la vac­ci­na­tion, l’édi­tion des bons de prise en charge et les pres­crip­tions mé­di­cales de vac­cins contre la grippe aux seules per­sonnes cibles pour la pé­riode cou­rant du mardi 13 oc­tobre à la fin du mois de no­vembre ». Du­rant cet in­ter­valle, la dis­pen­sa­tion des doses de vac­cins par les phar­ma­cies sera « ré­ser­vée aux per­sonnes qui pré­sen­te­ront le bon de prise en charge adressé par l’As­su­rance ma­la­die ou édité par les pro­fes­sion­nels de santé, ainsi qu’aux per­sonnes pré­sen­tant une pres­crip­tion mé­di­cale et aux pro­fes­sion­nels de santé pré­sen­tant leur carte pro­fes­sion­nelle ».

« La pa­ru­tion au Bul­le­tin of­fi­ciel de ces re­com­man­da­tions, pré­cé­dem­ment éta­blies et com­mu­ni­quées par la Haute Au­to­rité de santé, leur confère au­jour­d’hui une force d’au­tant plus contrai­gnante qu’elles s’ins­crivent dans un contexte de pé­nu­rie », in­dique Maître Fa­brice Di Vi­zio, avo­cat spé­cia­liste en droit de la santé. Ces re­com­man­da­tions obligent le phar­ma­cien à faire des choix en sé­lec­tion­nant la dis­pen­sa­tion vers les pa­tients les plus fra­giles. « Dé­li­vrer le vac­cin an­ti­grip­pal sans prio­ri­ser se­rait plus ris­qué que d’op­po­ser un re­fus à une per­sonne hors cible. Le phar­ma­cien n’a au­cun in­té­rêt à s’écar­ter des re­com­man­da­tions. Au­cun juge ne pour­rait le pour­suivre pour avoir scru­pu­leu­se­ment res­pecté le com­man­de­ment de l’au­to­rité lé­gi­time en ma­tière de santé pu­blique », pour­suit Maître Fa­brice  Di Vi­zio.

Pri­vi­lé­gier l’in­té­rêt gé­né­ral

À l’in­verse, si le phar­ma­cien dé­livre sans prio­ri­ser, on pour­rait lui re­pro­cher une en­trave à sa mis­sion de santé pu­blique qui consiste à veiller à ce que les per­sonnes vul­né­rables ne su­bissent pas les consé­quences d’une pé­nu­rie de vac­cin. Se­lon l’ar­ticle R.4235-8 du Code de la santé pu­blique « les phar­ma­ciens sont te­nus de prê­ter leur concours aux ac­tions en­tre­prises par les au­to­ri­tés com­pé­tentes en vue de la pro­tec­tion de la santé ». Et même si l’ar­ticle R.4235-6 du même code in­dique que « le phar­ma­cien doit faire preuve du même dé­voue­ment en­vers toutes les per­sonnes qui ont re­cours à son art », le contexte sans pré­cé­dent im­pose d’agir en pri­vi­lé­giant l’in­té­rêt gé­né­ral.

« Face à la pé­nu­rie cer­taine de vac­cins qui s’an­nonce, les phar­ma­ciens se­ront une nou­velle fois en pre­mière ligne face à la co­lère des pa­tients », dé­plore la FSPF qui a de nou­veau de­mandé au mi­nis­tère de la Santé « de prendre ses res­pon­sa­bi­li­tés et d’in­for­mer la po­pu­la­tion hors cible et les pro­fes­sion­nels de santé pres­crip­teurs qu’il n’y aura pas de vac­ci­na­tion an­ti­grip­pale cette an­née en de­hors des per­sonnes fra­giles ».

Par Fabienne Rizos-Vignal

23 Octobre 2020

source Le Pharmacien de France

[DGS-URGENT] 2020-51 : Evolution de la doctrine de distribution de masques issus du stock Etat

Mesdames, Messieurs,

Depuis le début de l’épidémie de Covid19, l’Etat a organisé la distribution gratuite de masques via les pharmacies d’officine pour approvisionner :

–          les professionnels de santé libéraux lorsque des tensions mondiales d’approvisionnement ont été rencontrées,

–          les personnes malades, contact ou à très haut risque médical, sur prescription médicale ou sur indication de l’Assurance Maladie.

1/ FIN DU DISPOSITIF :

Les tensions mondiales d’approvisionnement ont considérablement diminué, les délais de livraison et les prix d’achat sont revenus à des niveaux proches de la situation antérieure à la crise.

Aussi, une distribution gratuite de masques à partir du stock de l’Etat n’est plus justifiée et la doctrine de distribution évolue comme suit:

a/ concernant les professionnels de santé du secteur libéral

Chaque professionnel de santé du secteur ambulatoire a été informé dès le 31 juillet par DGS Urgent, qu’il lui incombait à partir du 5 octobre, de se doter de manière autonome d’un stock de sécurité de masques chirurgicaux et FFP2 et autres EPI (gants, blouses, charlottes, tabliers, lunettes).

Ce stock de sécurité est nécessaire à la prise en charge de patients Covid et correspond à 3 semaines de consommation en temps de crise épidémique.

Cependant, conscient des conséquences que la bascule pourrait avoir sur l’approvisionnement des professionnels de santé libéraux, le ministère adapte la fin de la distribution des masques en officine, et autorise, à titre transitoire, la distribution par les officines aux professionnels de santé libéraux de masques chirurgicaux et FFP2 issus du stock Etat, jusqu’à épuisement du stock restant au sein des pharmacies et des grossistes répartiteurs, conformément à l’article 2 de l’arrêté du 3 octobre 2020.

b/ concernant les autres bénéficiaires de la distribution gratuite de masques chirurgicaux depuis les pharmacies d’officines

Les personnes malades de la Covid-19, les personnes contact ou à très haut risque médical sur prescription médicale ou sur indication de l’Assurance Maladie pourront toujours continuer de s’approvisionner gratuitement via les officines.

Les masques ainsi distribués feront l’objet d’un remboursement par l’Assurance Maladie aux pharmaciens dans les conditions prévues par l’arrêté du 10 juillet 2020.

Ce dispositif est élargi aux accueillants familiaux et aux salariés de particuliers employeurs intervenant auprès de personnes âgées ou de personnes en situation de handicap pour les actes essentiels de la vie. Ils pourront s’approvisionner via les officines. Une communication ad hoc sera réalisée à leur attention.

2/ MISE EN ŒUVRE D’UNE NOUVELLE DISTRIBUTION QUI NECESSITERAIT UNE MOBILISATION DU STOCK ETAT

En cas de crise ou de forte tension d’approvisionnement, une nouvelle distribution de masques à partir du stock Etat pourra avoir lieu, au bénéfice des professionnels de santé et des autres bénéficiaires (personnes malades, cas contact ou à haut risque médical auxquelles des masques sont prescrits, accueillants familiaux et salariés de particuliers employeurs) par le canal des pharmacies d’officine.

En cas de tension d’approvisionnement sur un autre équipement que les masques, disponible dans le stock COVID national, la mise en œuvre d’une distribution gratuite pourra être envisagée par le biais des pharmacies d’officine.

Nous vous remercions de votre attention.

        Katia Julienne                              Pr. Jérôme Salomon                                   

 Directrice générale de l’offre de soins   Directeur Général de la Santé                  

Editorial

Chers collègues,


Je désire exprimer quelques réflexions suite au décret qui vient de paraître et dont je vous demande de lire « les considérants » dans cet extrait.

Considérant que la mobilisation de l’ensemble des ressources médicales dans les établissements de santé demeure nécessaire pour faire face aux conséquences de l’épidémie de covid-19 ; qu’il y a lieu, en conséquence, de permettre la prolongation des praticiens relevant de l’arrêté du 3 août 2010 susvisé dans les établissements de santé ;
Considérant que l’optimisation de la stratégie des tests impose de faciliter la réalisation du test virologique ; qu’il y a lieu, en conséquence, d’autoriser les professionnels de santé déjà habilités à réaliser les prélèvements nasopharyngé et salivaire à pratiquer le prélèvement oropharyngé et de prévoir la facturation correspondante ;
Considérant que les examens par RT PCR ne sont plus les seuls examens présentant une fiabilité suffisante pour la détection du SARS-CoV-2 ; qu’il y a lieu, en conséquence, d’étendre le champ d’application des dispositions relatives à ces examens ;
Considérant que, pour faire face à la crise sanitaire, il est nécessaire de permettre la réalisation de la phase analytique des examens de détection du SARS-CoV-2 en dehors du laboratoire de biologie médicale, dans le respect des conditions de fiabilité, de sécurité et de qualité propres à ces examens ; qu’il y a lieu, en conséquence, de permettre au représentant de l’Etat dans le département de délivrer des autorisations à cette fin sur proposition du directeur général de l’agence régionale de santé ;
Considérant, dans certaines zones, le risque de disponibilité insuffisante de professionnels de santé habilités à réaliser l’examen de détection du SARS-CoV-2 inscrit à la nomenclature des actes de biologie médicale pour faire face à la crise sanitaire ; qu’il y a lieu, en conséquence, d’autoriser les chirurgiens-dentistes, les sages-femmes, les pharmaciens, les préparateurs en pharmacie, les manipulateurs d’électroradiologie médicale, les auxiliaires de puériculture, les ambulanciers ainsi que les secouristes d’une association agréée de sécurité civile, titulaires de l’unité d’enseignement « premier secours en équipe de niveau 1 », à réaliser le prélèvement d’échantillon biologique pour cet examen ;
Considérant que l’évolution de l’épidémie nécessite d’amplifier la capacité de test sur le territoire national, notamment pour certaines populations particulières ;
Considérant qu’il est nécessaire de prolonger les missions temporaires de la plateforme des données de santé dans l’attente de l’entrée en vigueur des dispositions prises en application de l’article 41 de la loi du 24 juillet 2019 susvisée qui interviendra après le 30 octobre 2020,

Evidemment il y aura les pharmacies qui feront les tests et celles ( comme la mienne) qui ne s’y engageront pas. Il y aura aussi les chirurgiens-dentistes , les médecins , les IDE …. qui les feront et ceux qui ne les feront pas, car cela relève du VOLONTARIAT .

Nous sommes professionnels de santé ET chefs d’entreprise et nous restons libres de faire ou ne pas faire la vaccination , les BPM (bilans partagés de médication), les entretiens pharmaceutiques, la campagne anti tabac … et les tests antigéniques !!
Le Pouvoir nous demande de distribuer les tests gratuitement aux médecins et infirmiers qui le désirent pour un honoraire à 8€HT sachant que le test s’achète entre 4 et 5€HT et ceci entièrement pris en charge par la sécu, ce qui fait une « marge de 3 boites de Doliprane® » par test .

Question : Aurons nous la demande si nous les achetons? Je suis incapable de vous répondre mais je vais acheter une boite de 50 tests qui me coûtera 250 euros ( bien moins cher que ma dernière commande NUXE) et qui me permettra de répondre à une demande facile à satisfaire de la part de mes amis médecins et infirmiers du quartier.


Pourquoi les syndicats ont engagé la profession dans cette démarche ? Parce que le Ministère de la Santé le demande et que nous aurions vociféré en voyant les autres professionnels de santé impliqués et pas nous. Fait d’importance, pour la première fois, nos préparateurs sont associés à la démarche.


Le prix d’environ 30 euros est-il suffisant pour réaliser le test ( il n’est pas encore fixé à l’heure ou j’écris) ? Peut être pas mais il a été fixé de la même façon pour les autres professionnels de santé et c’est l’Etat qui décide contrairement à ce que laissent penser certains propos polémiques d’un syndicat pharmaceutique à l’approche des élections URPS.


Les grossistes répartiteurs , les groupements se mobilisent pour aider la plus petite pharmacie à répondre à l’appel de l’Etat sur la large distribution des tests. L’Etat n’a pas demandé à la GMS-Hypermarchés mais à nous ! c’est comme cela qu’il faut prendre le message de Philippe Besset, Président de la FSPF! Nous sommes chefs d’entreprise, professionnels de santé et libres de nos décisions mais nous devons répondre à un engagement de Santé Public face à une épidémie qui tue des concitoyens et ruine notre économie . 


Donc mobilisons nous pour lutter contre ce fléau au service de la population, en fonction des capacités de chacun, en fonction de l’endroit où nous exerçons, de la demande de la population … en se servant des honoraires que négocient nos syndicats . 


En espérant avoir répondu à vos multiples questions, 

Dr Valérie Ollier de Lécluse

Présidente du Syndicat Général des Pharmaciens des Bouches du Rhône (affilié FSPF)

Si vous voulez réagir à l’éditorial, n’hésitez pas à nous contacter via fspf.sud@gmail.com

Nous vous répondrons.

P.L

Les Pharmaciens du 13

GRATUIT
VOIR