Pénurie de vaccins

Les doses supplémentaires ne suffiront pas

Vous avez été très nombreux à signaler à la FSPF être déjà en rupture de vaccins contre la grippe saisonnière, en raison de la forte demande de la population et du fractionnement des commandes souvent imposé par les laboratoires. 

La FSPF a alerté le ministère de la Santé sur la situation, afin que des mesures soient prises dans les plus brefs délais. Le ministère nous a annoncé que : 

  • Les laboratoires se sont engagés à livrer toutes les commandes déjà passées de vaccins entre les semaines 44 et 48. 
  • Un stock Etat de 1 à 2 millions de doses supplémentaires va être constitué et devrait être distribué en priorité aux officines, via les grossistes-répartiteurs, à compter de la semaine 47. Les modalités de répartition restent à définir afin de répondre au mieux aux besoins des territoires sans laisser d’officines de côté. 

Y aura-t-il des vaccins pour les patients hors cible vaccinale ? 

Dans une lettre adressée aux professionnels de santé, le ministre de la Santé vous a demandé de réserver la vaccination aux personnes ciblées par les recommandations vaccinales jusqu’à la fin du mois de novembre. 

Nombre d’entre vous se sont déjà engagés à délivrer les vaccins, qui vont bientôt vous être livrés, à vos patients. Il est donc probable que vous n’ayez plus de vaccins au mois de décembre. 

Face à la pénurie certaine de vaccins qui s’annonce, les pharmaciens seront une nouvelle fois en première ligne face à la colère des patients. Dénonçant cette situation inacceptable, la FSPF a demandé à nouveau au ministère de la Santé de prendre ses responsabilités et d’informer la population hors cible et les professionnels de santé prescripteurs qu’il n’y aura pas de vaccination antigrippale cette année en dehors des personnes fragiles.

Confraternellement,

Philippe BESSET

Président de la FSPF

Avenant 21: Rappel de ce qui va arriver!


L’Union nationale des caisses d’assurance maladie, l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO) et la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) ont signé le 29 juillet l’avenant 21 à la convention nationale pharmaceutique.


Ce texte précise, d’une part, les nouvelles modalités de mise en oeuvre de la rémunération des accompagnements pharmaceutiques pour les patients sous traitements chroniques, et d’autre part, la mise en place d’un nouvel accompagnement pharmaceutique pour les patients sous traitement anticancéreux oraux.
Cet avenant renforce l’exercice coordonné pluri-professionnel en revalorisant la rémunération liée à cet exercice et en conditionnant le versement de la Rosp « qualité de service » à la participation des pharmaciens à un exercice coordonné afin de favoriser la coordination entre les professionnels de santé.

De nouvelles modalités de rémunération des accompagnements pharmaceutiques


La convention nationale pharmaceutique de 2012 a mis en place l’accompagnement par les pharmaciens des patients sous traitements chroniques sur un certain nombre de thématiques : les patients sous AVK, les patients asthmatiques sous corticoïdes inhalés, les patients sous AOD, et les patients âgés polymédiqués, grâce au bilan partagé de médication. Ces accompagnements s’inscrivaient jusqu’alors dans le cadre des rémunérations sur objectifs de santé publique (Rosp).
A la suite de la promulgation de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2020, ces accompagnements pharmaceutiques sont désormais payés à l’acte. L’avenant 21 précise ces nouvelles modalités de facturation, applicables pour les accompagnements réalisés depuis 2019.

Un nouvel accompagnement pour les patients sous traitements anticancéreux oraux


Le développement des traitements par voie orale pour les patients souffrant d’un cancer présente de nombreux avantages, notamment en termes de qualité de vie des patients en réduisant certains effets indésirables. Cependant, le développement de ces formes orales a fait apparaître de nouveaux enjeux comme la question de la bonne observance ou la surveillance des effets indésirables, qui ont rendu nécessaire un accompagnement ciblé et une coordination renforcée entre les différents professionnels de santé intervenants dans la prise en charge de ces patients.


L’accompagnement par le pharmacien des patients sous traitement anticancéreux oraux comprend plusieurs étapes :
 L’analyse de tous les médicaments pris par le patient pour évaluer tout risque d’interaction médicamenteuse ;

 Un entretien initial portant sur le recueil des informations générales relatives au patient, ses connaissances sur son traitement ainsi que les conditions de prise et le schéma thérapeutique ;
 Deux entretiens thématiques portant sur la vie quotidienne, les effets indésirables et l’appréciation de l’observance du patient.


Deux niveaux de rémunérations sont fixés, en fonction du profil des patients :
 Pour les patients sous hormonothérapie ou traitements au long cours : 60 € la 1ère année et 20 € les années suivantes ;
 Pour les patients sous autres traitements anticancéreux : 80 € la 1ère année et 30 € les années suivantes.

Une incitation des pharmaciens à l’exercice coordonné


Comme pour les médecins et les infirmiers, l’accord fait également évoluer la rémunération du pharmacien de manière à valoriser sa participation dans la prise en charge coordonnée des patients et permettre ainsi une meilleure réponse aux besoins de soins sur le territoire.


La rémunération versée au pharmacien qui participe à une forme de coordination pluri professionnelle est significativement revalorisée passant de 420 € en 2020 à 820 € en 2022. Elle est versée sous la forme d’une rémunération sur objectifs de santé publique.


ATTENTION: A partir de 2022, cette participation du pharmacien à une forme de coordination pluri professionnelle deviendra un prérequis pour le versement des rémunérations sur objectifs de santé publique « qualité de service » qui rémunèrent les pharmaciens notamment pour la télétransmission des feuilles de soins, la dématérialisation des pièces jointes, l’actualisation de la carte Vitale, etc.

La bible de l’accompagnement pour les patients sous traitements anticancéreux oraux (avenant 21 de la convention pharmaceutique)

Le guide très utile de la HAS publié en février 2018 a pour objectif de sensibiliser et d’accompagner les professionnels à la conciliation des traitements médicamenteux, en favorisant sa mise en œuvre progressive et en facilitant son déploiement par la mise à disposition d’outils et de mises en situation éprouvés par les professionnels de santé.

Quatre parties sont développées : appréhender, comprendre, mettre en
œuvre, concilier en pratique (cliquez sur le lien hypertexte ci-dessous).

Guide de conciliation des traitements médicamenteux en cancérologie

P.L

Amelipro communique:

Madame, Monsieur,

Comme vous le savez, nous sommes depuis quelques semaines dans une phase de recrudescence de l’épidémie de COVID-19.

Afin de ralentir cette progression dans la population, il est primordial de contribuer collectivement à l’efficacité du dispositif « Contact tracing ».

Pour rappel, dès lors que vous avez connaissance d’un résultat de test positif chez l’un de vos patients, que vous ayez été ou non le prescripteur du test, vous êtes invités à prendre contact systématiquement avec votre patient en consultation ou en téléconsultation et à enclencher la démarche de recensement de ses personnes contact.

En tant qu’acteur du tracing, l’Assurance Maladie met à votre disposition une affiche explicative à destination de vos patients. Ce document présente l’essentiel du dispositif et détaille les conditions de recensement des données personnelles. Nous vous remercions de l’afficher dans vos locaux afin de garantir l’accès des assurés à ces informations.

Pour télécharger l’affiche, cliquez ici.

Nous vous remercions pour votre engagement et votre mobilisation.

Votre conseiller de l’Assurance Maladie

DGS-URGENT 50 : RECTIFICATIF – Autorisation de dérogation aux horaires de couvre-feu pour les professionnels de santé exerçant en médecine libérale

Mesdames, Messieurs,

Suite à l’annonce du Président de la République mercredi 14 octobre 2020, le décret n° 2020-1257 du 14 octobre 2020 déclare l’état d’urgence sanitaire à compter du 17 octobre 2020 à minuit sur l’ensemble du territoire français.

Dans les territoires les plus touchés par l’épidémie de Covid-19, l’état d’urgence sanitaire permet aux préfets d’instaurer un couvre-feu afin d’endiguer la circulation du virus. La mise en place d’un couvre-feu de 21h à 6h à partir du 17 octobre 2020 à minuit concerne la région Ile-de-France, ainsi que les métropoles de Lille, Lyon, Aix-Marseille, Grenoble, Montpellier, Saint-Etienne, Rouen et Toulouse.

La carte professionnelle des professionnels de santé pourra servir de seul justificatif pour les déplacements professionnels.

Pour les professions libérales ne disposant pas de carte professionnelle, établie par leur ordre professionnel, un justificatif de déplacement professionnel doit être établi (modèle de dérogation de service mis en ligne sur le site du ministère de l’intérieur à compter du 16 octobre après-midi). Ce document doit être signé par le professionnel, et reste valide pendant la durée indiquée sur le document.

Ce document est suffisant pour justifier les déplacements professionnels, qu’il s’agisse :

  • Du trajet habituel entre le domicile et le lieu de travail du professionnel de santé ou des déplacements entre les différents lieux de travail lorsque la nature de ses fonctions l’exige ;
  • Des déplacements de nature professionnelle qui ne peuvent pas être différés, comme les visites à domicile.

Les préfets dans les territoires où le couvre-feu sera effectif ont reçu des consignes pour que des mesures de tolérance soient appliquées pendant les premiers jours du couvre-feu.

Katia Julienne, Directrice générale de l’offre de soins                                              Pr. Jérôme Salomon, Directeur Général de la Santé

Les Pharmaciens du 13

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